Un article publié par Associated Press, repris par le journal Métro, indique que selon un nouveau rapport de l’ONU, le nombre d’animaux de l’Arctique a augmenté depuis 40 ans.
C’est d’ailleurs le cas des ours polaires, qui sont aujourd’hui près de 5 fois plus nombreux, même si l’on se garde bien de dire cette information. En fait, on ne parle pas des ours dans l’étude, possiblement parce que ce serait trop embarrassant.
Les endroits où les populations d’ours sont en déclin correspondent aux endroits où les quotas de chasse sont encore très élevés, et où il y a une tendance au refroidissement (l’Arctique se réchauffe à certains endroits, et se refroidit ailleurs).
Mais ça n’arrête pas là…
Voilà qui est bien malheureux pour ceux qui prédisaient un déclin massif des espèces, surtout nordiques. Une fois de plus, les scénarios apocalyptiques basés sur des modèles se font contredire par les observations.
Les régions les plus chaudes abritent souvent la plus grande biodiversité. Les conditions moins hostiles favorisent la survie et permettent à plusieurs espèces de proliférer.
Je comprends toujours mal comment le réchauffement climatique peut nuire à la biodiversité. C’est l’inverse du gros bon sens. Certaines espèces très bien adaptées à des climats extrêmes pourraient certes disparaître faute de compétitionner adéquatement contre les nouvelles espèces qui arriveront dans le milieu, devenu plus favorable, mais on parle de sélection naturelle, pas d’extinction massive.
Question de garder une note négative (alarmisme oblige), on ajoute que les espèces vivant près du pôle Nord ont perdu près de 25% de leur population. Comme on a pas mentionné les ours, beaucoup de gens pensent que ce sont eux les perdants. En fait, il existe effectivement des populations d’ours près du pôle Nord, mais l’information sur leur nombre est inconnue, tel que soulevé dans le rapport de la WWF en 2002 (voir mon billet : Les ours en péril) .
L’étude qui traite du déclin des populations au nord de l’Arctique, par Louise McRae, ne parle effectivement pas d’ours, mais de lemmings, caribous et de Bécasseau maubèche (oiseau), tous grands migrateurs. Leur déclin a donc peut-être plus à voir avec une modification de l’environnement des lieux de migrations (destruction de l’habitat, chasse…)?
Dans le même sens que cette nouvelle, une étude récente montre que les ours polaires s’adaptent très bien.
Pas besoin de remonter si loin, on estime que la température de l’holocène (il y a 6000 ans) était beaucoup plus chaude qu’aujourd’hui. Cela n’a pas affecté les ours, qui avaient probablement migré un peu plus au sud, tout simplement.
Je viens de tomber sur un article qui traite de la nouvelle plus en détail (en anglais):
http://www.appinsys.com/globalwarming/ArcticAnimals.htm
On y indique pas mal plus de détails sur le fameux déclin de 26% (particulièrement les caribous), qui est un «must» puisque l’étude a été payée par WWF, l’UNEP et la Zoological Society of London.
En outre, on apprend que les populations de caribous ont subi un énorme déclin dans les années 90, suite à 2 hivers très enneigés. En superposant les courbes de populations et la température pour la région, on ne voit AUCUNE corrélation.
En surfant suivant le lien ci-dessus, je suis tombé sur le blog le Hockey Schick, sur ce blog il y a un débat avec Richard Lindzen passé en Ontario. Le ton du débat est rafraichissant,poli et respectueux.
http://www.tvo.org/TVO/WebObjects/TVO.woa?videoid?71356252001
@Martin
Merci pour ce petit bijou. Super !
En effet Martin, excellent vidéo, je viens de le regarder!
Merci