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Revue de presse: Oxfam veut une mobilisation sur les changements climatiques

Selon le journal Métro (édition du 31 août 2009), Oxfam-Québec veut sensibiliser davantage la population sur l’urgence d’agir pour lutter contre les changements climatiques, en lançant une campagne pour les 100 jours d’ici Copenhague (rencontre internationale pour un accord post-Kyoto), insistant sur le fait que cet accord doit être juste envers les populations des pays en développement.

Or, ils sont bien placés pour le savoir, les contraintes budgétaires des pays riches, tel que le démontre la crise économique que nous vivons, a pour premier effet de réduire considérablement l’aide internationale. Ils devraient plutôt faire campagne pour demander aux dirigeants de ne pas tout mettre leur argent au même endroit, soit la lutte contre un un problème qui n’en est pas vraiment un et dont on ne peut rien changer de toute façon (contrer l’augmentation ou la baisse de température), particulièrement en regard au CO2.

Pour ajouter du poids à la nouvelle, on y fournit deux exemples de catastrophes en lien au réchauffement. Sans grande surprise, les exemples choisis ne supportent toutefois pas les propos.

…au Bangladesh, en 2004, les inondations ont mis à la rue 10 millions de personnes.

Les inondations au Bangladesh sont causées par les moussons, et non par l’élévation des océans comme le laisse entendre l’organisme. Malgré l’érosion, les observations satellites montrent que la surface de la région augmente de 20 km2 par an depuis plus de 30 ans grâce aux sédiments apportés par les cours d’eau (source).

Ce dont les Bangladeshis ont besoin sont des digues et des barrages pour résister aux inondations lors de la moisson. Même si les sanctions économiques faisaient baisser considérablement le taux de CO2 rejeté, le niveau des océans continuera de monter comme il le fait depuis la dernière glaciation, à cause de la dilatation de l’eau qui se réchauffe.

De plus, on comptait 125 catastrophes naturelles par année dans les régions du sud de la planète dans les années 1980, alors qu’il y en a actuellement entre 400 et 500.

Les catastrophes naturelles n’ont généralement rien à voir avec le réchauffement climatique (il y a des inondations pendant les périodes chaudes et froides, de même que des sécheresses, ouragans et autres), sans compter que les observations n’indiquent aucune tendance à la hausse au cours des dernières décennies.

Si on observe plus de catastrophes, c’est tout simplement qu’on s’y intéresse beaucoup plus, que l’on possède des instruments de mesure plus efficaces, des moyens de communication autrefois inexistants (plusieurs catastrophes passaient simplement inaperçues), et que l’on change les critères qui définissent une catastrophe, question d’arriver avec un plus gros chiffre(?).

En mélangeant catastrophes naturelles et réchauffement anthropique, on ne s’attaque pas au bon problème et on gaspille beaucoup de temps et argent.

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