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Université Queen : nouvelles données disponibles

Le bureau du commissaire à l’information au Royaume-Uni vient de donner raison à Doug Keenan, après un long débat de 3 ans avec l’Université Queen à Belfast en Irlande, pour mettre enfin la main sur les données en lien aux cernes d’arbres.

L’accès aux données permettra de valider les travaux de recherche effectués depuis 40 ans, portant sur les cernes de 11 000 arbres d’Irlande. Ceux-ci permettent de remonter jusqu’à 7000 ans!

Rappelons que les cernes de croissance d’arbres sont des proxys qui servent à calculer la température du passé, alors qu’aucun thermomètre n’existait. Ils sont largement utilisés depuis le 3e rapport du GIEC (apparition de la courbe en crosse de hockey de Mann), malgré leur faible représentation des températures, tel que discuté ici.

La dendrochronologie (étude des cernes d’arbres) mets moins en lumière l’optimum médiéval et la miniglaciation que les autres proxys, comme les palourdes, ce qui pourrait justifier son adoption large (ils permettent de mettre plus d’accent sur le réchauffement récent).

En mesurant l’épaisseur des cernes d’arbres, on déduit si la température était chaude (cerne épais) ou froide (cerne mince). Le problème, c’est que l’épaisseur du cerne dépend de plusieurs autres facteurs (humidité, ensoleillement, maladies…), et bien entendu la quantité de CO2 (plus de CO2 = plus grande croissance).

Quoi qu’il en soit, les travaux de Mann reposent sur un très faible échantillon (une dizaine d’arbres – au Yamal – pour les années 90s), dont 1 seul (YAD061) est en concordance avec les résultats obtenus). Sans oublier les piètres statistiques utilisées (qui lui ont valu son rejet par la suite).

Voyez d’ailleurs ce billet de PapyJako : Le voleur de l’optimum médiéval a enfin été confondu!

Tout nouvel échantillonnage est donc la bienvenue, offrant un plus grand bassin de données, et une nouvelle localisation.



L’écologiste qui a récolté la majorité des données, le professeur Mike Baillie, crie bien entendu à l’injustice, aux droits d’auteur :

We prepared the samples and – using quite a lot of expertise and judgment – we measured the ring patterns. Each ring pattern therefore has strong claims to be our copyright. Now, for the price of a stamp, Keenan feels he is entitled to be given all this data.


Pourtant, c’est le propre de la science. Les données auraient dû être accessibles. Quand des données comme celles-ci servent à prendre des décisions politiques de l’ampleur qu’on connait, il est important de pouvoir les contre-vérifier.

Il aura donc fallu une demande pour un FOI (Freedom of Information Act) afin de rendre publiques les données demandées, comme ce fut le cas pour le CRU. Au moins cette fois, il semble que le responsable des données ne les a pas d’abord supprimés pour éviter qu’on les analyse.

Ca se passe ici: Doug Keenan finally gets the tree data

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6 Réponses à “Université Queen : nouvelles données disponibles”



  1. Des droits d’auteur sur des données publiques ?!
    Ce monsieur, Mike Baillie, donne vraiment l’impression d’avoir peur que celle-ci soient accessibles à tous…

  2. En effet, chaque fois qu’on tente de mettre la main sur des données en lien au réchauffement, on a droit au même genre de discours, avec appel à l’autorité.

    La climatologie est une science jeune, et on a pas encore mis en place une culture de transparence…

    Ils jouent toutes les cartes avant de fournir les données, ce qui laissent croire qu’ils ne sont pas trop confiant de leurs travaux et conclusions.

    Jusqu’ici, un examen à la loupe des données sur lesquelles on a mis la main (GISS, CRU, Nouvelle-Zélande…) ont pas mal toujours permis de trouver des anomalies importantes.

    Étrangement toujours en faveur du réchauffement anthropique.

  3. Selon New Scientist , l’année dernière Mike Baillie et sa collègue Ana Garcia-Suarez ont publié une étude montrant que les anneaux de croissance irlandaise de chêne sont un bon indicateur de pluies d’été, mais pas pour les températures.

    http://www.newscientist.com/article/dn18801-uk-university-ordered-to-give-data-to-climate-sceptic.html

    un site web de Douglas J. Keenan.

    http://www.informath.org/

  4. A propos du voleur de l’optimum médiéval .

    http://wattsupwiththat.com/2010/04/20/prominent-climategate-figure-threatens-lawsuit-over-spoof-video-no-cap-and-trade-coalition-says-%e2%80%9cbring-it-on%e2%80%9d/

  5. @plombier
    En effet, Mike Baillie affirmait en 2005 que les chênes d’Irlande ne sont pas un bon indicateur (proxy) de température, et qu’il serait dangereux de s’en servir:

    In my view it would be dangerous to try and make interpretations about the temperature from this data

    Cela n’a pourtant pas empêché Micheal Mann d’en utiliser 119 en 2008, dont 3 de Baillie, sans que celui-ci ou d’autres dendrochronologues ne s’y oppose.

    Donc, à n’utiliser que si l’on veut vendre une idée toute faite?

    Source: http://climateaudit.org/2010/04/21/mann-of-oak/

  6. Hors sujet
    La courbe en forme de crosse de hockey du GIEC vient encore d’en prendre un coup .

    AFP / 27 avril 2010 -MONTRÉAL – La fonte des glaciers dans les montagnes du nord-ouest du Canada a révélé au grand jour des outils de chasse anciens utilisés pour tuer le caribou et d’autres animaux, ont annoncé mardi des archéologues canadiens.
    Parmi les découvertes faites figurent notamment un outil vieux de 2.400 ans qui permettait de projeter des lances, un piège à écureuils de 1.000 ans et des arcs et des flèches datant de 850 ans.
    Ces armes rudimentaires fabriquées par des chasseurs nomades ont été découvertes près de glaciers dans la chaîne des monts Mackenzie, au Yukon, où des caribous se rassemblent l’été depuis des millénaires pour échapper à la chaleur et aux insectes piqueurs.
    “Ces outils sont vraiment étonnants”, a déclaré dans un communiqué Tom Andrews, un archéologue rattaché au Centre du patrimoine nordique de Yellowknife, qui a dirigé les fouilles.
    M. Andrews a commencé ces fouilles en l’an 2000 après que des chasseurs de mouflons eurent trouvé par hasard une pointe de fléchette vieille de 4.300 ans près d’un glacier en recul.

    ——————————

    Une nouvelle preuve que les glaciers ont reculé a diverses époques et notamment a l’optimum climatique médiéval .

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