Cyberpresse, 7 septembre 2009.
Le nouveau premier ministre japonais, Yukio Hatoyama, qui entrera en fonction le 16 septembre 2009, a annoncé un changement de cap par rapport à son prédécesseur, en annonçant une plus grande réduction des GES (25% au lieu de 8%).
«Comme objectif à moyen terme, nous visons une réduction de 25% d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990, en nous basant sur les demandes scientifiques dans l’espoir d’arrêter le réchauffement climatique», a déclaré M. Hatoyama lors d’une réunion internationale sur le changement climatique à Tokyo.
Clairement, le rapport déposé plus tôt cette année par la Société Japonaise pour l’Énergie et les Ressources (JSER), n’a pas retenu l’attention de M. Hatoyama (probablement davantage préoccupé à capitaliser sur la réduction des GES que de réfléchir sur les conclusions et recommandations du JSER). Cette société influente regroupant les meilleurs responsables scientifiques japonais avait pourtant publié un rapport «explosif» en mars dernier, intitulé «Le réchauffement global : Quelle est la vérité scientifique ?»
Tel que rapporté par le site pensée-unique, les conclusions du rapport du JSER sont assez virulentes à l’égard des positions du GIEC, notamment:
- 4 des 5 chercheurs (Kanya Kusano, Syunichi Akasofu, Shigenori Maruyama et Kiminori Itoh) sont en désaccord avec les affirmations du GIEC sur le caractère anthropique du réchauffement (le 5e étant un membre du GIEC, Seita Emori).
- Le rapport traite longuement des causes naturelles du changement climatique (notamment sur l’influence du soleil), concluant que des recherches approfondies doivent être menées dans ce domaine, tout comme dans celui des aérosols (tels que le DMS) et des nuages.
- La conclusion, intitulée «la théorie du réchauffement global anthropique est encore hypothétique», invite à reconsidérer sérieusement les facteurs de variabilité naturelle avant d’effectuer les futures projections.
- On y critique l’immaturité des simulations numériques du GIEC, on y fait la liste de nombreuses erreurs du GIEC et on fait remarquer que, de l’avis même du GIEC, les causes naturelles sont mal comprises.
- «Les conclusions du GIEC affirmant que, dorénavant, les températures atmosphériques vont subir une hausse continue et monotone doivent être considérées comme une hypothèse non prouvée».
- L’un des auteurs estime que les rayons cosmiques, qui sont modulés par des cycles magnétiques solaires, pourraient avoir un impact à grande échelle sur le climat terrestre.
- Selon le professeur Siun Ichi Akasofu: «Avant que quiconque ait eu le temps de s’en apercevoir , l’hypothèse (NDT: du GIEC) a été considérée comme une vérité…L’opinion qu’un grand désastre se produira de façon certaine doit être éradiquée.”
Il est donc à se demander comment les gouvernements décident des demandes scientifiques sur lesquelles se baser?
Clairement, pour M. Hatoyama, ce ne sont pas les demandes basées sur les observations scientifiques, mais celles des médias et d’un organisme partisan ayant pour but de démontrer le rôle de l’homme sur le réchauffement climatique (GIEC).
Tags: CO2, experts, scientifiques
Toujours sur le site de pensée-unique (http://www.pensee-unique.fr/paroles.html#jser), on y trouve de l’info supplémentaire sur Seita Emori (l’auteur dissident du JSER, celui qui est membre du GIEC).
Ce dernier a de quoi inquiéter dans sa démarche scientifique…
En parlant du japon, actuellement sur “Watts Up With That” un article interressant sur G0SAT, Satellite observation pour les gaz à effet de serre
http://wattsupwiththat.com/2009/09/13/some-results-from-gosat-co2-hot-spots-in-interesting-places/#more-10787
Dans le segment de phrase (début de la déclaration de Yukio Hatoyama):
” … que le Japon allait tenter de réduire de 25% …”
Le mot clef est bien entendu “tenter” … Etant donné le caractère absolument irréaliste de l’objectif, nul ne s’étonnera qu’il n’y parvienne pas. Par contre, jusqu’en 2020 il est tranquille, et comme il ne sera de toutes les façons plus là …
A supposer que la réduction de CO² soit un objectif à poursuivre, j’aimerais entendre un gouvernement dire : je prend telle et telle mesure qui vont avoir pour effet de réduire les émissions de CO² de 1% d’ici l’an prochain. Ca, ça aurait de la gueule !…
Par ailleurs, les premiers résultats rapportés par WattsUpWithThat (lien de pecqror) sont effectivement intrigants (des “hot spots” CO² là où on ne les attendait vraiment pas, allez voir), mais il ne faut pas trop se précipiter. Les observations portent sur une seule semaine. Donc, wait & see … La suite sera passionnante.