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Mois: avril 2010



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La Terre plate

jeudi, 29 avril 2010

Dans La Presse du jeudi 22 avril 2010, Normand Mousseau écrivait un article intitulé «La Terre n’est pas plate», portant sur le rejet du Soleil comme facteur de contrôle du climat.

Possiblement inspiré par les propos d’Al Gore, il fait allusion au fait que ceux qui doutent du rôle du CO2 anthropique sur le climat croient aussi que la Terre est plate, dans le but de discréditer ces derniers.

La lettre d’opinion de M. Mousseau est un bel exemple de partisanerie aveugle (pour rester poli), et est tellement remplie d’âneries que je me permets de rectifier certains propos.

Note: l’article de M. Mousseau est en réaction à l’article «Climat : la dissidence muselée», publié quelques jours plus tôt sous la plume de Philippe Faucher.

Il importe de corriger les faussetés scientifiques telle l’affirmation selon laquelle le Soleil pourrait être la cause du réchauffement de la planète

Faussetés scientifiques? Est-ce dire que la science n’est vraie que si elle prône une vision, celle de M. Gore et M. Mousseau? Le CO2 d’origine anthropique est une hypothèse parmi tant d’autres pour expliquer (sans succès jusqu’ici) le réchauffement observé depuis la fin de la miniglaciation (1850). Le Soleil en est une autre, comme les océans et les volcans… Le climat est très complexe et régi par une multitude de facteurs, dont plusieurs découlent de l’activité solaire et de l’orbite terrestre. Les travaux de Nicola Scaffeta à ce sujet sont d’ailleurs très intéressants.
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Université Queen : nouvelles données disponibles

mardi, 20 avril 2010

Le bureau du commissaire à l’information au Royaume-Uni vient de donner raison à Doug Keenan, après un long débat de 3 ans avec l’Université Queen à Belfast en Irlande, pour mettre enfin la main sur les données en lien aux cernes d’arbres.

L’accès aux données permettra de valider les travaux de recherche effectués depuis 40 ans, portant sur les cernes de 11 000 arbres d’Irlande. Ceux-ci permettent de remonter jusqu’à 7000 ans!

Rappelons que les cernes de croissance d’arbres sont des proxys qui servent à calculer la température du passé, alors qu’aucun thermomètre n’existait. Ils sont largement utilisés depuis le 3e rapport du GIEC (apparition de la courbe en crosse de hockey de Mann), malgré leur faible représentation des températures, tel que discuté ici.

La dendrochronologie (étude des cernes d’arbres) mets moins en lumière l’optimum médiéval et la miniglaciation que les autres proxys, comme les palourdes, ce qui pourrait justifier son adoption large (ils permettent de mettre plus d’accent sur le réchauffement récent).

En mesurant l’épaisseur des cernes d’arbres, on déduit si la température était chaude (cerne épais) ou froide (cerne mince). Le problème, c’est que l’épaisseur du cerne dépend de plusieurs autres facteurs (humidité, ensoleillement, maladies…), et bien entendu la quantité de CO2 (plus de CO2 = plus grande croissance).

Quoi qu’il en soit, les travaux de Mann reposent sur un très faible échantillon (une dizaine d’arbres – au Yamal – pour les années 90s), dont 1 seul (YAD061) est en concordance avec les résultats obtenus). Sans oublier les piètres statistiques utilisées (qui lui ont valu son rejet par la suite).

Voyez d’ailleurs ce billet de PapyJako : Le voleur de l’optimum médiéval a enfin été confondu!

Tout nouvel échantillonnage est donc la bienvenue, offrant un plus grand bassin de données, et une nouvelle localisation.



L’écologiste qui a récolté la majorité des données, le professeur Mike Baillie, crie bien entendu à l’injustice, aux droits d’auteur :

We prepared the samples and – using quite a lot of expertise and judgment – we measured the ring patterns. Each ring pattern therefore has strong claims to be our copyright. Now, for the price of a stamp, Keenan feels he is entitled to be given all this data.


Pourtant, c’est le propre de la science. Les données auraient dû être accessibles. Quand des données comme celles-ci servent à prendre des décisions politiques de l’ampleur qu’on connait, il est important de pouvoir les contre-vérifier.

Il aura donc fallu une demande pour un FOI (Freedom of Information Act) afin de rendre publiques les données demandées, comme ce fut le cas pour le CRU. Au moins cette fois, il semble que le responsable des données ne les a pas d’abord supprimés pour éviter qu’on les analyse.

Ca se passe ici: Doug Keenan finally gets the tree data



Une histoire de M!

dimanche, 18 avril 2010

Récemment, on apprenait que le mois de mars 2010 était le plus chaud enregistré. Rien de bien surprenant, avec El Nino qui continue de nous réchauffer.

Graphiques à l’appui, le GISS de la NASA publiait toutefois (du 13 au 15 avril), un graphique pour le moins étrange (ci-contre)…

Remarquez la zone chaude en Finlande, entourée d’une grande masse froide. Des observateurs ont signalé l’anomalie, qui fut corrigée par la suite.

La raison? Une erreur de signe (on avait oublié le [-] devant la température d’une station en Finlande), ce qui a affecté la moyenne mensuelle de la région. En effet, si l’on passe par exemple de -10 à +10, cela fait 20 degrés de différence, de quoi fausser les résultats!

D’ailleurs, cette anomalie n’est pas visible avec les données satellites (ce sont des relevés automatisés, sans intervention humaine).

Cette faute montre que le facteur humain peut jouer dans les mesures. Comment?

Anthony Watts propose un long billet (GISS & METAR – dial “M” for missing minus signs: it’s worse than we thought) que je n’ai malheureusement pas le temps de traduire, mais qui vaut le détour. Voici donc les grandes lignes…

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L’enquête du parlement britannique sur le ClimateGate

samedi, 17 avril 2010

JoNova fut récemment invitée à ABC (Australian Broadcast Corporation) pour répondre à Clive Hamilton, en lien au comité parlementaire britannique qui a rendu son rapport sur le ClimateGate, dont je traduirai les grandes lignes ci-dessous.

Comme toujours, elle présente une excellente synthèse, et c’est une belle occasion de revenir sur ce rapport, soit l’«opération de blanchiment» (whitewash) des scientifiques du CRU.

L’article a été publié sur le site d’ABC, ce qui montre la volonté de la chaîne de couvrir (désormais) le sujet avec une approche moins partisane, tel qu’annoncé récemment par son président, Maurice Newman. Ce dernier prétend que la chaîne a été moins partisane que les autres jusqu’ici, mais on peut toutefois en douter

Rappel des faits

D’abord un peu de recul pour ceux et celles qui ne suivent pas le dossier aussi assidument. Via la publication des courriels du CRU (Climate Research Unit de l’Université d’Est Anglia – UK) en novembre dernier (ClimateGate), plusieurs comportements douteux ont été relevés parmi les scientifiques responsables des données historiques du climat, permettant d’avancer que nous vivons un réchauffement hors du commun. Par exemple:

  • suppression volontaire de données brutes,
  • manipulation de données dans le but de convaincre du réchauffement récent,
  • contrôle du processus de révision de revues scientifiques,
  • intimidation
Les données utilisées par le GIEC

Notons que les données utilisées par le GIEC (référence officielle) proviennent de 4 organisations qui compilent les relevés de thermomètres de la planète: le CRU (Hadley Center, UK) - dont il est question ici, le GISS (Goddard Institute de la NASA, USA), le NCDC (National Climatic Data Center de la NOAA, USA) et l’agence météorologique du Japon. On note aussi, depuis quelques années, des mesures satellitaires via le RSS (NASA) et le UAH (Université de l’Alabama).

Ces groupes de données ne sont malheureusement pas aussi fiables et indépendants qu’on voudrait le croire.

Le GISS, par exemple, utilise une partie des données du CRU, qu’il juge meilleures que les siennes. Cette observation est d’ailleurs relevée par Phil Jones (CRU) dans un courriel.

Quant au NCDC, j’ai soulevé ici les graves erreurs des mesures terrestres, qui les rendent pratiquement inutilisables. Le site surfacestations.org fait l’inventaire des stations américaines (qualité des mesures en lien à l’état de chaque station et de son environnement immédiat), un portrait peu reluisant.

Enquête peu sérieuse, visant à blanchir le CRU

Les révélations issues de ces courriels sont pourtant d’une importance capitale, qu’il faut analyser sérieusement, tel que le soulignait l’institut de physique (IOP). Suite à quelques rencontres et à l’examen des courriels impliquant les scientifiques attachés au CRU, dont le directeur Phil Jones, le comité parlementaire a rendu son rapport, à peine 3 semaines après le début de l’enquête. Celui-ci consiste, sans grande surprise, en une autre «opération de blanchiment» (whitewash), comme ce fut le cas pour Micheal Mann via son employeur, l’Université Penn State.

Ils n’ont même pas interviewé le principal concerné dans le camp des sceptiques, Steve McIntyre (climateaudit.org), lequel fait pourtant l’objet de plusieurs courriels (il a démenti la courbe en crosse de hockey de Mann, avec Ross McKitrick, et a demandé une requête de FOI pour analyser les données brutes). Le risque était trop gros de faire comparaître un expert, celui qui pouvait démontrer la fameuse «astuce pour cacher le déclin».

Rappelons que l’enquête ne visait pas à savoir si les travaux du CRU (réchauffement récent hors du commun) étaient valables ou non, seulement le comportement des scientifiques en cause, notamment Phil Jones.

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Énergie verte – temps difficiles et arnaqueurs

jeudi, 15 avril 2010

L’industrie éolienne au Québec est en difficulté. Le marché du crédit est plus exigeant suite à la crise financière et les coûts de construction ont grandement augmenté.

Le problème, disent les promoteurs éoliens, c’est qu’Hydro-Québec a signé à un prix trop bas lors de ses derniers appels d’offres (6.5 et 8.7 cents/kwh), largement sous le prix du marché actuel de ce secteur (plus de 11 cents/kwh), ce qui ne suffit pas à couvrir les coûts.

C’est donc au tour du gouvernement de venir en aide aux projets en cours pour qu’ils puissent enfin voir le jour, via 30 millions en garantie de prêts.

Le hic, c’est que le prix de l’électricité sur le marché nord-américain est bien inférieur (5.5 cents/kwh), et que nous avons des surplus que nous ne pouvons vendre…

chaque fois que des pâles d’éoliennes se mettront à tourner dans les prochains mois et prochaines années, Hydro mangera de l’argent. Nous achetons de l’électricité que l’on ne peut revendre, et même si on le pouvait, elle coûterait plus cher que ce qu’on en obtiendrait

Cette situation rappelle une fois de plus que l’industrie éolienne n’est viable (pour l’instant) que grâce à l’achat à fort prix par le gouvernement de l’électricité qui en est produite (au final, l’argent des contribuables). On est très loin de la rentabilité qu’offre l’hydro-électricité, au point où l’on doit se questionner sur la production massive d’électricité en provenance de parcs éoliens.



En Espagne

La nouvelle arrive à point, car on apprend justement qu’une fraude vient d’être mis à jour en Espagne, en lien avec des panneaux solaires et le rachat par le gouvernement à fort prix. Une occasion en or pour les gens sans scrupules.

Ainsi, profitant des apports publics importants pour encourager l’énergie verte (rachat à gros prix comme ici avec notre éolien), des fournisseurs d’énergie solaire en Espagne ont décidé d’ajouter à leur production des génératrices au diesel. Le coût de revient pour faire tourner ces groupes électrogènes est bien inférieur à l’argent versé par l’état pour les kwh produits. Une arnaque de plus de 2.6 millions d’Euros, et ce ne serait que la pointe de l’iceberg nous dit-on, sachant que la compagnie en question a reçu 2,3 milliards d’Euros l’an dernier en subventions.

Pas très malins, ils se sont fait prendre au jeu parce qu’ils ont laissé tourner leurs génératrices la nuit!

Avis aux promoteurs éoliens, si vous fournissez de l’électricité en l’absence de vent, ça pourrait éveiller des soupçons…

Plus de détails sur le blogue de PapyJako.



Réflexions sur le « réchauffement de la planète » – par Jean-François Foncin

mardi, 13 avril 2010

Ce billet est signé par Jean-François Foncin, Directeur d’Études honoraire à l’École Pratique des Hautes Études.

Merci pour cette belle démonstration de probabilité des causes, un aspect négligé dans le débat!
- Yves

Réflexions sur le « réchauffement de la planète »



Quoique de nombreuses critiques aient été formulées contre le « consensus » qui fait prédire un réchauffement de la Terre dû à un effet de serre, lui-même dû à l’accumulation dans l’atmosphère de bioxyde de carbone (CO2) produit par l’homme, principalement du fait de l’utilisation de combustibles fossiles depuis le début de l’ère industrielle (approximativement le XIXème siècle), ce consensus a fait prendre, et surtout proposer, des mesures législatives dont les conséquences économiques et politiques seraient sévères ; ses éléments méritent donc d’être attentivement discutés. Cela a été fait par d’autres essentiellement à partir des données de fait disponibles dans ce domaine ; je désire au contraire le faire au point de vue fondamental de la logique scientifique, en rappelant qu’un consensus n’est pas preuve de vérité, car

la pluralité des voix n’est pas une preuve qui vaille rien pour les vérités un peu malaisées à découvrir, à cause qu’il est bien plus vraisemblable qu’un homme seul les ait rencontrées que tout un peuple.
Descartes, Discours de la Méthode, deuxième partie

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François Cardinal n’est plus chroniqueur à La Presse

samedi, 10 avril 2010

François Cardinal quitte son poste de chroniqueur en environnement à La Presse. Il retourne à l’éditorial, en environnement, énergie et questions urbaines.

Ce dernier venait tout juste d’amorcer un virage plus “objectif” (c’est-à-dire un peu moins partisan) en lien au réchauffement climatique…

Est-ce le rédacteur en chef qui n’a pas aimé sa prise de position moins partisane? Ou est-ce M. Cardinal qui n’était pas à l’aise avec des directives de couverture plus neutres?

À suivre…



UQAM: cours sur les changements climatiques

vendredi, 9 avril 2010

Le certificat en Sciences de l’environnement de l’Université du Québec à Montréal offre un nouveau cours disponible à distance (TELUQ) : ENV 1110 – Les Changements Climatiques.

Obsédé par le sujet et curieux de connaître ce qui est enseigné aux futurs spécialistes en environnement, j’ai décidé de m’inscrire au cours. Après tout, peut-être pourra-t-on enfin me convaincre du sérieux de l’hypothèse du RCA (réchauffement climatique anthropique)?

Voilà près de 4 ans que je me penche sur la science du climat (et suis passé dans le camp des climato-sceptiques), via de nombreux livres, blogues, sites et articles scientifiques. La tenue de ce blogue me force d’ailleurs à lire au moins 10-20 heures par semaine sur le sujet, ce qui fait de moi une personne informée et très critique sur le sujet.

Je suis prêt à «challenger» celui ou celle qui, au nom de la science, montrera aux étudiants comment nous sommes certains que le réchauffement (pardon, le changement!) climatique est causé par l’homme et qu’il est inquiétant. J’accepte volontiers d’être mis K.O. si la démonstration est convaincante, car ce que je défends est l’objectivité et la transparence.

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Skyfal est de retour!

mercredi, 7 avril 2010

Après un peu plus de deux mois d’absence, le plus grand site francophone climato-sceptique, Skyfal (Changement Climatique), est de retour!!!

Ça se passe ici: http://skyfall.free.fr



L’Arctique au printemps 2010: l’heure des comptes

mardi, 6 avril 2010

En cette période de l’année, la glace de mer de l’Arctique atteint son maximum annuel. Qu’en est-il cette fois-ci?

Eh bien pour une 3e année consécutive, celle-ci reprend du terrain, comme ce fut le cas en septembre dernier (3e reprise en lien au minimum), une nouvelle qui ne parviendra certainement pas au public québécois via les médias traditionnels (sauf La Presse, voir plus loin).

Le journal Sunday Times (UK), lui, a fait ses devoirs (c’est-à-dire rapporter AUSSI les nouvelles qui ne vont pas dans le sens des prédictions alarmistes), dans un article intitulé : Arctic ice recovers from the great melt. La grande fonte (great melt) étant bien entendu l’année 2007, qui avait été marquée d’une fonte estivale exceptionnelle, bien que la reprise avait été exceptionnellement grande l’hiver suivant (ce qui n’avait malheureusement pas été médiatisé).

Comme le rapporte WattsUpWithThat:

  • En 2007, on annonce que le phénomène est sans précédent et que l’Arctique pourrait être libre de glace aussi tôt qu’en 2013…
  • En 2008, on annonçait encore la «spirale de la mort» pour l’Arctique, malgré la reprise. Ce n’était qu’un léger soubresaut.
  • En 2009, on annonçait qu’une deuxième année de reprise ne signifiait rien, que la «spirale de la mort» était bien là, et que les climato-sceptiques ne sont de grands ignorants (d’après le directeur du NSIDC).
  • En 2010, alors que l’Arctique approche la normale pour ce temps de l’année (une première depuis 2001), le directeur du NSIDC se ravise: “les réactions à la fonte de 2007 ont été exagérées… nous devons être plus prudent pour ne pas trop faire de lecture à partir d’un seul événement”.

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