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Obama: retour du nucléaire

obamaBarack Obama annonçait cette semaine la reprise du nucléaire aux États-Unis.

Après presque 30 ans sans nouvelle centrale, le gouvernement américain investit 8 milliards pour la construction d’une centrale en Géorgie, dans le but de réduire les gaz à effet de serre et la dépendance énergétique étrangère.

Le président a appelé à l’élaboration d’une loi sur l’énergie incluant la création d’une taxe carbone et incitatifs à opter pour le nucléaire…


Au Québec

Notons qu’ici, Hydro-Québec envisage maintenant de prolonger la vie de la centrale Gentilly-2 (en la restaurant au coût de 1.5 milliard). Celle-ci devait atteindre sa durée de vie utile cette année.



Bataille perdue?

Depuis longtemps, la construction de centrales nucléaires en Amérique a été mise au rancart, en lien aux risques potentiels et à la gestion des déchets, largement dénoncé par plusieurs groupes écologistes (notamment Greenpeace – dont cette pub récente de très mauvais goût (3e vidéo)).

Bien que le réel danger soit probablement largement exagéré (et sujet à débat), il n’en demeure pas moins que pratiquement personne ne veut de centrale proche de chez lui.


Ce sont les organizatons comme Greenpeace qui doivent être perplexes ces jours-ci…





Après des années de lutte fructueuse à limiter l’expansion de centrales nucléaires, voilà que leur bataille contre le CO2 force le retour de celles-ci!

Qu’elles le veuillent ou non, la demande énergétique mondiale ne reculera pas, et les énergies solaires et éoliennes ne sont pas encore assez performantes et fiables pour satisfaire les besoins grandissants. Ce retour était donc inévitable en lien aux pressions pour limiter l’utilisation d’énergies fossiles.


Réglementation irréfléchie

L’adoption rapide et irréfléchie de réglementations pour accroitre la part d’énergie renouvelable (en réaction aux recommandations du GIEC), n’est pas sans conséquence : par exemple, nous avons observé une augmentation du prix des céréales en lien aux biocarburants, causant une crise alimentaire, alors que le processus n’entraine aucune réduction de GES, au contraire. Malgré tout, nos gouvernements doivent honorer les ratios imposés de biocarburants, et le problème persiste. Les centrales énergétiques à base de résidus de bois augmentent en nombre aux États-Unis, faisant craindre une coupe forestière accrue pour rentabiliser ces usines très coûteuses. En décembre 2009, l’EPA plaçait le CO2 sur la liste des polluants (oui, ce gaz à la base de la vie!), afin d’en contrôler les émissions sans passer par le Cap & Trade, ce dernier ayant peu de chances de passer au vote du congrès. Et maintenant autour du nucléaire…



Changement de cap

Depuis quelque temps, la crédibilité du GIEC est mise à rude épreuve, le navire prend l’eau. Certains disciples ont même commencé à quitter celui-ci avant de couler, dont Yvo De Boer cette semaine, alors que d’autres tentent de racheter leur âme, tel Phil Jones (directeur du CRU), qui change son fusil d’épaule.

Que restera-t-il de l’après réchauffement, une fois l’abcès crevé? … Une perte énorme dans la confiance des gens envers la science, envers nos dirigeants et nos médias… avec un bonus: Des centrales nucléaires en chantier!

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