v 2.0

Mois: août 2009



« Article prédédent

Bonnet d’âne: détresse en Arctique

lundi, 31 août 2009

Afin de sensibiliser les gens à l’impact du réchauffement, on organise régulièrement des expéditions nautiques en Arctique. Certaines, comme celle du Green Open Race (GOR), ont également un second objectif, soit la démonstration qu’il est possible de naviguer sans pétrole. Si l’idée est louable, les résultats sont souvent catastrophiques.

Le capitaine du voilier Yacht Fiona, en août dernier, l’a à son tour appris à ses dépens. Ce n’est pas parce que les médias nous laissent entendre que la calotte glaciaire disparait qu’il en est nécessairement ainsi. Il vaudrait mieux se fier aux observations réelles (ici, ici, ou ici) avant de s’engager tête basse en Arctique à bord d’un voilier. Le capitaine du Fiona s’est vu contraint d’envoyer un signal de détresse après s’être retrouvé pris dans les glaces!

C’est finalement un brise-glace de la garde côtière canadienne qui est venu à la rescousse. Bref, beaucoup de pétrole utilisé pour sauver une expédition ayant pour but de montrer qu’on peut se passer d’énergie fossile… sans compter le fait d’être prisonnier des glaces alors qu’on veut démontrer que le passage est libre!



Requêtes au GIEC (IPCC)

samedi, 22 août 2009

Syun Akasofu, fondateur et directeur du Centre International de Recherche en Arctique jusqu’en 2008, a écrit une lettre ouverte à l’intention du GIEC il y a un peu plus d’un an (certes une vieille nouvelle, mais toujours d’actualité!), dans laquelle il pressait l’organisme de rectifier et clarifier certains propos véhiculés par les médias, à titre de représentant officiel en matière de réchauffement climatique.

La lettre, dont les demandes sont traduites ci-bas, fait un survol des principales informations erronées qui nous sont présentées, et dont le GIEC laisse volontairement passer (article complet ici).

(more…)



Greenpeace encore dans l’embarras

jeudi, 20 août 2009

Après avoir annoncé dans un communiqué de presse en juillet dernier que l’Arctique pourrait être libre de glace en 2030, le chef de direction sortant, Gerd Leipold, affirme aujourd’hui qu’il s’agissait d’une erreur.

C’est lors d’une entrevue à la BBC que ce dernier s’est vu contraint d’admettre que Greenpeace avait publié une information alarmiste et incorrecte, dans le but de rendre la cause plus émotive. J’appelle plutôt cela de la désinformation et campagne de peur, comme le journaliste lui a fait remarquer clairement.

M. Stephen Sackur (qui a bien fait ses devoirs), a fait remarqué à M. Leipold que le Groenland, dont les glaces font 1.6 million de km2, a survécu à plusieurs périodes chaudes (au-delà des 2 degrés prévus), et qu’il n’a pas fondu pour autant.

Voici un extrait de l’entrevue :



Revue de presse: La fonte de la banquise s’accélère (Journal Metro)

mercredi, 19 août 2009

En cet été plutôt frisquet au Canada et aux États-Unis, on se doit rappeler aux gens que le réchauffement s’opère toujours malgré les apparences, question de prévenir toute remise en question des prédictions climatiques, lesquelles tardent toujours à se manifester. On y va cette fois d’un article (disponible ici) laissant entendre que la situation s’aggrave en Arctique.

En raison d’un été torride, des dizaines de milliers de km2 supplémentaires de banquise ont fondu dans l’océan Arctique, les chercheurs n’excluant pas un nouveau record.

Torride? Parlez-en au New Yorkais, qui ont eu les mois de juillet et août les plus froids depuis 140 ans. Si la situation est variable d’un endroit à l’autre, peu d’endroits sur la planète démontrent un été chaud jusqu’ici, particulièrement dans l’hémisphère nord. Avant de parler de record de fonte et de crier au loup, il vaudrait mieux attendre les relevés satellites cet automne. N’oublions pas que le précédent record (2007) avait été suivi par un gel record ayant ramené la superficie au niveau de 2003-2004. Même genre d’observations pour 2008.
(more…)



Citation: Nietzsche

mardi, 18 août 2009

Même si elle n’a rien à voir avec le réchauffement climatique, cette citation s’applique très bien au phénomène. Ce n’est pas parce que beaucoup de monde disent que le CO2 est responsable du réchauffement qu’il le soit pour autant. La science ne doit pas reposer sur un consensus, mais sur des faits!

La croyance forte ne prouve que sa force, non la vérité de ce qu’on croit.
- Nietzsche


La méthode scientifique

mardi, 11 août 2009

diagramme_methodescientifiqueLa méthodologie utilisée en matière de recherche sur le réchauffement climatique est-elle vraiment scientifique?

Question de rigoler (tout en étant, hélas, pas très loin de la réalité), j’ai mis en images les deux processus pour illustrer (1) la démarche scientifique normale et (2) celle qui semble coller davantage à la science du réchauffement climatique. Interprétation libre d’un article publié sur le site de pensée-unique.

1. La méthode scientifique normale

La recherche scientifique se veut un processus rigoureux selon lequel on émet une hypothèse basée sur des observations, pour ensuite la mettre à l’épreuve à l’aide d’une ou plusieurs expériences robustes.

Si les résultats obtenus ne confirment pas l’hypothèse, celle-ci est modifiée et remise à l’épreuve par de nouvelles expériences.

En revanche, lorsque les résultats confirment l’hypothèse en cours, celle-ci est ensuite publiée dans des revues spécialisées avec la méthodologie et les données utilisées, afin de permettre aux autres scientifiques de répéter l’expérience et d’en évaluer la validité.

Si celle-ci s’avère solide, elle passe au stade de théorie. Autrement, l’hypothèse est rejetée et on retourne à la case départ.


diagramme_methodeutilisee

2. La méthode utilisée pour la science du réchauffement climatique

Lorsqu’il s’agit de réchauffement climatique (comme de plus en plus de secteurs d’ailleurs), la méthodologie ne semble malheureusement pas suivre la voie normale.

Au lieu de commencer par des observations et émettre une hypothèse pour expliquer celles-ci, on commence directement par une théorie, puis on cherche des observations, des expériences, ou pire encore, des modèles, pour l’appuyer. Notez qu’un modèle ne peut constituer une preuve scientifique, puisqu’il est le résultat de calculs basés sur des hypothèses – et non des observations.

Prenons par exemple le lien entre le CO2 et la température. Pour démontrer la théorie, on prélève des carottes glaciaires pour évaluer la teneur en CO2 et la température dans le temps (jusqu’à 650 000 ans).

Puisque les réchauffistes assument (à tort) que la teneur en CO2 préindustrielle était relativement stable et toujours inférieure à 270 ppm, on rejette toutes les mesures démontrant une concentration supérieure, en les qualifiant d’artéfacts. De plus, on préconise une méthode qui n’inclue que le CO2 à l’état gazeux (emprisonné dans les bulles d’air – dont une partie s’échappe lors de la manipulation), alors que la dissolution permettrait non seulement de minimiser les pertes, mais prendre également en compte le CO2 sous d’autres formes (suite à des réactions chimiques). Nous avons la recette permettant d’aller dans le sens de la théorie, soit une corrélation entre les deux variables.

Les résultats sont rapidement publiés à grande échelle, et même repris par Al Gore dans son film «La vérité qui dérange». La preuve est faite: le CO2 affecte la température.

Des scientifiques du monde entier critiquent les résultats, la méthodologie et les conclusions de cette recherche, faisant notamment remarquer que la corrélation n’indique en rien quel facteur influence l’autre, ni même si les deux facteurs n’étaient pas simplement affectés par autre chose… Selon l’analyse de plusieurs chercheurs, en regardant de près les résultats obtenus, on remarque en fait que la température précède toujours le CO2, avec en moyenne 800 ans entre les deux!

Qu’à cela ne tienne, plutôt que réviser la théorie non supportée par l’expérience, les auteurs (et bon nombre de disciples de la théorie), défendent celles-ci avec acharnement, notamment via des attaques ad hominem. Le battage médiatique qui s’y rattache servira à convaincre la majorité des gens que la preuve est faite, que la théorie est valide et qu’il y a consensus. On passe à un autre appel.



Où sont passées les tempêtes tropicales?

mardi, 4 août 2009

tropicalstormsLes médias, le GIEC, Al Gore et Cie nous bourdonnent les oreilles depuis plusieurs années avec leurs prédictions de tempêtes tropicales et ouragans qui seront de plus en plus nombreuses et puissantes avec le réchauffement climatique causé par l’homme.

Or, non seulement les observations scientifiques ne vont pas en ce sens (aucune tendance nette au cours des dernières décennies), mais en date du 3 août 2009, aucune tempête tropicale ne s’est encore manifestée. Voyez par vous-même sur le petit graphique ci-contre, emprunté sur le site du Dr. Roy Spencer.

Pas de quoi s’alarmer outre mesure, car le nombre d’ouragans et tempêtes varie beaucoup d’une année à l’autre, apparemment indépendamment de la température et du CO2.

Toutefois, ce qui choque c’est une fois de plus le silence des médias lorsque Dame Nature fait fit des prédictions du GIEC. Lorsqu’une année compte beaucoup d’ouragans, on crie haut et fort que c’est une preuve de l’effet de serre, que les modèles avaient prédit l’augmentation. Par contre, lorsqu’une année en compte moins, comme celle-ci, les médias gardent le silence.

La couverture médiatique importante des événements en faveur du réchauffement (comme les ouragans et vagues de chaleur) et l’absence de couverture des événements en faveur de refroidissement apportent une version biaisée de l’information au spectateur.

Remarquez que l’on parle abondamment de l’été froid au Québec (à l’image de l’été dernier), mais sans jamais remettre en question les modèles réchauffistes (malgré l’absence de réchauffement depuis plus de 10 ans). Pis encore, on blâme parfois le CO2 pour le froid qui sévit, afin de ne pas perdre la face et continuer de l’avant avec les politiques de contrôle des GES.



Ours en péril?

mardi, 4 août 2009

polarbear

Depuis plusieurs années, des groupes écologistes crient haut et fort que les populations d’ours polaires sont menacées par le réchauffement climatique, demandant même de mettre ces derniers sur la liste des espèces menacées.

Qu’en est-il exactement de l’avenir du seigneur de l’arctique?

Notons d’abord que si l’on a choisi l’ours blanc comme emblème animal du réchauffement, ce n’est pas pour sa vulnérabilité, mais d’abord pour son apparence. Qui n’éprouve pas d’affection envers ce gros toutou blanc? Dans les régions polaires, les espèces les plus vulnérables aux changements climatiques seraient en fait les algues de glace, du moins selon une conférence de presse tenue par GreenPeace en 1997. Or, pour passer le message, il est préférable d’utiliser un animal connu et sympathique aux yeux du grand public: Ursus maritimus. GreenPeace ajoute donc, dans la même lancée, que les ours polaires pourraient également être affectés.
(more…)



Revue de Presse: New York Times – à qui la faute?

lundi, 3 août 2009

Le New York Times rapportait, dans son édition du 31 juillet dernier, que l’été 2009 était en voie de devenir l’été le plus froid enregistré (avec déjà les mois de juin et juillet au second rang en 140 ans!).

In the end, this will have been the coolest June and July since either 1903 or 1881…

On explique l’été froid notamment par les facteurs naturels, tel que les changements dans les cycles des océans (note: la PDO est entrée dans sa phase de refroidissement il y a 2- 3 ans).

[...] Scientists believe the shift is connected with the temperature of the oceans and their pattern of heating and cooling the atmosphere…

Jusqu’ici tout va bien. Ce qui choque par contre, c’est qu’à l’inverse, lors d’une période chaude, on ne parle plus des facteurs naturels, mais plutôt de l’homme et ses émissions de CO2, une preuve de l’effet de serre anthropique (tel qu’en témoigne cet article du même journal en mars 2000). Comme si les facteurs naturels ne pouvaient qu’influencer le climat vers un refroidissement, et que tout réchauffement serait d’origine humaine.

Pourtant, depuis des millions d’années, le climat fluctue dans les deux sens… avec ou sans humains!



Revue de presse: Antarctica is warming, not cooling: study (Reuters)

lundi, 3 août 2009

Cet article n’est pas tiré d’un journal ou site de nouvelles local, mais provient directement de l’agence de presse Reuters, dont les échos se font généralement sentir à travers le monde (psittacisme). Comme Associated Press, l’Agence France Presse (AFP) et bien d’autres, l’agence est très partisane du réchauffement climatique anthropique et ne se gêne pas pour en ajouter une couche au besoin, comme en témoignent les commentaires qui suivent.

L’article est peut-être long (et en anglais!), mais les propos contradictoires en font un article très intéressant pour la critique. Le journaliste ne semble même pas avoir remarqué les nombreuses affirmations qui vont à l’encontre du titre et du message de son article…

A review by U.S. scientists of satellite and weather records for Antarctica, which contains 90 percent of the world’s ice and would raise world sea levels if it thaws, showed that freezing temperatures had risen by about 0.5 Celsius (0.8 Fahrenheit) since the 1950s.

Cette phrase alarmiste laisse entendre que la masse de glace de l’Antarctique pourrait fondre prochainement, ce qui est faux (voir plus loin).
(more…)