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Tsunamis et volcans, un nouveau coupable…

Même si Dame Nature ne semble pas vouloir coopérer dans le sens des prédictions, les scénarios catastrophiques proposés par les scientifiques du GIEC (bien qu’erronés à plusieurs égards) avaient au moins jusqu’ici le mérite d’être plausibles pour le commun des mortels. Par exemple, une élévation du niveau des océans des suites de la fonte de l’Antarctique, à cause d’un réchauffement, parait logique à première vue, pour peu que l’on ne soit pas trop critique.

Si plusieurs spécialistes pointent du doigt depuis longtemps les failles des modèles (par exemple celles liées à l’effet de serre), le GIEC a réussi, grâce à quelques disciples de l’apocalypse (Al Gore, Nicolas Hulot, James Hansen…), groupes écologistes et médias assoiffés de sensations fortes, à maintenir une grande partie de la population dans sens du courant.

Toutefois, il semble que malgré l’échec total de leurs prédictions depuis des décennies ne les empêchent pas de persévérer et même dépasser le cap de la folie: Le journal «The Gardian» (source) vient de publier un article selon lequel des scientifiques prédisent que le réchauffement climatique pourrait entraîner des tsunamis et augmenter l’activité volcanique!

Les tsunamis sont causés par des tremblements de terre aquatiques, lesquels sont liés aux mouvements des plaques tectoniques. Comment peut-on avoir le culot de faire un lien avec le réchauffement? Les scientifiques répondent que la fonte de l’Antarctique et du Groenland pourrait causer des éboulements sous l’eau, entrainant des tsunamis!

Bill McGuire, directeur du Benfield Hazard Research Centre (University College London), ajoute:

Not only are the oceans and atmosphere conspiring against us, bringing baking temperatures, more powerful storms and floods, but the crust beneath our feet seems likely to join in too. Maybe the Earth is trying to tell us something.

Traduction libre: “Non seulement les océans et l’atmosphère conspirent contre nous, entraînant des températures cuisantes, des tempêtes et des inondations plus puissantes, mais la croûte sous nos pieds semble faire de même. Peut-être que la Terre tente de nous dire quelque chose.”

Selon moi, cela relève beaucoup plus de religion que de science!

[modifié le 21 novembre 2009, suite aux observations de R. Matabosch et D. Ouellet - merci]
En lien aux volcans, des études historiques sur l’activité volcanique ont révélé que le nombre d’éruptions a augmenté lorsque les glaces ont disparu à la fin de la dernière glaciation (12 000 à 15 000 ans). L’impact sur la géologie a pu être mesuré par une activité volcanique accrue.

Contrairement à aujourd’hui, une importante surface du globe était couverte de glace (1,9 million de km2 contre 0,12 aujourd’hui – source: D. Ouellet, voir commentaires). Néanmoins, si les glaces restantes venaient à fondre, ces régions pourraient montrer plus d’activité volcanique (réponse isostatique locale). L’Alaska et le Chili sont sous surveillance par des scientifiques, pour anticiper les éruptions possibles, des suites d’une fonte.

Et l’activité volcanique? Les scientifiques se basent sur le passé, affirmant que lorsque les glaces ont disparu, on a remarqué plus d’activité. Doit-on vraiment leur rappeler que s’il y a 2-3 km de glace par-dessus la croûte, comme ce fut le cas pendant la glaciation, il est normal de ne pas avoir d’activité volcanique? Ces régions sont déjà dépourvues de glaces depuis plus de 10000 ans!
[fin de la modification]

Reste l’Antarctique, mais celui-ci prend du volume, alors peu de risque.

De plus, les volcans refroidissent la Terre, par leur rejet massif de particules dans l’atmosphère, qui bloquent une partie des rayons solaires. On considère même fabriquer des volcans artificiels pour contrer le réchauffement!

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19 Réponses à “Tsunamis et volcans, un nouveau coupable…”



  1. Cet article ayant été recopié sur “le post”, voici en échange les commentaires que j’y ai mis :

    1) Copenhague approche, et les gouvernements sont, c’est le moins que l’on puisse dire, tièdes. Il faut donc absolument remonter le niveau de terreur des masses … et, comme on leur a fait avaler toutes les invraisemblabces, il faut faire preuve d’imagination.

    Je m’étais toujours dit que, parmi les catastrophes naturelles, seul le volcanisme avait échappé au délire.

    Ca y est, ils ont osé !…

    C’est tellement énorme que ce ne peut-être qu’un des derniers soubressauts d’une bête blessée !…

    On approche donc de la fin.

    2) A tout prendre, il reste encore un type de catastrophe naturelle qu l’homme n’a pas encore été accusé de provoquer : La météorite géante !…

    Allez, messieurs les “scientifiques”, lequel d’entre vous va passer à la postérité en imaginant par quel procédé les émissions de CO² peuvent attirer vers la terre des météorites géantes qui vont nous exterminer plus sûrement que tout ce que vous avez pu inventer jusqu’ici ?

    Dépêchez vous, Décembre est proche !…

    Ya peut-être des crédits de recherche a la clef ?

  2. Merci pour le commentaire PapyJako (les autres aussi d’ailleurs), et merci de m’avoir fait découvrir ton blogue par la même occasion! Génial.

    Depuis longtemps, je dis à la blague qu’un jour ils pousseront le bouchon assez loin pour inclure les tsunamis, tremblements de terre et volcans comme conséquence de réchauffement. J’étais tout de même estomaqué de voir que des scientifiques ont eu l’audace de la mettre à exécution. C’est une insulte!

    Une fois la mode passée, c’est-à-dire après encore quelques années d’absence de réchauffement, on passera tout bonnement à une autre catastrophe, question de faire oublier l’échec lamentable des prédictions climatiques, tout en entretenant la peur, et les météorites m’apparaissent comme un candidat potentiel (à moins bien sûr que d’ici là on commence à geler).

    S’ils trouvent un lien entre le CO2 et les météorites, je change de planète :-)

  3. Doit-on vraiment leur rappeler que s’il y a 2-3 km de glace par-dessus la croûte, comme ce fut le cas pendant la glaciation, il est normal de ne pas avoir d’activité volcanique?”, écrivez-vous…

    Ne pensez-vous pas que votre affirmation est une absurdité aussi monumentale que celles que vous critiquez, concernant le réchauffement planétaire, dans votre post ?

    Quant au réchauffement planétaire, l’histoire de la Terre regorge de ces périodes de chaleurs caniculaires, c’est le mot à la mode, mais vos “disciples de l’apocalypse”, comme vous les nommez gardent les yeux fermés sur ces périodes si caractéristiques En effet, le rechauffement planétaire est une manne financière pour les holding, les trust et le monde de l’industrie… et comme ces “disciples de l’apocalypse” sont sponsorisés par ces magnas de la finance…

    Soit dit en passant, il n’y a pas que les “disciples de l’apocalypse”, il y a aussi bon nombre de scientifiques qui trempent dans les mêmes eaux troubles… leur portefeuille comptant bien plus que la vérité…

    En outre ce post est une copie intégrale du post publié sur lepost.fr
    http://www.lepost.fr/article/2009/09/09/1688727_tsunamis-et-volcans-un-nouveau-coupable_0_2710655.html#reaction_2710655

    j’ajouterai un seul mot… le rédacteur est aussi insipide que les insipides qu’il combat et il l’est d’autant plus qu’il est dans l’ignorance la plus totale de la réalité qui est masquée par ceux qu’il dénigre en usant des mêmes bobards invraisembables…

  4. @Raymond MATABOSCH
    L’affirmation absurde est de moi, tout comme l’article d’ailleurs, qui a été copié/collé intégralement sur le Post par la suite. Au moins, la copie aura permis de vous le faire découvrir et réagir!

    Dans l’article du Gardian, on y trouve :
    «These indicate that when ice sheets disappear the number of eruptions increases».

    Je ne suis pas vulcanologue, mais il me semble évident qu’avec les 2-3 km de glaces qui couvraient une bonne partie de l’hémisphère nord pendant la glaciation, peu de volcans parvenaient à entrer en éruption. N’est-ce pas d’ailleurs ce que le scientifique prétend dans l’article (que certains volcans au Chili et en Alaska dorment parce qu’ils sont sous la glace et pourraient entrer en éruption quand celle-ci fondra)?

    Ce que j’entends par disciples de l’apocalypse, ce sont, dans le cas présent, ceux qui comparent la fin de l’ère glaciaire avec le réchauffement actuel, pour rendre le scénario plus inquiétant. Il faut comparer des pommes avec des pommes!

    Je suis d’accord avec vous, beaucoup de scientifiques trempent en eaux troubles, sans quoi ils perdraient leur gagne-pain. Voyez mon article à cet effet (http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/?p=199)

    Le rédacteur insipide que je suis serait dans l’ignorance de la réalité, masquée par les propos des sceptiques?

    Je ne prétends pas tout savoir. Par contre, je m’intéresse aux données et non aux prédictions des modèles, lesquels ne sont en fait que l’extension d’une vision (celle selon laquelle le CO2 est à la base du réchauffement), et non une preuve de quoi que ce soit.

    Il se trouve qu’en observant les mesures (la réalité), on obtient une tout autre version de ce qui est diffusé au grand public (souvent ignorant). Par exemple, la fonte de l’Arctique en 2009 fut beaucoup moins importante que l’année 2008, elle-même moins importante que 2007. Cette «réalité» est masquée par les médias, le GIEC et les réchauffistes comme Al Gore, qui persistent à dire que la fonte s’accélère.

  5. “mais il me semble évident qu’avec les 2-3 km de glaces qui couvraient une bonne partie de l’hémisphère nord pendant la glaciation, peu de volcans parvenaient à entrer en éruption.”

    Bien non… tout autant que les autres volcans qui eux se trouvent à l’air libre, eh bien ils rentrent aussi en éruption, la couche de glace ne le leur interdisant pas, et alors cela devient plus que catastrophique puisque cela s’agrémente, en outre, de colossales coulées de boues…

    Qu’en est-il en Islande ? en Terre de Feu ? dans les Andes ? et en Arctique ? mais on en parle que fort rarement la population, excepté en Islande, y est très disséminée… donc présentant peu de risques…

  6. Et bien si une telle épaisseur de glace ne gêne en rien les éruptions volcaniques, c’est au professeur Bill McGuire qu’il faut dire cela, puisqu’il affirme, en parlant du retrait rapide des glaces:

    These indicate that when ice sheets disappear the number of eruptions increases… The impact on the continent’s geology can by measured by the jump in volcanic activity that occurred at this time… Scientists are now studying volcanic regions in Chile and Alaska – where glaciers and ice sheets are shrinking rapidly as the planet heats up – in an effort to anticipate the eruptions that might be set off.

    En résumé, selon vos propos, glace ou non, les volcans peuvent entrer en éruption. Tant mieux s’ils le font sans glace, c’est moins salissant(!)…

    Alors, pourquoi faire tout un plat avec cette nouvelle comme le journal The Gardian fait? Campagne de peur oblige?

    On propose de créer artificielement des volcans pour contrer le réchauffement (voir ici), donc cette nouvelle serait de très bonne augure (économie d’argent et de moyens douteux pour y parvenir)…

    Chose certaine, même si la fonte changeait quoi que ce soit sur l’activité volcanique, elle ne démontre en rien le rôle du CO2. Il ne faut pas prendre les phénomènes observées en réaction au réchauffement comme des preuves de l’activité humaine. Ils ne démontrent qu’une chose, un réchauffement, pas sa cause!

  7. Pour comprendre un peu comment naît un volcan, ce qui vous permettra de mieux comprendre que la couche de glace est aléatoire et inefficace pour interdire une éruption volcanique, bien plus la lave remonte à une température de 800 à 1200° C faisant fondre la glace, la transformant en eau et en vapeur déclenchant une éruption explosive:

    Extraits de l’un de mes livres…
    “…Le volcanisme intraplaque, affectant les centres volcaniques d’Europe, explicite la formation des alignements qui sont, en surface, l’expression de points éruptifs relativement fixes, les uns par rapport aux autres, remontant depuis le manteau lithosphérique. La température, relativement aux autres zones de même profondeur, y est plus élevée, les matériaux présents sont moins denses et plus ductiles que les roches qui les surmontent. Sous l’effet de la poussée d’Archimède provoquant un diapir mantellique, et en vertu de l’instabilité gravitaire ainsi créée, la structure généralement constitué de sel, de gypse, de magmas, de boues…, plus ou moins globuleuse, favorise la remontée de ces roches plus légères, en s’insinuant par voie ascensionnelle, de faille en faille, à travers la lithosphère, sous la forme d’un panache.”

    Pourquoi vous ai-je cité le volcanisme intraplaque ? Tout simplement parce que l’Islande se trouve situé sur un rift continental…

  8. Pour preuve de mon dire, si l’on étudie le volcanisme qui a affecté le Massif Central, l’Escandorgue, le Bassin Rhénan, le Bassin Bohémien et la Garrotxa (en Catalogne), c’était en pleine glaciation et ces régions étaient prises sous l’Islandis qui recouvrait une partie de l’Europe à cette période…

  9. je commente le blogue et son hôte

    Connard

  10. @dany
    Vous avez le droit d’être en désaccord avec mes propos, et c’est tant mieux, car cela alimente le débat et profite à tous. Par contre, ce genre de commentaire n’avance à rien…

  11. Désolé mais parfois y’a des propos qui me foute en rogne

    Pour le rôle des volcans et les interactions en les systèmes volcanique et climatique, je ne peux que vous recommander de lire mon livre

    http://www.directlivre.com/catalogue.html

    Cordialement

    Dany Ouellet
    MSc. Biologie

  12. @dany
    Merci, intéressant. Vous pouvez expliquer en quelques lignes ce qui n’est pas correct selon vous, pour le bienfait des lecteurs.

    Et ces propos qui vous foutent en rogne, ce sont lesquels?

    Car ci ceux-ci se limitent à des éléments relatifs aux volcans, il ne faut pas jeter tout le reste aux poubelles (surtout que ce blogue ne porte pas sur les volcans, mais le rôle du CO2 émis par l’homme), mais plutôt apporter des précisions. Ce blogue a pour but de montrer un autre point de vue, qui, comme celui généralement véhiculé, comporte des incertitudes, mais qui doit être considéré. C’est le principe de la science.

    Au passage, les commentaires ci-haut (en provenance de Raymond Matabosh), portaient sur le fait que les volcans peuvent très bien entrer en éruption malgré la couverture de glace. Et en cela, c’est au scientifique dont il est question dans le journal du Gardian qu’il faut s’en prendre, pas à moi.

    En effet, l’affirmation contraire (que la glace épaisse réduit l’activité volcanique) dans mon texte est basée sur le raisonnement du scientifique dans l’article du Gardian, selon lequel la fonte des glaces permettra à plusieurs volcans de s’activer, comme par le passé. Donc, beaucoup de glace = peu ou pas de volcans actifs, pas de glace = beaucoup de volcans actifs.

    J’ai voulu rappeler que lors de la dernière glaciation, il y avait 2-3 km de glace sur le continent, et donc que cela n’avait rien à voir avec aujourd’hui (il faut comparer des pommes avec des pommes). Cette glace ayant disparu depuis 10 000 ans, l’activité accrue aurait déjà dû avoir lieu, et on ne devrait plus s’en inquiéter. On veut clairement tenir un discours alarmiste, car il y a peu de surface glacée (en comparaison avec la dernière glaciation), qui risque de fondre et permettre une activité volcanique accrue. Surtout qu’une activité volcanique diminue la température globale par ses particules émises dans l’atmosphère (donc bienvenue, si l’on en croit les propositions de certains scientifiques réchauffistes, pour créer des volcans artificiels dans le but de contrer l’effet de serre).

    Bref, cette activité accrue pourrait avoir un effet de refroidissement général, assumant que le scientifique ait raison sur le déclenchement d’éruptions volcaniques suite à la fonte des glaciers. Toutefois, M. Matabosh explique que cette activité n’est pas limitée par la glace…

    D’une part on propose de créer des volcans pour répondre à une crainte du réchauffement, et de l’autre en entretient le même niveau d’alarmisme si de vrais volcans entrent en éruption, cette fois pour les populations avoisinantes. Cela aurait dû etre une bonne nouvelle, non?

    Oui, la population avoisinante aura à craindre des volcans, mais elle doit aussi craindre l’avancée des glaciers (comme c’était le cas lors de la dernière miniglaciation). Vivre en périphérie de volcans et glaciers n’est pas sans risque… et ce n’est pas en limitant nos GES que l’on pourra y remédier!

  13. Faîtes vos recherches

    Courtillot : émission radio: http://www.canalacademie.com/Les-eruptions-volcaniques-et-les.html?var_recherche=%E9rutions%20volcaniques

    Hards, V. 1990 : http://www.bgs.ac.uk/search/search.cfm?qFileType=&qCollection=&qSearchText=Hards%2C+V.L.+2005.+Volcanic+Contributions+to+the+Global+Carbon+Cycle&qSearchBtn=

    Canadian Press : http://climateemergency.org/joomla/index.php?%20option=com_content&task=view&id=44&Itemid=104

    Dust logger : http://icecube.berkeley.edu/manuscripts/20000604xx-Group_Vel_Ck_rad2.pdf

    Licciardi : http://www.unh.edu/esci/Licciardi_et_al_2007_QSR2.pdf

    Visccher : http://www.pnas.org/content/101/35/12952.full.pdf+html

    Schwartz & Randall : http://www.edf.org/documents/3566_AbruptClimateChange.pdf

    Méthane bubbling ppt : http://ofgs.ori.u-tokyo.ac.jp/~seminar/konshu/2006/10_13/06.10.13.nature%20podcast.pdf

    Laurion : http://www.aslo.org/lo/pdf/vol_55/issue_1/0115.pdf

    St John & Krissek 2004 : http://www.marine.usf.edu/PPBlaboratory/paleolab_pdfs/StJohn_etal_2004_MG.pdf

    J.J. Lowe 2001 : http://www.ria.ie/cgi-bin/ria/papers/100276.pdf

    Zhang 2007 : http://www.pnas.org/content/104/49/19214.full.pdf+html

    Peter Huybers , Charles Langmuir, 2009 : http://www.people.fas.harvard.edu/~phuybers/Doc/volc_ice.pdf

    Bigg, G.R., Clark, C.D. and Hughes, A.L.C. (2008) : http://eprints.whiterose.ac.uk/3715/

  14. «Je ne suis pas vulcanologue, mais il me semble évident qu’avec les 2-3 km de glaces qui couvraient une bonne partie de l’hémisphère nord pendant la glaciation, peu de volcans parvenaient à entrer en éruption. N’est-ce pas d’ailleurs ce que le scientifique prétend dans l’article (que certains volcans au Chili et en Alaska dorment parce qu’ils sont sous la glace et pourraient entrer en éruption quand celle-ci fondra)?»

    Cette citation issue de votre blogue témoigne du peu de connaissance que vous démontrer dans le sujet que vous tenter pourtant de débattre en discréditant les travaux de nombreux chercheurs compétants, qui auront comme mérite au moins, contrairement à vous, de ne pas parler à travers leur chapeau.

    «Le rédacteur insipide que je suis serait dans l’ignorance de la réalité, masquée par les propos des sceptiques?»

    Tout à fait monsieur

    «These indicate that when ice sheets disappear the number of eruptions increases… The impact on the continent’s geology can by measured by the jump in volcanic activity that occurred at this time… Scientists are now studying volcanic regions in Chile and Alaska – where glaciers and ice sheets are shrinking rapidly as the planet heats up – in an effort to anticipate the eruptions that might be set off.»

    Et il semble que vous n’ayez pas traduit cette citation correctement, en fait vous lui fait dire ce que vous voulez entendre, c’est de la désinformation et prendre les gens pour des cons

    «J’ai voulu rappeler que lors de la dernière glaciation, il y avait 2-3 km de glace sur le continent, et donc que cela n’avait rien à voir avec aujourd’hui (il faut comparer des pommes avec des pommes). Cette glace ayant disparu depuis 10 000 ans, l’activité accrue aurait déjà dû avoir lieu, et on ne devrait plus s’en inquiéter. On veut clairement tenir un discours alarmiste, car il y a peu de surface glacée (en comparaison avec la dernière glaciation), qui risque de fondre et permettre une activité volcanique accrue. Surtout qu’une activité volcanique diminue la température globale par ses particules émises dans l’atmosphère (donc bienvenue, si l’on en croit les propositions de certains scientifiques réchauffistes, pour créer des volcans artificiels dans le but de contrer l’effet de serre).»

    Vous avez raison pour l’étendue des surfaces glacées, elles sont de superficie moindre que lors de la déglaciation de la fin du Pléistocène (1,9 millions de km2 contre 0,12 aujourd’hui). Ceci n’empêche toutefois pas la possibilité de réponse isostatique à la fonte de glace qui recouvrent la croute terrestre régionalement.

    «Bref, cette activité accrue pourrait avoir un effet de refroidissement général, assumant que le scientifique ait raison sur le déclenchement d’éruptions volcaniques suite à la fonte des glaciers. Toutefois, M. Matabosh explique que cette activité n’est pas limitée par la glace…»

    Non, l’élévation du niveau de la mer est susceptible d’agir globalement sur l’activité volcanique. Pas seulement dans les régions recouvertes de glace.

    D’une part on propose de créer des volcans pour répondre à une crainte du réchauffement, et de l’autre en entretient le même niveau d’alarmisme si de vrais volcans entrent en éruption, cette fois pour les populations avoisinantes. Cela aurait dû etre une bonne nouvelle, non?

    L’effet des éruptions volcaniques est variables et imprévisible, Si d’imposantes éruptions sont en mesure d’affecter la composition gazeuse de la stratosphère, elles peuvent causer le refroidissement climatique. Si les éruptions ne crée que des émissions gazeuses à basse altitude (troposphère) le CO2 relâché va contribuer au réchauffement de la planète.

    «Oui, la population avoisinante aura à craindre des volcans, mais elle doit aussi craindre l’avancée des glaciers (comme c’était le cas lors de la dernière miniglaciation). Vivre en périphérie de volcans et glaciers n’est pas sans risque… et ce n’est pas en limitant nos GES que l’on pourra y remédier!»

    L’effet des volcans sur l’atmosphère planétaire est global.

    Dany Ouellet
    MSc. Biologie

  15. Alors qu’avez vous à ajouter?

  16. @dany
    Je ne tente pas de discréditer les travaux des scientifiques vulcanologues, loin de là. Mille excuses aux spécialistes qui auraient pu se sentir attaqué. J’ai d’ailleurs, suite à vos explications, modifié le texte de mon article pour mieux refléter comment l’activité volcanique pourrait être impactée (en effet, la partie relative à la géologie m’avait échapée).

    Je n’ai jamais prétendu que l’activité volcanique n’avait rien à voir avec la glace, mais ma compréhension du phénomène était incorrecte. C’est sans doute aussi ce que M. Matabosch voulait me signaler. Merci à vous deux!

    Ce que je reproche à l’article du Gardian était d’ajouter une couche d’alarmisme en utilisant notamment la menace de tsunamis et volcans comme arme additionnelle au contrôle des GES, puisqu’il s’agit de phénomènes naturels inquiétants.

    J’ai donc soulevé le point que cela est arrivé il y a très longtemps (plus de 10 000 ans), à grande échelle, et qu’il ne faut pas s’alarmer outre mesure des volcans additionnels possibles (même s’ils ont un impact important: comparons des pommes avec des pommes). Et nous ne sommes pas en mesure de confirmer que ces zones seront prochainement dépourvues de glace.

    Oui, les éruptions volcaniques majeures bouleversent le climat depuis toujours, détruisant partiellement l’ozone, relâchant du CO2, mais malgré tout ayant un effet généralement refroidissant à l’échelle du globe, pendant quelque temps, à cause des particules de soufre projetées. Bénéfique? Nuisible?

    Chaque phénomène naturel, de même que l’activité humaine (déforestation, urbanisation, pollution, CO2…), joue un rôle sur le climat, certain plus que d’autres. Le CO2 additionnel par l’homme semble être l’un de ceux qui apportent le moins d’effet, et pourtant l’on voudrait lui faire porter le blâme pour déclencher toutes sortes de choses, incluant l’activité volcanique. C’est cela qui me dérange et pour lequel je tiens ce blogue.

  17. d’où provient votre affirmation que le CO2 n’aurait qu’un impact limité sur la température de notre planète?

    La relation entre les concentration de CO2 et la température globale de la Terre a été démontrée à travers un cycle de 420 000 ans, tel que révélé par les carottes de glace de l’antarctique. Ceci signifie que dans les carottes de glace, lorsqu’une élévation de la température globale est discernée à un étage donné dans la stratification glaciaire, le CO2 atmosphérique montrent aussi une augmentation de ses concentrations.

    En ce qui concerne les interactions entre glace et volcans, il semble selon Jellinek et Manga (2004)que l’intensité de l’activité serait reliée au rythme de fonte des masses glaciaires plutôt que sur les changements de volumes. Ce qui signifie que lorsque la fonte des glaces continentales s’accélère, les probabilités d’augmentation de l’activité volcanique s’intensifient.

    Pour les tsunamis, je ne peux vous répondre avec certitude. Il semble que l’augmentation du volume des océans, et donc de leur masse, soit susceptible d’agir globalement sur l’activité volcanique, et par extension, on pourraient supposer que cela va affecter l’activité géologique globale de notre planète, donc également les séismes et les risques associés de tsunamis. Mais comme je tiens à le préciser,ceci n’est pas une certitude mais une hypothèse.

    En ce qui concerne l’impact volcanique sur le climat, ce dernier est variable. En fait ce ne sont pas les poussières injectées dans la stratosphère qui causent problème (oui mais temporaire)mais plutôt les gaz sulfureux. L’oxyde de souffre se lie à l’humidité pour former des gouttelettes d’acide sulfurique qui agissent comme un miroir, créant une couche réfléchissante autour de la Terre. À titre d’exemples, l>’éruption du Pinatubo en 1991 a provoqué la baisse des températures mondiale pendant environ 2 ans. L’éruption du Toba, il y a 70 000 ans aurait provoqué un hiver volcanique d’une durée évaluée à au moins 6 ans. La populaton humaine à l’époque aurait été réduite de 90% (goulot d’étranglement de la croissance de la population.

    Moi ce qui me dérange, c’est que vous véhiculez de la désinformation.

    «Le CO2 additionnel par l’homme semble être l’un de ceux qui apportent le moins d’effet, et pourtant l’on voudrait lui faire porter le blâme pour déclencher toutes sortes de choses, incluant l’activité volcanique.»

    Cette citation en est un exemple. D’où tenez vous cette information?

    La relation entre température terrestre et concentrations de CO2 a été mise en évidence à plusieurs reprises par des études scientifiques de haut niveau.

    En passant, je vous remercie d’avoir affiché mes liens sur votre blogue. On ne pourra pas vous taxer d’entraver la liberté d’expression et le brassage d’information et d’opinions parmi vos lecteurs.
    Dany Ouellet
    MSc. biologie

  18. @dany ouellet
    Bien entendu que je garderai vos liens. Je m’objecte justement au fait que les médias de masse et grandes revues scientifiques (Science, Nature…) sélectionnent les articles publiés en fonction des conclusions (les travaux qui démontrent des facteurs autres que le CO2 anthropique sont rarement publiés), ce qui étouffe le débat et nuit à l’avancement de la science, de nos connaissances, et pointe dans la mauvaise direction quant aux actions à prendre.

    Mon blogue se veut une critique de la couverture médiatique, c’est-à-dire pointer du doigt le penchant alarmiste et réchauffiste de celle-ci. J’entends par réchauffistes ceux qui attribuent le CO2 d’origine humaine comme principale cause du réchauffement observé, lequel serait sans précédent et très inquiétant. Combien souvent entendons-nous que la cause est entendue? Que le débat est clos. Eh bien non, justement!

    Par exemple, plus de 31,000 scientifiques américains ont signé une pétition pour contester le réchauffement de nature anthropique, plus de 650 spécialistes (dont plusieurs ex-dirigeants de la NASA) se sont officiellement déclarés «sceptiques» et près de 50% des climatologues doutent du rôle des émissions anthropiques de CO2 dans le réchauffement climatique, selon une étude du Hartland Center en 2007. Vous trouverez ces infos sur mon blogue avec des liens.

    Même dame nature ne semble pas d’accord. Malgré l’augmentation en flèche de CO2 depuis la 2e guerre mondiale, la période 1945 à 1975 a été marquée par un refroidissement (alors que l’effet du CO2, logarithmique et non linéaire) aurait dû être à son plus fort. Et que dire du plateau observé depuis plus de 10 ans, toujours malgré l’augmentation de CO2? Plusieurs facteurs naturels, comme le Soleil (très calme depuis 2-3 ans, donc laisse passer plus de rayons cosmiques qui favorisent la formation de nuages – qui était très actif pendant les dernières décennies), les cycles océaniques (qui expliquent également bien les 2 périodes de réchauffement et celle de refroidissement du dernier siècle), le champ magnétique terrestre, les éruptions volcaniques (dont Pinatubo en 1991), les épisodes El Nino et La Nina et autres sont tous des facteurs qui surpassent les effets du CO2.

    Je ne dis pas que le CO2 ne cause pas un effet de serre. Je dis que cet effet s’ajoute à de nombreux phénomènes naturels qui s’opèrent depuis des millions d’années. Le climat a toujours et va toujours varier. Tantôt en se réchauffant, tantôt en se refroidissant, avec ou sans l’homme. Notre apport important de CO2 en cette période récente de réchauffement (soit de 1975 au début du 21e siècle) n’apporte qu’une influence limitée, car les phénomènes naturels usuels mentionnés au paragraphe précédent continuent de s’opérer, de surpasser l’effet du CO2 et d’expliquer relativement bien les variations observées, même si l’on a encore beaucoup de chemin à faire pour comprendre la dynamique complexe du climat.

    Nous sommes partis de la prémisse que le CO2 émis par l’homme était la cause du réchauffement observé, et tous les modèles climatiques se basent sur cette prémisse. Le GIEC est d’ailleurs un organisme partisan, dont la mission est d’évaluer le rôle de l’homme dans le réchauffement. Je pense, à la lumière des mes recherches depuis 3 ans (car j’étais dans l’autre camp avant), que nous avons exagéré l’influence du CO2.

    Mais je ne tenterai pas ici de vous convaincre par une démonstration scientifique. Voyez plutôt par vous même l’excellent site de Jean Martin: http://www.pensee-unique.fr/doutes.html

    En lien aux carottes de Vostok, il a été démontré que la corrélation, une fois observée de plus près, allait dans le sens contraire de ce qui est largement véhiculé par les médias. La variation de température précède la variation de CO2, avec un écart moyen de 800 ans. Bien entendu, la presse est restée muette à ce sujet. Voyez ici pour plus de détails (et par la même occasion le lien entre le Soleil et le climat) : http://www.pensee-unique.fr/soleil.html

    Vous trouverez en marge à droite de mon blogue, une liste de liens vers des sites sceptiques. Le blogue de Watts Up With That est probablement le plus actif, et vous fournira beaucoup d’information (liens vers études, données…).

    Bref, je ne tente pas de faire de la désinformation, mais plutôt de sensibiliser les francophones au fait que l’on nous présente généralement qu’un seul côté du discours et qu’il faut demeurer critique et prudent face à nos actions (investir massivement dans la lutte au CO2 n’est pas une solution souhaitable).

    Je me suis enfargé dans mon article par rapport au phénomène de réponse isostatique (faute de connaissance à ce sujet), et vous remercie de m’avoir corrigé. Toutefois, cela n’a pas empêché le journaliste du Gardian de laisser croire que le CO2 émis par l’homme pourrait entraîner une activité volcanique accrue, et c’est précisément cela que je qualifie de désinformation et auquel je réponds par mon article. Je n’ai aucun doute que le vulcanologue se contentait de faire un lien entre la fonte et l’activité volcanique, peu importe sa cause, et ses conclusions sont certainement solides, mais cette tendance journalistique (et parfois scientifique) à tout ramener à l’homme par la suite me choque. Il faut relativiser notre rôle sur le réchauffement par le CO2.

    Je vous recommande également la vidéo de M. Courtillot, scientifique géologue qui a subi un sérieux revers lorsqu’il a osé aller à contresens il y a quelques années, et qui exprime bien les difficultés de modèles et des incertitudes (de même que le manque de corrélation entre les prévisions du GIEC et les observations) : http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/?p=766

    Je terminerai en reprenant une citation de M. Courtillot (en provenance de sa présentation):
    ” Quelle que soit la nature d’un sujet scientifique, quand on vous dit que ce sujet scientifique est réglé, qu’il n’y a plus besoin de regarder, que les solutions sont connues et qu’il n’y a plus lieu à débat, inquiétez-vous! C’est que vous êtes en train d’approcher du dogme ou de la religion, mais pas de la science. Là où il n’y a plus de débat, il n’y a plus de science. “

  19. «En lien aux carottes de Vostok, il a été démontré que la corrélation, une fois observée de plus près, allait dans le sens contraire de ce qui est largement véhiculé par les médias. La variation de température précède la variation de CO2, avec un écart moyen de 800 ans. Bien entendu, la presse est restée muette à ce sujet. Voyez ici pour plus de détails (et par la même occasion le lien entre le Soleil et le climat)»

    Permettez moi de revenir sur cette citation de votre blog.

    Les carottes de glace de l’antarctique révèlent une étroite relation entre les concentrations de Co2 atmosphérique et la température du globe. Ce cycle mis en évidence concerne l’apparition des périodes interglaciaires en particulier, qui seraient sous l’influence des cycles orbitaux de la Terre autour du soleil (Cycle de Milankovitch). À tout les 100 000 ans environ, le cycle orbital terrestre atteint son point le plus rapproché du soleil, ce qui contribue à réchauffer le climat planétaire. L’impact se fait alors sentir sur les régions tempérées et froides, provoquant entre autre le recul des zones de pergélisol. L’augmentation de CO2 suit le réchauffement et ne le précède pas car ,avant que les concentrations de GES (CO2 et Méthane(CH4)) ne s’élèvent dans l’atmosphère, ces gaz doivent être libérés de leur état inactif (hydrate de méthane congelé dans le pergélisol). Il n’y a donc aucune aberration pour le délai constaté dans les carottes de glace de l’Antarctique. C’est parfaitement logique.

    D’autre part, félicitations pour votre 15 minutes de gloire à Christiane Charette. Je déplore par contre que ce genre d’émission donne plus de temps d’antenne à des artisans de la désinformation tel que vous, au lieu de donner la parole à des scientifiques qui tenteront d’éclairer les gens au meilleur de leur capacité sur le phénomène actuel, source de préoccupation légitime et grave.

    Dan Ouellet

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