Qu’est-ce que l’effet de serre? Voyons, c’est tout simple, me direz-vous… Vraiment?
Prenez garde, car la version des médias est erronée. Une mise au point s’impose.
L’effet de serre est un phénomène observable dans une serre de jardin, dont les parois de verre laissent passer les rayons lumineux, tout en empêchant la chaleur qui s’accumule à l’intérieur de s’échapper. Plusieurs affirment que les gaz à effet de serre présent dans l’atmosphère terrestre agissent de façon similaire, d’où leur nom. Malheureusement, l’analogie est trompeuse!
Pour bien comprendre l’effet de serre, il faut d’abord savoir que celui-ci repose sur un principe physique appelé équilibre radiatif.
La Terre reçoit en permanence un influx lumineux de la part du Soleil, qui la réchauffe. Fort heureusement, notre planète parvient à éliminer cette énergie, en émettant des radiations infrarouges vers l’espace, sans quoi la température s’élèverait sans cesse. Lorsque la quantité d’énergie incidente est égale à celle émise par la Terre (sortante), on atteint l’équilibre radiatif. Notons que cet équilibre inclus un gain de quelques degrés, afin de préserver une température moyenne autour de 15 degrés Celcius.
Selon la théorie de l’effet de serre, les rayons infrarouges émis par la Terre seraient absorbés par les molécules de gaz à effet de serre (GES) présentes dans l’atmosphère, lesquelles se réchaufferaient, vibreraient, et émettraient à leur tour des rayons infrarouges de longueur d’onde supérieure.
Jusqu’ici, tout va bien. Toutefois, la suite se gâte…
Une partie de cette énergie retournerait ensuite sur la Terre pour la réchauffer davantage, appelé forçage radiatif. La production massive de CO2 (et autres GES) perturberait l’équilibre fragile, empêchant la Terre de se débarrasser d’une partie de son énergie, et entraînant une augmentation des températures au-delà du gain normal.
Ce modèle n’est pas conforme aux lois de la physique et aux observations scientifiques.
D’ailleurs, si tel était le cas, nous devrions voir la troposphère (partie inférieure de l’atmosphère qui joue le rôle d’effet de serre) se réchauffer davantage qu’en surface de la Terre, ce qui n’est pas le cas lorsque l’on mesure celle-ci.
Puisque l’on constate une augmentation en flèche de CO2 dans l’atmosphère depuis le début de l’ère industrielle (en comparaison aux mesures récentes, car nous avons déjà connu bien plus dans la passé), il est plausible de penser que l’homme y soit pour quelque chose, au moins en partie. Cet apport additionnel en CO2 pourrait donc contribuer à l’augmentation de l’effet de serre (oublions un instant les infrarouges réémis vers la Terre, et concentrons-nous sur le ralentissement des infrarouges émis vers l’espace en présence de CO2, soit le véritable phénomène), mais de combien?
Très peu en fait. D’après certaines études, on estime que la part d’émissions infrarouges, normalement d’environs 235 Watt/m2, serait réduite de 1.6 Watt/m2 (soit 0.68%), par l’accumulation du CO2 anthropique, incluant notre respiration [1] (outre la consommation de pétrole, nous avons surtout grandement augmenté la population humaine depuis 50-60 ans, et tous respirent!). Toutefois, notons qu’aucun instrument en orbite n’est présentement assez sensible et précis pour mesurer une telle variation, laquelle résulte donc de calculs purement théoriques. Compte tenu de la complexité du climat et des modèles utilisés, dont la plupart des paramètres nous échappent toujours (parfois volontairement!), on peut très certainement douter de ces chiffres.
Le professeur Auer (grand chef météorologiste de l’Organisation Mondiale de la Météorologie jusqu’en 1998), affirme que seulement 3.6% de l’effet de serre serait attribuable au CO2 (près de 95% étant causé par la vapeur d’eau). Il ajoute que l’homme produit environ 3.2% de l’apport total de CO2 sur la planète, ce qui correspond à 0.12% de l’effet de serre. Bien que ces chiffres demeurent discutables, il n’en demeure pas moins que la contribution humaine à l’effet de serre est extrêmement minime, et peut difficilement expliquer le réchauffement.
Quel serait l’impact mesuré du CO2 sur la température du globe?
Dans un système statique où la Terre ne réagirait pas, le GIEC prédit qu’un doublement de CO2, prévu d’ici 2100, entraînerait une augmentation de température de l’ordre d’environ 0.56ºC.
Fait important: l’organisme, ayant pour mission d’évaluer l’impact de l’homme sur le réchauffement, utilise des modèles qui donnent une importance beaucoup trop élevée à la contribution humaine (via le CO2), en minimisant l’apport du soleil, des océans, des vents, des volcans et autres causes naturelles de la variabilité climatique, afin de ne pas noyer l’apport anthropique parmi le reste. De plus, comme nous le verrons plus loin, la relation entre le CO2 et la température est une courbe logarithmique, donc il faut de plus en plus de CO2 pour obtenir le même gain de température.
Notons au passage que la température moyenne de janvier 2008 a été entre 0.6ºC (mesures satellitaires) et 0.75ºC (mesures terrestres) inférieur à celle de l’année 2007 (soit une plus grande variation, sans l’autre sens, que les prédictions pour 100 ans!). Même si l’on ne peut se fier à une si courte échelle, on ne peut ignorer que de telles variations sont tout à fait communes, et n’ont somme toute rien d’alarmantes.
Mais alors, d’où viennent les 2 à 6 degrés que nous présentent les médias?
Des contre-réactions! En effet, la Terre n’est pas sans réagir aux changements climatiques, aussi minimes soient-ils. Ces réactions peuvent amplifier (contre-réactions positives) ou réduire (contre-réactions négatives) l’élévation de température. Étrangement, les modèles informatiques tels que ceux utilisés par le GIEC, semblent opter systématiquement pour des contre-réactions positives, d’où les prévisions alarmistes (2 à 6 degrés). Ne pouvant expliquer les mesures actuelles, les modèles informatiques multiplient en effet par un facteur moyen de 2.5 les augmentations calculées, qu’ils attribuent aux contre-réactions.
Pourtant, on ignore encore à peu près tout des contre-réactions. Les recherches évoluent bon train en la matière, et plusieurs contre-réactions que l’on supposait d’abord positives se révèlent être finalement négatives. Peu de chance pour les tenants de l’effet de serre!
Ceci indique que la Terre réagit, plus souvent qu’on voudrait nous le faire entendre, en contrant l’augmentation des températures. D’ailleurs, la Terre a connu plusieurs périodes chaudes dans le passé, et elle est pourtant revenue aux températures que l’on connait aujourd’hui, lesquelles n’ont rien d’exceptionnel.
En 1998, le courant El Nino fut exceptionnellement puissant, entraînant une élévation significative de la température sur une grande partie du globe. Si des forces de contre-réactions positives existaient, on aurait dû voir la température poursuivre son ascension, au moins pendant quelques années, ce qui ne fut pas le cas. En fait, la température a chuté sensiblement au même rythme qu’elle avait monté, ce qui indique une absence de contre-réactions positives [2].
De plus, s’il y avait une relation importante entre le taux de CO2 et la température, de même que des contre-réactions positives, nous aurions chaque année de nouveaux records (de plus en plus de CO2, combiné à l’effet domino des contre-réactions positives). C’est du moins ce que les modèles suggèrent. Et pourtant, on est loin de là. L’année 2007 fut même la plus froide du 21e siècle, et on est toujours en deçà du record de 1934 (la NASA a récemment reconnu une erreur dans ses mesures enregistrées, plaçant 1998 au second rang [3]).
Malgré les avancements en climatologie, il existe encore beaucoup de facteurs inconnus dans les équations utilisées par les modèles, tant au niveau des facteurs à considérer que des échanges entre les écosystèmes, sans oublier la complexité des contre-réactions, au point qu’il peut sembler hasardeux de faire de telles prédictions.
Consultez l’article «L’effet de serre: l’origine de la théorie» pour plus d’infos sur les premières expériences ayant conduits à la théorie.
- Roy W. Spencer (WeatherQuestions.com)
- Relevés des températures de 1995 à aujourd’hui, représentées graphiquement via le site WoodForTrees.org.
- The Washington Times, August 15, 2007 – The hottest year: 1934?
Tags: CO2, contre-réactions, effet de serre, mesures, théories
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