C’est demain (27 mars 2010) qu’aura lieu le Earth Hour, où tout le monde est invité à éteindre ses lumières de 20h30 à 21h30, pour sauver la planète! Cet événement international en est à sa 3e édition, et se veut un geste de solidarité en lien à la lutte aux changements climatiques.
Comme de nombreux autres blogueurs (dont PapyJako et Donna Laframboise), je ferai exactement l’inverse, c’est-à-dire allumer mes lumières pendant cette heure, en guise de protestation. J’invite les gens à faire de même, pour vous faire entendre (voir).
En effet, à l’image de 39% des Québécois, je ne supporte pas les vues de la WWF (organisateur principal de l’événement) en ce qui a trait au réchauffement, et ne veux surtout pas leur donner la chance de me compter parmi leur disciples…
Lisez plutôt ce commentaire intéressant par Ross McKitrick sur le sujet (anglais, pdf)… Une opinion que je partage en très grande partie.
Il mentionne, par exemple, qu’au lieu de démoniser l’électricité, nous devrions souligner son apport à une vie meilleure (hygiène, nutrition, santé, diminution de la pollution…). Si l’on veut vraiment démontrer notre solidarité avec la nature, ce n’est pas éteindre nos lumières pendant une heure qu’il faut, ce sont nos frigos, micro-ondes, fours, ordinateurs, réservoirs à eau chaude, lumières, téléviseurs et autres pendant 1 mois! Je me demande combien d’écologistes extrémistes en feraient autant pour leur cause?
Petite proposition de slogan pour l’an prochain: Réchauffement climatique? J’allume!
En terminant, voyez ici le bilan 2009, en France (par Pecqror). Et celui pour la Californie 2009, via WUWT (aucun impact sur la demande).
Tags: écologistes, médias
Soyez tranquille ! Moi aussi j’allumerai.
En plus il y a des courses de formule 1 ce week-end. Cela ne consommerait-il aucune énergie ? On nous prend vraiment pour des demeurés. La lumière électrique est un indispensable facteur de développement humain, il faut le demander aux Africains qui vivent dans les villages. Dans les régions équatoriales, la nuit tombe brutalement à 18 heures. Comment s’instruire, comment lire,.. dans l’obscurité ?
Bien cordialement
Cela me rappelle l’histoire d’un New-Yorkais lue sur Planète 89 (http://www.rue89.com/planete89/2010/03/11/la-bonne-fortune-de-lhomme-qui-ne-voulait-plus-polluer-142472) qui a décidé de vivre en polluant le moins possible.
Il avoue lui-même qu’«En deçà d’un certain seuil de non-consommation, c’est la misère.»
En lisant cela, ou votre article sur l’Earth Hour, je ne peux m’empêcher de penser aux populations vivant dans des pays en voie de développement. Si elles ont connaissance de ce genre d’initiatives, elles doivent les juger comme étant profondément stupides. Car refuser les apports et le confort qu’ont apporté l’industrialisation est un luxe que seuls les habitants des pays riches peuvent se permettre.
Une grande partie des ressources financières prévues pour les habitants du tiers monde, en lien au réchauffement, est prévue pour l’adoption d’énergies vertes (solaire surtout).
En gros, on leur dit de ne pas se doter d’un réseau électrique, routier et autre, pour sauver les ours polaires dans 50 ou 100 ans.
Comme ça ils restent dans la misère, ne peuvent avoir des médicaments, ne peuvent s’instruire, ne peuvent avoir des routes pour acheminer de la nourriture… qu’on leur fait d’ailleurs payer beaucoup plus cher, pour se sentir bien avec nos véhicules qui roulent aux biocarburants. On fait ca pour eux, non?
Oui, ces initiatives sont stupides et elles rient des gens dans la misère.
Moi c’est pareil. Je vais allumer demain soir toutes les lampes de mon appart…même celles dont je ne me sers jamais. Tiens d’ailleurs, je vais même remplacer certaines de mes ampoules basse-consommation par des vieilles ampoules.
@twinsal, c’est ce soir, on est rendu le 27 :-)
My mistake….
Ouan, pas fort d’allumer ses lumières en signe de *protestation*… Que l’on soit n’importe ou dans le spectre d’opinion sur le réchauffement, moins consommer dans les limites raisonnables (et ça inclue l’électricité!) est moins polluant, donc meilleur pour les milieux de vie en général. Allumer ses lumières pour s’insurger, ça fait très polémiste 450!
@Joe N’Neka
Voyez mon billet sur le bilan ici: http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/03/27/earth-hour-2010-bilan/
1/6250 de l’électricité quotidienne du Québec (pour tous les foyers), on parle pas de gros gaspillage :-)
Bien moins que ce qui a été dépensé en énergie pour cette campagne ridicule. Le but est d’indiquer aux WWF de ce monde qu’on accepte pas leur conneries aveuglément.
Naturellement, il fallait prendre mon commentaire dans un sens plus large d’économie et de réduction de la consommation ostentatoire sur une échelle de temps plus longue. Pas uniquement sur une soirée! Mon commentaire ici est qu’il ne suffit pas d’être polémiste d’un côté (ou de l’autre). C’est gris la science. Je pense que d’un point de vue moral, il est très difficile de s’opposer à une réduction de la consommation pour fins de réduction de la pollution. On peut en avoir contre les moyens, pas contre l’idée.
@Joe N’Neka
Bien entendu, et c’est ce que je fais (je voyage en transport en commun, je composte, je surveille ma consommation d’énergie, je sélectionne mes produits en fonction de l’emballage…). C’est pas parce que je critique le message apocalyptique des médias et des écolos sur le réchauffement que je me fou de la consommation excessive, mais c’est un tout autre débat (y a-t-il vraiment débat là-dessus de toute façon?).
Le Earth Hour n’est pas un message de réduction de consommation, mais un appui à la LUTTE aux changements climatiques, un message destiné aux décideurs politiques, pour signifier notre accord avec le message d’urgence véhiculé par WWF et autres. Il ne faut pas mélanger ces deux choses, même si plusieurs pensent que la lutte au CO2 entraîne moins de pollution (ce qui est souvent loin d’être le cas).
Je préfère que l’on s’occupe de la qualité de l’air, de l’eau et des sols au lieu de se concentrer sur le CO2, source de vie sur notre planète. Ce que les gens comme moi ont voulu envoyer comme message le 27 mars est : «Non merci, je ne supporte pas votre vision catastrophique sur le réchauffement».
C’est à se demander si ce genre de campagne, autre que pour se faire un coup de pub, n’est pas une sorte d’étude de marché pour voir combien de gens adhèrent encore à leurs idées?
Pour moi, le Défi Climat s’inscrit dans la même veine. Gaspillage de temps et d’argent.