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Bonnet d’âne : Tourisme apocalyptique

Le journal Métro, inlassable pour mousser la vision réchauffiste catastrophique, nous présentait récemment un article sur le «tourisme apocalyptique».

En proie aux changements climatiques, plusieurs régions du monde seraient devenues populaires auprès d’une nouvelle catégorie de voyageurs, ceux qui veulent constater le danger eux-mêmes. On y présente le top 10 des destinations pour tourisme apocalyptique.

Si l’article est à première vue sans intérêt, il est très utile pour illustrer quelques mythes (ou associations gratuites) en lien au réchauffement…



1. Les chutes Victoria

Selon une récente étude africaine, le réchauffement climatique pourrait entraîner l’assèchement du bassin du fleuve Zambèze, qui alimente les chutes Victoria.

Tiens tiens, une étude sur l’assèchement… N’est-ce pas là le fameux AfricaGate?

Dans son dernier rapport, le GIEC avait fait état d’une perte possible allant jusqu’à 50% des récoltes (d’ici 2020), en lien à une diminution de pluie par les changements climatiques.

Il s’est avéré que cette fausse affirmation (non supportée par des recherches scientifiques) était basée sur un rapport par un groupe de défense des droits canadien (IISD) et rédigé par un spécialiste du commerce de carbone.

L’International Institute for Sustainable Development (IISD) est un centre qui sert à promouvoir le développement durable à l’échelle internationale, donc dans la même veine que le WWF. Voyez ici pour plus de détails.



2. Les Evergaldes

En effet, l’eau de la mer a commencé à inonder les marécages sur plus de 15 km dans les terres, ce qui a des conséquences catastrophiques selon l’American Natural Resources Defense Council.

Globalement, le niveau des océans monte, comme il le fait depuis le début de la période interglaciaire (il y a 12 000 ans), sauf peut-être pendant les soubresauts de froids telle la miniglaciation du 15e au 19e siècle. Aucune accélération de la montée n’a cependant été observée, sauf dans les modèles (!). On assiste même à une diminution du rythme depuis 3-4 ans.

Pendant de nombreuses années, le développement de la Floride fut assisté de pompages massif de l’eau pour drainer les Everglades (et d’un système de contrôle des inondations suite aux ouragans de 1926 et 1928), notamment dans le but de rendre de nouvelles terres utilisables à l’homme. L’écosystème a souffert énormément de ces actions.

Ce n’est que récemment (1995) que l’on a pris des mesures importantes pour restaurer le milieu naturel, avec un système de canaux, d’écluses et de pompes sur plus de 2000 km, afin de simuler les fluctuations naturelles de l’eau. Cela aura permis de rendre à nouveau inondées des zones asséchées artificiellement par le passé.

L’inondation observée serait donc en partie le résultat de cette intervention volontaire, qui aurait porté fruit. Réjouissons-nous et cessons de blâmer le réchauffement climatique!



3. Les Maldives

Si le niveau des océans continue à s’élever au rythme actuel, les Maldives seront inhabitables d’ici une quarantaine d’années et auront complètement disparu à la fin du siècle

J’en ai parlé ici il y a quelque temps: les Maldives, contrairement à ce qu’affirme Al Gore et le GIEC, ne sont pas menacées.

Après avoir été environ 20cm plus haut qu’aujourd’hui jusqu’à 1970, le niveau de la mer aux Maldives a baissé au niveau actuel pendant les années 70, et est stable depuis. Rien n’indique qu’elles sont menacées pour l’instant.



4. Churchill

Churchill, au Manitoba, est connue comme la capitale mondiale de l’ours polaire. Malheureusement, à cause du réchauffement climatique, la glace y fond presque un mois plus tôt qu’il y a 20 ans. Les ours ayant moins de temps pour chasser, il s’ensuit chez ces animaux une perte de poids moyenne de 50 kg. On croit qu’un tel changement est intenable et que les ours vont soit mourir, soit chercher à se nourrir dans les villes.

Un mois plus tôt?

Même si la quantité de glace restante a diminué progressivement jusqu’en 2007, la date de fonte est demeurée la même depuis 1979, tel qu’illustré dans le graphique ci-contre (cliquez pour agrandir).

Elle reprend d’ailleurs du poil de la bête depuis 3 ans, et on assiste même en ce moment à une reformation près de la moyenne 1979-2000, tel qu’illustré à gauche (cliquez pour agrandir).

Cliquez ici pour un graphique mis à jour de l’état de la glace par le NSIDC.

Perte de poids de 50kg?

Oui, les ours subissent une perte de poids importante pendant leur migration vers Churchill (plusieurs centaines de km), mais cette migration n’a rien de nouveau, et n’a rien à voir avec un manque à gagner récent comme on voudrait nous le faire croire. On est même passé de 5000 bêtes en 1960 à près de 25000 aujourd’hui.

Les ours n’ont rien à craindre de notre petit réchauffement, tel qu’indiqué dans ce billet.



5. Tombouctou

l’avancée du désert et l’augmentation du nombre de tempêtes violentes menacent aujourd’hui de raser la cité

Vraiment? Tel qu’indiqué dans le document «Les erreurs du film de Al Gore» (page 11) :

Dans les derniers 25 ans, le désert du Sahara a rétréci de 300,000 kilomètres carrés, à cause justement, de l’abondance de pluie. Certains scientifiques pensent que le Réchauffement Global pourrait atténuer la sècheresse pré existante, à cause du contenu du surplus d’humidité dans l’atmosphère.

Prétendre que l’avancée du désert est une menace à court terme montre que l’on n’a pas regardé les chiffres…



6. Le Kilimandjaro

Les scientifiques prévoient que, au rythme actuel, les neiges auront fondu d’ici la fin de la décennie.

S’il est vrai que le Kilimandjaro a perdu une partie importante de sa neige, il faut rappeler que cela n’a rien à voir avec le réchauffement climatique, et que cette diminution a commencé bien avant l’industrialisation.

Il s’agit plutôt de la déforestation massive dans la région, qui réduit l’humidité des courants ascendants, donc les précipitations de neige en altitude. L’air plus sec ne suffit pas à apporter suffisamment de précipitations pour compenser la sublimation de la glace au sommet. Voyez cet article de pensée-unique pour plus d’infos.



7. La Nouvelle-Orléans

La ville louisianaise peine à se relever du passage dévastateur de Katrina – l’ouragan a presque rayé la ville de la carte. Les résidants trouvent peu de réconfort dans une récente étude qui conclut que le réchauffement planétaire entraînera des ouragans de plus en plus violents dans l’Atlantique. Dépêchez-vous d’aller y faire un tour avant que dame nature ne l’ait transformée en lagune.

Les ouragans n’ont rien à voir avec le réchauffement climatique (mais seraient en revanche influencés à un certain degré par El Nino et La Nina).

Leur nombre et leur niveau d’énergie sont d’ailleurs en déclin depuis quelques années. L’activité cyclonique tropicale du globe et de l’hémisphère Nord est même à son plus bas niveau depuis 30 ans! (Hérétique en parlait d’ailleurs ici)

Voici un graphique qui montre le niveau d’énergie des cyclones à l’échelle du globe (tiré su site pensée-unique) :


La Nouvelle-Orléans est dans une zone à risque, tout simplement. Qui plus est, elle a été inondée en lien aux digues qui n’ont pas tenu le coup (trop basses et pas assez solides). Pourtant, il y a longtemps qu’on savait que les digues ne résisteraient pas à un gros ouragan, mais des groupes écologistes avaient bloqués un projet de construction à cet effet, à la fin des années 70, pour protéger des poissons…



8. La Grande Barrière de corail

Composée de 3 000 magnifiques récifs qui s’étendent sur 2 600 km, elle est attaquée de toutes parts : réchauffement climatique, pollution, domestique et industrielle, surpêche et tourisme sont autant de facteurs qui menacent cet écosystème unique.

En effet, beaucoup de choses menacent la barrière de corail, mais le réchauffement climatique n’est certes pas une menace considérable. On entend souvent que la décoloration (ou blanchiment) est attribuable au réchauffement, tel qu’observé en 1998. Il faut savoir que la coloration vient des micro-organismes qui vivent sur les coraux.

Les coraux sont sensibles aux variations importantes de température sur une courte période, provoquant l’éjection massive des algues unicellulaires en place pour ensuite les remplacer par une espèce mieux adaptée. Ce mécanisme de défense naturel entraine une décoloration temporaire (et une fragilité pendant la transition), mais montre aussi que la corail sait s’adapter.

En 1998, nous avions un El Nino qui a réchauffé l’eau considérablement, provoquant une décoloration massive (et une couverture médiatique importante!).

Notons qu’en février dernier, c’est la vague de froid sur les côtes de la Floride qui a causé le même phénomène, avec une grande mortalité en plus! Comme quoi le changement brusque vers un refroidissement est plus grave que l’inverse. Peu de couverture médiatique cette fois (probablement un peu trop embarrassant)!



9. Venise

La ville italienne, quasi miraculée, subit des inondations (appelées acqua alta) quatre fois plus importantes qu’au début du XXe siècle. La hausse du niveau des eaux bouleverse la vie des habitants et risque de détruire des édifices d’une valeur inestimable. D’ici la fin du XXIe siècle, la place Saint-Marc pourrait être engloutie sous deux mètres d’eau, et la cité, devenir inhabitable.

Au cours du 20e siècle, plusieurs puits artésiens ont été construits pour extraire l’eau de la roche aquifère pour l’industrie locale. Ceux-ci seraient responsables de l’enfoncement de la ville (donc des inondations plus marquées?). Dans les années 60, les puits ont été bannis, et la ville s’enfonce moins depuis, bien que le tort est fait.

Le niveau des océans, selon le dernier rapport du GIEC, pourrait s’élever d’environ 40 cm au cours du prochain siècle, soit à peine plus que l’élévation normale en vigueur depuis 150 ans (probablement non significatif si on tient compte des incertitudes). Cela rappelle aussi cet article de PapyJako sur le SeaGate

Venise est une ville à risque, réchauffement ou non.



10. Les pyramides de Gizeh

Ce n’est pas tant le climat qu’une mauvaise gestion qui est en cause ici. Une récente étude consacrée aux attractions touristiques les moins bien entretenues classe ces merveilles du monde au deuxième rang.

Au moins pour celle-ci ils ont reconnu que le réchauffement n’est pas la cause…

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6 Réponses à “Bonnet d’âne : Tourisme apocalyptique”



  1. Une petite précision concernant les coraux. Ceux-ci vivent en symbiose non pas avec des bactéries mais avec des algues unicellulaires appelées zooxanthelle. Ces coraux ne peuvent pas survivre sans elle.

  2. @Twinsal
    Merci, c’est corrigé.

  3. Ce genre d’article influence l’opinion publique d’une façon insidieuse, car n’est pas directement un article sur le climat mais plutôt sur les voyages. Pour le publique qui n’a pas pris le temps de faire ses recherches, ça renforce l’impression de “consensus”, de certitude scientifique.

  4. Ce qui me fait le plus peur , c’est qu’ils répètent continuellement les mêmes faussetés. À force de répéter les mêmes idioties le monde pensent que c’est vrai et croient les ecoterroristes qui on toujours des médias prêt à leur donner de l’espace dans leur journaux ou videos (pour les nouvelles)

  5. Il est a rappeler que les coraux des archipels des Keys proche des Everglades ont beaucoup souffert du froid cet hiver.
    http://www.lepost.fr/article/2010/02/02/1919720_le-recif-corallien-dans-des-archipels-des-keys-en-floride-souffre-du-froid.html
    Et pour katrina, Papyjako a fait un excellent post à ce sujet
    http://www.lepost.fr/article/2010/03/10/1980849_des-digues-des-poissons-et-des-hommes.html

  6. @pecqror
    Ces deux liens se trouvaient déjà dans mon billet :-)

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