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Tout ça pour rien…

Au-delà des commentaires qui paraissent sur mes billets, je reçois régulièrement des messages de lecteurs via la section contact (merci!). Quelques-uns m’envoient des liens vers des articles d’intérêts, d’autres me posent des questions, et certains critiquent mon travail. Ceux qui ne sont pas d’accord avec mes propos me renvoient généralement aux rapports du GIEC (sans référence explicite bien entendu), ou encore au site de RealClimate ou SkepticalScience, trois sources que je considère partisanes. Soites, mon site est également partisan d’une certaine façon, puisque j’y défends la position des sceptiques du RCA (étant donné que les médias l’ignorent ou la ridiculisent).

Je suis critique face au traitement des nouvelles climatiques par nos journalistes en environnement et certains gourous verts (que je considère généralement peu crédibles sur le plan scientifique), mais demeure ouvert à toute démonstration qui pourrait me prouver l’inverse. J’invite chaque fois les lecteurs en désaccord avec mes propos à m’éclairer et à me fournir une démonstration de (1) la contribution significative des émissions anthropiques de CO2 sur le climat, (2) du caractère anormal des changements récents et (3) des dangers réels d’un réchauffement. C’est en faisant cet exercice il y a quelques années que j’ai découvert le pot aux roses et me suis converti en sceptique du RCA.

Après quelques échanges (pour les plus tenaces), et faute de m’avoir fourni ne serait-ce qu’un seul argument solide en faveur de l’un des trois points, la personne termine généralement la discussion par une phrase du genre : «De toute façon, même si la lutte au CO2 ne change rien au climat, elle permettra de lutter contre la pollution et mettra un frein à la surconsommation». Des variantes incluent la surpopulation, le méchant capitalisme et le devoir de se repentir.

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Forecast The Facts presse les météorologues

La Société Américaine de Météorologie (AMS) tiens ces jours-ci son assemblée annuelle en Nouvelle-Orléans. Elle pourrait profiter de l’occasion pour revoir sa politique du climat, établie en 2007 pour une durée de 5 ans, laquelle arrive donc à échéance.

À cet effet, un nouveau lobby a vu le jour sous la bannière «Forecast The Facts», lequel fait pression sur l’AMS depuis quelques jours pour qu’elle adopte une position encore plus ferme envers les changements climatiques.

Et le groupe n’y va pas avec le dos de la cuillère :
Il est bien connu que de beaucoup de météorologistes sont des négationnistes. Il est essentiel que le conseil de l’AMS résiste à la pression de ces négationnistes et adopte la position ferme actuellement sous considération.
“This is an important moment in the history of the AMS,” said Daniel Souweine, the campaign’s director. “It’s well known that large numbers of meteorologists are climate change deniers. It’s essential that the AMS Council resist pressure from these deniers and pass the strong statement currently under consideration.”


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Le réchauffement tue les bébés phoques

Il y a quelques jours, j’ai décerné un bonnet d’âne pour un article de La Presse dans lequel on apprend que les émissions de GES de l’homme pourraient prévenir la prochaine glaciation.

Il serait injuste de passer outre cet autre article que j’avais considéré pour le prix, publié dans la même période : Le réchauffement tue les bébés phoques.

La nouvelle est parue sur Radio-Canada, qui travaille fort depuis longtemps pour mériter le prix, encouragé par une meute de commentateurs que l’on pourrait qualifier d’écolo-extrémistes…

L’article commence comme suit :

Les bébés phoques vivant sur la côte est canadienne meurent dans une proportion alarmante en raison de la fonte des glaces, selon ce que rapporte mercredi une étude publiée par des chercheurs de l’Université Duke, en Caroline du Nord.

Si alarmante que la population est aujourd’hui à son niveau le plus haut depuis 30 ans, soit 4 fois plus nombreuse que dans les années 70 (phoque du Groenland), avec environ 9 millions d’individus. On en comptait moins de 2 millions en 1970. La progression est constante, malgré le nombre de prises qui augmente d’année en année.

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Fin des glaciations

Fidèle à elle-même, La Presse nous sort un autre bonnet d’âne en matière de réchauffement climatique, cette fois pour nous dire que l’homme a tellement changé le climat qu’il pourrait ne plus jamais y avoir de glaciations!

Cette critique cynique a pour but de montrer aux lecteurs le genre de journalisme auquel nous avons droit au Québec en matière d’environnement.

Tout comme Radio-Canada, La Presse verse depuis longtemps dans l’alarmisme, le psittacisme et la partisanerie sans bornes en lien aux changements climatiques.

La fin des glaciations?

Selon une nouvelle étude, notre CO2 empêchera la nouvelle glaciation, prévue d’ici 1500 ans. Évidemment, il ne faut pas célébrer trop vite, car toute nouvelle sur le climat DOIT être mauvaise et attribuable à l’activité humaine (financement additionnel oblige).

L’un des auteurs, Luke Skinner, a donc tourné cette nouvelle rassurante en cauchemar lors d’une entrevue à la BBC (certainement en quête d’un penchant alarmiste):

Mais ce n’est pas nécessairement une bonne nouvelle, affirme l’un des chercheurs, Luke Skinner, de l’Université de Cambridge. «Si nous sommes en train d’essayer d’éviter une ère glaciaire, nous essayons trop fort»


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Pourquoi le GIEC n’est pas crédible

Par Jean-Pierre Bardinet

Voici en introduction un texte plein de sagesse du physicien et enseignant-chercheur à Polytechnique, Serge Galam, sur le renversement de la preuve:

Il est plutôt surprenant que celui qui affirme détenir « la » vérité voit ses paroles prises pour argent comptant quand celui qui réclame une preuve de cette affirmation non démontrée scientifiquement doit, pour être écouté, apporter la preuve que la vérité défendue sans preuve est fausse.

Les techniques, la méthodologie, toute notre approche expérimentale et nos constructions théoriques ont été inventées pour prouver l’existence de ce qui existe. En revanche, il est impossible de prouver l’inexistence de ce qui n’existe pas… La preuve ne peut porter que sur quelque chose d’existant.

Dans le débat sur le climat, j’insiste sur le fait que je parle bien d’absence de preuve, et non de doute, à propos de la responsabilité humaine en matière de réchauffement.

De même, à propos de la question de savoir si nous sommes dans une phase longue de réchauffement ou de refroidissement. Le doute implique une croyance. Or en termes scientifiques soit j’ai la preuve, soit je ne l’ai pas. Il n’y a pas de place pour la subjectivité dans la validité d’un résultat scientifique. Il est urgent de savoir dire : « scientifiquement, on ne sait pas ».

Aujourd’hui je ne dis pas que je doute de la responsabilité humaine, je dis qu’il n’y a pas de preuve de cette responsabilité. C’est un fait, pas une opinion.

Aspects structuraux
La solution est imposée

Dans ses statuts, rédigés par l’UNEP (United Nations Environment Program), il est demandé au GIEC de travailler sur le “Réchauffement Climatique Anthropique” (RCA). Donc, avant même que le GIEC n’ait commencé ses travaux, on lui impose LA SOLUTION : il y a réchauffement (ce qui est vrai, mais il est minime : +0,7°C en 150 ans, non linéaire et une seule fois en phase avec le CO2, sur 1980-1998) ET il est anthropique.

Donc, mécaniquement, les dirigeants du GIEC vont tout faire pour justifier cette solution, et ils n’ont pas hésité à utiliser de la science fausse, comme, par exemple, le modèle d’effet de serre d’Arrhénius, qui avait été réfuté par les physiciens de son époque (expérience de Wood), et que le GIEC a fort opportunément sorti de son chapeau, ou encore d’inventer un nouveau processus physique, le forçage radiatif, qui a la propriété étonnante de violer la seconde loi de la thermodynamique, sans que cela ne pose problème au GIEC…


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Révision par les pairs et couverture médiatique

En préparant ma série sur les travaux de BEST, j’ai cru bon de faire une parenthèse sur une problématique de plus en plus omniprésente dont je voulais traiter depuis longtemps : le processus de révision en climatologie et la diffusion à grande échelle de travaux scientifiques n’ayant pas encore passé l’étape de révision par les experts.

En cours de rédaction, il m’est apparu que le sujet méritait d’être étoffé et devenir un billet en soi, que voici aujourd’hui.

Faut-il attendre la publication avant de diffuser ses résultats?

Si plusieurs spécialistes (et simples lecteurs comme moi) sont d’avis que les travaux scientifiques devraient bénéficier du web pour une critique plus rapide, transparente et efficace, une question capitale demeure: Que faire des médias, friands de conclusions hâtives?

Quelques réflexions sur le (parfois douteux) processus de révision et la récupération médiatique…

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Le glas a sonné!

En novembre 2007, à l’aube du sommet de Bali, Rajendra Pauchauri (président du GIEC), affirmait que si rien n’était fait pour la lutte au réchauffement avant 2012 (en gros, donner suite à Kyoto), il serait trop tard :

If there’s no action before 2012, that’s too late. What we do in the next two to three years will determine our future. This is the defining moment.

Rien n’a vraiment été conclu à Bali (2007);
… ni à Poznan (2008);
… ni à Copenhague (2009);
… ni à Cancún (2010);
… ni à Durban (2011);

Aïe, on va tous mourir! :-)

Bonne Année!

BEST : À la hauteur des attentes? Cinquième partie

Cinquième et dernière partie de ma série sur les travaux du groupe BEST, présentés à la fin du mois d’octobre 2011.

Si ce n’est déjà fait, je vous invite d’abord à lire la première, deuxième, troisième et quatrième partie.

Je traiterai, pour conclure cette série, des différents qui opposent Richard Muller et Judith Curry sur la façon dont BEST a mené sa campagne médiatique.

Chicane de famille…

La sortie de Muller pour promouvoir les travaux de BEST a causé des remous au sein même de l’équipe, c’est-à-dire des frictions avec Judith Curry, la climatologue du projet (d’où la caricature de Josh ci-bas).

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Nouvelle année, nouveau titre…


31 décembre 2011 (12h15) : Voir mise à jour à la fin de l’article…


Depuis quelques mois, dans la blogosphère anglophone, on remarque de plus en plus l’usage d’un nouveau terme pour qualifier les sceptiques du RCA, soit «Climate Realists». N’ayant trouvé de meilleure traduction que «Réalistes du Climat», j’ai préféré poursuivre l’emploi du terme «sceptique du RCA».

Il faut dire que la question du réchauffement climatique divise beaucoup de gens, et nombreuses sont les appellations (souvent péjoratives) qui ne font que détourner de l’enjeu scientifique. Rappel de la terminologie courante…

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Palmarès 2011 d’Environnement Canada

Comme à chaque année, Environnement Canada publiait récemment sa liste du top 10 des événements météo qui ont marqué le Canada pour l’année qui se termine.

Avant de plonger dans le sujet, rappelons d’abord que le terme «réchauffement climatique» (trop restrictif), fut remplacé il y a 3-4 ans par l’expression «changements climatiques». Puisque cette dernière n’est pas assez alarmiste, elle cède peu à peu son tour à la nouvelle saveur du moment : «événements extrêmes».

Le palmarès d’Environnement Canada sert bien cette nouvelle terminologie, puisqu’il relate depuis de nombreuses années les événements météo exceptionnels au pays. Il est donc, malgré lui, devenu une référence pour faire vendre le RCA catastrophique…

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