Le Journal Métro offre chaque semaine une «Capsule verte», soit un petit texte pour éduquer la population en lien à l’environnement (d’ailleurs écrit – ou parrainé? – par la Fondation Québécoise en Environnement).
La capsule de cette semaine a attiré mon attention, puisqu’elle traite des ilots de chaleurs urbains (UHI: Urban Heat Island).
Voici le texte intégral, puisque je ne l’ai pas trouvé sur la version internet du site :
Cette étrange formulation laisse entendre que la chaleur excessive des ilots de chaleurs est causée par un réchauffement planétaire (même si on ne parle pas de CO2, certains pourraient y croire). Pourquoi parler de «modification de la surface de la planète»?
Il aurait plutôt fallu dire quelque chose comme: “causée par une modification de l’environnement immédiat, généralement en lien au développement urbain, tel que le béton, l’asphalte, les toitures de roches ou de bardeaux, les airs conditionnés, les antennes radio…”
Ce n’est pas le réchauffement de la planète qui cause les îlots de chaleurs urbains (UHI), mais l’inverse (les thermomètres sont très souvent situés dans ces endroits, et on extrapole à partir de ces données!).
Le site surfacestations.org montre qu’aux États-Unis, plusieurs stations officielles pour la température (utilisé par le GISS) sont situées dans un emplacement qui présente des signes importants d’îlot de chaleur urbain (90% présentent au moins 1 degré de biais comparativement au standard exigé par le NCDC). Pour contrer cette amplification, des correctifs sont apportés aux données pour réduire la température mesurée, mais de façon nettement insuffisante (une règle simple qui retranche des dixièmes de degré en fonction de la population de la ville – donc sans tenir compte des spécifications de la station).
Voici 2 extraits de la page 4 du compendium «Surface Temperature Records: Policy Driven Deception», par Joseph D’Aleo et Anthony Watts :