Ce qui va se décider à Copenhague va influencer sur le sort de l’humanité pendant des siècles et des milliers d’années. On mange notre capital à toute vitesse. On trouve des substances polluantes jusque dans le lait des mères inuites, ce qui montre bien que la pollution est un phénomène global.
M. Reeves confond tristement pollution et CO2. À moins qu’il parle d’avoir trouvé du CO2 dans le lait des mères inuites?
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Lorsqu’Hubert Reeves parle d’astrophysique, il parle en homme de Science. Il parle de grande Science, avec une grande intelligence.
Lorsqu’Hubert Reeves enfile sa veste d’écologiste, devient-il « écologiste intelligent » ? Une telle transmutation est assez improbable, car l’intelligence fait assez mauvais ménage avec le sectarisme qui est l’ingrédient de base du militantisme ;
En utilisant un tout petit peu de son immense intelligence, il refuserait de prendre à son compte la phrase “On trouve DES substances …” sans interroger le “DES” de cette phrase en homme de science : COMBIEN ?
Il y a, en effet, pour chaque substance toxique, un seuil en dessous duquel la présence de la substance est absolument sans aucun inconvénient.
Cela est aussi valable pour les toxiques “naturels”. Il n’est par exemple besoin d’aucune intervention de l’homme pour que les feux “naturels” de forêt libèrent de grandes quantités de dioxine “naturelle”, la même qui est émise dans les incinérateurs, et pour la même raison ;
Tout est poison, rien n’est poison, ce qui fait le poison, c’est la dose. (Paracelse 1493-1531)
Or les progrès des techniques d’analyse sont tels qu’on a probablement enfoncé depuis longtemps les seuils de toxicité des agents toxiques, qu’il soient d’origine humaine ou naturelle.
Et il est « politiquement incorrect de demander si les doses dites « maximales admissibles » que l’on établit à propose de tout et n’importe qui ne sont pas tout simplement les seuils « détectables » pour un état donné de la technologie.
J’ai une très grande admiration pour cet homme, basé sur ses exposés en physique. Cependant, lorsqu’il parle de réchauffement climatique, je ne reconnais plus l’homme de science… et cela me perturbe.
Il pourrait se servir de ses connaissances et ses talents de vulgarisateur pour expliquer aux gens comment la Terre (et son climat) est influencée par de multiples facteurs comme les cycles de Milankovich, l’activité solaire et son effet bouclier sur les rayons cosmiques… Hélas!
Je demeure étonné qu’un astrophysicien de son calibre accepte tout bonnement de mettre de côté le rôle de l’Univers sur notre climat, ne serait-ce qu’en partie, et défends aveuglément la théorie d’effet de serre anthropique, qui viole même certaines lois de physique.
La biodiversité est un enjeu important pour M. Reeves, et je pense qu’il a estimé que son combat pour défendre celle-ci devait passer par la lutte au réchauffement climatique, puisque c’est tout ce que les gens veulent entendre. Il n’a peut-être pas le goût non plus de finir ses jours dans un combat contre les médias et autres scientifiques, comme le font les quelques climato-sceptiques qui osent parler publiquement? Il aura donc choisi la voie facile, comme tant d’autres.
En tout cas, on se sert de son prestige en physique et son discours peu critique en climatologie pour vendre l’alarmisme…
Lors de son passage à Europe 1 en mai 2008, il a croisé Laurent Cabrol, auteur du livre « Climat: Et si la Terre s’en sortait toute seule? », et l’a traité d’irresponsable, pour avoir osé poser des questions sur le dogme du réchauffement anthropique. Et ce sans avoir lu le livre!
Pourtant, j’ai lu le livre de M. Cabrol, et j’avoue qu’il s’agit du moins incriminant qui soit de tous les livres à caractère sceptique que j’ai lus sur le sujet. On peut considérer ce livre comme une introduction au scepticisme climatique, car il ne s’attaque même pas aux pseudo-arguments scientifiques du GIEC. Que penserait Hubert Reeves de Singer, Spencer, Micheals, Solomon, Lomborg, Plimer, Mathiesen…?
Evidemment Hubert Reeves ne confond pas les gaz à effet de serre et les produits toxiques que l’on retrouve par exemple dans le lait maternel des mères Inuit au point de poser des problèmes de santé à leurs enfants.
http://www.roc.asso.fr/protection-espace/plomb/plomb-10.html
Il ne peut se résoudre à n’évoquer que les perturbations climatiques. Mais elles existent – et si les humains y contribuent ne serait-ce que pour partie mais le GIEC l’estime importante – à eux d’agir pour réduire l’impact de leurs activités. C’est du bon sens
Hubert Reeves tente de ne négliger aucun des périls et en particulier il est vrai que l’érosion de la biodiversité le préoccupe beaucoup.
Voir le site http://www.biodiversite2012.org
Bonne visite
Cordialement
OUBLI IMPORTANT
Et si vous donniez le moyen de contrôler la source de la citation ?
http://www.itineraire.ca/magazine/archives/2009/dec09_1/une.php
ce serait plus correct et cela permettrait de voir
- que celle que vous fournissez est tronquée
- et se situe à la fin d’un long article dans lequel sont abordés beaucoup de sujets de préoccupation écologique ….
Merci Nelly pour le lien vers l’article, j’ignorais que le journal «L’itinéraire» existait en version électronique. Je l’ai ajouté.
L’article parle des préoccupations écologiques de M. Reeves, mais inclus une petite partie sur Copenhague, dans un encadré en fin d’article.
“M. Reeves confond tristement pollution et CO2.”
Votre remarque est fort intéressante. À mon avis, Reeves n’est pas homme à confondre CO2 et pollution, mais lui comme des milliers d’autres personnes plus ou moins influentes on vu en Copenhague une chance inédite de réduire enfin l’empreinte de l’Homme sur la nature – et donc, entre autres, la pollution.
Et ce fut là la grande arnaque de Copenhague : ses participants, en grande partie, étaient présents pour des raisons qui n’incluaient qu’accessoirement le réchauffement. Pour beaucoup, comme Reeves, le réchauffement fut un prétexte pour mettre en place un monde qui soit plus vertueux (selon leurs propres critères). D’autres espéraient d’importants transferts de richesse. D’autres y voyait une belle occasion de pourfendre le capitalisme, voire de tenter de mettre en place une gouvernance mondiale dont ils auraient été les acteurs…
(Voir à ce propos la vidéo Courtillot – Borloo : Borloo, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de la Mer quand même, dit clairement (et c’est terrible !) qu’il se fout qu’il y ait réchauffement ou pas. Pour lui, Copenhague est une chance inespérée pour mettre en place une gouvernance mondiale. – Bon, qu’il ait été bourré pendant cette émissions aura au moins permis de voir clair dans son jeu ! :-)
Cette phrase de Reeves me convainc un peu plus que Copenhague n’aura finalement été qu’un sommet de l’Hypocrisie, où chacun est venu avec ses petits motifs personnels. Pas étonnant qu’aucun accord n’ait été conclu.
Ouf! Cette citation fait jaser… :-)
Bien sûr que M. Reeves connait bien la différence entre réchauffement et pollution. Ma remarque est ironique…
Toutefois, et d’où le « tristement », beaucoup de lecteurs non critiques y verront une raison supplémentaire de l’urgence d’agir sur le CO2, pensant que cela va régler le problème de polluants qui se retrouvent dans le lait des mères inuites, qui n’a pourtant rien à voir. Cela aussi, M. Reeves le sait bien. Ce qu’il espère, du moins je crois, c’est qu’on change notre façon de consommer et qu’on pollue moins. Cela est très louable et souhaitable, mais la réponse ne se trouve pas dans le contrôle des GES.
Taxer le CO2 est certainement la manière la moins efficace de lutter contre les problèmes environnementaux et sociologiques. Il est temps que le discours change et que l’on s’attarde aux vraies choses, au lieu de perdre notre temps, notre argent, notre liberté d’agir et penser, et que l’on finisse par perdre confiance en la science à force de nous raconter des sottises, sans compter la possibilité de créer des désastres écologiques en tentant de contrôler la température, comme le propose la géo-ingénierie (particules de souffre dans l’espace, tiges d’acier dans les océans, volcans artificiels…).