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Le ClimateGate à l’émission Christiane Charette

christianecharetteSur les ondes de la première chaîne radio de Radio-Canada, à l’émission Christiane Charette, nous avons droit à une courte entrevue sur le scandale des documents du CRU, à qui ont attribut de plus en plus le nom « ClimateGate ». L’entrevue de 9 minutes inclut François Cardinal (journaliste à LaPresse) et Jérôme Lussier (recherchiste Radio-Canada).

L’entrevue est accessible ici.


Contenu

D’abord, M. Lussier indique que même si la couverture médiatique québécoise est encore frileuse à la nouvelle, ce n’est peut-être qu’une question de temps, car cela a eu l’effet d’une bombe ailleurs. Certes, les FoxNews et cie, plus conservateurs, se sont emparés de la nouvelle en premier, ainsi que plusieurs blogues à saveur sceptique (incluant celui-ci). Toutefois, même chez certains journalistes plus «extrémistes» réchauffistes, tel George Monbiot (auteur, activiste politique et environnemental, chroniqueur au journal The Gardian, UK), il semble que ces courriels aient également eu un grand impact. À preuve, ce dernier, sur son blogue, a émis des excuses publiques et a même réclamé la tête du directeur du CRU, Phil Jones! (voir plus bas pour un extrtait).

Françoic Cardinal, pour sa part, persiste et signe son article de La Presse pour minimiser la nouvelle, tel que:

Dans une boîte de pommes, c’est peut-être quelques pommes pourries dans un coin

Notons que les données du CRU (HadCRUT), avec celles du GISS sont les données retenues par le GIEC pour démontrer que le CO2 a un effet sur la température, et que la température observée est sans précédent. Si ces données sont fournies par des scientifiques activistes (Mann, Jones…) pour qui la fin justifie les moyens, on peut se questionner sur la validité des relevés officiels.

M. Cardinal rappelle qu’il ne faut pas remettre pour autant l’hypothèse du réchauffement climatique, ce qui est tout à fait juste. Bien que j’estime cette hypothèse plutôt erronée, il ne faut pas la jeter du revers de la main à partir de ces seules informations. Par contre, si cette brèche permettait d’imposer plus de transparence, d’humilité sur les incertitudes et l’acceptation de travaux qui ne sont pas nécessairement dans la ligne directrice, nous aurions un tout autre portrait de la réalité.

Toujours en provenance de M. Cardinal :

Dans les échanges de courriels, on parle par exemple des cernes d’arbres, dont les données ne correspondent pas tout à fait avec le réchauffement, perçu par certaines autres données.

Les cernes d’arbres ont été utilisés pour la reconstruction des températures et sont à l’origine de la fameuse courbe en forme de crosse de hockey, présenté par Mann dans le 3e rapport du GIEC. Celle-ci a largement été discréditée par la suite, après que Steve McIntyre ait réussi, suite à un très long combat, à mettre la main sur les données et méthodes statistiques utilisées pour les analyser. Elle fait pourtant encore figure de proue dans les médias et présentations d’Al Gore, même si le GIEC l’a abandonnée dans son 4e rapport.

Les travaux de Micheal Mann auront donc servi de tremplin au GIEC pour sonner l’alarme et faire passer le message que le CO2 est responsable du réchauffement. Il ne faut qu’une pomme pourrie, pour reprendre les mots de M. Cardinal, pour causer tant de tort. Normalement, les autres scientifiques auraient dû contre-vérifier ces travaux, ce qui n’a pas été fait. Certains courriels du ClimateGate font d’ailleurs état du contrôle du processus de révision par les pairs.

Voyez ici une critique de l’article de La Presse par François Cardinal: Climategate: La Presse nous prend pour des cons


Extrait du texte de George Monbiot, militant réchauffiste

Cette lettre en dit long sur les répercussions du ClimateGate, même chez les plus endurcis du réchauffement climatique d’origine humaine. Trouvé sur WUWT:

It’s no use pretending that this isn’t a major blow. The emails extracted by a hacker from the climatic research unit at the University of East Anglia could scarcely be more damaging(1). I am now convinced that they are genuine, and I’m dismayed and deeply shaken by them.

It’s no use pretending that this isn’t a major blow. The emails extracted by a hacker from the climatic research unit at the University of East Anglia could scarcely be more damaging. I am now convinced that they are genuine, and I’m dismayed and deeply shaken by them.

Yes, the messages were obtained illegally. Yes, all of us say things in emails that would be excruciating if made public. Yes, some of the comments have been taken out of context. But there are some messages that require no spin to make them look bad. There appears to be evidence here of attempts to prevent scientific data from being released, and even to destroy material that was subject to a freedom of information request.

Worse still, some of the emails suggest efforts to prevent the publication of work by climate sceptics, or to keep it out of a report by the Intergovernmental Panel on Climate Change. I believe that the head of the unit, Phil Jones, should now resign. Some of the data discussed in the emails should be re-analysed.

I apologise. I was too trusting of some of those who provided the evidence I championed. I would have been a better journalist if I had investigated their claims more closely.

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Une Réponse à “Le ClimateGate à l’émission Christiane Charette”

  1. Lisez également la critique de Martin Masse (Le blogue du Québecois libre) sur cett eentrevue radio:
    http://www.leblogueduql.org/2009/11/cr%C3%A9dibles.html

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