Il y a quelques jours, François Cardinal du journal La Presse écrivait une chronique dans laquelle il indiquait que le journal avait depuis quelques années choisi de traiter l’information en lien au réchauffement en ne tenant compte que de la vision réchauffiste, celle du soi-disant consensus. Il enchaînait en disant qu’en ces temps difficiles pour le GIEC (nombreux scandales qui ébranlent sa crédibilité), il fallait peut-être revenir à un traitement moins partisan. Poudre aux yeux?
À ma grande surprise, je suis tombé cette semaine un article de cyberpresse (version électronique du Soleil, soit La Presse – région de Québec) qui traitait effectivement du climat de façon beaucoup plus objective. L’article n’est pas de M. Cardinal, mais il semble que le mot se soit passé pour exercer son sens critique, à moins qu’il ne s’agisse que d’un hasard ou simplement d’un journaliste plus neutre? Jean-François Cliche n’est pas chroniqueur en environnement, mais en science – ce qui peut en soi expliquer moins de partisanerie…
Attendons les prochains articles pour voir s’il y aura ou non une nouvelle tendance à La Presse, particulièrement ceux de M. Cardinal.
En attendant, on peut se réjouir de ce type de couverture, et souligner ce bon coup.
La nouvelle en question traite du recul du pergélisol dans le Nord québécois, de 130 km par rapport au niveau de 1957. L’auteur prend cette fois la peine de spécifier (tel qu’indiqué par le scientifique interrogé), que ce recul pourrait tout aussi bien être le fruit d’une période froide…
Il demeure possible qu’un épisode de froid inhabituel ait créé un nombre anormalement grand de palses sur les photos de 1957, ce qui donnerait maintenant l’impression d’un recul du pergélisol.
En effet, il s’agissait de la période froide du dernier siècle (rappelez-vous le refroidissement de 1945 à 1975, qui faisait craindre une glaciation), dont le creux se situait à la fin des années 50, début des années 60. Il y a donc de fortes chances que le pergélisol s’étendait plus au sud, sachant que l’Arctique avait pour sa part connu un regain de glace (après le réchauffement des années 20 et 30 et début 40).
On retrouve la même nouvelle sur le site de Radio-Canada, mais cette fois avec un traitement beaucoup moins objectif… Aucune mention de l’hypothèse du froid qui sévissait dans les années 50 :-(
En revanche, on y trouve la citation additionnelle suivante :
Peut-être que Radio-Canada devrait également revoir sa politique en lien au traitement des nouvelles…
Salut Yves …
pour faire un peu de mauvais esprit … le problème posé par les “bonnes” nouvelles est que, pour les catastrophistes, ce sont de “mauvaises” nouvelles.
Comment voulez-vous en effet entretenir un niveau suffisant – suffisant pour la collecte des indulgences – de terreur climatique avec de “bonnes” nouvelles ?
Bon … allez, je vais me coucher ! Bonne soirée !