En février dernier, Yanick Villedieu, animateur de l’émission scientifique «Les années lumière» (radio de Radio-Canada), écrivait un billet sur son blogue intitulé «Climategate: le faux scandale». Un papier virulent visant à dénigrer les opposants au dogme carbocentriste (réchauffement par le CO2), soit ceux qui ne voient pas la science du climat comme lui.
Les commentaires sur le blogue de M. Villedieu étant fermés, un lecteur m’a fait parvenir une copie du courriel qu’il a envoyé à l’animateur le 22 février dernier. En date du 20 mars 2010, il n’avait toujours pas reçu de réponse.
Voici une retranscription du courriel, que je publie avec l’autorisation de son auteur, Jean-Pierre Bardinet (France).
Voici mes commentaires sur vos propos.
A) Aspects structurels et politiques du GIEC
Comme l’UNEP (United Nations Environment Program), connu pour ses thèses “intégristes” en matière d’environnement, a obligé le GIEC à se préoccuper uniquement du changement climatique anthropogénique et de toutes ses implications, comme les gouvernements interviennent pour finaliser le SPM (résumé pour les décideurs), comme le SPM est publié avant le rapport scientifique et comme ledit rapport doit s’aligner sur le SPM revu par les politiques, les instances Environnement du Grand Machin Onusien sont responsables du paradigme du RCA (Réchauffement Climatique Anthropogénique) et de la folie du “sauver la planète” qui a abouti au sommet de Copenhague.
Il n’est donc pas étonnant que le GIEC ait été amené, essentiellement par les membres de son Bureau Exécutif, à tout mettre en oeuvre pour satisfaire aux desiderata de l’UNEP. D’où les xxxGates (voir plus loin) et le mépris affiché pour tous les travaux n’allant pas dans le sens du paradigme du RCA.
Toute cette affaire a donc pour origine “politique” l’ONU, par l’intermédiaire de l’UNEP. Il est donc normal que les responsables onusiens de l’environnement commencent à en assumer la responsabilité. Cela est nécessaire, mais non suffisant. Il faudrait modifier l’UNEP pour qu’il ait des positions modérées, réalistes et non dogmatiques sur les problèmes environnementaux, et le refonder entièrement.
Il faudrait dissoudre le GIEC, car, s’il travaille sans que ses missions ne soient redéfinies, les mêmes causes produiront les mêmes effets. Il est sans doute un peu tôt pour remplacer le GIEC par une instance de travail internationale chargée de rédiger et de publier l’état de l’art, car il faut un peu de temps encore (quelques années) pour que les travaux innovants sur les mécanismes climatiques puissent progresser suffisamment.
B) XXXGates
Le ClimateGate a alerté des scientifiques de divers métiers, ainsi que des journalistes scientifiques, qui ont pris la peine de lire les rapports complets du GIEC.
En principe , la procédure pour valider et publier une contribution est longue, et, en principe, rigoureuse. La revue par les pairs (peer-review) en est l’un des éléments-clés. Donc aucune erreur majeure ne devrait se trouver dans le rapport scientifique.
Or ils ont découvert de graves erreurs, toutes allant dans le même sens : le catastrophisme climatique dans les prochaines décennies.
Avant de vous en parler succinctement, abordons d’abord le PachauriGate et l’HimalayaGate (qui sont liés).
R. Pachauri est le Président du GIEC et il est responsable des textes publiés. Or, voici ce qui a été découvert dans le rapport scientifique du GIEC : “les glaciers de l’Himalaya auront totalement disparu en 2035″. Le gouvernement indien s’en est ému et a chargé ses meilleurs glaciologues de faire une étude . Les conclusions (novembre 2009) de ces derniers sont les suivantes :
- certains glaciers reculent lentement, d’autres sont stables , les autres se renforcent: donc, situation normale
R. Pachauri, éminent climatologue, paraît-il, (en fait ingénieur des chemins de fer et diplômé en économie, donc ignare en climatologie) a commenté les travaux des glaciologues indiens de manière méprisante : “c’est de la science vaudou…” Cela montre bien l’arrogance et le parti-pris du personnage.
Il faut savoir que R. Pachauri dirige un institut indien : TERI, et, comme par hasard, TERI a obtenu 2,5 M€ de subvention de l’UE pour travailler sur les glaciers himalayens, pour affiner la fameuse prédiction du GIEC (fonte totale en 2035). R. Pachauri utilise donc, sans vergogne, sa position privilégiée de Président du GIEC à des fins personnelles….
Le GIEC se défend en disant qu’une petite erreur sur 1000 pages, cela peut arriver, et qu’il y a sans doute eu inversion de chiffres dans la frappe du rapport (2035 au lieu de 2350). Sois, mais la question est : cette erreur est-elle fortuite ou délibérée?
Voici les résultats de l’analyse du processus ayant mené à cette affirmation absurde.
- Le texte a comme source un article du WWF, lequel participe allègrement au paradigme du RCA (Réchauffement Climatique Anthropogénique) pour des raisons politiques bien connues. Donc cette source est infondée, et n’aurait JAMAIS dû être retenue.
- Le coordinateur de cette partie du rapport est un spécialiste de l’atmosphère (sans doute un physicien), donc sans aucune compétence sur les glaciers en général et ceux de l’Himalaya en particulier. Pourtant, il émet un avis péremptoire sur ce texte qui ne s’appuie sur aucune source crédible, et sans disposer de la moindre publication scientifique avérée sur ce sujet.
- Le texte est approuvé en réunion plénière du GIEC, dont l’immense majorité des membres est incompétente en glaciologie et notamment celle de l’Himalaya, malgré l’avis défavorable des Indiens.
Conclusion : cette partie du rapport a été volontairement approuvée, en dépit de ses sources infondées, en dépit de l’incompétence du coordinateur sur le sujet.
B.2.1) MalariaGate
Article du GIEC : les moustiques vecteurs de la malaria ne peuvent survivre à des températures de moins de 16°C. Donc, en fonction du RCA, la malaria remontera progressivement vers les pays du nord.
Cette affirmation est fausse: Un membre éminent du GIEC, le Professeur Paul Reiter, scientifique mondialement connu et estimé, avait tiré le signal d’alarme sur les dysfonctionnements inacceptables du GIEC, lors de la rédaction du TAR (en 2000).
Reiter dirige l’ «Unité Insectes et Maladies Infectieuses»de l’Institut Pasteur de Paris. Son désaccord profond avec le comité de rédaction du WGII (celui-là même du glaciergate, mais dans la section “Impacts sur la Santé”) et les instances du GIEC ont motivé sa démission. Depuis lors, le professeur Paul Reiter s’évertue à lutter contre ce qu’il appelle, par exemple et entre autres, “Les mythes sur les liens entre paludisme et changements climatiques” (9 sept 2009).
Reiter, visiblement outré par ce qu’il avait aperçu du fonctionnement du GIEC pour la partie qui le concerne, a rédigé un mémorandum pour la Chambre de Lords anglaise. Ce mémorandum qui date de mars 2005, mérite d’être lu et médité. Il dévoilait, quelques années à l’avance, les graves défectuosités d’une instance qui fait encore l’admiration des autorités et de la presse française, mais que les presses anglophone et germanophone n’hésitent plus à dénoncer.
B2.2) AmazonGate
” Jusqu’à 40% des forêts amazoniennes pourraient réagir dramatiquement à une réduction, même faible, du taux de précipitation. Ceci signifie que la végétation tropicale, l’hydrologie et le système climatique de l’Amérique du Sud pourraient changer très rapidement pour se retrouver dans un nouvel état stable et ceci en n’induisant pas nécessairement un changement progressif entre la situation actuelle et la situation future (Rowel and Moore, 2000). Il est plus probable que les forêts seront remplacées par des écosystèmes qui ont une meilleure résistance à des stress multiples causés par l’augmentation de la température, les sécheresses et les feux, telles que les savanes tropicales. ”
Rowel est un analyste décisionnel et expert en questions administratives. Moore est journaliste freelance pour le Guardian et activiste vert.Leur source: un document publié en commun par le WWF et l’IUCN (International Union for Conservation of Nature), toutes deux organisations écologistes intégristes et faisant peu de cas de la rigueur scientifique.
En outre, Rowel et Moore disent s’appuyer sur un article peer-reviewé paru dans NATURE en 1999. Or cet article parle seulement de l’appauvrissement de la forêt amazonienne par bûcheronnage et feux. Rien à voir avec le taux de précipitation réduit par le RCA….
Bref, du délire verbal, infondé d’un bout à l’autre, soi-disant supporté, au second degré, par une référence scientifique qui n’a jamais déclaré cela. Sans compter que l’auteur du rapport du GIEC a soigneusement évité de signaler l’article de Science de fin 2005-2006 qui lui apportait un démenti formel en rapportant sur le reverdissement massif de la forêt amazonienne après la forte sécheresse de 2005. À la surprise générale, d’ailleurs.
B2.3) NederlandGate
Voici ce qu’affirme le chapitre 12 du rapport WGII à propos des Pays-Bas :
“Les Pays-Bas sont un exemple d’un pays hautement prédisposé à souffrir aussi bien de la hausse du niveau marin que des débordements de rivières parce que 55% de son territoire se trouve en dessous du niveau de la mer. C’est là que vit 60% de la population et où 65% de son PNB est produit.”
En réalité, seulement 20% (et pas 55%) du territoire est en dessous du niveau de la mer et seulement 19% (et pas 65%) du PNB y est produit.
B.2.4) AfricaGate
Selon le GIEC, il y aura une réduction de plus de 50% des terres agricoles africaines en 2020.
Source: un rapport , restreint au Maghreb, d’un étudiant marocain obscur, sans publications, sans références. Ce rapport a été repris “sine die” par le GIEC et étendu, sans aucun scrupule, à tout le continent africain.
Source non crédible, extension abusive par le GIEC
Remarques et conclusion
Si on fait le rapprochement entre l’Amazongate, le Glaciergate et le mémorandum rédigé par le Professeur Paul Reiter en 2005, on relève un certain nombre de points communs révélateurs des graves dysfonctionnements du GIEC :
- Les rapports sont rédigés par un certain nombre d’intervenants dont la qualification académique est faible ou inexistante, mais dont les liens avec les ONG écologistes tels que WWF et Greenpeace sont évidents. On se demande où sont passés les 2500+ Top-scientists revendiqués par le GIEC s’il faut faire appel à des rédacteurs qui n’ont jamais publié aucun article scientifique…comme l’a stigmatisé Paul Reiter.
- Les textes des rapports se réfèrent à de nombreuses sources issues de documents diffusés par les ONG telles que WWF ou Greenpeace dont les qualités scientifiques sont loin d’être garanties, mais les objectifs bien connus. Sans compter des références à des travaux d’étudiants, à des observations de montagnards, ou encore à des articles de grands quotidiens comme le New York Times.
Aucun article scientifique sérieux se permettrait de citer ce genre de références dans sa bibliographie.
Comment se fait-il que les rapports du GIEC se l’autorisent ? - La lecture attentive de ces documents montre que certains chapitres ou paragraphes, parmi les plus alarmistes, semblent bâclés, écrits à la va-vite et dépourvus de sources crédibles. Ce n’est pas le cas de tous. On peut penser que les articles les plus alarmistes et les moins fondés ont été rajoutés au dernier moment, sous la pression des relecteurs politiques du Résumé pour les Décideurs désignés par les gouvernements et qui siègent au bureau du GIEC. Certains représentants doivent trouver que le rapport scientifique n’est pas assez alarmiste, pour la partie qui les concernent… Cela n’a évidemment rien à voir avec la science, mais tout avec la politique. Le résultat désastreux que nous constatons n’est pas étonnant. Je suis convaincu que les chercheurs qui contribuent honnêtement aux travaux du GIEC, en sont, eux-mêmes, désolés.
- L’organigramme de la rédaction des rapports du GIEC ainsi que les aberrations du contenu de ces derniers sont révélateurs d’une organisation qui a voulu, dès le début, mettre la recherche scientifique sous la coupe de certains objectifs politiques auxquels l’ONU, l’UNEP, WWF, Greenpeace et beaucoup d’autres ne sont pas étrangers. Cette mise sous tutelle de la science par la politique n’est certes pas une nouveauté, mais elle est de sinistre mémoire et elle a toujours conduit à des échecs. À mon humble avis, une organisation du type GIEC est, sans doute, l’un des systèmes les plus efficaces que l’on puisse inventer pour dévoyer la recherche scientifique et la mettre sous tutelle.
La science doit être ouverte et libre de toute contrainte. Ce n’est pas la politique qui détermine nos connaissances. C’est la Nature. Et majorité n’est pas nécessairement vérité (voir Wegener, Einstein, Galilée, Giordano Bruno, ….)
C) Quelques pavés dans la mare…..
L’effet de serre dans l’atmosphère, une idée que beaucoup d’auteurs font remonter aux travaux anciens de Fourier (1824), Tyndall (1861), et Arrhénius (1896), et qui est toujours admise en climatologie globale, décrit pour l’essentiel un mécanisme fictif dans lequel une atmosphère planétaire se comporte comme une pompe à chaleur menée par un environnement avec lequel elle est en interaction radiative tout en étant en équilibre radiatif avec le système atmosphérique. Selon la deuxième loi de la thermodynamique, une telle machine planétaire ne peut jamais exister. Néanmoins, dans presque tous les textes de la climatologie mondiale et dans une vaste littérature secondaire, il est admis que ce mécanisme est bien réel et repose sur une base scientifique solide. Dans ce document, la conjecture à la mode est analysée et les principes de base de sa physique sont clarifiés.
En montrant que :
- il n’existe pas de lois physiques communes au phénomène de réchauffement dans des maisons de verre et aux effets de serre atmosphériques fictifs;
- il n’existe pas de calcul qui détermine une température moyenne de la surface d’une planète;
- la différence de 33 °C souvent mentionnée est un nombre sans signification calculé de manière erronée;
- les formules de rayonnement des cavités sont utilisées de façon inappropriée;
- la supposition d’un bilan radiatif est étrangère à la physique;
- la conductivité thermique et les frottements ne doivent pas être mis à zéro
La conjecture de la serre atmosphérique est réfutée.
Ces travaux ont fait l’objet d’une publication dans l’International Journal Of Modern Physics, avec révision par les pairs.
Svensmark (DK) propose une théorie sur le rôle prépondérant des rayons cosmiques solaires sur la formation de nuages bas, qui influent sur les précipitations et les températures. Il a procédé en laboratoire à une première validation de cette théorie. Compte tenu du caractère innovant de cette théorie, un important programme a été lancé au CERN de Genève un important programme (CLOUD) pour valider ou invalider cette théorie. Ce programme mobilise 65 scientifiques de divers pays. Les résultats sont attendus dans les prochains mois.
Le physicien américain F. Miskolczi considère que le modèle radiatif du GIEC est invalide, notamment parce qu’il viole la seconde loi de la thermodynamique. Il a élaboré un nouveau modèle qui respecte les lois de la thermodynamique du système terre/atmosphère/espace/soleil.
Les mesures satellitaires , celles des 3000 sondes océaniques ARGO, les mesures d’épaisseur des glaces polaires par l’Institut allemand Wegener, aboutissent aux conclusions suivantes : les températures des océans sont en légère diminution depuis plusieurs années, les glaces arctiques se reconstituent (sauf à l’ouest à cause des courants multidécennaux qui devraient se modifier), les niveaux océaniques évoluent très peu (env. 7mm en 100 ans – source :les marégraphes, dont celui de Brest en Bretagne).
Bref, le paradigme du RCA (Réchauffement Climatique Anthropique), prôné par l’UNEP et le GIEC et repris comme pain béni par les gouvernements, les médias et les écologistes a, et c’est le moins que l’on puisse dire, du plomb dans l’aile…
- Jean-Pierre Bardinet, France
M. Villedieu porte une haine envers les climato-sceptiques (j’en ai d’ailleurs été témoin lors de mon passage à la radio) et défend corps et âme le GIEC et ses conclusions, sans se poser la moindre question, sans considérer tout contre-argument, et ce, malgré tous les scandales des derniers mois. On peut s’attendre à une telle position de la part de certains écolos-extrémistes, mais de la part d’un animateur d’émission radio à caractère scientifique, à une chaîne publique, c’est plutôt dérangeant.
Je me suis toujours demandé pourquoi une émission scientifique qui traite régulièrement de physique ne parlait jamais des facteurs naturels qui influencent le climat (Soleil, orbite de la Terre, rayons cosmiques, champ magnétique, etc.), ou encore des cycles naturels de réchauffement et refroidissement. Jamais rien à propos du projet CLOUD, alors qu’on parle souvent du CERN… Bref, la seule couverture en lien au réchauffement qu’on y trouve porte sur les études alarmistes et dans le sens du GIEC…
Eh bien semble-t-il que la réponse vient de l’animateur!
Les réchauffistes peuvent dormir en paix, on n’est pas près d’entendre parler d’études contradictoires ou d’incertitudes avant longtemps à la radio de Radio-Canada, en lien aux changements climatiques. Pour M. Villedieu, la cause est entendue, un point c’est tout.
Tags: ClimateGate
N’oublions pas l’argumentaire réchauffiste, par exemple Karel Mayrand (le gars de la fondation Suzuki) affirme qu’il n’y a pas d’études ayant fait l’objet d’une revue par des pairs qui contredit la thèse alarmiste, pour ensuite brandir le rapport du giec comme le summum de la recherche scientifique. Vraiment?
http://www.populartechnology.net/2009/10/peer-reviewed-papers-supporting.html
Donna Laframboise http://nofrakkingconsensus.blogspot.com/2010/03/help-audit-un-climate-report.html
a commencé le projet de vérifier les sources employé par le GIEC, ca va être intéressant de voir les résultats.
Les médias, les verts et les climato-naïfs s’enfoncent de plus en plus.
Dommage car avant j’avais une opinion positive des verts, maintenant il est clair qu’ils n’hésitent pas à mentir pour pousser leur agenda politique (en passant je crois que le mouvement vert a été coopté par les forces qu’il croit combattre)
Excellent points M. Jean-Pierre Bardinet.
En effet, M. Mayrand passe son temps à dire, faussement, qu’il n’y a aucune étude qui dément la thèse du GIEC, soit le rôle du CO2 comme facteur dominant du réchauffement.
En voici 450 pour commencer:
http://wattsupwiththat.com/2009/11/15/reference-450-skeptical-peer-reviewed-papers/
[ajout: 21 mars, 20h50]
@ Martin, je viens de remarquer que votre commentaire donne une liste encore plus exhaustive que la mienne – soit 500 articles. Ça augmente chaque jour! (la mienne date de novembre 2009, et la vôtre décembre 2009)
http://www.populartechnology.net/2009/10/peer-reviewed-papers-supporting.html
@Martin,
Le problème c’est qu’en véhiculant de telles faussetées et un tel alarmisme non fondé, les groupes écologistes perdent leur crédibilité pour les autres enjeux (beaucoup plus importants à mon avis).
Voilà comment il aurait fallu traiter des changements climatiques.
http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/03/20/lettre-a-yanick-villedieu/#more-1936
La lettre de Jean-Pierre Bardinet (France) sur le blogue intitulé “climategate : le faux sacndale” est un commentaire qui aurait dû paraître sur le site Web Les Années lumière. On y fait un excellent résumé des plus récentes recherches relatives aux changement climatiques, une petite perle. Malheureusement, on ne retrouve pas souvent de sujet aussi bien traité dans les chroniques de Villedieu.
Comme introduction à votre site web sur Les années lumière vous écrivez :
“De l’explication claire des phénomènes, des découvertes et de leur application, à la réflexion sur l’impact des sciences sur notre société, …”
Mais, curieusement, chaque fois que je suis bien renseigner sur un sujet, je me rends compte que Villedieu ne fait jamais ses devoirs. Le sujet traité est vide de sens, superficiel et peu instructif. En ce qui concerne les changements climatiques, c’est carrément de la propagande du GIEC qui est rabâchée. Peut-être devriez-vous mieux vous renseigner avant d’écrire des prises de positions qui sont en fait des opinions personnelles au lieu de faits scientifiques. Comme chroniqueur scientifique, on peut faire mieux.
Et si Radio-Canada se trompait!
Je sais que Radio-Canada fait effort pour mesurer la fiabilité des diverses études, en tenant compte de la validité des méthodologies, de la crédibilité des chercheurs, de la cohérence des résultats annoncés avec ce qui a été établi au préalable, etc. C’est un travail d’évaluation minutieuse, qui nous permet de dire en fin de compte, même avec certaines réserves, que « selon ce que l’on sait, la situation serait plutôt celle-ci… Mais dans ce cas, Villedieu s’est gouré, il n’a pas vraiment fait un travail minutieux..
Il serait un peu arrogant de la part de Radio-Canada de penser que le public n’a pas la capacité de se faire une idée, ni l’intelligence de comprendre un sujet, même scientifique. Je pense que Radio-Canada a un devoir d’information, pas un mandat d’orientation vers les croyances de la pensée unique du prétendu consensus scientifique au sujet des changements climatiques.
Y a-t-il quelqu’un qui connait bien les sujets scientifiques que Radio-Canada pourrait trouver pour remplacer Villedieu? Il serait temps. Villedieu n’a plus la capacité de le faire. Son temps est révolu. Le public a droit à une meilleure information.
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Gilbert Dupuis, Chelsea
gilbert.dupuis@gmail.com
@ Yves, C’est la même source, mais peu importe 500 ou 450 il me semble que ça ne prends pas beaucoup de recherche pour ne serais-qu’en trouver une…
Yves Pelletier, votre site web est toujours aussi interessant. Il est évident qu’il y a un “refroidissement médiatique”, en particulier dans la presse brittanique (Guardian, Economist, Times), au sujet des menaces alarmistes présentées par exemple dans le deuxième tome (WGII) du rapport du GIEC (2007). Ces journaux critiquent aussi le processus de révision par les pairs employé par le GIEC. Au Canada, on voit beaucoup moins d’articles reliés au réchauffement climatique dans le Globe and Mail depuis la réunion de Copenhague.
La lettre à Yannick Villedieu par Jean-Pierre Bardinet résume bien les differents XXXGates qui ont été dévoilés dans le deuxième tome (WGII) du rapport du GIEC. Ce deuxième rapport est plus alarmiste et moins scientifique que le premier tome WGI. Des climatologues tels que Kevin Trenberth n’ hésitent pas à critiquer le deuxième tome (article de Seth Borenstein dans le journal “The Examiner” le 2 Fevrier 2010). Cette critique est surprenante puisque Kevin Trenberth lui même avait pendant des années affirmé que le réchauffement climatique augmenterait la fréquence et l’amplitude des ouragans tropicaux ce qui a été nié par le météorologue Chris Landsea entre autre.
Les politiciens de l’UNEP pratiquent ce que je décrirais comme étant de “l’alarmisme par association”. Le rapport du GIEC est composé de trois rapports techniques très différents et d’un résumé pour les décideurs SPM. Le premier rapport WGI donne toute la crédibilité scientifique au GIEC alors que le deuxième rapport WGII, qui estime les impactes hypothétiques d’un réchauffement climatique, est utilisé par les écologistes extrêmes pour alarmer les politiciens. Les climatologues qui présentent leurs résultats dans le premier rapport peuvent être rigoureux tout en étant alarmiste implicitement “par association” puisque leurs travaux sont combinés avec le rapport WGII. Ils peuvent donc faire de la science tout en étant politiques.
La position de Radio Canada envers le Climategate m’as surpris et surtout celle de Yannick Villedieu dans son carnet. J’ai toujours apprécié l’émission les années lumières et surtout les interventions de Yannick Villedieu et d’ Yves Gingras sauf lorsqu’ il s’agissait du réchauffement climatique. Les journalistes scientifiques à Radio Canada ne semblent pas vouloir reconnaitre l’ état de crise qui traverse le domaine de la recherche en climatologie tel que décrit dans un article par Marco Evers, Olaf Stampf et Gerald Traufetter qui a paru récement sur le site SpiegelOnline (le 1er Avril).
Ces auteurs citent plusieurs climatologues et donnent une très bonne analyse des incertitudes en climatologie. D’après le climatologue Hans von Storch la confiance du publique dans les climatologues a beaucoup diminuée, tel qu’indiqué dans les sondages, puisque la recherche en climatologie devient de plus en plus politique. Un haut fonctionnaire du ministère allemand de l’éducation et de la recherche aurait avoué que les résultats du GIEC doivent être au delà de tous soupçons puisque leur impacte peut couter des milliards d’euros. Reinhard Huttl, qui dirige le centre de recherche allemand des geosciences affirme que la recherche est basée sur des résultats et non sur des croyances et que de plus en plus de scientifiques veulent être politiciens. Le météorologue Peter Webster critique sévèrement le climatologue Phil Jones pour avoir effacer les notes décrivant les méthodes statistiques par lesquelles il avait corrigé l’effet de réchauffement urbain et de déplacement des stations météorologiques sur les températures globales. Un gate important qui ne figure pas sur la liste de Jean-Pierre Bardinet est celui du graphique utilisé par le GIEC indiquant une augmentation hypothétique des dommages matériaux causés par les ouragans due à l’augmentation des températures globales. Roger Pielke Jr., un expert en ouragans, aurait retracé l’origine de ce graphique à une compagnie d’ assurance. Les scientifiques qui ont produit le graphique ont avoué qu’il n’était destiné à être publié et ne savent pas comment le graphique s’ est retrouvé dans le rapport du GIEC.
J’ai trouvé très intéressant un article écrit par le climatologue John Wallace (professeur à l’université de l’état de Washington) dans le Seattle Times (26 Mars 2010) dans lequel il critique le GIEC d’associer toute dégradation de l’environment, quelle que soit la cause, au changements climatiques et de vouloir remédier à cette dégradation en s’adaptant aux changements climatiques. Il affirme que d’ identifier des problèmes de baisse de productivité agricole, de perte de biodiversité, de pollution et de pénuries d’eau potable aux impactes du réchauffement climatiques laisse le publique vulnérable aux propagandes des groupes écologistes extrêmes. Selon John Wallace les négociations à la réunion de Copenhague auraient mieux réussies si les enjeux auraient été mieux définis en terme de la conservation des resources pétrolières, de la stabilisation du prix du pétrole et de l’ indépendance énergétique. Je retrouve de plus en plus ce genre de réflexion dans les blogs et journaux.
@RaymondT
Merci pour votre commentaire. J’ajouterai, concernant les ouragans et la référence à une compagnie d’assurance, que bon nombre d’affirmations en lien aux ouragans sont effectivement basées sur les réclamations d’assurances.
Cela constitue probablement la pire mesure imaginable, car il est évident que le nombre de personnes habitant dans les zones à risques a augmenté considérablement au fil du temps, que les coûts de constructions (donc évaluation des dommages) a grimpé en flèche, et que le nombre de personnes assurées a aussi monté beaucoup.
Même avec des ouragans plus faibles et moins fréquents, les résultats ne peuvent qu’indiquer une courbe du style crosse de hockey.
Il en va de même avec le nombre d’ouragans, qui est directement lié avec le nombre de satellites qui les observent (on en détecte plus, surtout des petits). Quand on observe le nombre d’ouragans de force 4 et 5, on a aucune tendance, voire même une diminution récente!
Une note sur les soi-disant 450 ou 500 “études” qui nieraient le réchauffement climatique: attention, cette liste contient surtout des textes d’opinion, des essais, et même des textes qui n’ont rien à voir avec le réchauffement climatique.
@François Lacombe
La liste compte à ce jour plus de 900 articles, tous «peer-reviewés».
Vous voulez dire que des articles d’opinions ou des essais ne se qualifient pas? Oups, il faudrait en aviser le GIEC, qui en fait grand usage dans ses rapports, et qui en plus utilise des références non revues par les pairs, malgré ce qu’ils prétendent (http://www.noconsensus.org/ipcc-audit/IPCC-report-card.php).
@François Lacombe
Au passage, ils ne nient pas le réchauffement climatique, pas plus que moi d’ailleurs. C’est l’aspect catastrophique et le rôle prépondérant de l’homme qui pose problème.