« Tous les experts du climat s’entendent pour dire [...] » Vous connaissez la chanson. Mais les experts, eux?
En fait, lorsqu’on parle des experts du climat, on fait généralement référence au Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC), ou le IPCC en anglais (Intergovernmental Panel on Climate Change). Notez le « I » pour intergouvernemental, et non international, comme on aurait tendance à croire. Il s’agit d’un organisme fondé en 1988 par le programme des Nations Unies pour l’environnement (UNEP: United Nations Environment Program) et l’Association mondiale météorologique (WMA: World Meteorological Association), placé sous la responsabilité de l’ONU.
Le GIEC a pour mission de mettre en place une étude visant à comprendre le risque d’un changement climatique produit par l’homme, son impact et les options pour s’adapter et s’en prémunir. Il s’agit donc d’une entreprise activiste, financée par les gouvernements de l’ONU, dans le but de contrôler les émissions des gaz à effet de serre, particulièrement le dioxyde de carbone (CO2) [1]. A priori, pour faire partie du groupe, il faut adhérer à la mission. C’est donc dire que les spécialistes ayant des idées divergentes sont simplement exclus. De toute façon, leurs recherches ne seraient pas cautionnées.
Aux yeux des médias et de la population en générale, le GIEC représente la vision des scientifiques du monde, un consensus, ce qui est tout à fait faux. Plus de 31 000 scientifiques américains ont d’ailleurs déjà signé une pétition contre les mesures prises à lutter contre l’effet de serre (incluant le protocole de Kyoto), jugeant que celles-ci sont non fondées, et risqueraient de causer plus de tort que de bien [2]. En mai 2007, le Heartland Institute mena une étude auprès de 530 spécialistes du climat, révélant que seulement près de 50% des répondants croient réellement au réchauffement anthropique [3].
Qui sont ces scientifiques, membres du GIEC?
Sous la tutelle de l’ONU, le groupe est composé d’un peu plus de 2000 soi-disant scientifiques. Or, bon nombre de ces fameux experts du GIEC sont en fait des fonctionnaires et des représentants du gouvernement [4]. Parmi les véritables scientifiques, on retrouve aussi des biologistes, botanistes, sociologues, économistes… bref, divers professionnels qui s’intéressent au réchauffement climatique, et qui adhèrent à l’hypothèse du réchauffement anthropique. Quant aux véritables experts du climat, eux, ils seraient seulement quelques dizaines. Plusieurs des plus grands spécialistes ont même quitté le groupe, parfois avec fracas, prétextant que le GIEC utilisait la science de façon détournée, afin de satisfaire un agenda bien planifié, sans compter que le processus de révision par les pairs est complètement bâclé. D’autres, tels que les physiciens, sont simplement exclus du groupe parce que leurs études sur l’effet du Soleil sont trop menaçantes et vont à l’encontre de la mission du GIEC.
Le GIEC publie périodiquement (quatre jusqu’ici, dont le dernier en 2007), des “Résumés pour Décideurs” (Summary for Policymakers), versions abrégées des rapports produits par des centaines de scientifiques (lesquels ne sont pas rendus publics, faute de transparence). Ces résumés, à l’intention des politiciens et des médias (par conséquent, la population), donnent un aperçu des résultats de recherches en la matière, font état de la situation actuelle, et offrent une vision de l’avenir. Ce qui est curieux, voire choquant, c’est que ces derniers sont rédigés par des diplomates et ne sont révisés que par une poignée de scientifiques (52 dans le cas du rapport de 2007 [5]). Selon plusieurs scientifiques ayant contribué aux rapports originaux, leurs propos, réserves, et conclusions ont été ignorés ou modifiés dans la version finale (“Résumés pour Décideurs”).
Par exemple, dans le rapport final de 1996, ces deux phrases ont été supprimées à la dernière minute [6]:
- Aucune des études citées dans ce rapport n’a démontré clairement que nous pouvons attribuer le changement climatique observé aux gaz à effet de serre.
- À ce jour, il n’existe aucune étude prouvant que tout ou partie du changement climatique résulte des activités humaines.
Il m’apparait que ces informations soient essentielles, non?
Il va sans contredire que le GIEC fait preuve de grande partisanerie, et ne se gêne pas pour utiliser la science comme accessoire pour justifier ses propos, au lieu de se baser rigoureusement sur la recherche scientifique, laquelle implique de considérer diverses hypothèses, demeurer neutre et objectif, faire preuve d’humilité face à l’incertitude et être transparent dans ses démarches (dont la publication des rapports originaux, liste des membres, etc.). Les conclusions du GIEC ne sont pas soumises au vote parmi les scientifiques qui le compose, et ne reflètent pas l’opinion de tous ses membres. La dissidence se fait d’ailleurs de plus en plus grande au sein même de l’organisme. Plusieurs membres et ex-membres du GIEC font désormais partie de groupes de scientifiques qui luttent à contre-sens[4].
Même le vice-président du GIEC, Yury Izrael, affirmait en juin 2005 qu’il n’y avait aucun lien prouvé entre le réchauffement climatique et l’activité humaine, mettant en garde les gouvernements du G8 avant d’adopter certaines mesures. L’hypothèse de réchauffement anthropique ne fait donc pas toujours l’unanimité parmi les membres du GIEC.
- S. Fred Singer, ed., Nature, Not Human Activity, Rules the Climate: Summary for Policymakers of the Report of the Nongovernmental International Panel on Climate Change, Chicago, IL: The Heartland Institute, 2008.
- Petition Project: Environmental Effects of Increased Atmospheric Carbon Dioxide
- Roy W. Spencer, Climate Confusion: How global warming hysteria leads to bad science, pandering politicians and misguided policies that hurt the poor, Encounter Books, 2008 (p.85).
- Roy W. Spencer, Climate Confusion: How global warming hysteria leads to bad science, pandering politicians and misguided policies that hurt the poor, Encounter Books, 2008 (p.149)
- Inhofe Debunks So-Called ‘Consensus’ On Global Warming
- Pensée-Unique (http://www.pensee-unique.fr/rechauffement.html)
Tags: consensus, experts, GIEC, partisans, scientifiques
On September, the 2cd
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Ladies and gentlemen,
I would be very interested by your scientifically and philosophically argumentative answer to the following question :
« In an universe, where EVERYTHING is in a perpetual movement, which is the UNIQUE cause of the unceasing transformation of all the things of our world, human beings included, HOW it would be possible to definitively stabilize anything, and thus to establish on the planet a custom-made climate for eternity ? »
Only when you will give a credible answer to this question, i.e scientifically demonstrated, the human beings will cease to be handled – but until proof of the contrary, it’s not for to-morrow !
Up to there, I inform you, that I am always waiting for an answer on the same question to my letter addressed to Nicolas Sarkozy on September the18 th 2008, and to Jean-Louis Borloo on January 20th 2009.
However, in the expectation of your own answer, I thank you for your attention.
Yours sincerely
Monsieur, permettez-moi de répondre en français pour le bien fait des lecteurs de ce site.
Cette copie d’une lettre que vous avez envoyée au WMO soulève une question qui, bien qu’elle traite de climat, relève selon moi plus de philosophie que de science.
Je répondrai néanmoins ceci :
Nous faisons partie d’un univers très complexe, en mouvement, qui influence à un certain degré ce qui se passe sur notre planète.
Par exemple, la position des planètes influence l’activité solaire, qui à son tour influence la quantité de rayons cosmiques qui parviennent jusqu’à nous. Comme ces rayons permettent la formation de nuages, on peut dire que la couverture nuageuse de la Terre est influencée, au moins en partie, par les rayons cosmiques, ce qui bien entendu a un impact sur notre climat.
Puisque nous ne contrôlons par ces astres, nous ne pourrons jamais maîtriser le climat en le maintenant stable. Pas plus non plus que les interactions complexes entre les différents facteurs naturels qui agissent également le climat, tel que les courants marins, les volcans ou le vent.
Reste à savoir l’importance de ces facteurs en comparaison avec les GES, ce dont personne ne peut quantifier.
Je m’efforce tout de même à démontrer sur ce site que l’importance accordée au CO2 est grandement exagérée, et que l’on fait presque abstraction des causes naturelles (incluant le Soleil) qui font varier le climat depuis des millions d’années.