Cet article n’est pas tiré d’un journal ou site de nouvelles local, mais provient directement de l’agence de presse Reuters, dont les échos se font généralement sentir à travers le monde (psittacisme). Comme Associated Press, l’Agence France Presse (AFP) et bien d’autres, l’agence est très partisane du réchauffement climatique anthropique et ne se gêne pas pour en ajouter une couche au besoin, comme en témoignent les commentaires qui suivent.
L’article est peut-être long (et en anglais!), mais les propos contradictoires en font un article très intéressant pour la critique. Le journaliste ne semble même pas avoir remarqué les nombreuses affirmations qui vont à l’encontre du titre et du message de son article…
Cette phrase alarmiste laisse entendre que la masse de glace de l’Antarctique pourrait fondre prochainement, ce qui est faux (voir plus loin).
C’est plutôt l’inverse que l’on entend tout le temps, malgré les relevés satellitaires qui confirment l’absence de réchauffement… C’est d’ailleurs la raison d’être de ce site. Au moins, M. Steig reconnait que tous les scientifiques ne sont pas en accord avec les modèles proposés! Dame Nature non plus d’ailleurs…
Selon la théorie d’effet de serre, les pôles devraient se réchauffer beaucoup plus que le reste de la planète, ce qui n’est pourtant pas observé (tout comme le réchauffement de la troposphère).
Parce que le réchauffement annoncé par les modèles ne se produit pas comme prévu, et qu’on ne veut pas perdre la face, on indique que celui-ci est encore présent, mais qu’il est temporairement caché par des facteurs naturels(!), telle l’expansion récente des mers de Glace autour du continent antarctique. En fait, cela démontre simplement que plusieurs facteurs naturels sont plus importants que le CO2, et qu’il y aurait lieu de revoir l’importance du CO2 dans l’équation. Malgré une augmentation constante des GES, on observe une stagnation, voire une baisse des températures à l’échelle planétaire.
En fait, il n’y a rien de difficile à expliquer, puisque le continent ne se réchauffe pas. Remarquez en plus que le lien à propos des émissions de CO2 n’est pas entre guillemets, donc ne fait pas partie de la citation des scientifiques (probablement du cru de l’auteur).
La péninsule Ouest (qui couvre 1% du continent) semble effectivement montrer un léger réchauffement, à l’opposé du reste. Les scientifiques l’expliquent par le climat océanique et l’activité volcanique souterraine. Notez que la température observée pour une journée, à un endroit, n’indique en rien une tendance. De toute façon, quelle est la température moyenne pour cette période?
Les zones côtières sont affectées par le climat océanique. Elles ont, au cours des dernières décennies, été affectées par un réchauffement des océans. Ce cycle a basculé vers sa phase de refroidissement il y a 2-3 ans (alternance tous les 30 ans), expliquant fort probablement l’expansion soudaine des glaces. Ne vous y méprenez pas, l’extension dont il est question touche principalement les côtes, même si on laisse croire autrement.
Ces propos sont clairement non fondés et n’ont pour but que faire peur (ou faire rire, selon). D’abord, à -50°C en moyenne, il y a peu de chance que ça fonde un jour, du moins pour des centaines ou milliers d’années. Il est vrai la glace fini par fondre sous l’effet de la chaleur, mais encore faut-il atteindre une température assez élevée (par exemple, passer de -50°C à -47°C ne fera pas fondre la glace, car on demeure bien en deçà du point de congélation).
Quant à la péninsule Ouest, un peu plus vulnérable, elle ne constitue qu’une infime portion de l’Antarctique. Rappelez-vous qu’une augmentation de température cause plus d’évaporation, donc retombe en neige dans les portions froides de la planète, dont l’Antarctique (et le Groenland, dans sa partie continentale).
Faux. Ce n’est pas la fonte des glaces qui fait monter le niveau des océans (du moins, c’est très peu dans l’équation), mais l’expansion de l’eau qui se réchauffe, notamment depuis la dernière glaciation. D’ailleurs, le Groenland, du 11e au 14e siècle, était environ 2 à 4 degrés plus chauds qu’aujourd’hui et les glaces continentales n’ont pas fondu pour autant.

Le glacier Wilkin (15 000 km2) a peu de chance de se détacher, surtout que cette étude nous révèle (plus haut) que les glaces en marge océanique ont pris de l’expansion récemment.
Même si c’était le cas, cela est bien peu en regard des 1.5 à 1.8 million de km2 additionnels de glace à la fin de l’été 2008, tel qu’illustré ci-contre (notez que depuis la fin des années 90, la quantité de glace est généralement supérieure à la moyenne enregistrée depuis l’apparition des satellites).
Surprenant qu’on y inclut cette autre mention, laquelle va en sens contraire de l’article… Peut-être que l’auteur n’avait pas bien compris ces propos? Effectivement, les océans jouent un rôle majeur dans les variations des glaces en bordure de l’Antarctique, bien plus que la température de l’air réchauffée par nos émissions de CO2. Notons que la température de l’air est elle-même influencée grandement par les océans.

L’étude a comparé les relevés des stations de recherche avec les relevés des satellites (après 1979). Comme les mesures étaient similaires, les auteurs ont conclu que les mesures des stations étaient fiables, donc ils ont utilisé leurs données depuis les années 1950s, combinées avec les rares stations continentales. Cela constitue une grave erreur (mais pas très surprenant venant de Micheal Mann – voir plus loin).
En effet, le pourtour du continent connait une augmentation de température depuis très longtemps, à cause du réchauffement des océans depuis la dernière période glaciaire. Les chiffres obtenus à partir de stations majoritairement en bordure océanique (tel qu’illustré ci-contre) suggèrent une augmentation, ce qui n’est absolument pas représentatif du climat continental, qui à l’opposé se refroidit, selon les données des satellites (tel qu’illustré un peu plus haut).
En terminant, notons qu’un peu de recherche permet de découvrir que Micheal Mann est l’un des coauteurs de cette étude menée à l’Université de Washington. Mann est bien connu pour sa courbe en forme de «crosse de hockey», utilisée par le GIEC dans son 3e rapport pour les décideurs, et vivement critiquée par les scientifiques et statisticiens. Elle fut mis au rancart dans le 4e rapport, après que l’on ait reconnu les graves erreurs de méthodologie (sans compter la falsification de données selon plusieurs).
Pour d’autres critiques de cet article, voyez notamment:
- http://www.climatechangefraud.com/content/view/3154/223
- http://icecap.us/index.php/go/joes-blog/antarctica_still_a_cool_place_if_you_dont_mind_the_cold/
- http://wattsupwiththat.com/2009/01/22/antarctic-warming-part-2-a-letter-from-a-meteorologist-on-the-ground-in-antarctica
Tags: désinformation, médias, océans, pôles, propagande, scientifiques