Les gens qui osent mettre en doute le réchauffement climatique anthropique sont des monstres. Ils mettent un frein à l’implémentation de solutions pour éviter les catastrophes climatiques, incluant l’adoption de mesures comme Kyoto et la Bourse du Carbone. Ils sont une menace pour la survie de l’espèce humaine et devraient être traduits en justice (source).
Je suis de cette espèce. J’appartiens à la secte des sceptiques (the «deniers»), ceux-là même qui nient l’holocauste, ou encore, comme le dit si bien Al Gore, prétendent que la Terre est plate et que l’homme n’a jamais marché sur la lune! Je reçois d’importantes sommes d’argent d’Exxon pour entretenir mon discours. Je suis contre l’environnement et la biodiversité, et suis prêt à tout pour mon confort, au grand détriment de la planète s’il le faut…
Ces propos ironiques n’ont pourtant rien d’amusant aux yeux de certains réchauffistes, qui portent hélas de telles accusations publiques envers les dissidents du réchauffement climatique causé par l’homme (appelés simplement sceptiques ci-après).
L’étiquette donné aux sceptiques mérite un peu de précisions.
D’abord, nul ne vient au monde sceptique. J’étais pour ma part un réchauffiste (c’est-à-dire partisan de la théorie d’effet de serre anthropique) jusqu’à il y a environ 3 ans, soit le jour où je me suis intéressé davantage au phénomène, aux preuves scientifiques qui supportent la théorie.
Exercer son esprit critique consiste ni plus ni moins à jouer l’avocat du diable, à s’interroger sur les intérêts possibles de l’interlocuteur, sur la validité de ses affirmations (et dans certains cas aller aux sources pour valider celles-ci). Il s’agit d’un mécanisme de défense intellectuelle que tous et chacun devrait exercer, particulièrement envers les enjeux largement médiatisés.
En matière de réchauffement climatique, l’exercice critique peut aisément conduire au scepticisme, pour peu que l’on étudie la robustesse des arguments avancés par les médias, le GIEC, Al Gore et ses disciples.
Dans mon cas, ce sont les propos critiques émis par des amis et collègues qui m’ont conduit à analyser de plus près les affirmations populaires en lien au réchauffement, dans le but de les démentir avec des preuves scientifiques éloquentes. Or, l’exercice fut une expérience plutôt déstabilisante…
Aucun des nombreux arguments avancés par les réchauffistes n’était en mesure de démontrer scientifiquement le rôle du CO2 émis par l’homme sur le réchauffement climatique! De plus, j’ai appris que ce réchauffement n’avait absolument rien d’exceptionnel et qu’il s’inscrivait dans la variabilité naturelle du climat. Bref, tout le contraire de ce qu’annoncent les grands médias!
Attention, le fait d’être sceptique ne veut pas dire que je ne crois pas au réchauffement (c’est aussi le cas de pratiquement tous les sceptiques). Ce dont je doute, jusqu’à preuve du contraire, c’est le rôle prépondérant de l’homme et ses émissions de GES dans l’équation du réchauffement, ainsi que l’ampleur des catastrophes envisagées. Voyez d’ailleurs mon article sur les grandes failles de la théorie d’effet de serre.
Après des milliers d’heures de lecture, je n’ai toujours pas rencontré une seule preuve solide du réchauffement par le CO2 d’origine humaine. En revanche, j’ai trouvé bon nombre de phénomènes naturels capables d’expliquer en bonne partie les variations climatiques passées et récentes.
Toutes les prédictions du GIEC (par conséquent, celles présentées par les médias) découlent de modèles informatiques. Or, un modèle n’est pas une preuve, simplement un réflet de l’importance arbitraire donné à quelques facteurs choisis pour expliquer le climat. Il faut des données réelles pour appuyer ceux-ci, lesquelles ne vont absolument pas dans le même sens. Je discuterai des modèles et leurs lacunes dans un prochain billet.
Pourquoi tant de haine envers les sceptiques du réchauffement anthropique? Ont-ils, comme certains prétendent, des plans machiavéliques, financés par les pétrolières, visant à détruire une grande portion de l’humanité?
En fait, c’est tout le contraire. Si les conséquences de la LUTTE au réchauffement n’étaient pas si graves, il n’y aurait pas tant de scientifiques au front pour dénoncer la campagne de désinformation qui fait rage et qui sème l’hystérie populaire. Le climat de peur qui s’installe risque d’entraîner l’adoption aveugle de mesures inquiétantes, sans études à l’appui, et sans prise de recul pour analyser les impacts potentiels.
Par exemple, l’utilisation de biocarburants a eu pour conséquence de faire gonfler le prix des céréales pour la consommation humaine, sans compter qu’en bout de ligne l’énergie obtenue produite plus de CO2. On propose de taxer la production de CO2, ce qui aura pour effet d’alourdir le fardeau fiscal des contribuables, en augmentant les coûts de transport et fabrication. Cette mesure influencera aussi les sommes d’argents destinées à l’aide humanitaire, souvent première victime des difficultés financières des pays riches, comme en témoigne la crise économique. Plus inquiétant encore, on nous propose d’envoyer des particules de souffre dans l’espace, de créer des volcans artificiels, de mettre des tiges d’acier dans les océans, de contrôler les naissances (via une taxe par enfant)… Jusqu’où ira la folie?
Il aparait que la majorité des mesures proposées auront beaucoup plus d’effet néfastes sur l’environnement et les populations des pays du tiers-monde que le réchauffement en soi.
À bien y penser, les tyrans d’aujourd’hui (sceptiques) seront peut-être les sauveurs de demain…
Tags: sceptiques, théories
Bien vu Yves,
Sur le “mécanisme de défense intellectuelle”, j’avais lu il y a quelques temps le livre de Norman Baillargeon (quelqu’un de chez-toi) “Petit cours d’autodéfense intellectuelle”.
D’assez bonnes idées. Il est seulement dommage que l’auteur, dans chacun des exemples touchant à l’environnement, n’ait mis en pratique ses préceptes que pour se défendre contre … le scepticisme !…
Je n’ai pas terminé le livre …
Sinon, au plan des fausses bonnes idées pour “sauver la planète” – et en particulier des biocarburants – je viens de commettre un nouvel article : “Politique énergétique et occupation des sols” sur http://www.lepost.fr/article/2009/09/21/1706420_politique-energetique-et-occupation-des-sols.html
Tes commentaires seront les bienvenus …
J’ai lu le livre en question (jusqu’au bout!). Effectivement, un bon ouvrage, mais combien décevant du fait que l’auteur ne fasse aucune allusion au réchauffement climatique.
Peur des critiques négatives des médias réchauffistes?
Dans vos liens il serait indispensable de rajouter le remarqueble http://www.pensee-unique.fr de Jean-Martin, véritablement encyclopédique sur la critique scientifique de réchauffement climatique.
Il y est, dans la colone de droite (depuis le début).
Je suis d’accord avec vous, il s’agit d’un indispensable!