Journal Métro, édition du 2 septembre 2009.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, lors d’une visite sur l’archipel norvégien Svalbard, a exprimé son inquiétude pour la fonte des glaciers de l’Arctique:
Il ajoute ensuite:
D’abord rien de surprenant dans ces propos. À chaque fin d’été, alors que l’Arctique atteint son étendue minimale, nous avons droit à une manne de citations du genre, comme si le phénomène était nouveau. Pourtant, cela fait des millions d’années que le phénomène se produit chaque été, et que la glace se reforme à l’hiver.
Si l’année 2007 a connu un record de fonte par rapport aux derniers 30 ans (ce qui est très peu pour parler de fonte «sans précédent», mais bon), on se garde bien de mentionner qu’à l’hiver qui a suivi, nous avons établi un record dans l’autre sens, c’est-à-dire que nous avons eu le plus grand gain de glace, ramenant l’étendue au niveau de 2003-2004. L’année 2008 a montré une fonte un peu moindre (suivi d’un gain presque’aussi grand), et l’année 2009, qui arrive à son minimum ces jours-ci, affichera une fonte moins importante que 2008 (à moins d’un revirement de situation exceptionnel). Bref, on est loin de perdre l’Arctique prochainement.
Cette citation est basée sur une observation d’un glacier en train de fondre, pendant la période normale de fonte (phénomène cyclique, mais qui peut paraitre inquiétant lorsqu’on est confronté à cette vision la première fois, avant de réaliser que la glace sera reformée dans quelques mois). M. Ki-moon aurait mieux fait de regarder les données des satellites, qui donnnent la superficie des glaces depuis 30 ans à grande échelle. La conclusion aurait été fort différente.
Question de faire une analogie grossière, c’est un peu comme affirmer que le Québec entier sera prochainement infesté de moustiques 365 jours par année, en se basant sur une seule visite au mois de juin en pleine forêt d’Abitibi (région célèbre pour ses moustiques, particulièrement aux mois de juin et juillet). Fort heureusement, cette région n’est pas représentative du reste du Québec, et ceux-ci meurent en grande quantité l’automne venu. Il faudrait plutôt observer la concentration de moustiques à l’échelle provinciale, sur une longue période, avant de tirer la moindre conclusion.
Ne soyez pas dupes! D’abord, la fonte ne prouve en rien si elle résulte des GES ou non (surtout que l’on sait maintenant que le CO2 varie en fonction de la température et non l’inverse).
Lorsque l’Arctique a complètement fondu il y a 7000 ans, ce n’était certes pas à cause de l’automobile. De plus, n’oubliez pas que même si l’Arctique venait à fondre, cela ne fera pas monter le niveau des océans. Cette glace est dans l’eau, et non sur un continent terrestre, comme le Groenland et l’Antarctique. N’ayez craintes pour ces derniers, ils ont résisté aux périodes beaucoup plus chaudes, incluant celle où l’Arctique avait disparu. De toute façon, l’Antarctique connait une expansion depuis quelque temps, et la partie continentale du Groenland s’épaissit.
Enfin, notez que M. Ki-moon a habilement choisi un des endroits connus où les glaciers perdent le plus de terrain, ce qui donne une fausse représentation de la réalité (alors que certaines zones se réchauffent, d’autres se refroidissent). Il en est de même en Antarctique, avec toutes les expéditions concentrées dans la seule région (1% du continent) où il y a un réchauffement (plusieurs facteurs autres que le CO2 expliquent cette “anomalie”, tels que l’accumulation de neige autour des thermomètres (effet isolant), la situation géographique de la région (sur une zone d’activité volcanique souterraine) et un climat océanique, contrairement au reste du continent).
Tags: désinformation, fonte, pôles, propagande, réchauffement
Bonjour,
beaucoup trop d’erreurs ou de manques de précision dans cet article.
“Si l’Arctique venait à fondre, cela ne fera pas monter le niveau des océans”, on a jamais dit que la fonte de l’Arctique ferait cela, mais celle de la calotte du Groenland oui (ces glaces étant sur terre).
“De toute façon, l’Antarctique connait une expansion depuis quelque temps” : FAUT ! La banquise Antarctique oui ! Mais pas la calotte glaciaire. L’expansion de la banquise s’étend depuis quelques années en surface mais diminue en épaisseur (ce qui est plus grave!), sans compter qu’elle se forme plus tard et se brise plus tôt (d’où le déclin de certaines espèces d’oiseaux et de mammifères marins qui en dépendent). Cette expansion serait due à la modification de la circulation des vents atmosphériques au-dessus du continent, eux-mêmes perturbés par l’ouverture et la fermeture incessante du trou d’ozone (cf dernière étude de l’Australian Antarctic Division).
Quand à M. Ki-moon, je suis parfaitement d’accord, on n’avait pas besoin de lui pour savoir que les glaciers reculent, surtout dans le Kongsfjord où il était…
Cordialement,
Samuel
Bravo Sam pour avoir le courage d’écrire cela et d’assumer .
Bank Ki-Moon au Kongsfjord : il répond tout simplement à la pression et au lobbying matraquants de la “pensée unique obligatoire” du GIEG, et il est vrai qu’il n’est pas le seul : ie: Taxe carbone chez vous parfaitement inutile scientifiquement mais d’une utilité extrème idéologiquement !!!(Alors que la France est le N°2 mondial en matière d’impositions obligatoires!)
Tu ne semble pas , ici, partager l’avis extrème , culpabilisateur de Christophe (L.). Ses opinions de militant de “l’Ecologisme à la Hulot ” tout empreints de certitude absolue m’avaient sensiblement irrités durant notre croisère au Spitzberg. Je ne te retrouverai hélas pas le 4/12/2009 à Ushuaia, comme tu ne l’avais laissé entendre– (j’espère et suis certain que cette fois nous irons bien en Antarctique);
Avec mon cordial souvenir des deux croisières en ta compagnie!
(Le “découvreur” de l’ours N°4 du 21 juillet)
Salut Jo,
je n’ai pas mis beaucoup de temps à reconnaitre qui se cachait derrière ce commentaire (ne serait-ce pas un ami belge ?) ! Je serai bien à Ushuaia le 4 ou 5 (je ne suis plus sûr de la date de départ). Pourquoi tu n’y seras pas toi ?
Je partage cependant les avis de Christophe, le changement climatique en Arctique est pour moi indéniable (données, témoignages de locaux…), quelle est la place de l’homme dans tout ça, c’est autre chose.
Agnès B. te passe le bonjour, et se demande si tu as toujours un oeil sur King Edward Point ?
Bon vent !
Bonsoir Sam;
Grand plaisir pour moi de te recontacter via ce site !
Mais dis moi : mon accent ? certes “un peu belge” n’apparait tout de même pas à l’écriture ou alors tu es vraiment trop fort (mais pas Lefort !!) _ A moins que ce ne soit mes idées … et alors dans ce cas, je puis comprendre. Je te rassure : je partage bien évidemment le diagnostique du changement climatique dans le sens du réchauffement . .. et tu nous en a parfaitement exposé les éléments de nature scientifique qui permettent d’en avoir la certitude. La question est comme tu me l’écris à juste titre: Quel est l’impact ET DANS quelle mesure: la place de l’homme et tout particulièrement de notre civilisation occidentale en relation avec notre dévelloppement économique et industriel-dans ce processus .(Il ya 100000 ans: pas de civilation mais réchauffemnt plus lent certes)
Je partage sur ce plan les réserves émises par Claude Allègre – qui est un scientifique de top niveau mondial – et d’une toute autre catégorie que Nicolas Hulot (et aussi un peu Christophe). Je ne trouve pas, à tout le moins relevant d’une ouverture d’esprit scientifique, que le boycot et l’utilisation d’arguments essentiellement ” ad hominem” qui lui est réservé par les ténors mediatico-donneurs de léçons de militants tels que Nicolas Hulot et ses disciples, soient justes et fondés.
Est-il; le seul détendeur de la vérité ? de la pensée unique càd la sienne ?.
Voilà : on en reparlera certainement en décembre puisque je suis effectivement booké (depuis le Spitzberg) sur le premier Georgie etc .. du Diamant ,dp d’Ushuaia le 6 decembre. Je ne pense pas devoir être autant de temps scotché, en Georgie du sud qu’au Svalbard, à mes jumelles à la recherche d’ours ….!!!
Par contre oui pour des m macaronis , mais c’est plus petit donc plus difficile !!
Cela me fait aussi plaisir d’avoir de nouvelles d’Agnès. Je garde un des tout meilleurs souvenirs de notre promenade à King E.P., et même de l’attitude un peu agressive, mais sans plus, des fur seals que l’on dérangeait en montant avec précautions les marches de l’escalier menant à la pointe. Je rebook dès à présent pour un retour en si sympathique compagnie !
(Oui j’ai même les 2 yeux sur KEP:l’image 2 du webcam de KEP/BAS montrait cet APM un superbe paysage de neige autour des habitations de KEP et hier un éléphant de mer qui s’y prélassait – C’est pas un peu tôt, début septembre, d’y arriver ?-
D’ici décembre, je vais d’abord faire une petit ballade sur le MV Nordkapp de Hurtigruten, de Bergen à Kirkenes – avec un reséjour sur le sommet du “Nordkapp” … et essayer de situer de là-haut les lieux de notre mémorable champagne-party, offert par Etienne Garcia, que nous avons vécus à bord du Diamant ! (C’est à bord du Nordkapp que j’ai aperçu la tout première fois le Diamant qui lui sortait d’Andvoord bay alors que nous navigions nous ,dans le canal Errera, vers Neko H)
Et aussi ?? une aurore boréale !!
Allez assez bavardé .. pour un belge …
Au plaisir de te lire prochainement
Bien Cordialement à Toi et à Agnés.
Jo
Samuel: Même si ce n’est pas ce qu’avancent les scientifiques, bon nombre de médias laissent entendre que la fonte de l’Arctique pourrait entraîner une élévation du niveau des océans (par ignorance des journalistes ou sous-entendu volontaire pour entretenir l’alarmiste?) et beaucoup de gens croient naïvement qu’il en est ainsi, d’où mon intervention.
Pour ce qui est de la glace de la banquise qui s’amincit malgré une expansion, cela n’a aucune importance, car il s’agit de la partie émergée (donc idem à l’Arctique). D’ailleurs, il est normal qu’elle soit mince, car il s’agit de nouvelle glace! Si la banquise prend de l’expansion, cela ne va-t-il pas en sens contraire d’un réchauffement (d’une fonte)?
Toujours est-il, Micheal Mann, scientifique célèbre pour ses courbes farfelues en forme de crosse de hockey, a été mis au pied du mur l’hiver dernier par Steve McIntyre à propos d’un article sur le réchauffement de l’Antarctique truffé d’erreurs statistiques (comme il semble prendre une habitude), et a fini par conclure que de toute façon les modèles avaient aussi prédit la possibilité d’un gel de l’Antarctique en réaction au réchauffement! Allons donc: réchauffement, refroidissement, toujours le CO2…
J’entends même des gens blâmer l’été froid au Québec sur le réchauffement climatique: un non-sens. Ce serait comme donner un bonus à un dirigeant d’entreprise qui mène celle-ci à la faillite (oups… trop tard!). Retour à notre continent austral…
La partie continentale de l’Antarctique ne se réchauffe par depuis environs 1980. Et puis, à environ -50 degrés en moyenne, on est loin de la fonte. Mais attention, notons ce n’est pas tant la température de l’air comme celle sous la croûte terrestre qui influence les glaces. Et cela, on ne peut y faire quoi que ce soit… Si c’était quand même le cas, où irait l’eau si la glace du centre fondait (voir propos de Dr. Ollier plus bas)?
J’aimerais que tu me trouves un article indiquant une baisse de l’épaisseur de glace en Antarctique, car je n’ai jamais rien lu de tel. À ma connaissance, on ne mesure pas encore son épaisseur, mais seulement son étendue, à l’exception de l’Arctique, car on a changé le fusil d’épaule il y a quelque temps (épaisseur au lieu d’étendue) pour pallier à l’absence de coopération de dame nature envers les modèles.
Quant à l’ozone (trou), il est formé par les rayons cosmiques et les vents dominants en haute altitude. Rien à voir avec le CO2 non plus.
Si jamais l’Antarctique venait à fondre, ce dont je doute très fort, ce ne serait certes pas à cause de l’homme. Ce n’est donc pas en limitant nos émissions de CO2 que l’on va éviter des inondations. Vaudrait mieux investir dans des digues :-)
Voici les propos du Dr. Cliff Ollier, géologue, géomorphologue et spécialiste des sols, qui en disent un peu plus long sur les glaciers (source):
Jo, Samuel,
J’apprécie vos commentaires, mais svp ne pas utiliser ce blogue pour des discussions personnelles. Je vous prie d’utiliser les commentaires pour des échanges relatifs au sujet dont il est question. Merci.
“Même si ce n’est pas ce qu’avancent les scientifiques, bon nombre de médias laissent entendre que la fonte de l’Arctique pourrait entraîner une élévation du niveau des océans (par ignorance des journalistes ou sous-entendu volontaire pour entretenir l’alarmiste?) et beaucoup de gens croient naïvement qu’il en est ainsi, d’où mon intervention.”
Entièrement d’accord, il faut faire attention à ce qu’ils disent car la fonte de l’Arctique ne veut dire dire. On parle de la glace continentale ou de la glace de mer ?
“Pour ce qui est de la glace de la banquise qui s’amincit malgré une expansion, cela n’a aucune importance.”
Si c’est grave, car cette glace fragile ne permet pas aux micro-organismes de se fixer dessous ou du moins de s’y développer. L’amincissement rend fragile cette glace et par conséquent l’écosystème qui en dépend (phytoplancton, zooplancton, krill…) et donc le reste de la chaine alimentaire. La résistance aux vents et marées est moindre pour cette glace moins épaisse et plus fragile (débâcle précoce notamment).
“La partie continentale de l’Antarctique ne se réchauffe par depuis environs 1980.”
Oui la tendance est même au refroidissement d’après certains relevés sur la plupart des bases scientifiques sur la côte est. Par contre la péninsule s’est nettement réchauffée (+2,5°C en 50 ans).
“J’aimerais que tu me trouves un article indiquant une baisse de l’épaisseur de glace en Antarctique, car je n’ai jamais rien lu de tel.”
Après relecture de mon premier article, il ne me semble pas avoir parlé de ça… En plus, je n’en sais rien du tout.
“Quant à l’ozone (trou), il est formé par les rayons cosmiques et les vents dominants en haute altitude. Rien à voir avec le CO2 non plus.”
http://www.antarctica.ac.uk/press/press_releases/press_release.php?id=838
Pour ma part le terme “réchauffement” climatique, ne devrait pas être utilisé, je préfère “changement” climatique. On ne sait pas comment le sud de la planète va réagir à l’absence de froid au nord (puisque la Terre est parfaitement équilibré de ce point là). Le refroidissement de certaines parties de l’Antarctique n’est-elle pas une conséquence ? Je me pose aussi beaucoup de question à ce sujet c’est clair !
Amitiés,
Merci Yves,Merci Sam pour vos contributions au débat !
Sam: tu peux me reprendre à : t6608579@yahoo.com
La nouvelle glace, mince, offre sans aucun doute une barrière contre le froid qui sévit en surface, mais n’oublions pas qu’il s’agit de nouvelle glace, et non formée depuis des milliers d’années… Cet écosystème dont tu t’inquiètes n’existait même pas il y a quelques années! Si la banquise s’étend, c’est surtout à cause d’un refroidissement des eaux dans cette région.
La péninsule a montré un réchauffement entre 1950 et 1980, puis est demeurée relativement stable. Évidemment, si l’on compare 1950 à aujourd’hui, on a une pente ascendante, stratégie souvent utilisée par les réchauffistes pour illustrer leurs propos. On peut toujours laisser entendre ce que l’on veut avec les chiffres, si l’on choisit bien les années de référence et les données comptabilisées :-)
Concernant le trou dans la couche d’ozone (avant que l’on dérive le débat vers les CFC, une autre arnaque dont je n’ai toutefois pas l’intention de m’étendre sur ce blogue), sa formation est en lien direct avec le Soleil (et les grosses éruptions volcaniques occasionnelles). Cet article en dit plus long sur les cycles d’ozone, dont voici le résumé:
Le terme “changements climatiques” suppose que le climat était stable avant et qu’il ne l’est plus, ce qui est tout à fait faux (voir mon article sur la terminologie). Le climat a toujours et va toujours varier. Faute de réchauffement depuis plus de 10 ans, on a changé de terme pour maintenir le cap, c’est-à-dire de blâmer le CO2 anthropique pour tout changement (on est certain d’avoir raison ainsi, puisque la probabilité de changement est de 100%). Peu importe la tendance (réchauffement ou refroidissement), la température fluctue constamment. J’entends souvent des gens blâmer les 2 derniers étés froids du Québec sur les changements climatiques. S’il fait froid, c’est à cause du CO2. Allons donc! Comme quoi la machine médiatique a bien fait son travail de lavage de cerveau :-)
Tu as raison Samuel, alors que des zones se réchauffent, d’autres se refroidissent, notamment le pôle Sud. La couverture nuageuse est un important facteur sur le climat (elle-même influencée par les rayons cosmiques), et se comporte de façon opposée en Antarctique. Alors que les nuages causent un refroidissement pas mal partout, il en est autrement en Antarctique, qui par sa masse blanche reflète le Soleil bien plus qu’il n’emmagasine de chaleur. Ainsi, plus de nuages diminuent son effet albédo, et retient la chaleur à basse altitude, donc effet contraire par rapport au reste de la planète.
Rappelle-toi que la théorie d’effet de serre tient pour acquis que le réchauffement va surtout se manifester aux pôles (la chaleur migre vers les 2 pôles), et que c’est précisément le réchauffement de l’Antarctique qui aurait un impact important sur l’élévation des océans. Un autre lamentable échec dans leurs prédictions. Voir mon article sur les grandes failles de la théorie d’effet de serre.
Enfin, n’oublions pas surtout, que tout ceci (réchauffement, fonte, expansion de glaces…) NE DÉMONTRE EN RIEN LE RÔLE DE L’HOMME. Le débat ne doit pas se situer sur le fait qu’il y ait ou non réchauffement. Même les plus grands sceptiques (et moi-même) ne rejettent nullement l’idée que la Terre se réchauffe, simplement que cela ne démontre en rien le rôle de l’homme dans tout ceci.