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Mois: juin 2010



Citation : Richard Lindzen

vendredi, 25 juin 2010

En préparant mon prochain billet, je suis tombé par hasard sur cette citation de Richard Lindzen, physicien spécialiste de l’atmosphère de réputation internationale auteur principal du chapitre 7 du dernier rapport du GIEC, qu’il a quitté avec fracas par la suite pour devenir l’un des plus célèbres climato-sceptiques :

En résumé, nous avons un nouveau paradigme où la simulation et les programmes informatiques ont remplacé la théorie et l’observation, où les gouvernements déterminent largement la nature de l’activité scientifique, et où le premier rôle des sociétés professionnelles est la pression sur le gouvernement pour des avantages spéciaux.
In brief, we have the new paradigm where simulation and programs have replaced theory and observation, where government largely determines the nature of scientific activity, and where the primary role of professional societies is the lobbying of the government for special advantage.
-Richard Lindzen, 29 novembre 2008 (pdf)


Citation : Sir Paul McCartney

jeudi, 24 juin 2010

Sir Paul McCartney, en plus d’être une icône de la musique, est aussi devenu une icône environnementaliste. Du moins, après sa campagne contre la chasse aux phoques, le voilà qui fait campagne contre les climato-sceptiques, en utilisant la catastrophe du golfe du Mexique :

Malheureusement nous avons besoin de désastres comme celui-ci. Certaines personnes ne croient pas au réchauffement climatique – comme ceux qui ne croient pas qu’il y a eu un holocauste.
Sadly we need disasters like this to show people. Some people don’t believe in climate warming – like those who don’t believe there was a Holocaust.
- Pau McCartney, juin 2010

Bravo Paul, vous marquez un point Godwin!




Regard critique sur le GIEC

mardi, 15 juin 2010

Richard Tol est un habitué du GIEC, l’organisme officiel qui s’occupe du réchauffement climatique. Depuis le début des années 1990, il participe en tant qu’auteur principal à l’élaboration des fameux rapports, publiés chaque 5-6 ans (dont le dernier remonte à 2007). C’est dire qu’il connait bien l’historique du GIEC, ses forces et ses faiblesses.

En tant qu’économiste, Richard Tol fait donc partie des soi-disant 2500 experts du climat :-)

Si ce dernier est convaincu du rôle de l’homme sur le réchauffement climatique, il est pourtant assez critique des procédures et conclusions du GIEC, et ne se gêne pas pour en parler. Il affirme que l’organisme a exagéré ses propos, basé sur peu de preuves, et que les mesures proposées sont trop onéreuses. Il existe, selon lui, beaucoup de problèmes plus graves auxquels il serait plus souhaitable de s’attaquer en priorité, une opinion que je partage.

Récemment, Richard Tol a écrit une lettre destinéee au parlement néerlandais (qui examine les controverses en lien au climat). La lettre est traduite et publiée sur le site de Donna Laframboise (noconsensus). Voici ma traduction libre d’une portion du texte:

Pour autant que je sache, le climat change vraiment et pour les 150 dernières années ce changement a été principalement causé par les humains. Ma propre recherche montre que le changement climatique est un problème qui demande à être résolu. Il y a des évidences convaincantes que le changement climatique n’est pas le plus gros problème de l’humanité. Ce n’est probablement pas non plus le principal problème environnemental non plus. Il y a des indications fortes que, politiquement, une politique du climat serait onéreuse.
As far as I know, the climate is really changing and for the last 150 years this has been primarily caused by humans. My own research shows that climate change is a problem that needs to be solved. There is convincing evidence that climate change is not the biggest problem of humankind. It is probably not the main environmental problem either. There are strong indications that politically feasible climate policy is expensive.

Richard Tol est d’avis que le problème du réchauffement, quoi qu’assez important pour être traité, ne devrait pas primé sur d’autres enjeux. Par exemple, il affirme sur le blogue de Roger Pielke Jr. que le nombre de personnes qui meurent en 2010 en lien à la pollution conventionnelle de l’air est plus grand que le nombre de personnes qui pourraient mourir en 2100 en lien au réchauffement climatique.

J’ajouterai que le CO2 n’est pas un polluant, mais un gaz essentiel à la vie, et que pendant que l’on se préoccupe de l’augmentation du CO2 d’origine humaine (pourtant seulement environ 0.0018% de l’atmosphère), on ferme les yeux aux nombreux polluants de l’air et de l’eau, ce qui me préoccupe.

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LaPresse: Les leçons du ClimateGate
(5e partie – le 4e rapport du GIEC)

mardi, 15 juin 2010

Ce billet est la suite de «LaPresse : Les leçons du ClimateGate (4e partie)», qui se veut une réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier: «Climategate: les leçons sont ailleurs».

Après mon exposé sur le carnet de bord de Mike Harris diffusé par le ClimateGate (4e partie), je poursuis ma critique de l’article de LaPresse avec un retour sur le dernier rapport du GIEC (2007), véritable référence du dogme réchauffiste (carbocentriste), apparemment basé exclusivement sur la littérature à comité de relecture (peer-review) et sans faute. Vraiment?

Voici la liste des différentes parties de cette série, pour un accès rapide :

Au delà du ClimateGate, il y a le dernier rapport du GIEC…

Dans les parties précédentes, nous avons traité du ClimateGate via les courriels, le code et le fichier HARRY_READ_ME (carnet de bord). Avant de poursuivre avec les enquêtes du ClimateGate, faisons un détour vers le dernier rapport du GIEC, qui a également donné lieu à une série de scandales (appelés «gates»)… parfois tout aussi incriminants, et qui méritent d’être traités en parallèle.

Si le ClimateGate a mis le doigt sur les pratiques douteuses de climatologues qui fournissent des données au GIEC, l’analyse du dernier rapport du GIEC (2007) met pour sa part le doigt sur des failles importantes menant à l’élaboration d’un ouvrage beaucoup moins rigoureux qu’on vourait le croire.

C’est la contestation d’un passage traitant des glaciers himalayens (par des climatologues indiens) qui a jeté une première ombre publique au tableau de la célèbre bible des carbocentristes (défenseurs du réchauffement climatique d’origine anthropique), soit le 4e rapport du GIEC. La vive réaction de son président Rajenda Pachauri, qui nie publiquement et catégoriquement avoir commis l’erreur, arrivait toutefois à un bien mauvais moment…
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Ilots de chaleur urbains

mercredi, 2 juin 2010

Le Journal Métro offre chaque semaine une «Capsule verte», soit un petit texte pour éduquer la population en lien à l’environnement (d’ailleurs écrit – ou parrainé? – par la Fondation Québécoise en Environnement).

La capsule de cette semaine a attiré mon attention, puisqu’elle traite des ilots de chaleurs urbains (UHI: Urban Heat Island).

Voici le texte intégral, puisque je ne l’ai pas trouvé sur la version internet du site :

Un îlot de chaleur est une zone urbanisée caractérisée par des températures plus élevées que l’environnement immédiat, avec des différences allant de 5 à 10 degrés C, qui sont notamment causées par une modification de la surface de la planète pouvant causer des problèmes respiratoires chez l’humain. Pour contrer ce phénomène, la végétalisation des zones affectées est une solution efficace.

Cette étrange formulation laisse entendre que la chaleur excessive des ilots de chaleurs est causée par un réchauffement planétaire (même si on ne parle pas de CO2, certains pourraient y croire). Pourquoi parler de «modification de la surface de la planète»?

Il aurait plutôt fallu dire quelque chose comme: “causée par une modification de l’environnement immédiat, généralement en lien au développement urbain, tel que le béton, l’asphalte, les toitures de roches ou de bardeaux, les airs conditionnés, les antennes radio…”

Ce n’est pas le réchauffement de la planète qui cause les îlots de chaleurs urbains (UHI), mais l’inverse (les thermomètres sont très souvent situés dans ces endroits, et on extrapole à partir de ces données!).



Les ilots de chaleur – 30 à 50% du réchauffement

Le site surfacestations.org montre qu’aux États-Unis, plusieurs stations officielles pour la température (utilisé par le GISS) sont situées dans un emplacement qui présente des signes importants d’îlot de chaleur urbain (90% présentent au moins 1 degré de biais comparativement au standard exigé par le NCDC). Pour contrer cette amplification, des correctifs sont apportés aux données pour réduire la température mesurée, mais de façon nettement insuffisante (une règle simple qui retranche des dixièmes de degré en fonction de la population de la ville – donc sans tenir compte des spécifications de la station).

Voici 2 extraits de la page 4 du compendium «Surface Temperature Records: Policy Driven Deception», par Joseph D’Aleo et Anthony Watts :

De nombreux articles revus par les pairs, ces dernières années, ont montré que la surestimation de la tendance au réchauffement liée à la contamination par l’urbanisation, à elle seule, est estimée entre 30 et 50%
Une sélection biaisée des sites de mesures combinées avec une interpolation des points vacants dans la grille de calcul pourrait augmenter le biais des “ilots de chaleur urbains” de plus de 50% quant au réchauffement du XXème siècle