La nouvelle est tardive, mais mérite le détour.
On se souvient qu’à la fin novembre 2009, des courriels en provenance du Climate Reasearch Unit de l’Université d’East Anglia (UK) ont été rendus publics.
Fuite interne ou piratage? Il n’en demeure pas moins que plus de 10 ans de courriels ont été mis à nu, exposant des échanges entre scientifiques qui montrent une collusion pour cacher des données brutes, manipuler celles-ci afin de satisfaire une vision, contrôler le processus de révision par les pairs…
Le contenu est tellement sérieux, que l’affaire prend rapidement le nom de ClimateGate.
Si la blogosphère s’empare de la nouvelle en premier, les médias n’ont eu choix que de couvrir la nouvelle, tentant de la minimiser dans bien des cas (surtout dans la francophonie). Même à Copenhague, quelques jours plus tard, le spectre du ClimateGate venait hanter les échanges.
Évidemment, le nombre de résultats obtenu par les engins de recherche (en lien au ClimateGate) a monté spectaculairement. En date du 26 novembre 2009, soit une semaine après le début des événements, Google retournait déjà 11 millions de résultats, dépassant pour la première fois « global warming ». En date du 7 décembre, ce nombre atteignait 31 millions.
Un phénomène étrange s’est opéré par la suite :
le nombre de résultats retournés par Google est en chute libre!
On parle souvent de censure en Chine, mais pas besoin d’aller si loin pour subir le même sort.
Sur les autres engins, qui ne font pas de censure (du moins pas autant), ce nombre augmente toujours. Au moment d’écrire ces lignes (19 janvier 2010 – 1 mois après le scandale), Google ne retourne plus que 1.6 million de résultats, alors que Bing en retourne 51 millions (plus de 30 fois le nombre de Google). Yahoo Canada retourne 28.8 millions de résultats.
L’engin de recherche de Google propose depuis toujours des suggestions basées sur les premiers caractères entrés dans case de recherche. Au début, les lettres « c-l-i » suffisaient à Google pour offrir climategate comme premier choix, ce qui est normal, puisque les résultats sont basés sur le nombre de résultats, et le mot climategate prenait beaucoup d’importance. Puis, à la fin du mois de novembre, même en tapant « c-l-i-m-a-t-e-g-a-t », Google ne proposait plus le mot climategate! La situation a été corrigée depuis, après quelques plaintes (dont celle-ci)…
Bing, en revanche, n’a jamais cessé de le proposer en tapant « c-l-i ».
En utilisant l’engin de recherche de Google, si l’on tape climategate et que l’on choisit l’option « J’ai de la chance », on est dirigé sur la page de Wikipédia qui traite de l’incident du CRU, une page verrouillée par les acteurs du scandale, ayant pour but de minimiser l’affaire.
Le traitement du ClimateGate et du réchauffement climatique en général par Wikipédia est un autre scandale en soi, récemment mis à jour sous le nom de « WikiGate », dont je ferai un billet prochainement.
Je sais, 3 fois le suffixe « gate », ca semble exaggéré (même si ce choix n’est pas de mon cru). C’est évidemment pour faire un lien avec le ClimateGate, et parce qu’il s’agit de véritables scandales, même si les médias de masse ne s’y intéressent pas (MediaGate?).
Il y a beaucoup d’argent en jeu, beaucoup de gens qui ont à craindre de ce qui pourrait sortir de tout ceci, et l’on tente de minimiser l’affaire par des moyens très douteux.
Google a investi beaucoup dans des énergies vertes et renouvelables, ils ont des relations proches avec Al Gore, et le CEO de Google est proche de Barack Obama. Cela n’explique pas tout, mais ça ne sent pas bon!
Ca y est, je me convertis à Bing!
Source : The Global Warming Policy Foundation (GWPF)
Tags: ClimateGate
sur facebook dans le groupe global warming is an hoax, j avais soulevé le point que tout jammait à 31 million sur google pendant 4 jours alors que c etait impossible que ça reste jammé, merci de m’avoir éclairé
La censure sur le web est extrêmement préoccupante. Si je comprends bien, le nombre de résultats influence les suggestions du moteur de recherche, mais qu’en est il de la pertinences des liens? J’utilise google car c’est apparemment celui qui offre la meilleur pertinence, mais c’est impossible a vérifier soi même. De plus, changer google pour micro$oft, est-ce que ça reviens a changer quatre ”trente sous” pour une piastre ?
Dans le contexte médiatique actuel, la neutralité du net est de la plus grande importance.
un article de Webster Tarpley sur google (sans liens avec le climmatgate) en anglais:
http://tarpley.net/2010/01/20/google-attacks-china-as-washington-beijing-hostility-deepens/
C’est curieux, le nombre de résultats retournés doit dépendre de pleins de paramètres. Je viens de faire l’expérience (20 janvier 23:03 heure de Paris):
La recherche “climategate” ME donne, à moi :
Sous google : 9 740 000 résultats
Sous bing : 1 950 000 résultats
D’autre part (23h07) les lettres
Il ME suffit de ‘c-l-i-m’ pour faire apparaître “climategate” en premier sous google
il ME faut aller jusqu’à ‘c-l-i-m-a-t-e-g’ sous bing
Enfin, dans les deux cas, aussi bien google que bing, ‘climategate’ ME fait apparaître la saleté de wikipedia en premier.
Je ne vois pas d’incitation à changer les “trente sous” pour “une piastre” de Martin ;-)
J’aimerais bien comprendre.
A moins que le nombre de résultats soit important pour quelque chose, le plus important est les 15 premières page affichés. Un petit conseil: jamais aller sur wikipedia pour une recherche sur un sujet controversé car trop facilement influençable. Wikipedia est bon si tu veux avoir la population d’un pays ou sa superficie, des trucs comme ça.
J’ai vérifié et j’ai obtenu des résultats semblable a Yves Pelletier. Mais 1.5 millions ou 50 millions de liens, je suis incapable d’en vérifier la pertinance.
Les résultats de recherche dépendent de plein de trucs (nombre de liens qui pointent sur la page, fréquence à laquelle le contenu est mis à jour, mots clés, descriptif…).
Étrangement, à partir d’ici (Montréal) une recherche sur Google France (google.fr) me donne seulement 1.7 million de résultats, comparativement à 1.5 million sur Google USA et 1.68 million sur Google Chine. Le nombre est donc similaire pour moi. C’est à y perdre son latin. Chose certaine, on est loin des 30 millions de la fin novembre, et loin des résultats de Bing et Yahoo (sauf pour PapyJako!!?!).
Moi, c’est le déclin qui m’inquiète… Je ne peux pas croire qu’en 1 mois, il y a 30 millions de pages traitant du climateGate qui ont été retirées par leurs auteurs respectifs… c’est de la censure pure et dure.
9.7 millions par Google en France? Y aurait donc moins de censure à partir des IP en France qu’au Canada? Peut-être que celle-ci se fait aussi à partir d’un contexte, et que celui-ci est plus efficace en anglais que dans la langue de molière?
Je suis d’accord avec Martin, ce sont les premières pages les plus importantes, mais reste à savoir ce qui a été retiré, car s’il s’agit de contenu qui normalement se serait trouvé dans les premières pages, c’est d’autant plus inquiétant. Reste qu’à l’ère où les médias traditionnels pratiquent une censure incroyable, on espère au moins accéder à d’autres idées sur le web.
Concernant Bing, c’est un nouveau moteur. On peut supposer que c’est une question de temps avant que celui-ci en France rattrape les résultats en Amérique. Comme le moteur de recherche de Microsoft se concentre sur des réponses à des questions et non simplement des pages comme google, on peut supposer que ce dernier n’est pas très efficace en France encore (et sera vraisemblablement toujours plus faible qu’aux États-Unis).
J’utilise quotidiennement Google pour mon travail (programmation). Le moteur est très efficace, et je ne changerai pas celui-ci pour ce type de recherche. Or, sur des sujets plus polémiques, comme le réchauffement climatique, il semble qu’une censure s’opère et il vaut mieux effectuer ses recherches avec plusieurs engins pour une plus grande diversité (comme on le fait en lisant des articles de différentes sources pour se faire une idée). Disons que je n’utiliserai plus UNIQUEMENT Google pour chercher sur le web. Selon ce que je cherche, je devrai prendre l’habitude d’essayer et comparer avec d’autres moteurs de recherche.
@Martin
En effet, ne jamais utiliser Wikipédia pour un sujet qui pourrait être controversé. Comme je dis souvent, c’est bon pour la définition d’une chaise, mais au-delà de ce genre de recherche, il faut rester critique!
La suite…
En date du 20 janvier, j’obtiens 73 500 000 résultats avec Bing pour le mot GoogleGate, alors que Google (qui semble pas aimer le terme!) retourne un maigre 32 400 résultats (25 300 si je choisis le français comme langue, avec en prime mon article en 9e position!).
J’avais pris la nouvelle initialement sur le blogue Heliogenic Climate Change il y a quelques semaines, lequel a par la suite été « accidentellement » supprimé à 2 reprises par Blogger (propriété de Google). L’auteur a depuis migré à WordPress et changé d’adresse pour http://www.heliogenic.net.
Étrangement, les 3-4 articles sur le GoogleGate qui y figurait n’ont pas suivi… un hasard? Peut-être que l’auteur n’a simplement pas pris de chance?
De mon côté, j’utilise comme page d’accueil iGoogle depuis longtemps, avec une multitude de gadgets qui sont des fils RSS (ceux que je consulte le plus régulièrement). Pendant les premiers jours du scandale du ClimateGate (fin novembre 2009), une mise à jour de l’engin d’affichage de Google pour la présentation des gadgets de cette page perso a fait en sorte que le fil de WattsUpWithThat ne fonctionnait plus. Pas de problème via les lecteurs RSS standards, dont celui de Firefox, mais pas via le gadget de Google. Autre hasard?
Bon, je commence à devenir parano :-)
Aujourd’hui 25/01, google.fr rapporte
10 100 000 résultats pour climategate
20 300 000 résultats pour climate gate
Avez-vous vue?
http://www.youtube.com/watch?v=1b-6U5MwyDM
Un suivi: Maintenant officiel google travail avec la NSA( dont la mission première est de pirater et de recueillir des informations.
http://www.youtube.com/watch?v=oMHyjRjyzRQ&feature=player_embedded