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Greenpeace montre des dents

Suite à l’échec de Copenhague, au ClimateGate et aux nombreux scandales du GIEC qui ne cessent d’ébranler la science du climat, Greenpeace se voit contrainte de défendre sa position plus que jamais. Comme la démonstration scientifique n’est pas une option, l’organisation y va de menaces, d’attaques ad hominem et d’incitations à passer outre les moyens légaux pour arriver à ses fins.

We know who you are. We know where you live. We know where you work.
- Gene Hasmi, Greenpeace India (Climate Rescue Weblog de Greenpeace)

Cette campagne va dans le sens annoncé récemment ici : ClimateGate: la contre-attaque!, c’est-à-dire une nouvelle vague d’attaques en vue de freiner la montée du scepticisme. Steven Guilbault (Équiterre) avait également fait de même récemment (La chasse aux sorcières de Guilbault), sans oublier Yanick Villedieu à Radio-Canada et Karel Mayrand de la Fondation Suzuki à plusieurs reprises, dont lors de mon entrevue à Radio-Canada en décembre 2009.

L’argument de base des groupes écologistes repose sur le fameux consensus scientifique. Comme celui-ci perd chaque jour des plumes (de plus en plus de gens réalisent qu’il n’en est rien), il reste à discréditer les messagers.


La stratégie reste similaire dans la majorité des cas : associer les climato-sceptiques à l’industrie pétrolière.




Pourtant, comme l’indiquait Donna Laframboise sur son blogue, les méchants climato-sceptiques sont pour la plupart des blogueurs dans leur sous-sol qui ont un site pour moins de 10$ par mois (c’est mon cas). Ils n’ont pas besoin de financement, ils ont simplement besoin de connaissances, de motivation et de temps à investir. Bon nombre d’entre eux sont à la retraite (chanceux!) et ont des aptitudes en science, en mathématiques ou en statistiques. Ils investissent des heures à fouiller le web, la littérature scientifique, pour ensuite rendre de l’information disponible au grand public, car les journaux de masse ne font pas ce travail. ExxonMobil? Non merci.


Revenons à nos moutons.

C’est sur le blogue de Greenpeace que la menace dont il est question ici prend place.

On y lit, en outre:

The politicians have failed. Now it’s up to us. We must break the law to make the laws we need: laws that are supposed to protect society, and protect our future. Until our laws do that, screw being climate lobbyists. Screw being climate activists. It’s not working. We need an army of climate outlaws.”

The proper channels have failed. It’s time for mass civil disobedience to cut off the financial oxygen from denial and skepticism.

[Traduction libre] Les politiciens ont échoué. Maintenant c’est à nous de nous en occuper. Nous devons enfreindre la loi pour créer les lois dont nous avons besoin: des lois qui doivent protéger la société et le futur. D’ici à ce que nos lois s’en chargent, au diable le lobby de climat. Au diable l’activisme du climat. Ça ne fonctionne pas. Nous avons besoins d’une armée de hors-la-loi du climat.

Les canaux de transmission appropriés ont échoué. Il est temps d’une désobéissance civile massive pour couper le financement de la négation et du scepticisme.

Et quelques lignes plus loin, en s’adressant à ceux et celles (climato-sceptiques) qui ont alimenté le débat autour de fausses solutions (la vraie étant celle du contrôle du CO2), financé de la science de merde (la vraie étant celle qui va dans le sens des réchauffistes), qui ont ralenti l’adoption des lois et qui ont conduits les gouvernements élus vers la soumission:

We know who you are. We know where you live. We know where you work.
And we be many, but you be few.

[traduction libre] Nous savons qui vous êtes. Nous savons où vous habitez. Nous savons où vous travaillez. Nous sommes nombreux, et vous peu.




Ouf! On dépasse la religion. On approche le terrorisme!

Pour ma part, ça ne fait que renforcer ma position. Lorsque la tactique consiste à attaquer les messagers, c’est qu’on ne peut répondre au message.


Au passage, je suis en train de lire un document pdf dans la même veine produit par Greenpeace (Dealing in Doubt), que je qualifierais de «Greenpiece of Shit», dans lequel on fait le même genre d’accusations (lobby pétrolier) pour discréditer les climato-sceptiques les plus connus. Par curiosité, j’ai fait une recherche pour le mot «denier», qui retourne 46 résultats, et le mot «denial» qui en retourne 44. Sans commentaire…




[mise à jour 6 avril] : Greenpeace a décidé de retirer l’article de Gene Hasmi, mais par souci de transparence, ils ont conservé le billet à cette adresse: http://gp-bc7f8.posterous.com/

Les commentaires des utilisateurs sont malheureusement perdus. Bien entendu, on y trouvait surtout des propos en désaccord avec ces menaces…



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3 Réponses à “Greenpeace montre des dents”



  1. Au passage, on en parle ici:
    Greenpeace is coming: “We know where you live.
    et ici:
    Climate Craziness of the Week – Greenpeace posts threats

  2. Voilà, on y est. Les totalitaristes rouges à capuche verte se dévoilent enfin. Espérons que cette nouvelle utopie meurtrière, avatar du communisme, ne prendra pas les commandes dans certains pays.

  3. @Yves Pelletier
    Merci pour le «Greenpiece of Shit» … Il est “instructif”

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