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Mois: juillet 2010



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Enquête du Penn State: seconde partie

vendredi, 30 juillet 2010

On se rappellera qu’en février dernier, le Penn State (Pennsylvania State University) avait rendu un premier rapport («Inquiry Report») sur les allégations de mauvaise conduite en recherche de Michael Mann, scientifique impliqué dans plusieurs courriels du ClimateGate, et auteur de la célèbre courbe en crosse de hockey.

Mann ne travaille pas pour le CRU (Climate Research Unit – d’où proviennent les documents du ClimateGate), mais y entretient des liens étroits avec certains employés, dont plusieurs publications conjointes.

J’ai parlé de ce rapport préliminaire dans mon billet sur les enquêtes du ClimateGate, ainsi que dans celui portant sur la possible poursuite de Micheal Mann par le procureur général de Virginie.

Ce rapport constituait la première enquête des suites du ClimateGate, bien que limité à Michael Mann. Ce dernier fut, sans surprise, exonéré par le Penn State (son employeur), à qui il rapporte de gros sous. Et n’oublions pas que seuls Garry(Gerald) North et l’éditeur de Science, Donald Kennedy, ont été interrogés. Le premier, déjà sympathisant envers Mann, n’avait même pas lu les courriels!

Seconde partie d’enquête: l’investigation

L’examen plus approfondi des allégations fit l’objet d’une seconde partie de l’enquête, celle de l’investigation («Final Investigation Report»), qui a rendu son rapport en juin dernier (disponible depuis le 1er juillet).
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LaPresse : Les leçons du ClimateGate
(7e partie – conclusion)

jeudi, 29 juillet 2010

Ce billet est la suite de «LaPresse : Les leçons du ClimateGate (6e partie)», dernier d’une série en réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier: «Climategate: les leçons sont ailleurs».

L’article de LaPresse était pour moi un exemple éloquent du manque de compréhension et d’objectivité des journalistes en environnement d’ici (il est en fait une copie d’un article par l’Agence Science Presse, ce qui montre également le psittacisme en place).

J’aurais pu écrire un simple billet (celui-ci) en réponse à l’article, mais j’ai jugé bon d’informer d’abord le lecteur sur ce qu’est le ClimateGate et de quelles enquêtes il s’agit. Un (très) long détour justifié par le manque d’information diffusé par les médias de masse (incluant LaPresse), préoccupé davantage à maintenir le cap sur le RCA (réchauffement climatique anthropique) que de s’interroger sur le contenu de l’information.

Le journaliste qui a écrit l’article original a-t-il non seulement lu les courriels? Comprend-il les liens étroits (donc les implications) entre les scientifiques du CRU et le GIEC? S’est-il informé des enquêtes (nominations, objectifs, procédures, témoins interrogés…)? Sait-il en quoi consiste l’astuce pour cacher le déclin (ou s’est-il contenté de savoir que le mot astuce est synonyme de «méthode statistique»)?… Je doute fort qu’il puisse répondre oui à la moindre de ces questions. Et si c’est le cas, alors il cache volontairement des informations pour entretenir son discours, car on ne peut conclure de la sorte objectivement.

Ce n’est pas aux journalistes de trancher la question climatique. Ils doivent rapporter l’information, et laisser les gens décider. Malheureusement, et c’est probablement le nerf de la guerre, les médias ont décidé depuis longtemps de ne couvrir qu’une version des faits. Cela me rappelle une citation de Ross Gelbspan, ex-éditeur du Boston Globe:

Non seulement les journalistes ne sont pas tenus de rapporter ce que les scientifiques sceptiques ont à dire sur le réchauffement climatique, ils ont la responsabilité de NE PAS rapporter leurs propos.
Not only do journalists not have a responsibility to report what skeptical scientists have to say about global warming, they have a responsibility not to report what these scientists say.
Deux nouveaux rapports

Entre la parution de l’article original de LaPresse et ce billet, deux autres enquêtes ont rendu leur rapport. La première fut celle du Penn State, qui nous avait déjà donné une première partie en mars dernier (et dont j’ai traité dans la 6e partie), livrant cette fois la partie scientifique. La seconde est celle de Sir Muir Russel, une enquête soi-disant indépendante mise sur pied par le CRU, aussi partisane que les précédentes. Je traiterai de celles-ci dans des billets séparés (elles sont comparables à celles couvertes précédemment, et ne changent en rien les conclusions).

Parties précédentes

Avant de pousuivre, voici la liste des parties précédentes de la série:

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Pendant ce temps, dans l’hémisphère sud…

mercredi, 21 juillet 2010

Alors qu’une grande partie de l’hémisphère nord vie des canicules en ce début d’été, peu de médias parlent de l’hémisphère sud, qui elle vit un froid intense…

Il y a d’abord eu les pingouins d’Algoa bay, en Afrique du Sud, qui sont morts de froid en juin dernier, puis les records de froids en Australie, et voilà que c’est au tour de l’Amérique du Sud.



PapyJako en parle ici.



Je trouve déplorable qu’à chaque épisode chaud (même local et de courte durée) la presse crie haut et fort au réchauffement climatique, mais qu’à l’inverse s’il fait froid (même sur de plus longues périodes et à plus grande échelle, comme ce fut le cas cet hiver) on ignore la nouvelle. Deux poids, deux mesures.

Parlant de froid, les prochains mois pourraient être assez difficiles à grande échelle. Le NOAA prédit, pour les prochains mois, un refroidissement considérable à l’échelle planétaire… Quelque chose que vous n’entendrez pas dans les médias de masse.

C’est un peu comme la glace de l’Arctique, qui n’avait pas alerté la presse au printemps pour son gain important, mais dont on a traité lors d’une fonte accélérée en juin en parlant de record possible. Au début juillet, les vents ont tourné et la fonte a ralenti considérablement, écartant du coup la possibilité d’un record, sans le moindre mot de la presse (les gens sont encore sous l’impression que nous allons vers un minimum sans précédent). Voyez cet article de PapyJako sur les prédictions de fonte.

Si El Nino a contribué à augmenter la moyenne pour le début d’année, le fait qu’il soit maintenant terminé, en plus de la possibilité d’un épisode La Nina sous peu et le Soleil toujours peu actif semblent avoir penché dans la balance pour des prédictions froides de la part du NOAA.

L’année 1999 et 2000, qui ont suivi le dernier gros El Nino, avaient été assez froides, contredisant les modèles avec leurs points de rupture (tipping points) et les rétroactions positives en cascades, qui n’ont jamais eu lieu, au contraire.

Aussi, en lien à l’annonce en grande pompe du NOAA concernant les 6 derniers mois comme étant les plus chauds, voyez cet article de WUWT qui montre des interpolations douteuses (en outre des régions indiquées comme ayant subies un grand réchauffement qui ne comporte aucune station!).



Enquête d’Oxburgh… indépendante?

mardi, 20 juillet 2010

Je n’ai pas encore terminé ma série sur les leçons du ClimateGate, mais voici tout de même une courte nouvelle d’intérêt en lien à la partie sur les enquêtes

J’indiquais, au sujet de l’enquête de Lord Oxburgh, que la Société Royale avait fourni au comité une sélection de 11 travaux en provenance du CRU (Climate Research Unit de l’Université d’East Anglia), qui représentaient un «bon échantillonnage», et sur lesquels l’enquête s’était appuyée pour blanchir l’Université. Bien entendu, cette sélection n’incluait AUCUN des travaux contestés par les climato-sceptiques…

Dans un autre billet (2 jours plus tard), j’ai aussi ajouté un complément d’information, suite à une entrevue de Lord Oxburgh à la BBC, indiquant que les fameux travaux avaient été sélectionnés par l’Université elle-même ( how convenient? ).


Mais ça ne s’arrête pas là…

Sur le site de Bishop Hill, on apprend maintenant que :

Celui qui a été consulté pour valider que les travaux soumis à l’enquête via la Société Royale étaient représentatifs de la science du CRU n’est nul autre que… Phil Jones!



Oui, Phil Jones le directeur du CRU, celui au coeur du scandale du ClimateGate. Celui qui :

  • a affirmé vouloir supprimer les données pour éviter de répondre aux FOI (aucune des enquêtes n’a d’ailleurs jugé bon de lui demandé explicitement s’il l’avait fait ou non)
  • a écrit le courriel pour aviser qu’il avait appliqué l’astuce pour cacher le déclin
  • a mentionné qu’il ferait tout pour bloquer la publication de travaux dérangeants de McIntyre et McKitrick (allant jusqu’à redéfinir le peer-review au besoin)
  • a demandé à supprimer les échanges de courriels en lien au rapport du GIEC
  • connait le mieux les travaux du CRU et est le plus apte à choisir les moins dérangeants.

Il est aussi celui qui par la suite a fait un virage à 180 degrés, pour dire que le réchauffement récent n’avait rien de statistiquement significatif.

Pour reprendre la formule magique que l’on retrouve dans la plupart des articles réchauffistes destinés à faire peur : «C’est pire qu’on ne le croyait!»



Réchauffement global : un mythe (par Jean-Pierre Bardinet)

dimanche, 18 juillet 2010

Voici un nouveau billet en provenance de Jean-Pierre Bardinet (France), qui nous avait fournit cette réplique à Yannick Villedieu en mars dernier.

Il s’agit de la retranscription d’un courriel envoyé au modérateur de l’émission « Carbone : l’ennemi public nº 1 », diffusée sur France 5 le 6 juillet 2010 (avec, bien entendu, l’autorisation de son auteur).

Notez que l’exposé s’appuie en grande partie sur les propos de Marcel Leroux, climatologue (voir référence à la fin):

…quelques réflexions sur le changement climatique :
  1. La température globale a effectivement augmenté de 0,7°C sur la période 1906 à nos jours, après une période plus froide dans la seconde moitié du 19ème siècle.
  2. Cette augmentation est-elle globale? Les données d’observation montrent que des régions se réchauffent alors que d’autres se refroidissent.
  3. En conséquence, il est absolument inexact de dire que la planète se réchauffe : le « changement climatique » n’est pas synonyme de « réchauffement global ». Pas plus qu’il n’existe de « climat atlantique moyen », il n’existe de « climat hémisphérique moyen » et encore moins de « climat global »
  4. D’où la question que l’on est amené à se poser: une moyenne de comportements thermiques aussi divers, et même carrément opposés, a-t-elle une valeur climatique globale?
  5. Donc, si le CO2 explique le réchauffement, il doit aussi expliquer le refroidissement, ou bien une autre explication doit être trouvée, signifiant alors que des secteurs voisins, chauds et froids, peuvent simultanément obéir à des causes différentes.
  6. Est-ce qu’une relation directe est établie entre l’effet de serre (CO2) et l’évolution des températures? Or, l’effet de serre est principalement, et de très loin, (environ 95%) associé à la vapeur d’eau. Comment et dans quelle proportion le CO2 peut-il opérer par rapport à la vapeur d’eau?
  7. Si le CO2 explique le réchauffement supposé récent, il explique aussi le refroidissement supposé précédent, lorsque que, dans les années 60-70, on évoquait (notamment J. Hansen, qui a viré à 180° pour devenir l’un des plus ardents défenseurs du RCA), on évoquait unanimement la perspective d’un nouveau petit âge glaciaire. Il doit aussi expliquer l’arrêt de la hausse de la température depuis 1998, révélé par le satellite au cours de la période 1978-2009.
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Ouranos: le gouvernement québécois à la rescousse!

jeudi, 15 juillet 2010

Récemment, Jacques Brassard publiait, sur son blogue, un article portant sur le groupe Ouranos (consortium québécois de 250 scientifiques du climat), intitulé «Ouranos et les pianoteux». Celui-ci faisait suite à un article publié dans LaPresse du 20 juin dernier, par Hélène Baril.

D’après l’article, les scientifiques d’Ouranos croient que le réchauffement climatique entraînera d’ici 50 ans une augmentation des précipitations au Québec, et que les réservoirs hydro-électriques pourraient déborder, au point qu’il faudrait peut-être en construire d’autres!

Sur quoi base-t-on ces prédictions? Des modèles, bien entendu. Des modèles similaires au GIEC, mais qui se concentrent sur le climat local.

Notez qu’Ouranos n’essaie pas de comprendre ce qui gouverne le climat. Ils ont comme la plupart adopté aveuglément l’hypothèse de la cause anthropique mise de l’avant par le GIEC, tel que le confirme ce texte sur leur site (mission) :

L’action d’Ouranos s’inscrit dans un contexte où la contribution des activités humaines aux changements du climat et à l’amplification des changements climatiques est reconnue par la communauté scientifique internationale.

Les rapports récents du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sont venus conforter ce consensus.

Le texte enchaine avec des exemples de phénomènes météorologiques exceptionnels, comme la crise du verglas (1998), question de supporter l’idée que des événements extrêmes sont à venir en plus grand nombre… Encore une fois, on mêle météo et climat (quand ça nous arrange, bien entendu).

Et tout cela, à hauteur de 12 millions de dollars par an… Quel gaspillage!
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Le guide du sceptique

samedi, 10 juillet 2010

Joanne Nova est une présentatrice scientifique, conférencière professionnelle et auteure du blogue australien JoNova, qui traite de la science du climat sous un regard très critique. Elle est aussi l’auteure du célèbre guide «The Skeptic’s Handbook», traduit en plus de 10 langues (dont le français ici).

Son guide montre en quatre points principaux pourquoi la hausse des températures de 2 à 6 degrés annoncé par le GIEC et véhiculé partout comme une quasi-certitude, n’est pas supportée par les observations scientifiques :

  • La signature des gaz à effet de serre est inexistante (les points chauds prédits par les modèles pour expliquer la hausse importante de température n’ont jamais été trouvés)
  • L’une des principales preuves reposait sur les carottes glaciaires, mais des analyses récentes ont montré l’inverse (la température précède le CO2)
  • Les températures n’augmentent plus depuis 2001 (malgré la hausse du CO2)
  • Le gros du réchauffement que pouvait générer le CO2 est déjà fait (courbe logarithmique, donc effet minime aux concentrations actuelles)

Elle rappelle aussi que relation n’est pas causation, par exemple qu’une fonte observée en Arctique et une augmentation globale de CO2 ne démontre en rien que ce gaz en soit la cause, une rhétorique malheureusement très utilisée. Un modèle n’est pas non plus une preuve de quoi que ce soit.

Le guide, destiné aux non-spécialistes, s’appuie sur des travaux scientifiques publiés dans des revues à comité de lecture. Il indique au lecteur comment rester centré sur la question lors d’une discussion – soit le rôle du CO2 sur la température (car la discussion avec un carbocentriste dérape souvent dans toutes sortes de directions, incluant la pollution). Bref, un incontournable dont je m’étais toujours promis de couvrir sur mon blogue… Alors, mieux vaut tard que jamais!
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Un an déjà!

vendredi, 9 juillet 2010

Il y a aujourd’hui 1 an (plus précisément le 8 juillet 2009), je publiais mon premier billet sur ce blogue!

Quelque 187 billets plus tard, me voilà à faire un mini bilan…

Quelle aventure! Ce qui devait être une histoire de quelques heures ici et là, à rapporter les nouvelles en lien au climat pour offrir aux francophones un regard différent, critique, s’est rapidement transformé en un deuxième boulot.

Pour conjuguer travail, famille et CO2, cela signifie de longues soirées devant l’ordi, des boîtes pleines d’articles de journaux découpés, une bibliothèque qui se remplit petit à petit d’ouvrages scientifiques, des notes ici et là un peu partout, et un ordinateur portable en permanence sur mes genoux dans l’autobus…

Un gros merci à ceux et celles qui me lisent, et les gens de mon entourage qui endurent mon obsession :-)
Ce travail bénévole, je le fais par intérêt personnel. Bien que modeste, le nombre de visiteurs est tout de même bien au-delà de toutes mes espérances, et source additionnelle de motivation.

Il y a eu une croissance inattendue en lien au ClimateGate et à Copenhague 2009, et je suis heureux de voir que malgré l’essoufflement médiatique général des derniers mois (et le peu de billets de ma part récemment, faute de temps), le nombre de visites demeure élevé. Merci.

Voici un aperçu du nombre de visiteurs uniques par mois depuis la mise en ligne de rechauffementmediatique.org (autour de 2000 à 2500) :



Reportage de la BBC sur l’enquête Oxburgh

mercredi, 7 juillet 2010

Au moment où les médias sont tournés vers le rapport Muir Russell, qui était publié aujourd’hui (et dont je traiterai prochainement), je suis tombé sur un reportage intéressant de la BBC, via un billet sur ClimateAudit.

Il s’agit d’un reportage audio par Roger Harrabin, analyste en environnement à la BBC, qui apporte une lumière supplémentaire dans l’affaire de l’enquête d’Oxburgh en lien au ClimateGate, dont je traitais dans mon billet sur les enquêtes du ClimateGate il y a 2 jours.

Notez que ce reportage contraste avec la couverture habituelle de la BBC sur le sujet :-)

Voici une retranscription d’un segment, avec traduction libre d’abord:

Lord Oxburgh m’a indiqué que l’Université lui a demandé de ne pas évaluer la qualité de la science controversée, mais de valider l’intégrité de la recherche pour s’assurer que les scientifiques n’avaient pas déformé celle-ci pour se plier à un ordre du jour prédéfini, une charge pour laquelle ils ont rapidement été exonérés par le rapport Oxburgh. Même si le changement de mission d’évaluer la science vers évaluer l’intégrité de la science semble subtile, il s’agissait d’une différence appréciable pour Phil Willis lorsqu’il a vu le rapport:

- Franchement, je ne pouvais le croire. Ils nous ont dirigés pour ne pas allez plus loin que le dernier rapport, et probablement comme ce sera le cas pour l’enquête de Muir Russell. Honnêtement je pense qu’il y a eu un tour de passe-passe au sens que le mandat n’était pas celui que l’on nous a laissé croire.

… Il y a aussi une protestation à propos de la liste de travaux sélectionnés pour l’enquête. Dans son rapport, Lord Oxburgh affirme que la liste a été sélectionnée selon la recommandation de la Société Royale [NDT: de Londres]. Dans les faits, la liste a été composée par l’Université d’East Anglia [NDT: là ou est situé le CRU, soit le centre responsable des corrections de données, d'où proviennent les courriels du ClimateGate], puis approuvée via deux courriels en 20 minutes, par deux membres seniors. Aucun d’eux n’était expert dans la science de l’Université. De plus, l’Université a indiqué à la Société Royale que ces travaux étaient les plus controversés. Les climato-sceptiques disent que cette liste n’incluait pas les travaux qu’ils considèrent controversés.

Lord Oxburgh told me the University have asked him not to assess the quality of the controversial science, but to check the integrity of the research to make sure the scientists haven’t twisted it to conform to a preset agenda, a charge on which they were swiftly exonarated by the Oxburgh review. Now it may have been a subtle difference to shift the remit from assessing the science to assessing the integrity of the science, but it was a substancial one in the view of Phil Willis when he saw the Oxburgh report :

- Quite frankly, I couldn’t believe it. They took us no further down the line at all from what last commitee report it, or indeed what the Muir Russel Inquiry will do. And I frankly think there has been a sleight of hand in the actual terms of reference where not what we were let to believe.

…the is also a complain about the list of papers selected for his review. In his report, Lord Oxburgh said the list was selected on the advice of the Royal Society. In fact, the list was drawn up by the UEA itself, then approved in just two emails within 20 minutes by two senior society fellows. Neither of them was expert in UEA science. What more, UEA told the Society that papers have been the most controversial. The climat skeptics say the list did not include any of the work they consider controversial.



Contre-interrogatoire du GIEC…

mercredi, 7 juillet 2010

Je viens de terminer la lecture de l’excellent rapport intitulé «Global Warming Advocacy Science: a Cross Examination», par James Johnston, professeur de droit à l’Université de Pennsylvania.

Ce document de 82 pages, tel que soulevé par Donna Laframboise, est un travail similaire à celui que les avocats pratiquent régulièrement, soit la contre-interrogation d’un témoin. Si un avocat n’est pas expert sur un sujet donné, il s’informe d’abord des éléments techniques, puis pose des questions pertinentes, comme l’a fait Johnston.

En d’autres mots, l’avocat a analysé le travail du GIEC et autres scientifiques défenseurs du RCA, qu’il qualifie d’«établissement» ( the establishment ), afin de valider la science mise en avant-plan par ceux-ci.

Tel qu’indiqué dans son document (p.8):

Avant d’adopter de telles politiques, il serait important de vérifier que la vision de l’établissement reflète réellement un travail objectif et non partisan… ces vérifications consistent à comparer ce que le GIEC a à dire de la science du climat avec ce qu’on trouve dans la littérature scientifique à comité de relecture, et ensuite se questionner sur les inconsistances apparentes.
[O]ne would suppose that before such policies are undertaken, it would be worthwhile to verify that the climate establishment’s view really does reflect an unbiased and objective assessment…such verification means comparing what the IPCC has to say about climate science with what one finds in the peer-reviewed climate science literature, and then questioning apparent inconsistencies…

L’auteur conclut que sur pratiquement toutes les issues majeures de la science du climat, le GIEC cache ou minimise systématiquement ce qui semble être des incertitudes fondamentales.

Cette phrase (en provenance du site de Donna Laframboise) résume bien le constat :

En d’autres mots, contrairement à un enquêteur qui assemble d’abord des évidences puis tire des conclusions, la direction du GIEC savait que le CO2 était la cause bien avant de commencer son enquête. Les seules preuves considérées sérieusement furent celles qui vont en ce sens.
In other words, unlike a good detective who first assembles the evidence and then draws conclusions, the IPCC leadership knew the culprit was carbon dioxide well before it began its investigation. The only evidence it then took seriously was evidence pointing toward this conclusion.

Jonhston indique clairement que son constat ne remet pas en cause les conclusions du GIEC (dont seul le temps pourra confirmer), mais souligne que si vous avez pour mandat de fournir un rapport objectif et que vous ignorez, minimisez ou cachez les preuves allant à l’encontre de vos opinions préconçues, vous trahissez la confiance du public.

Téléchargez le rapport ici (pdf) ou lisez-le en ligne ici. Un peu long, mais très bien écrit et révélateur de la partisanerie exercée par l’établissement.

Merci aux lecteurs qui m’ont signalé le rapport, soulevé également par plusieurs blogues dont NoConsensus (Donna Laframboise).