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La Terre plate

Dans La Presse du jeudi 22 avril 2010, Normand Mousseau écrivait un article intitulé «La Terre n’est pas plate», portant sur le rejet du Soleil comme facteur de contrôle du climat.

Possiblement inspiré par les propos d’Al Gore, il fait allusion au fait que ceux qui doutent du rôle du CO2 anthropique sur le climat croient aussi que la Terre est plate, dans le but de discréditer ces derniers.

La lettre d’opinion de M. Mousseau est un bel exemple de partisanerie aveugle (pour rester poli), et est tellement remplie d’âneries que je me permets de rectifier certains propos.



Note: l’article de M. Mousseau est en réaction à l’article «Climat : la dissidence muselée», publié quelques jours plus tôt sous la plume de Philippe Faucher.



Il importe de corriger les faussetés scientifiques telle l’affirmation selon laquelle le Soleil pourrait être la cause du réchauffement de la planète

Faussetés scientifiques? Est-ce dire que la science n’est vraie que si elle prône une vision, celle de M. Gore et M. Mousseau? Le CO2 d’origine anthropique est une hypothèse parmi tant d’autres pour expliquer (sans succès jusqu’ici) le réchauffement observé depuis la fin de la miniglaciation (1850). Le Soleil en est une autre, comme les océans et les volcans… Le climat est très complexe et régi par une multitude de facteurs, dont plusieurs découlent de l’activité solaire et de l’orbite terrestre. Les travaux de Nicola Scaffeta à ce sujet sont d’ailleurs très intéressants.



… on a créé le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), dont le but est de mettre à jour, à intervalles réguliers, et de manière aussi objective que possible, l’état des connaissances dans le domaine.

Le GIEC est un organisme partisan, ayant pour mission d’étudier le rôle de l’homme sur le climat. En plus du grave conflit d’intérêts de son président (Pachauri), on remarque que les rapports destinés au public sont rédigés par des fonctionnaires onusiens, qui ont le dernier mot (un processus douteux). Les incertitudes scientifiques sont souvent éliminées ou grandement réduites.

Le schéma ci-dessous montre l’organisation du travail pour la production de ses rapports (original ici – l’ajout d’encadré sur les résumés pour décideurs est de moi).



L’inclusion d’une prédiction sur la fonte des glaciers himalayens pour 2035 dans le dernier rapport (le HimalayaGate ou GlacierGate) était délibérée, dans le but d’alarmer les gouvernements, de l’aveu même de l’auteur principal et coordinateur du chapitre, Docteur Murari Lal.

Cette affirmation a également permis au groupe TERI (dont le président du GIEC, Pachauri, est aussi président) d’empocher d’importants contrats d’études sur ces glaciers (centaines de milliers d’Euros).


Que dire du 30% de références grises trouvées dans le dernier rapport du GIEC, alors que son président clame haut et fort qu’il est 100% basé sur des articles à comité de lecture?

Plusieurs références proviennent même de Greenpeace et WWF!

Sans oublier l’AmazonGate, le NetherlandGate, le MalariaGate, le New-ZelandGate, l’AfricaGate, le WikiGate

Voyez ce billet de Jean-Pierre Bardinet.



Cette possibilité [NDT: activité solaire], qui a été amplement étudiée par des astrophysiciens et autres spécialistes du Soleil, est maintenant complètement discréditée pour la majorité de la communauté scientifique et ne subsiste que dans le discours des opposants à tout crin à la lutte aux changements climatiques.

Amplement étudiée? Nous n’en sommes encore qu’au début, en partie parce que ces travaux n’intéressent pas le principal pourvoyeur de la recherche climatique: le gouvernement. Il y a donc, proportionnellement, très peu de travaux à cet effet (soulignons tout de même le projet CLOUD, au CERN, qui regroupe une soixantaine de chercheurs – mais dont les journalistes boudent).

Majorité de la communauté scientifique? il n’y a qu’une poignée (quelques dizaines) d’experts du climat au GIEC. Parmi les plus grands spécialistes au monde du climat, tel Richard Lindzen, plusieurs doutent du RCA (réchauffement climatique d’origine anthropique). Mais le GIEC, les écologistes et les médias font la sourde oreille (ou tentent de les discréditer), pour maintenir le cap.



Or, quand les pseudodissidents se contentent de répéter leurs mêmes oppositions année après année, c’est la possibilité même d’un véritable dialogue qui est pris en otage.

Si le dialogue est pris en otage, c’est bien par les carbocentristes (défenseurs du RCA). Ceux-ci ne considèrent que l’hypothèse du CO2 et rejettent vivement toute autre alternative pour expliquer (en vain) la variabilité climatique. Ceux-ci ont recours aux attaques ad hominem (tel que le fait M. Mousseau) pour éviter tout débat scientifique. On associe gratuitement les gens critiques à l’holocauste («deniers»), au créationnisme, au lobby pétrolier

Pour ma part (et certainement la très grande majorité des gens qui doutent du RCA – soit près de 75% des Britanniques, 50% des Américains et près de 50% des Canadiens), je suis critique parce que je m’informe autrement que par les médias de masse, et y découvre de nombreux travaux scientifiques qui vont en sens contraire de la pensée unique.


À quand le jour où les journalistes prendront la peine, par exemple, de consulter les données sur l’étendue des glaces avant de crier au loup que l’Arctique fond de plus en plus vite (alors qu’il gagne du terrain depuis 3 ans)?
Que le nombre d’ouragans est en déclin et non en augmentation?
Que l’Antarctique gagne en superficie depuis au moins 20 ans?
Qu’on ne voit aucune accélération dans l’augmentation du niveau des mers?

Jean Martin (son nom de plume, car son véritable nom est Jacques Duran) regroupe des données sur cette page.



Affirmer que la Terre est plate et qu’elle est portée par une colonne sans fin de tortues ne change pas la réalité. Pire, continuer, malgré les nombreuses évidences, à défendre le droit des «aplatistes» de monopoliser le débat revient à nier l’existence du progrès dans la connaissance

Cette association gratuite entre climatosceptiques et aplatistes montre à quel point le discours réchauffiste est vide démonstration scientifique. On y marque presque un point Godwin! Ce genre de discours, à la Al Gore ou (plus près de chez nous) Karel Mayrand, n’apporte rien de bon à la cause du RCA. Vaudrait mieux argumenter autour d’observations scientifiques, ce qui n’est jamais le cas.

Nombreuses évidences? Nous avons certes des observations de phénomènes comme la fonte de glaciers continentaux et la réduction de glace en Arctique jusqu’à il y a 3 ans, mais ils n’indiquent en rien que le CO2 en soit la cause, d’autant plus que ces phénomènes sont observés depuis bien plus longtemps que nos émissions massives, et qu’ils ont connu un plus grand recul dans les années 30-40, ou encore pendant la période chaude médiévale.

Monopoliser le débat? Combien de gens ont entendu parler par les grands médias des hypothèses alternatives au CO2? Entendu parlé du fait que nous sommes depuis près d’un an sous l’influence d’un El Nino, alors qu’on crie haut et fort à l’hiver chaud au Canada sans même y faire mention? Les médias ont gravement failli à leur devoir journalistique en offrant une couverture partisane et peu critique depuis plus de 20 ans, sans laisser de place aux travaux qui vont en contre sens.

C’est sur internet que le «débat» a lieu, au sens où il est possible de trouver des informations alternatives. Le ClimateGate révèle des informations troublantes sur la façon dont les travaux de l’élite scientifique du climat ont été menés, afin de soutenir l’hypothèse du RCA. Qu’on fait les médias de masse? Étouffer l’affaire, pour maintenir le cap! Comme vous le faites encore, M. Mousseau. Shame on you!



…le rôle du Soleil ne subsiste que dans le discours des «opposants à tout crin»

Le rôle du Soleil est largement discuté en science, mais n’intéresse pas la chasse gardée d’experts qui s’assurent de bien filtrer les publications sur le climat. Le consensus, pièce justificative numéro 1 des médias, n’existe simplement pas.

On vous dira de ne pas vous informer, on l’a fait pour vous. Circulez, il n’y a rien à voir!

Au contraire, lisez sur le sujet. Faites l’effort de lire autre chose que les canaux officiels de diffusion partisane comme Wikipedia, realclimate, desmogblog ou les médias de masse.

Consultez les données publiques sur l’état des glaces, des températures, des océans. Lisez les courriels du ClimateGate. Soyez critique, creusez sur le sujet.



Les rapports ne sont pas parfaits, évidemment, surtout en ce qui concerne la partie modélisation, qui représente un défi technique remarquable, mais le message qui s’en dégage est resté remarquablement cohérent depuis plus de 20 ans: il y a un réchauffement planétaire qui est causé par l’augmentation des gaz à effet de serre.

Non, ils ne sont pas parfaits. Difficile de l’être d’ailleurs, malgré le ton arrogant de son président qui affirmait, après avoir finalement reconnu l’erreur des glaciers himalayens, qu’il s’agissait de la seule erreur!

Des problèmes en lien à la modélisation? Justement, et c’est le coeur du problème: les modèles climatiques sont une vision simpliste du phénomène, avec des valeurs et équations arbitraires, et ne constituent en rien une preuve de quoi que ce soit.

Si le message est le même depuis 20 ans, c’est simplement qu’on entre des données similaires depuis ce temps. Un ordinateur, aussi puissant soit-il, ne fait que représenter ce qu’on lui donne. Les modèles accordent tous une importance importante au CO2 (c’est ce rôle qu’on veut mettre en lumière) et peu à des paramètres comme le Soleil et les océans.

On ne sait pas exactement l’influence de chaque paramètre, et surtout comment ils interagissent ensemble. La sursimplification des modèles donne inévitablement une prévision qui ne vaut rien. D’ailleurs, aucun modèle n’a su prévoir l’absence de réchauffement de la dernière décennie, et aucun modèle n’a su prévoir la reprise de glace en Arctique. Pourtant, l’observation des phénomènes cycliques permet de constater que cela était inévitable.





En conclusion


Du jamais vu?

Les carbocentristes (défenseurs du RCA) soutiennent que le climat fut jusqu’ici relativement stable, ou que les variations passées furent moins rapides que celles que nous connaissons aujourd’hui. Cela est, au mieux, ignorer le climat passé.

Non seulement avons-nous connu des périodes plus chaudes au cours de cet épisode interglacial, mais les changements se sont opérés plus rapidement à quelques reprises, même en acceptant les températures actuelles comme point de repère (ces dernières semblent exagérées en raison notamment des corrections erronées en lien aux ilots de chaleur urbains).

Le Soleil joue un rôle primordial sur le climat depuis des millions d’années, et en combinaison avec l’orbite terrestre, les volcans et les océans, a causé des fluctuations bien plus importantes et brusques que celles que nous connaissons, tout cela en l’absence d’émissions anthropiques de CO2.



Corrélation CO2 – température?

Malgré une augmentation constante de CO2 depuis le dernier siècle, la température a connu des fluctuations qui ne sont pas en accord avec cette tendance, à savoir le refroidissement de 1945-1975 et celui de la dernière décennie (par contre en accord avec les océans et le Soleil).

En ce qui concerne le passé plus lointain, il a été démontré par les carottes glaciaires que la température précède toujours la variation de CO2, avec une moyenne de 800 ans. Cela s’explique bien par l’inertie des océans aux changements de température, et une solubilité réduite dans l’eau plus chaude.

Faut-il rappeler que corrélation n’est pas causation.

Certes, entre 1975 et 1995, le thermomètre planétaire a grimpé, en suivant la phase chaude de l’oscillation décennale du Pacifique (PDO), laquelle serait d’ailleurs sous l’influence de cycles solaires. Pendant ce temps, les émissions de CO2 étaient en augmentation. Voilà où s’arrête la démonstration.



Plus chaud?

Malgré plusieurs facteurs qui font gonfler les moyennes de température, tel que :

  • des erreurs de prises de données qui favorisent la surévaluation de la température,
  • la piètre qualité des stations météos (situées en majeure partie dans des environnements inadéquats, comme des stationnements, sorties d’airs conditionnés, près de structures en béton chauffées…),
  • les corrections inadéquates pour l’effet de chaleur urbain et une diminution importante du nombre de stations – surtout dans les zones froides,
  • la révision constante à la hausse des températures entre 1945 et 1975 par Hansen (GISS) pour diminuer le déclin et montrer une augmentation plus continue,
  • les manipulations de données pour cacher le déclin des dernières années (tel que démontré dans le ClimateGate),
  • deux épisodes El Nino (1998 et en 2009) qui font augmenter sous forme de pallier la température globale,

… on ne note aucun réchauffement significatif depuis 1995! Cela de l’aveu même du professeur Phil Jones, directeur du CRU, qui fournie le GIEC en données.



Et le Soleil?

Les modèles climatiques ne considèrent que l’irradiance du Soleil, qui varie en effet très peu. Ils omettent toutefois les rayons cosmiques, qui nous parviennent de façon très variable, en fonction de l’activité du Soleil. Les tempêtes solaires forment une sorte de bouclier qui nous protège des rayons en provenance de l’Univers. Ces mêmes rayons servent de catalyseurs à la formation des nuages, et la couverture nuageuse est un élément crucial du climat. Les modèles climatiques ont pour prémisse que la température influence la formation nuageuse, alors que de récents travaux démontrent l’inverse. Le Soleil influence la couverture nuageuse, laquelle influence le climat.

Il y a beaucoup de travaux sur le Soleil qui sont effectués (le projet CERN, les travaux de Scaffeta, Svensmark…), mais ceux-ci sont complètement ignorés par le GIEC, les écologistes et les journalistes comme M. Mousseau. Cela va à l’encontre du dogme de la religion verte. On ne veut pas ouvrir une porte vers autre chose que le CO2. Trop d’argent a été investi.

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10 Réponses à “La Terre plate”



  1. J’ai déjà eu M. Mousseau comme professeur il y a plusieurs années. J’ai donc suivi ses apparitions publiques depuis et pour résumer le personnage, c’est un physicien (il aime dont le rappeller en faisant un appel à l’autorité pratiquement à chaque fois) assez prétentieux aux tendances socialistes. Il semble s’intéresser particulièrement à la situation du pétrole (il semble même souhaiter l’abandon total du pétrole au Québec). C’est une forte tendance chez les physiciens de penser qu’ils sont les mieux placer pour juger tous les problèmes de société héhé (je suis bien placé pour le savoir). Il disait aussi il y a quelques années tout projet de bouclier anti-missile était irréalisable.

    Assimilier les sceptiques à des défendeur de la terre plate est une réduction à l’absude digne de son attitude prétentieuse traditionnelle.

  2. Excellent billet Yves! L’image est bien choisie aussi.

  3. Un autre article dans le même genre, cette fois sur Truthout: http://www.truthout.org/is-sun-finally-setting-climate-change-skepticism58965

    Celui-là, au lieu de comparer les climatosceptiques aux aplatistes, les compare à des gens ayant une dépendance à l’alcool, aux drogues… et au pétrole!

    Sans oublier les quelques références aux «deniers» (ceux qui renient l’holocauste).

    Propagande pure! Point Godwin bien mérité!

  4. Excellent travail Yves. Je pense que Normand Mousseau manque d’objectivité scientifique lorsqu’ il affirme que “Cette possibilité (en parlant de l’activité solaire), qui a été amplement étudiée par des astrophysiciens et autre du Soleil, est maintenant complètement discréditée pour la majorité de la communauté scientifique”. En recherche on ne peut jamais discréditer complètement une idée surtout lrsqu’il s’agit d’une science aussi jeune que la climatologie. Les corrélations observées entre les rayons cosmiques et la formation de nuages en laboratoire méritent d’ etre étudiés en plus de détails à plus grande échelle. Les modèles climatiques expliquent mal l’ augmentation des températures avant 1970 et surtout entre 1910 et 1940. Les facteurs radiatifs (forcings) due aux gas à effet de serre ne suivent pas l’augmentation en CO2 pour cette période. Je pense que les modélisateurs devraient essayer de mieux modéliser la période 1910 à 1940 en introduisant un effet de “feedback” du facteur radiatif solaire due à la formation de nuage. Les modélisateurs n’ hésitent pas à introduire des effet de feedbacks tout à fait arbitraires lorqu’il s’agit par example de l’effet des aéorosols.

  5. @Raymond,

    Vincent Courtillot illustre bien cet ajustement en comparant les modèles climatiques à une machine avec deux boutons de contrôle d’intensité (roulettes). La première pour le CO2. L’autre pour les aérosols. De là, ils tournent les boutons jusqu’à obtenir le plus possible la courbe des températures observées, un défi de taille il va de soi.

    Trop de CO2 ne mets pas assez l’emphase sur le refroidissement des années 45-75, donc on augmente l’intensité des aérosols. Trop de cette dernière, et le CO2 disparait. On fait des essais-erreurs jusqu’à trouver la bonne combinaison, mais ca ne marche pas vraiment. Reste à manipuler les données comme le fait Hansen pour effacer, décennie après décennie, le déclin. À chaque 10 ans, le GISS recalcule les températures de cette période froide, et les augmentent pour réduire el refroidissement observé.

    Si les données ne vont pas dans le sens des modèles, les données doivent être incorrectes! (c’était même dans un des courriels du ClimateGate!)

    Comme vous en faites mention, on utilise les aérosols pour expliquer le refroidissement pendant le boom de CO2, là ou l’effet aurait dû être le plus marquant (puisque l’équation est logaritmique). C’est drôle de voir que Suzuki est passé de prophète du refroidissement (années 70) à prophète du réchauffement, pour la même raison: pétrole. Personne n’ose lui remettre sur le nez…

    Même le Soleil n’explique pas tout. C’est très complexe. Mais la piste est plus prometteuse. Elle a au moins le mérite d’être plutôt en accord avec les données historiques, ce qui fait défaut au CO2.

  6. @Yves, La climatologie est si complexe que la modélisation numérique me parrais quand meme nécessaire pour essayer de mieux quantifier l’effet du soleil sur le réchauffement climatique par example. Bien sur, il ne suffit pas de mesurer uniquement des corrélations entre les rayons gamma et la formation de nuages en laboratoire. Il faut paramétriser ces effets et les utiliser dans des modélisateurs numerériques (GCM) pour essayer de quantifier par example l’effet des rayons cosmiques à l’échelle planétaire sur la formation additionelle de nuages et l’effet de ces nuages sur l’augmentation des températures globales.

    Richard Lindzen critique le manque de confrontation scientifique entre les différents instituts internationaux qui font de la modélisation numérique du climat. Chaque institut utilise des paramétrisations, des facteurs radiatifs dues aux CO2 et aux aérosols différents de telle sorte que les modèles qui sont les plus sensibles à l’effet du CO2 sur la températures globale sont aussi les modèles qui ont le plus d’effet de refroidissement due aux aérosols puisque les groupes cherchent à reproduire le plus fidèlement possible l’ histoire des températures depuis 1900 à maintenant en ajustant principalement les facteurs radiatifs dues au CO2 et aux aérosols comme vous l’avez décrit. Il est donc plus difficile de comparer les modèles. Il faudrait qu’il y ait plus de discussions entre les groupes pour se mettre d’ accord au moins sur les paramétrisations de base à utiliser dans les simulations numériques.

  7. Notons aussi que les modèles ont tendances à se calibrer entre eux. En d’autres mots, si un modèle prévoit quelque chose de très différent des autres (par exemmple une augmentation minime des températures), il est jugé non conforme et on retourne sur la planche à dessin jusqu’à ce que celui-ci se rapproche un peu plus des autres. Ayant tous les mêmes prémissent (à quelques variantes près), les mêmes incertitudes face à différents facteurs, on comprend pourquoi ils vont dans le même sens.

    La modélisation est utile et nécessaire, mais on doit reconnaitre ses limites. Elle m’apparait importante pour bien comprendre des phénomènes pris de façon isolée, tel la formation nuageuse en fonction des rayons cosmiques. Cela permet de mieux comprendre les divers phénomènes qui agissent sur le climat. Le hic, c’est qu’ils interragissent ensemble, et c’est là que ce devient trop difficile à modéliser.

    Imaginez un modèle qui permet de prédire les maladies du corps humain, en y entrant ce qu’on mange, ce qu’on fait comme activité physique, les heures de sommeil, les expositions aux virus… On peut par exemple comprendre et modéliser l’effet su sel sur le pression artérielle de façon isolée, mais il y a tellement de choses interreliées qu’on ne peut prévoir ce qui arrivera sans tenir compte de ces interrelations, qui nous échappent encore.

    Je suis critique quant au bien fondé de se mettre d’accord sur les paramétrisations de base, car cela revient à une seule voie, et on patauge tellement dans l’incertitude, que les voies dissidentes sont bienvenues. On se doute bien dans quel sens seraient harmonisés ces paramètres, lorsqu’on connait le but des modèles. Il faudrait surtout permettrent à des experts de valider les paramètres proposés.

    La science n’est pas faite de consensus, mais d’expériences isolées qui se confrontent :-)

  8. Les paramétrisations de base utilisées dans les modèles climatiques étaient différentes d’un modèle à l’autre lors de la comparaison des projections des températures globales présentées dans le dernier rapport du GIEC. Chaque institut avait sa propre paramétrisation des nuages, de la convection, des couches limites, de la radiation d’onde courte et longue, du vent et de la température dans la haute atmosphère, de la turbulence des océans, de la couche de mélange à la surface de l’océan, de la pénétration des ondes solaires à la surface de l’océan. Puisque ces paramétrisations sont différentes pour chaque modèle il est plus difficile de comparer l’effet par example du facteur radiatif solaire sur les températures globales pour les différents modèles.

  9. Je trouve hilarant le fait que vous critiquez 95% de la communauté scientifique, en émettant que les rapports de ceux-ci sont remplis de fausseté et prenne partis alors que votre blog est un exemple flagrant de partisannerie voir même de propagande.

    Si, comme vous le soulignez sur votre page d’accueil, vous vous basez sur des rapports scientifiques pour faire votre analyse. Veuillez prendre en compte tout les arguments et rapport scientifique et non seulement ceux qui vous convienne.

    Plusieurs de vos arguments dans la plupart de vos billets sont clairement partisans et non scientifique. En fais pour la plupart de vos point, une simple recherche sur internet vous permettrais de trouver multitudes de rapport et études qui contredisent les point avancées. Certains sont mêmes complètement dérisoire et me rappelle le film de propagande de Al Gore.

    Pour être sceptique ont doit ce posé des questions. Clairement vous avez déjà formulé votre réponse.

    Votre blog est tellement partisan que je serais extrêmement surpris d’y voir mon commentaire. Mais bon ce sont les médias qui sont les grands méchants loups avec une vision unidirectionnelle.

    http://www.skepticalscience.com/argument.php

  10. @Bernard Tremblay,

    Pourquoi est-ce que je supprimerais votre message? Au contraire, toute discussion est la bienvenue. Je vous invite même à débattre de toute information que vous jugez erronée de ma part.

    Ce que je critique ce n’est pas la communauté scientifique, ce sont les médias qui ne rapportent pas les propos des scientifiques qui vont en sens contraire du dogme, laissant croire que la cause est entendue. Je critique également le GIEC, référence universelle, pour nous présenter des rapports qui ne tiennent compte que des travaux qui vont dans le sens de leur agenda. Il existe beaucoup de travaux qui vont en sens contraire, mais ils sont ignorés par le GIEC. Les commentaires des spécialistes lors de l’élaboration des fameux raports du GIEC sont souvent rejettés s’ils ne vont pas dans le sens souhaité.

    Voyez en outre mon billet sur le sujet:
    http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/06/15/regard-critique-sur-le-giec/

    La vision du GIEC, tout le monde la connait. Il n’y a qu’à écouter la télé ou lire les journaux, c’est celle largement et aveuglément adoptée par les médias. Mais il existe aussi une toute autre version des faits, selon laquelle les changements climatiques seraient davantage régulés par des facteurs naturels… Et cette fois ce ne sont pas des modèles, mais des observations qui supportent ces propos.

    Prendre en compte tous les arguments? Justement! Il faut mettre de côté un instant les rapports du GIEC et regarder ailleurs aussi. Vous pouvez commencer par ici:
    http://www.populartechnology.net/2009/10/peer-reviewed-papers-supporting.html

    Lorsqu’on parle de consensus, on parle des scientifiques du GIEC. Et les experts du GIEC, ils ne sont que quelques dizaines… Voyez ce billet là-dessus:
    http://wattsupwiththat.com/2010/05/18/consensus-what-consensus/

    Et qui valide les propos du GIEC? Lisez ce document pour une bonne critique de l’autorité en la matière:
    http://nofrakkingconsensus.blogspot.com/2010/06/cross-examining-ipcc.html

    Mes arguments sont partisans certes, mais s’appuient sur des travaux scientifiques, pas sur un acte de foi. Je vous rendrai la balle en disant que pour toute publication ou presque dans le sens de l’alarmisme (comme on en voit souvent dans les médias), on trouve aussi des travaux en contradiction ou des critiques sérieuses. Bon nombre se retrouvent éventuellement sur WattsUpWithThat.com, un blogue scientifique très actif. Si vous n’êtes pas d’accord avec un de mes points, n’hésitez pas à me challenger.

    Content de voir que vous considérez le film d’Al Gore comme propagandiste. Mais celui-ci l’est pour son caractère théatral, utilisant bon nombre d’affirmations non supportés scientifiquement, dans le seul but d’alarmer. Je n’estime pas que c’est ce que je fais. La propagande fait appel à la peur, l’authorité, à suivre le courant, aux attaques ad hominem, à mettre tout en noir et blanc, à donner des noms, à associer à des groupes détestés ou crains…
    Voyez ce vieux billet de Spencer: http://www.drroyspencer.com/2009/01/al-gores-propaganda/

    En effet, toute personne sceptique est une personne qui se pose des questions. C’est d’aileurs la base de tout scientifique. Je n’ai pas formulé ma réponse à l’avance, car au contraire j’étais dans le camp des carbocentristes il y a queqleus années, jusqu’à ce que je me pose des questions sérieuses. Je demeure sceptique, c’est-à-dire que je ne prends pas non plus pour acquis tout ce qui va en sens contraire du GIEC.

    Les médias ne sont pas des méchants loups. Il n’y a pas de gentils et méchants. Il y a des journalistes qui n’exercent pas leur sens critique, ou qui ont des impératifs faisant en sorte que seule la vision du GIEC est publiée. Et c’est bien dommage. Par exemple, je n’ai vu aucune couverture médiatique de la dernière conférence du ICCC (pas plus que les précédentes): http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/24/conference-iccc-pas-de-couverture-mediatique/

    Voici une liste des 10 choses qui irritent le plus le débat du réchauffement climatique, selon Roy Spencer (et qui résume la problématique):
    http://wattsupwiththat.com/2009/11/28/spencertop-10-annoyances-in-the-climate-change-debate/

    Enfin, en réponse à votre site, voici un autre site qui répond à chacune des 104 réponses:
    http://motls.blogspot.com/2010/03/john-cook-skeptical-science.html

    En terminant, voici une citation de Vincent Courtillot (dont je vous invite à visionner ses conférences/débats):

    “Quelle que soit la nature d’un sujet scientifique, quand on vous dit que ce sujet scientifique est réglé, qu’il n’y a plus besoin de regarder, que les solutions sont connues et qu’il n’y a plus lieu à débat, inquiétez-vous! C’est que vous êtes en train d’approcher du dogme ou de la religion, mais pas de la science. Là où il n’y a plus de débat, il n’y a plus de science.”

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