Depuis quelques semaines, les scandales entourant le GIEC, son président (Pachauri) et les stations qui fournissent les données officielles ne finissent plus…
Certes, les problèmes liés à la théorie d’effet de serre n’ont rien de nouveau. Force est toutefois de constater que depuis peu, il y a une explosion de révélations-chocs qui secouent la forteresse réchauffiste du GIEC, au point que la science du climat se porte plutôt mal ces jours-ci.
D’abord, à la fin novembre 2009, des courriels et documents en provenance du CRU sont publiés. Vu la nature du contenu exposé (manipulation de données, manipulation du processus de «peer-review» (devenu «pal-review»), refus de fournir les données…), on baptise le scandale ClimateGate.
Les médias ne s’intéressent pas (ou très peu) au phénomène, ou tentent de l’étouffer (surtout au Québec et en France). Pourtant, sur le web, le ClimateGate est bien présent. Il y a même d’autres petits scandales qui apparaissent, comme le NewZelandGate, qui montre que les données de la Nouvelle-Zélande ont été manipulées de façon très douteuse, mais sans intérêt par les grands médias.
Le GIEC pensait l’avoir échappé belle avec un certain essoufflement en janvier (absence d’intérêt par la presse populaire malgré l’activité dans la blogosphère), jusqu’au jour où éclate, dans les journaux indiens, la nouvelle selon laquelle Rajenda Pachauri aurait de graves conflits d’intérêts comme président du GIEC – le PachauriGate. En effet, ce dernier est aussi président du groupe TERI, spécialisé dans les énergies, et qui bénéficie de l’alarmisme généré par le GIEC.
La colère monte d’un cran, puis c’est au tour des glaciers de l’Himalaya, le fameux HimalayaGate. Le GIEC avait annoncé dans son dernier rapport que les glaciers disparaitraient en 2035, ce qui est faux, et l’information relevait d’une publication de la WWF. On connait la suite, les déclarations condescendantes de Pachauri, puis la rétractation du GIEC, qui avoue ses torts bien timidement. Or, la nouvelle attire cette fois l’attention des médias internationaux (bien que peu ici à ce moment). Une première tuile.
Contre toute attente, l’HimalayaGate a ouvert une porte encore plus grande que le ClimateGate. Plusieurs scientifiques, journalistes, blogueurs se sont mis à scruter le dernier rapport du GIEC à la loupe, pour trouver de nombreuses références douteuses, en provenance de WWF (16), Greenpeace (8), journaux, cabinets d’avocats, revue d’escalade…
Nous avons droit à l’AmazonGate (forêt amazonienne), le AfricaGate (réduction des terres agricoles d’Afrique), le Netherlandgate (étendue sous le niveau de la mer des Pays-Bas), le AntarcticGate (sous estimation de la reformation du continent austral), le HurricaneGate (pas d’augmentation de l’activité cyclonique depuis des années), le MalariaGate (propagation de la malaria)…
Voyez mon billet à cet effet (fin janvier).
Ajoutez à cela les WikiGate (5200 pages de Wikipedia manipulées par W. Conneley de RealClimate – forteresse des réchauffistes), le GoogleGate (résultats de recherche qui disparaissent de jour en jour), et de nombreux Gates en lien aux stations qui prélèvent les températures (Chine, République Tchèque, Angleterre, Russie, États-Unis…), pas surprenantes qu’on parle de «Gate du jour».
Le dernier en liste, il fallait s’y attendre: Bill Gates!
(le jeu de mot était trop facile, mais reste qu’il vient de joindre le train réchauffiste)
Je n’arrive plus à couvrir les nouvelles tant il y a de scandales ou autres ces jours-ci (commission d’enquête sur le ClimateGate, enquête sur Mann, sur Pachauri…). Je vois les piles d’articles de journaux s’accumuler, la liste de signets s’allonger… Et le temps filer!
Heureusement, d’autres blogueurs ou rédacteurs de sites sur le climat font un bon travail (dommage que Skyfal n’est plus!). Je vous réfère donc à quelques billets qui complètent ma couverture partielle du sujet, question de ne pas laisser trop longtemps passer les infos.
Aussi, je me permettrai de faire de temps en temps des billets très courts pour relayer l’information, question qu’elle ne tombe pas dans le vide, faute de temps de faire une critique plus longue, comme j’ai l’habitude de faire.
Je profite aussi de l’occasion pour lancer l’invitation à ceux et celles qui désirent publier des articles sur mon blogue. Je suis ouvert à la publication de matériel par divers collaborateurs. Vous pouvez me contacter via le lien «Auteur» en haut de page.
Allons-y pour les Gates…
Cette fois c’est Vincent Bénard (Objectif Liberté) qui propose un bon billet à son retour de vacances: Réchauffement Climatique: malgré la déroute du GIEC, nos gouvernants s’obstinent dans l’interventionnisme vert coercitif
Ensuite, Jean Martin (pensée-unique), avec son bonnêt d’âne sur les gates:
http://www.pensee-unique.fr/bonnetdane.html#malariagate
Et PapyKako, qui récemment parlait du SeaGate: Les prédictions de montée du niveau des mers étaient fausses… Un SeaGate ?
Notons finalement un excellent billet écrit par Jean-Pierre Bardinet, en réponse à un article de Yanick Villedieu, qui traite aussi des XXXGates : http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/03/20/lettre-a-yanick-villedieu/
Tags: ClimateGate, GIEC
Je pourrais peut-être te donner un coup de main.
Merci pour ce résumé.
@Martin.
Merci. N’hésitez pas à m’envoyer du matériel par courriel…
Je fais le tour de plusieurs blogues sur le réchauffement chaque jour (je dois lire au moins 100 articles pour chaque billet que j’écris!). Il est malgré tout plus que probable que je passe à côté d’articles intéressants qui auraient mérité le détour et une mention sur mon blogue.
Ainsi, vous pouvez également m’alerter par courriel (ou via les commentaires) lorsque vous trouvez quelque chose d’intéressant à lire et que je n’ai pas traité.
Au plaisir!