Richard Tol est un habitué du GIEC, l’organisme officiel qui s’occupe du réchauffement climatique. Depuis le début des années 1990, il participe en tant qu’auteur principal à l’élaboration des fameux rapports, publiés chaque 5-6 ans (dont le dernier remonte à 2007). C’est dire qu’il connait bien l’historique du GIEC, ses forces et ses faiblesses.
En tant qu’économiste, Richard Tol fait donc partie des soi-disant 2500 experts du climat :-)
Si ce dernier est convaincu du rôle de l’homme sur le réchauffement climatique, il est pourtant assez critique des procédures et conclusions du GIEC, et ne se gêne pas pour en parler. Il affirme que l’organisme a exagéré ses propos, basé sur peu de preuves, et que les mesures proposées sont trop onéreuses. Il existe, selon lui, beaucoup de problèmes plus graves auxquels il serait plus souhaitable de s’attaquer en priorité, une opinion que je partage.
Récemment, Richard Tol a écrit une lettre destinéee au parlement néerlandais (qui examine les controverses en lien au climat). La lettre est traduite et publiée sur le site de Donna Laframboise (noconsensus). Voici ma traduction libre d’une portion du texte:
Richard Tol est d’avis que le problème du réchauffement, quoi qu’assez important pour être traité, ne devrait pas primé sur d’autres enjeux. Par exemple, il affirme sur le blogue de Roger Pielke Jr. que le nombre de personnes qui meurent en 2010 en lien à la pollution conventionnelle de l’air est plus grand que le nombre de personnes qui pourraient mourir en 2100 en lien au réchauffement climatique.
J’ajouterai que le CO2 n’est pas un polluant, mais un gaz essentiel à la vie, et que pendant que l’on se préoccupe de l’augmentation du CO2 d’origine humaine (pourtant seulement environ 0.0018% de l’atmosphère), on ferme les yeux aux nombreux polluants de l’air et de l’eau, ce qui me préoccupe.

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