Ouf, une première entrevue à la première chaîne (radio) de Radio-Canada ce matin! Pour ceux et celles qui ne l’ont pas vu, vous pouvez l’entendre à nouveau ici.
D’abord, merci à Christianne Charette et son équipe pour m’avoir invité à ce minidébat et m’avoir accordé un temps d’antenne. Il est très rare que les médias d’ici prennent la peine d’écouter les gens qui ne vont pas dans le sens du réchauffement anthropique. Bravo!
Simplement parce que je leur ai écrit il y a quelques jours pour les féliciter d’avoir traité brièvement du climateGate (j’en parlais ici), sujet pratiquement tabou dans la presse de masse québécoise, sinon que pour minimiser l’affaire. Il faut bien souligner les bons coups! Jamais je n’aurais pensé que cela m’amènerait en ondes, mais j’en suis heureux.
Il faut dire que les gens qui osent s’annoncer publiquement comme « sceptique du réchauffement anthropique » ne courent pas les rues. Même s’ils sont nombreux à douter du réchauffement, les gens en désaccord avec le message unique se font plutôt discrets. À en lire les remarques des journalistes et même des gens qui publient des commentaires sur divers blogues, on comprend pourquoi ceux-ci restent dans l’ombre (pas toujours gentil).
À l’opposé, le camp des réchauffistes est bien présent dans nos médias. On a qu’à penser à Greenpeace, Équitere, Fondation David Suzuki… sans compter les nombreux chroniqueurs en environnement, les porte-paroles de Projet Climatique Canada et de nombreux blogueurs.
Certes, je ne suis pas un scientifique ou climatologue. Pas plus que mon opposant Karel Mayrand d’ailleurs (fondation David Suzuki). Nous avons des opinions qui divergent sur le rôle de l’homme dans le réchauffement, basé en grande partie sur l’origine de nos sources.
Au-delà du GIEC, il y a bon nombre de publications scientifiques, de sites internet spécialisés (comme pensee-unique.fr), qui vont bien souvent en sens contraire de ce que nous entendons dans les médias, et permettent de douter des conclusions de l’organisme.
J’essaie, par le biais de ce blogue, de démontrer que la science en climatologie est encore à ses débuts, que nous ne connaissons pas bien les nombreux facteurs qui influencent le climat, et que par conséquent nos modèles climatiques ne sont que le reflet de notre incompréhension. Ils ne peuvent expliquer les variations observées tant passées que présentes. Trop d’importance a été arbitrairement accordée au CO2 alors que les autres facteurs (Soleil, océans, volcans…) viennent constamment bouleverser les prédictions (nous sous-estimons ces facteurs). Il est donc essentiel de bien valider les conclusions du GIEC avant de foncer tête baissée vers un contrôle massif des GES ou (pire encore) la géo-ingénierie.
La formule de blogue permet aux lecteurs de commenter mes articles, d’argumenter, d’échanger des connaissances additionnelles, des liens pour en savoir davantage… afin que le résultat final soit enrichi.
J’étais pour ma part un défenseur de la théorie d’effet de serre jusqu’à il y a 3 ans, jour où je me suis mis à aller au-delà des affirmations toutes cuites du courant populaire pour en comprendre la science derrière. Quelle surprise!
Comme il y avait un débat à Toronto (MunkDebates) le 1er décembre, on m’a invité à commenter celui-ci en ondes, avec un sympathisant du réchauffement anthropique (Karel Mayrand, de la fondation David Suzuki), question d’avoir deux points de vues différents. Le débat a plutôt pris, à notre grande surprise, une tout autre tournure, et c’est tant mieux. ClimateGate et Copenhague obligeant, le point de vue des climato-sceptiques se fait plus entendre ces jours-ci, d’où le virage.
Ce ne fut pas un débat scientifique proprement dit, mais il aura permis, je l’espère, de faire prendre conscience que la science n’est peut-être pas aussi certaine du rôle de l’homme dans le réchauffement qu’on voudrait bien nous le faire croire.
Il faudrait de véritables débats scientifiques (à la télévision), pour bien comprendre où en est la science du climat. Vincent Courtillot, en France, donne plusieurs conférences sur la question. Cela offrirait un bon contre-poids à la campagne d’Al Gore, qui nous présente une version très partisane et alarmiste. D’ailleurs, ce dernier se refuse toujours à débattre des affirmations scientifiques de son film et de ses conférences, malgré qu’elles aient été démenties en grand nombre.
Il s’agissait de ma première apparition du genre (radio/télé). Certes, j’ai bien encore à apprendre sur ce genre de rencontre, mais somme toute ce fut une belle expérience. N’ayant pu répondre à toutes les questions de mon opposant, je publierai sous peu un article qui traite de celles-ci un peu plus longuement.
J’ai remarqué, sur le blogue de Radio-Canada, plusieurs commentaires en lien au fait que j’ai affirmé que les modèles climatiques ne considéraient pas la vapeur d’eau. N’ayant pu élaborer, et ce n’était pas le but de l’entretien, voici ma position:
Bien que la vapeur d’eau constitue de loin le principal gas à effet de serre, on ne considère que l’action directe du CO2 et du méthane, ou du moins minimise grandement la vapeur d’eau. Celle-ci est plutôt utilisée comme facteur de contre-réaction positive (plus de vapeur d’eau sera créée À CAUSE DU RÉCHAUFFEMENT PAR LE CO2, laquelle fera à son tour augmenter le réchauffement). Voici un extrait du site pensée-unique:
Or, il semble que le rôle de la vapeur d’eau soit plutôt une contre-réaction négative, selon certains travaux (Bill Gray) – on n’est donc pas fixé! Toujours en provenance du site pensée-unique :
C’est exactement le contraire de ce qui est observé : Le deux courbes sont contra-variantes. Autrement dit la rétroaction de la vapeur d’eau s’avère négative et non positive comme le supposent tous les modèles du GIEC…Il faut se souvenir que cette rétroaction supposée positive par le GIEC est à l’origine des projections catastrophistes d’un réchauffement de 2 à 6°C/100 ans. Sans cette rétroaction supposée positive de manière erronée, l’effet du CO2 seul est totalement négligeable.
Bill Gray conclut cette partie de son exposé en expliquant qu’en réalité, en l’état actuel de nos connaissances, il est vain d’espérer obtenir une prédiction réaliste pour le climat avec les modèles qui sont utilisés par le GIEC (les GCM).
Tags: débat, médias, sceptiques
En France par contre c’est la novlangue.
Nous préparons Copenhague et justifions la taxe carbone.
Les sceptiques n’ont pas la parole et les journaleux s’en donnent à coeur joie : http://bit.ly/6zC5mU .
M. Pelletier, félicitations pour avoir été un des rares “sceptiques” à passer dans un média québecois! Cela dit, c’était plutôt décevant. Une formule de type “débat” devrait bénéficier de plus de temps d’antenne. Ici, les deux protagonistes n’ont eu droit qu’à quelques interventions. M. Mayrand a sorti les arguments d’autorité classiques, et il est bien difficile de les contrecarrer en si peu de temps.
Et puis je suis d’accord que si on fait un débat “scientifique”, il faut inviter d’autres personnes que des blogueurs et des activistes. Mais c’est aussi très difficile de faire un débat scientifique sur la question, car justement c’est une question très complexe qui ne se résume pas à quelques arguments massue. Des deux côtés on doit toujours recourir à des “flashs”, genre “les glaces de l’Arctique ont atteint un minimum” d’un côté, et “il n’y a pas de réchauffement depuis dix ans” de l’autre.
Pour moi, la vraie question, pour le public en général, ne devrait pas être là. Tout le monde ne peut pas, ou n’a pas le temps, de comprendre les aspects scientifiques et techniques du débat. C’est pour ça qu’on a des experts, des gens qui consacrent leur carrière à étudier ces questions là. À chacun son métier!
La véritable question est alors: peut-on se fier aux experts? Quels sont les mécanismes institutionnels mis en place pour s’assurer que les experts ne sont pas biaisés?
L’indépendance d’esprit, la pression des pairs, la corruption, ce sont là des concepts que tout le monde peut comprendre. Si une étude sur les méfaits du tabac est financée par une compagnie de cigarettes, tout le monde peut comprendre qu’ils ne sont pas exactement désintéressés. Si un politicien passe ses vacances sur le yacht d’un entrepreneur, tout le monde peut comprendre.
La possible corruption de l’institution scientifique n’est pas difficile à comprendre, pourvu qu’on se donne la peine d’instuire le public sur la façon dont l’institution fonctionne. Seuls les chercheurs qui publient dans les revues scientifiques sont au courant du processus de revue par les pairs et de ses imperfections. Mais ils n’osent pas trop en parler car toute la crédibilité de l’institution est basée sur ce processus.
Ce serait le travail des journalistes qui couvrent les sujets scientifiques et technologiques de s’intéresser à ces questions, tout comme les journalistes qui s’intéressent à la politique s’intéressent à la corruption. Mais le journalisme scientifique n’est que du “cheerleading”, vantant les vertus de “la science” d’une façon “vulgaire” (comme dans “vulgarisation”).
Un bon journaliste ne devrait pas se contenter de relayer les communiqués de presse des universités, et ne devrait pas porter un jugement sur les “sceptiques” (déjà les appeller ainsi est porter un jugement, pourquoi n’appelle-t-on pas les autres les “naïfs” du climat?). Un bon journaliste devrait chercher activement les opinions différentes et les mettre au défi de défendre leurs arguments.
Un message donc à tous les Yannick Villedieu et Charles Tisseyre de ce monde: cessez de soigner votre ego et de vous complaire dans la paresse intellectuelle! Faites donc, pour une fois, un VRAI travail de journaliste!
Commencer à remettre en question la thèse du réchauffement climatique à ce moment-ci est dangereux et irresponsable. Pourquoi faire ce travail de sape? Je crois que dans ce cas-ci, il faut à tout prix appliquer le principe de précaution, c’est-à-dire agir maintenant même si on n’a pas toutes les preuves. ET Si jamais il s’avérait que le réchauffement climatique anthropique était éxagéré (ce qui me surprendrait), qu’aurions-nous perdu à utiliser plus efficacement l’énergie, à développer des projets d’énergies vertes, à réduire la pollution des centrales thermiques au charbon, à transférer nos meilleures technologies vers les pays en développement et à utiliser davantage des moyens de transport alternatifs (comme le vélo)?
À une époque où l’ère des combustibles fossiles à bon marché achève, toutes ces mesures sont positives et nous préparent à l’après-pétrole. Dans ce contexte, le discours des climato-sceptiques est nuisible puisqu’il pourrait avoir pour effet de contrecarrer ou de remettre à plus tard les actions que les gouvernements prennent pour atténuer le réchauffement et aussi (par le fait même) nous préparer à la difficile transition vers l’après-pétrole.
En terminant, chers sceptiques, rappelez-vous que l’holocauste a aussi été remis en question de même que le génocide des Arméniens, mais est-ce bien utile d’entreprendre ce genre de démarche, surtout lorsqu’on a aucune preuve de ce que l’on avance.
Bravo Yves pour ton intervention, et remerciement a Christiane Charette pour ton invitation.
M. Gagné, il y a une différence fondamentale entre nier quelque chose qui est dans le passé, et se demander si la prédiction de quelque chose qui arrivera dans l’avenir est vraie ou non. Car il n’y a pas, pour l’instant, de “catastrophe” climatique, en tout cas attribuable directement et sans ambiguité au surplus de GES. Tout est dans la catastrophe “anticipée”.
L’holocauste aurait pu être évité. Tout le monde a assisté à la montée du nazisme. Bien des gens tiraient la sonnette d’alarme. Mais encore plus de gens ou bien s’en foutaient, ou s’en réjouissaient, car à bien des endroits, incluant le Québec, les juifs n’étaient pas particulièrement aimés.
Les bien pensants communistes étaient aussi des fans de Staline. Mao avait aussi bien des admirateurs.
Et les progressistes des années 20 prônaient la stérilisation des “imbéciles”, qui avaient souvent pour seule tare d’être immigrants, pauvres, et peu éduqués. Les “sceptiques” d’alors étaient ridiculisés. La “menace” alors était la dégénérescence de la race. Si vous aviez vécu à cette époque là, vous auriez probablement été dans ce camp là. Après tout, ce sont les scientifiques qui le disaient. Je pourrais être aussi méchant que vous, et dire que votre mentalité d’embrigadement aveugle est ce qui a mené à l’holocauste. Vous en êtes donc, vous aussi, responsable.
Mr Gagné, la première partie de votre intervention démontre votre ignorance et votre naïveté.
Je veux bien excuser la jobardise, mais votre conclusion est tout simplement ORDURIERE.
Vous vous accrochez à un dogme et vous occultez toute la recherche scientifique qui l’infirme.
Le négationniste, ici, c’est vous.
Félicitation pour votre entrevue à Christine Charrette et pour votre site interessant. Vous semblez avoir fait une percée à Radio-Canada. J’ai toujours trouvé que la question climatique est présentée de façon non-objective aux années lumières à Radio Canada. Pour une émission qui se veut à la fine pointe de la recherche je ne comprend pas pourquoi on ne discute pas de l’ incertitude des modèles climatiques, de la difficulté de tester ces modèles en essayant de prédire la température globale, des incertitudes dans les mesures des températures paléoclimatique, de la difficulté de mesurer les variations naturelles de température. Au lieu, on nous présente toujours des travaux de biologistes qui vont observer par example le dégel d’un bout de tundra ce qui ne démontre rien de nouveau. En autre mots, on suppose que le réchauffement anthropologique due au CO2 est un fait scientifique établi. Ne serait-il pas plus interessant de démontrer le processus scientifique à l’ oeuvre avec ses débats d’idées pour et contre. Je sais qu’il y aura un bar des sciences ce samedi ou le réchauffement sera discuté et que c’est un premier pas mais il faudrait vraiment consacrer une émission spéciale et interviewer aussi des chercheurs qui questionnent la théorie des changements climatiques dues aux émissions des GES. Par example Richard Lindzen du MIT, Roy Spencer et John Christy de l’université d’ Alabama, Bill Gray de l’unversité du Colorado qui sont des chercheurs réputés en climatologie. Il y a beaucoup plus de chercheurs climatologue qui questionne la théorie des GES que les médias laissent entrendre.
-> Mr Gagné : vous avez beaucoup à lire !! Allez donc sur pensée unique !
-> Mr Ouellette : vos intervention sont toujours très intéressantes (et du coup j’ai rien à dire). Mais il me semble qu’appeler les sceptiques des sceptiques, on fait référence à une l’attitude que devrait avoir tout scientifique et même citoyens lambda confronté à une information apportée sans preuve solide.
Sceptique me plaît bien ; il n’y a pas que les sceptiques du climat : sceptiques de la deep écologie, sceptiques du trou de la couche d’ozone… etc.
Le scepticisme est pour moi une manière d’appréhender les choses en général.