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Date: dimanche, 15 novembre 2009



La mort du traité de Copenhague?

dimanche, 15 novembre 2009

Le sommet de l’APEC vient de se terminer à Singapour, auquel participaient les dirigeants de 21 pays, dont Obama et Harper. Un sommet économique sur lequel beaucoup d’espoirs étaient mis en lien aux réductions de GES, lesquelles figuraient dans les versions préliminaires de la déclaration. On peut dire qu’un nouveau clou a été mis dans le cercueil de Copenhague, car les GES ont complètement disparu de la version finale.

Rien de vraiment surprenant, avec les rumeurs d’échec qui circulent depuis quelques temps, et les propos de dirigeants qui allaient en ce sens. En effet, la Chine et l’Inde, pour ne nommer qu’eux, n’avaient aucune intention de signer un traité s’ils se faisaient imposer des limites de CO2, condition essentielle pour que les États-Unis, le Canada et plusieurs autres grands émetteurs aillent de l’avant.

Ouf! On souffle un peu. Peut-être que la pause probable d’un an (ou plus?) donnera la chance aux gens, toujours de plus en plus nombreux, de constater à quel point il est aberrant de signer une telle entente, laquelle repose sur de la pseudoscience.

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Montée du scepticisme

dimanche, 15 novembre 2009

Le scepticisme face au réchauffement climatique anthropique gagne du terrain. Après les Américains, voilà qu’une nouvelle étude du Times indique que les Britanniques sont également majoritairement sceptiques!

Aux États-Unis

En octobre dernier, un sondage réalisé par le Pew Research Center for the People & the Press, montrait que seulement 36% des Américains croient qu’il y a des preuves évidentes du rôle de l’homme sur le réchauffement global, ET que l’homme en est la principale cause (18% chez les républicains, 50% chez les démocrates et 33% pour les indépendants). Il s’agit d’une régression de 11% par rapport à l’année 2007 et 2008.

sondageusa2009

Il faut dire que les nombreux records de froids aux É.-U. en cette année 2009 ne favorisent pas la cause des réchauffistes pour empêcher les Américains d’être critiques. Par exemple:

Pourtant, Obama persiste et signe. La cause est entendue, la menace des changements climatiques est un problème sérieux, urgent et grandissant (voyez la retranscription de son discours aux Nations Unies en septembre dernier). Quant aux détracteurs du réchauffement anthropique, il faudra s’en occuper…

Au Royanme-Uni

Une nouvelle étude, du Times cette fois, révèle que seulement 41% des sondés acceptent comme un fait scientifique établi qu’il y a un réchauffement dû à l’homme.

C’est dire que la campagne médiatique intense qui s’opère, surtout en vue de Copenhague (dont cette publicité digne de pure propagande par le gouvernement) ne parvient pas à convaincre les gens que la cause est entendue.

Dans le journal Gardian, George Monbiot écrivait récemment:

There is no point in denying it: we’re losing. Climate change denial is spreading like a contagious disease.



Au Québec et en France

Je n’ai pas mis la main sur les statistiques du Québec ou de la France, mais je pense que la proportion de gens qui croient au réchauffement d’origine humaine y est plus grande qu’aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Plusieurs facteurs expliqueraient cette hypothèse, à mon avis :

  • D’abord et surtout par le peu d’information scientifique disponible en français sur le sujet.
    L’information se limite principalement aux médias de masse, qui traduisent les textes des agences de presse (tendance très réchauffiste). La majorité des débats scientifiques se passent en anglais, et une certaine portion de la population ne maîtrise pas assez bien la langue de Shakespeare pour en comprendre les arguments. C’est d’ailleurs la raison de ce blogue, c’est-à-dire de fournir un peu d’information pour permettre aux francophones d’exercer leur sens critique.

  • Ensuite, du moins au Québec, il y a la tendance à vouloir faire comme tout le monde, la phobie d’être dans le camp des perdants et l’obsession d’être plus vert que son voisin.
    On a peur d’être pointé du doigt, catalogué. Culturellement, et cela semble contradictoire avec les Français (vous pourrez me corriger!), les débats intellectuels sont presque toujours évités (peur de blesser ou de se faire blesser?). On croit également, à tort, que le scepticisme en lien au rôle du CO2 sur le réchauffement est un signe de non-respect de la nature.

  • Utilisation d’énergie « propre » (peu d’émissions de GES)
    Contrairement aux Américains, nous avons la chance d’avoir de l’hydro-électricité en abondance. Ainsi, les Québécois sont peut-être moins soucieux des impacts économiques liés au contrôle des GES (il est toujours plus facile de dénoncer si l’on est moins affecté). Les gens se poseraient moins de questions, c’est-à-dire de peser les pour et contre. Idem pour les Français, avec le nucléaire.

  • Enfin, toujours au Québec, il ya une tendance médiatique à l’alarmisme assez élevée.
    Par exemple, en rapport avec la grippe AH1N1, je lisais récemment un commentaire d’un spécialiste en médias qui expliquait que traditionnellement, les journaux québécois accordaient beaucoup plus d’importance à tout ce qui est sensationnel (au moins 25% de plus qu’ailleurs). À force de voir en première page des articles sur la catastrophe climatique, plusieurs finissent par s’alarmer davantage. La panique va généralement à l’encontre du raisonnement :-)




Les changements climatiques, une priorité?

En septembre 2009, aux États-Unis, un sondage par Bloomberg révélait que seulement 2% des Américains considéraient les changements climatiques comme la plus grande préoccupation pour leur pays.

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