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Enquête sur le ClimateGate: suite

Tel qu’annoncé récemment, la fameuse enquête Muir Russell sur le ClimateGate s’est ouverte le 1er mars dernier au Royame-Uni (session orale d’abord).

Après avoir lu pendant quelques semaines de nombreux articles par Steve McIntyre sur le choix des membres (notamment Geoffrey Boulton) et leur lien avec le CRU et le GIEC, j’étais plutôt pessimiste quant à l’objectivité et les retombées de celle-ci. Cela rappelait Micheal Mann et la soi-disant enquête du Penn State, qui n’était que de la poudre aux yeux pour faire taire les médias.

Or, un aspect non négligeable pourrait changer la donne, à tout le moins permettre une lueur d’espoir sur la qualité du travail…



Comme l’avait relevé PapyJako (ClimateGate : L’enquête du parlement Britannique commence demain), la commission d’enquête avait lancé au préalable un appel à la contribution écrite, et en a reçu 54.

Parmi celles-ci, on trouve un mémorandum de l’«Institute Of Physics» britannique (IOP), qui vaut le détour.

PapyJako l’avait d’ailleurs traduit, mais ce n’est qu’en lisant un billet sur pensée-unique que j’ai réalisé l’importance de ce dernier.

J’aurais dû le relevé davantage lors de ma brève couverture, et tente donc de me rattraper :-)




Ainsi, tel que noté par Jean Martin (pensée-unique), l’Institute Of Physics a été fondée en 1874, et regroupe environ 36 000 membres. Elle a pour mission “d’accroître la pratique, la compréhension et les applications de la physique” et gère la collection des revues “Journal of Physics A, B, C…“. Avec la rigueur et l’objectivité qui règne parmi les physiciens de l’IOP, dont les déclarations sont toujours soigneusement mesurées, il est fort à parier que le document a en plus été adouci pour être plus consensuel.

Malgré tout, le texte est très virulent envers l’Université d’East Anglia (CRU) et va même jusqu’à inclure tous ceux «qui sont également impliqués dans la formulation des conclusions du GIEC sur le changement climatique».

Par exemple, on y trouve ces mentions (tirés du site pensée-unique):

L’Institut est préoccupé par le fait que des implications inquiétantes puissent affecter l’intégrité de la recherche scientifique dans ce domaine de recherche ainsi que la crédibilité de la méthode scientifique telle qu’elle est pratiquée dans ce contexte.
Les e-mails du CRU, tels qu’ils ont été publiés sur Internet apportent, de prime abord, l’évidence du refus concerté et déterminé, de se plier aux traditions scientifiques honorables et à la loi de liberté de l’information. Le principe suivant lequel les scientifiques doivent accepter d’exposer leurs idées et leurs résultats à une analyse indépendante et à la réplication par les autres, ce qui exige l’échange ouvert des données, des procédures et des matériaux, est vital.
Il y a aussi matière à s’inquiéter de l’intolérance à la contradiction, mise en évidence dans les e-mails.
Dans la mesure où ces scientifiques ont été complices des fautes professionnelles alléguées, il est nécessaire de mener une enquête plus étendue sur l’honnêteté du processus scientifique dans ce domaine

Je vous invite à les lire (ici ou ici – ou encore en anglais), c’est une belle démonstration du rappel à l’ordre pour les scientifiques du climat!

Ce mémorandum de l’Institute of Physics pourrait donner beaucoup de poids aux conclusions des représentants du Parlement britannique… Attendons la suite!


Session orale au parlement

La vidéo de Phil Jones devant le parlement et la couverture médiatique britannique sont disponibles sur WUWT (Video: Dr. Phil Jones Climategate testimony at the British House of Commons).

En voici une, en provenance de la BBC (1er mars 2010):

Also giving evidence alongside Lord Lawson was Dr Benny Peiser, director of the Global Warming Policy Foundation. He said that sound science was based on “testability, replication, and verification”. Dr Peiser told the committee: “Of course, if you do not have the data sets or methods then you have to trust the word of a scientist. “You cannot even see if he has done these calculations directly on the basis of solid data, and this is the core of this problem – it is not about the overall science, it is about the process.”

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