La revue scientifique Québec-Science publiait, dans son numéro de décembre 2008 – janvier 2009, un article sur l’impact des changements climatiques sur le littoral québécois, par un groupe de scientifiques québécois (Ouranos). Extraits et commentaires…
On peut dire qu’ils sont alarmistes, les scientifiques d’Ouranos! Selon le GIEC, l’augmentation de température du dernier siècle aurait plutôt été d’environ 0.7 degré, et l’augmentation de 2.5 degrés serait prévue pour l’an 2100, non 2050! La Gaspésie serait-elle en avance?
Bien entendu, on a choisi de comparer avec 1960, pendant la période froide du dernier siècle. Tellement que les scientifiques et écologistes appréhendaient, au début des années 1970, une nouvelle glaciation pour le tournant du siècle. Le temps, et surtout l’oscillation multidécadale océanique à la fin des années 70, leur a finalement donné tort. N’ayez craintes pour la disparition des glaces du Golfe, car nous venons de connaître un autre basculement. Les océans amorcent un refroidissement depuis 4-5 ans et les glaces se sont même formées deux semaines plutôt dans l’Arctique en 2008.
Le problème n’est pas tant le fait que le phénomène d’érosion, qui existe depuis des milliards d’années, continue son travail (doit-on s’en étonner?), mais que des infrastructures humaines sont de nos jours présentes dans les zones côtières à risque.
Le dernier rapport du GIEC (2007) fait état d’une augmentation du niveau des océans prévue de 42 cm dans 100 ans. Pas de quoi s’inquiéter outre mesure, puisque qu’il s’agit d’une augmentation à peine plus grande qu’au dernier siècle (32 cm), et presque conforme à l’augmentation naturelle que l’on connait depuis la dernière miniglaciation (18e siècle), de laquelle nous serions encore en train de nous remettre.
Quant à l’augmentation de température de l’eau, les scientifiques d’Ouranos feraient mieux de mettre à jour leurs données, car elle a cessée depuis 2003 (à moins que le fleuve St-Laurent y fasse exception?), et le niveau des océans n’a pas monté depuis 2006.
Bravo pour l’aveu concernant le continent qui s’enfonce, car le phénomène fausse souvent les mesures du niveau des océans (la croûte terrestre est en mouvement perpétuel – pas seulement via le poids en moins des glaciers). Étrangement, pratiquement aucun correctif à ce sujet n’est apporté aux mesures du GIEC, chose pourtant possible avec les systèmes GPS actuels. Une équipe franco-espagnole (Woppelmann, G., B. Martin Miguez, M.-N. Bouin, and Z. Altamimi. 2007) s’est d’ailleurs récemment prêtée à l’exercice avec les données satellitaires et a obtenu 27% moins d’augmentation (soit pas mal la même chose qu’avant l’ère industrielle).