Science and Public Policy Institute (SPPI) propose un nouveau rapport: «Surface Temperature Records: Policy Driven Deception», par Joseph D’Aleo et Anthony Watts. Le compendium de 111 pages fait l’analyse des données terrestres de température du dernier siècle (incertitudes, corrections…).
Watts résume les conclusions de l’ouvrage en une courte phrase sur son blogue (WattsUpWithThat):«The surface record is a mess» (les données de surfaces sont dans un état épouvantable!)
D’un peu plus de 6000 stations dans les années 70-80, on est passé à moins de 1500. La majorité des stations qui ne sont plus rapportées se trouvent dans les zones en altitude et latitudes les plus élevées, de même que les zones rurales. Le Canada et la Sibérie marquent le plus grand réchauffement observé, mais aussi là où il y a eu le plus de stations délaissées.
Thomas Peterson et Russell Vose, qui ont assemblé la plupart des données du GHCN (Global Historical Climate Network) prétendent que la perte importante de stations vers 1990 est attribuable au fait que celles-ci ne fournissent pas assez rapidement les données (travail manuel), qui sont remises sous forme de rapport rétroactif. Nous devrions avoir les résultats de celles-ci d’ici 10 à 20 ans! De quoi avoir largement le temps de renflouer les poches d’Al Gore, R. Pachauri, Ban Ki-Moon et cie :-)
Autrement dit, les données de plus de 75% des stations n’étant plus disponibles, on a fait des moyennes en utilisant celles demeurées disponibles, qui par hasard se trouvent dans les zones plus au sud, plus populeuses et en moins grandes altitude, soit les plus susceptibles de surestimer à la hausse les valeurs moyennes.
Au Canada, on est passé de 600 à moins de 50 stations. Le pourcentage de stations à basse altitude (moins de 300 pieds) à triplé, alors que celles à plus de 3000 pieds ont été réduites e moitié. Le réchauffement du Canada s’explique par l’interpolation des stations du sud pour remplir les cases vides de la grille. Par exemple, il n’existe aujourd’hui qu’une seule station au nord du 65e parallèle. Même une simple moyenne des stations disponibles montre un refroidissement! (p. 17 du rapport)
Pis encore, les stations qui ne sont plus utilisées dans le monde (majoritairement celles susceptibles de faire baisser la moyenne) sont tout de même utilisées dans le calcul de la moyenne de référence, ce qui a pour effet de sous-estimer la température initiale, donc accentuer artificiellement le réchauffement!
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