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WCC3: le GIEC montre des premiers signes de remise en question

La 3e conférence internationale sur le climat (WCC3), qui se tenait du 31 août au 4 septembre 2009, à Genève, fut marquée d’une certaine ouverture d’esprit des membres du GIEC (enfin!), alors que plusieurs commencent à remettre en question leurs modèles et accepter l’idée que des facteurs naturels pourraient expliquer le réchauffement observé (source: www.pensee-unique.fr).

Même si les scientifiques non membres du GIEC en font la démonstration depuis plusieurs années, il semblerait que les scientifiques officiels viennent tout juste de découvrir l’importance des facteurs «autres», tels que les oscillations décennales des océans (PDO et NAO) et l’activité solaire, constatant à quel point ceux-ci expliquent bien les variations de température, qui jusqu’ici n’avaient pour seule explication acceptable le rejet de CO2.


Le climat est grandement influencé par les cycles des océans

C’est le journal New Scientist qui rapporte les propos de Mojib Latif, l’un des modélisateurs et auteurs principaux du GIEC, devant les 1500 scientifiques présents à la conférence (traduction tirée de www.pense-unique.fr) :

…nous pourrions être proche d’entrer dans une ou deux décennies de refroidissement climatique…

Je ne suis pas un des sceptiques du climat. Cependant, nous devons nous poser les questions dérangeantes nous-mêmes, sinon d’autres le feront.


En fait, cela fait plusieurs années que bon nombre de scientifiques posent ces questions, mais le GIEC fait la sourde oreille. Au moins, cela signifie que certains échos parviennent tout de même à leurs oreilles et que certains montrent enfin des premiers signes d’auto-critique!

Toujours dans l’article du New Scientist:

Peu de scientifiques vont aussi loin que Latif qui est un auteur du GIEC. Mais ils sont de plus en plus nombreux à reconnaître que les pronostics à court terme du changement climatique sont beaucoup moins assurés qu’on le pensait auparavant.

En parlant des deux décennies de refroidissement à venir:

Plusieurs des scientifiques du climat, réunis à Genève pour discuter de la manière dont ceci pourrait être mené à bien, ont reconnu que sur ces échelles temporelles, la variabilité naturelle est, au moins, aussi importante que le changement climatique à long terme dû au réchauffement climatique.

Les scientifiques catalogués comme sceptiques ne font pas partie de cette conférence, plutôt réservée aux défenseurs de la théorie de l’effet de serre. La nouvelle est donc doublement réjouissante, car elle indique qu’au sein même du bastion de résistance (ceux qui persistent à blâmer le CO2 malgré l’absence de preuve), les dissidents se font de plus en plus nombreux.

Chaque année, un nombre important de scientifiques bascule dans le camp des sceptiques, alors que l’inverse semble plutôt rare. Est-ce que le château de cartes s’écroulera prochainement?

Latif a prévu qu’un refroidissement climatique naturel pendant les prochaines années, surpasserait le réchauffement anthropique. Ce refroidissement résulterait des variations cycliques des courants océaniques et des températures de l’Atlantique Nord qui sont connues sous le nom de NAO (Oscillation Nord Atlantique).

Rompant avec l’orthodoxie du changement climatique, il a déclaré que les cycles NAO sont probablement responsables d’une partie du fort réchauffement climatique que nous avons subi pendant les trois décennies écoulées. «Mais de combien ? Nous ne le savons pas encore» a-t-il dit aux conférenciers. «La NAO est entré dans une phase froide.»

Tout comme la PDO, la NAO a basculé vers sa phase froide il y a quelques années, ce qui pourrait bien expliquer pourquoi le mercure a cessé de monter après 30 ans de phase de réchauffement. Chose certaine, cette hypothèse est beaucoup plus prometteuse que celle liée au CO2.

De récentes recherches viennent de mettre en évidence le fameux cycle de 60 ans des océans au sein des variations cycliques du Soleil (source). Après tout, c’est le Soleil qui nous réchauffe, pourquoi rejeter son rôle du revers de la main comme le fait (ou fesait?) le GIEC.


La fonte de l’Arctique expliqué par des facteurs naturels
Un autre leitmotiv favori du climat a été renversé quand Pope (NDT : Vicky Pope, responsable des prévisions climatiques au Hadley Center, UK) a affirmé que les pertes dramatiques de la glace Arctique résultaient, en partie, des cycles naturels plutôt que du réchauffement climatique du globe. Les rapports préliminaires suggèrent qu’il y a eu beaucoup moins de fonte cette année qu’au cours des années 2007 et 2008.

Enfin, si seulement les «Algoriens» de ce monde pouvaient faire preuve d’autant d’ouverture d’esprit! Ce n’est pas parce que le l’Arctique fond que le CO2 doit être mis en cause. De plus, la fonte record de 2007 n’a pas été égalée en 2008, et sera plus faible encore en 2009 selon toute vraisemblance, malgré la couverture médiatique qui suggère autrement (dû en partie au fait que la fonte a été suivie d’une formation record de glace). Bref, le rythme de fonte ne s’accélère pas comme on le prétend, et s’expliquerait par des causes naturelles.


Des modèles encore imparfaits
«Les erreurs des modèles sont aussi un problème sérieux. Nous avons un long chemin à faire pour les corriger. Elles détériorent nos prévisions», dit Tim Stockdale du Centre européen pour les prévisions à moyen terme à Reading (UK).

Plus les modèles incorporent les facteurs naturels, plus ils se précisent et moins ils sont catastrophiques (par exemple, les prédictions du niveau des eaux sont constamment revues à la baisse). Reste que l’importance de chaque facteur est invariablement arbitraire (l’ordinateur ne fait que calculer des valeurs basées sur les coefficients que l’on attribue aux facteurs), et tant que l’on voudra mettre de l’avant le CO2 (ce qui n’est pas près d’être abandonné, puisque c’est la mission même du GIEC), on aura des modèles qui donneront beaucoup plus d’importance au CO2 qu’ils ne le devraient.


Et les journaux dans tout ca?

Bien entendu, les journalistes n’ont pas fait états de ces constats lors de la conférence, préférant mettre en évidence les propos du scientifique ayant proposé que le CO2 avait un rôle à jouer dans les tsunamis et les éruptions volcaniques, question de maintenir les spectateurs dans l’angoisse et les priver de toute information susceptible d’éveiller le moindre soupçon.

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4 Réponses à “WCC3: le GIEC montre des premiers signes de remise en question”



  1. Les faits sont têtus: été 2008 globalement frais, hiver 2008-2009 précoce et très froid, première vague de froid dès la mi-octobre en 2009: la linéarité annoncée du réchauffement climatique a du plomb dans l’aile.
    Que le doute gagne des membres du GIEC est encourageant pour les climato-sceptiques.

  2. Le fait que l’expression des opinions divergents issues du sérail commence à se voir à l’extérieur est indubitable.

    La déclaration de Mojib Latif avait été précédée de quelques jours par le début de reconnaissance, par la NASA (!), du rôle du soleil dans un article où ils évoquent même le “Minimum de Maunder”. J’en avais tité un post :
    http://www.lepost.fr/article/2009/09/07/1685945_et-en-cas-de-glaciation-avons-nous-un-plan-b.html

    Le fait que les média aient surtout parlé du rôle du CO2 dans les tremblements de terre est pour moi un signe que nous assistons peut être au tir des dernières cartouches …

    Mais peut-être suis-je un indécrottable optimiste ?

  3. Je veux bien que l’on tempère l’anlyse actuelle sur le changement climatique en particulier le role du CO2. Mais nous étions l’année dernière ou cette année (je ne sais plus) où l’activité du soleil est la plus faible (voir Cycle du soleil). Il a été prouvé qd même grâce aux analyses de la calotte glacière que la concentration de CO2 dans l’atmosphère est lié au climat…

  4. @Xavier
    C’était il y a 2 mois. Le Soleil est presque inactif depuis environ 2 ans, et ca fait aussi plus de 10 ans que la tendance n’est plus au réchauffement (voir ici: http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3vgl/from:1979/offset:-0.15/mean:24/plot/gistemp/from:1979/offset:-0.24/mean:24/plot/uah/from:1979/mean:24/plot/rss/from:1979/mean:24).

    Les membres du GIEC n’ont d’autre choix que de se remettre un peu en question, du moins certains.

    Les analyses de carottes glaciaires ont montré une corrélation entre la température et la concentration de CO2, mais avec un retard d’environ 800 ans du CO2. Ceci s’explique en partie par le dégazage des océans qui se réchauffent (grande période d’inertie). Voir ici : http://www.pensee-unique.fr/soleil.html#vostok1

    On a donc démontré que pour le long terme, la CO2 n’entrainait pas la température, mais plutôt l’inverse (ou serait-ce un facteur autre qui agit sur les 2, avec une latence côté CO2?). On ne doit pas utiliser cet argument comme preuve de réchauffement en réponse au CO2. Cette corrélation constituait l’un des piliers de la théorie du GIEC, qui s’est écroulé peu après, même si Al Gore s’en sert encore. Cela n’exclut pas le rôle du CO2 à court terme, mais la signature de l’effet de serre n’est toujours pas observable…

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