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Bonnêt d’âne: Jacinthe Lacroix, conseillère scientifique

Mon premier bonnet d’âne va a à la conseillère principale en changement climatique chez Environnement Canada, madame Jacinthe Lacroix. Cette dernière se mérite le prix pour ses propos tenus lors du congrès sur les changements climatiques à Montréal en juillet 2009.

N’en déplaise aux fervents défenseurs de l’effet de serre, nous vivons au Québec, à l’image de l’été dernier, un été bien en deçà des normales saisonnières (n’ayez craintes, le Québec n’est pas seul, Buenos Aires vient de recevoir sa première neige en 98 ans!). Madame Lacroix a tenté de fournir quelques explications, rapportées par le journal 24 heures…

Selon les dernières tendances observées partout dans le monde, il fait de moins en moins froid, et de plus en plus humide.

Dans les faits, il fait de plus en plus froid, ou si vous préférez de moins en moins chaud! Madame Lacroix devrait pourtant être bien placée pour connaître les relevés officiels des satellites, lesquels indiquent, depuis 1998, une stagnation, voire une diminution des températures (surtout depuis 2006). Désinformation volontaire? Quoi qu’il en soit, la nouvelle tendance n’est certainement pas au réchauffement.


En réponse à la journaliste qui demande pourquoi nous avons un été froid dans ce cas, elle enchaîne (dans une affirmation qui contredit la première):

C’est comme si les variables naturelles avaient pris une pause dans le réchauffement présentement. Nous avons remarqué ça depuis 3-4 ans. Nous sommes dans une vague de froid et cela pourrait durer pour les 10 prochaines années.

Il aurait plutôt fallu dire, madame Lacroix, que les facteurs naturels qui régissent le climat (principalement le Soleil et les océans) ont simplement plus d’importance que l’effet du CO2 émis par l’homme. Ces variables n’ont pas pris de pause, elles suivent simplement leur cycle, qui inclut des phases de réchauffement et de refroidissement. Comme ces phases durent environ 30 ans et que nous venons, il y a 3-4 ans, d’entrer dans la phase de refroidissement de la PDO, nous devrions en effet connaitre une stagnation ou un refroidissement pour un certain temps encore.

Madame Lacroix (quelle surprise!) conclut avec un message alarmiste: la situation au Canada est inquiétante.

De 1906 à 2005, la Terre s’est réchauffée de 0.74 degré Celcius, alors qu’entre 1950 et 2005, la température moyenne du pays a grimpée de 1.3 degré. C’est deux fois plus d’augmentation en la moitié moins de temps.

Ce qui choque dans ce genre d’affirmation, c’est le choix des années de référence, astuce commune des réchauffistes (défenseurs de l’effet de serre). Pourquoi 1950 et non 1905 comme point de départ? Pour faire dire ce qu’on veut!

La température a grimpée de 1905 à 1940, puis redescendu, atteignant un creux en 1950, lequel équivalait au niveau que 1925. On aurait pu dire 1.3 degré de 1925 à 2005, mais cela n’aurait pas été aussi alarmiste. L’année 1950 offre simplement le plus grand écart sur la plus courte période.

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