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Mois: avril 2010



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James Lovelock plus modéré

mardi, 6 avril 2010

James Lovelock, père de la théorie Gaïa et considéré par plusieurs comme l’un des pères de l’environnementalisme, change son fusil d’épaule. Lui qui jusqu’à récemment tenait des propos très alarmistes en lien au réchauffement, comme celui-ci, au journal The Independant (2006):

des milliards d’entre nous périront et quelques rares couples d’humains reproducteurs survivront seulement en Arctique où le climat sera tolérable

Voilà qu’à la fin mars 2010, au journal Gardian, il se fait beaucoup plus critique de la science, en particulier celle du climat, dont ce passage :

Nous avons vraiment besoin de scepticisme sur les prédictions de ce qui va arriver au climat dans 50 ans, ou quoi que ce soit. C’est tout à fait naïf, scientifiquement parlant, de penser que nous pouvons fournir des prédictions relativement précises sur le climat du futur. Il y a tant d’inconnues qu’il est absurde de le faire.

Voyez un article intéressant à cet effet (avec traduction d’une bonne partie de l’entrevue au Gardian) sur le site pensée-unique.




Greenpeace montre des dents

mardi, 6 avril 2010

Suite à l’échec de Copenhague, au ClimateGate et aux nombreux scandales du GIEC qui ne cessent d’ébranler la science du climat, Greenpeace se voit contrainte de défendre sa position plus que jamais. Comme la démonstration scientifique n’est pas une option, l’organisation y va de menaces, d’attaques ad hominem et d’incitations à passer outre les moyens légaux pour arriver à ses fins.

We know who you are. We know where you live. We know where you work.
- Gene Hasmi, Greenpeace India (Climate Rescue Weblog de Greenpeace)

Cette campagne va dans le sens annoncé récemment ici : ClimateGate: la contre-attaque!, c’est-à-dire une nouvelle vague d’attaques en vue de freiner la montée du scepticisme. Steven Guilbault (Équiterre) avait également fait de même récemment (La chasse aux sorcières de Guilbault), sans oublier Yanick Villedieu à Radio-Canada et Karel Mayrand de la Fondation Suzuki à plusieurs reprises, dont lors de mon entrevue à Radio-Canada en décembre 2009.

L’argument de base des groupes écologistes repose sur le fameux consensus scientifique. Comme celui-ci perd chaque jour des plumes (de plus en plus de gens réalisent qu’il n’en est rien), il reste à discréditer les messagers.


La stratégie reste similaire dans la majorité des cas : associer les climato-sceptiques à l’industrie pétrolière.



Pourtant, comme l’indiquait Donna Laframboise sur son blogue, les méchants climato-sceptiques sont pour la plupart des blogueurs dans leur sous-sol qui ont un site pour moins de 10$ par mois (c’est mon cas). Ils n’ont pas besoin de financement, ils ont simplement besoin de connaissances, de motivation et de temps à investir. Bon nombre d’entre eux sont à la retraite (chanceux!) et ont des aptitudes en science, en mathématiques ou en statistiques. Ils investissent des heures à fouiller le web, la littérature scientifique, pour ensuite rendre de l’information disponible au grand public, car les journaux de masse ne font pas ce travail. ExxonMobil? Non merci.

Revenons à nos moutons.
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Bonnet d’âne : Tourisme apocalyptique

samedi, 3 avril 2010

Le journal Métro, inlassable pour mousser la vision réchauffiste catastrophique, nous présentait récemment un article sur le «tourisme apocalyptique».

En proie aux changements climatiques, plusieurs régions du monde seraient devenues populaires auprès d’une nouvelle catégorie de voyageurs, ceux qui veulent constater le danger eux-mêmes. On y présente le top 10 des destinations pour tourisme apocalyptique.

Si l’article est à première vue sans intérêt, il est très utile pour illustrer quelques mythes (ou associations gratuites) en lien au réchauffement…

1. Les chutes Victoria

Selon une récente étude africaine, le réchauffement climatique pourrait entraîner l’assèchement du bassin du fleuve Zambèze, qui alimente les chutes Victoria.

Tiens tiens, une étude sur l’assèchement… N’est-ce pas là le fameux AfricaGate?

Dans son dernier rapport, le GIEC avait fait état d’une perte possible allant jusqu’à 50% des récoltes (d’ici 2020), en lien à une diminution de pluie par les changements climatiques.

Il s’est avéré que cette fausse affirmation (non supportée par des recherches scientifiques) était basée sur un rapport par un groupe de défense des droits canadien (IISD) et rédigé par un spécialiste du commerce de carbone.

L’International Institute for Sustainable Development (IISD) est un centre qui sert à promouvoir le développement durable à l’échelle internationale, donc dans la même veine que le WWF. Voyez ici pour plus de détails.
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Bref bilan du ClimatGate – par Martin Gravel

vendredi, 2 avril 2010

Martin Gravel signe un nouveau billet à titre d’invité, cette fois en traduisant un bilan sur le ClimateGate, par JoNova.

Merci de m’aider à scruter les articles sur la blogosphère anglophone et en traduire quelques-uns parmi les plus intéressants.

- Yves

Bref bilan du ClimatGate, par Martin Gravel


Je suis tombé sur un billet de JoNova (Putting ClimateGate in perspective) qui je crois mérite attention.

Les courriels de l’université anglaise d’East Anglia rendus publics confirment ce que les sceptiques soupçonnaient depuis des années… Lawrence Solomon, auteur du livre «The Deniers» a produit un bon sommaire (pdf) lors d’un discours pour l’association minière du Colorado (Colorado Mining Association), dont voici une traduction des points retenus par JoNova:

Les courriels du ClimateGate confirment ce que les sceptiques affirment depuis des années.

  • Ils confirment que le processus de révision par des pairs a été corrompu, que des scientifiques s’arrangeaient pour avoir des révisions conformes à leurs vues.
  • Ils confirment que des revues («journals») scientifiques ont été corrompues.
  • Les revues et les journalistes refusant les prémisses des catastrophistes («doomsayers») faisaient face à un boycott et l’éditeur à un congédiement.
  • Ils confirment que des scientifiques sceptiques ont été systématiquement exclus des revues scientifiques les plus prestigieuses.
  • Ils confirment que la science elle-même était suspecte. Les catastrophistes n’étaient pas capable de produire un cas solide avec leurs données, car ils débattaient à l’interne les mêmes points que les sceptiques ont soulevés, n’ayant pas de réponse satisfaisante à ces problèmes.
  • Les courriels du ClimateGate confirment que les catastrophistes étaient déterminés à garder leurs données secrètes et prêts à enfreindre la loi pour empêcher des curieux d’y avoir accès – ce qu’ils ont fait en évitant de produire leurs données sous la loi d’accès l’information (Freedom of Information requests – FOI).
  • Les courriels du ClimateGate confirment que les données brutes récoltées dans plusieurs pays ont été détruites.

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