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Date: mercredi, 7 juillet 2010



Reportage de la BBC sur l’enquête Oxburgh

mercredi, 7 juillet 2010

Au moment où les médias sont tournés vers le rapport Muir Russell, qui était publié aujourd’hui (et dont je traiterai prochainement), je suis tombé sur un reportage intéressant de la BBC, via un billet sur ClimateAudit.

Il s’agit d’un reportage audio par Roger Harrabin, analyste en environnement à la BBC, qui apporte une lumière supplémentaire dans l’affaire de l’enquête d’Oxburgh en lien au ClimateGate, dont je traitais dans mon billet sur les enquêtes du ClimateGate il y a 2 jours.

Notez que ce reportage contraste avec la couverture habituelle de la BBC sur le sujet :-)

Voici une retranscription d’un segment, avec traduction libre d’abord:

Lord Oxburgh m’a indiqué que l’Université lui a demandé de ne pas évaluer la qualité de la science controversée, mais de valider l’intégrité de la recherche pour s’assurer que les scientifiques n’avaient pas déformé celle-ci pour se plier à un ordre du jour prédéfini, une charge pour laquelle ils ont rapidement été exonérés par le rapport Oxburgh. Même si le changement de mission d’évaluer la science vers évaluer l’intégrité de la science semble subtile, il s’agissait d’une différence appréciable pour Phil Willis lorsqu’il a vu le rapport:

- Franchement, je ne pouvais le croire. Ils nous ont dirigés pour ne pas allez plus loin que le dernier rapport, et probablement comme ce sera le cas pour l’enquête de Muir Russell. Honnêtement je pense qu’il y a eu un tour de passe-passe au sens que le mandat n’était pas celui que l’on nous a laissé croire.

… Il y a aussi une protestation à propos de la liste de travaux sélectionnés pour l’enquête. Dans son rapport, Lord Oxburgh affirme que la liste a été sélectionnée selon la recommandation de la Société Royale [NDT: de Londres]. Dans les faits, la liste a été composée par l’Université d’East Anglia [NDT: là ou est situé le CRU, soit le centre responsable des corrections de données, d'où proviennent les courriels du ClimateGate], puis approuvée via deux courriels en 20 minutes, par deux membres seniors. Aucun d’eux n’était expert dans la science de l’Université. De plus, l’Université a indiqué à la Société Royale que ces travaux étaient les plus controversés. Les climato-sceptiques disent que cette liste n’incluait pas les travaux qu’ils considèrent controversés.

Lord Oxburgh told me the University have asked him not to assess the quality of the controversial science, but to check the integrity of the research to make sure the scientists haven’t twisted it to conform to a preset agenda, a charge on which they were swiftly exonarated by the Oxburgh review. Now it may have been a subtle difference to shift the remit from assessing the science to assessing the integrity of the science, but it was a substancial one in the view of Phil Willis when he saw the Oxburgh report :

- Quite frankly, I couldn’t believe it. They took us no further down the line at all from what last commitee report it, or indeed what the Muir Russel Inquiry will do. And I frankly think there has been a sleight of hand in the actual terms of reference where not what we were let to believe.

…the is also a complain about the list of papers selected for his review. In his report, Lord Oxburgh said the list was selected on the advice of the Royal Society. In fact, the list was drawn up by the UEA itself, then approved in just two emails within 20 minutes by two senior society fellows. Neither of them was expert in UEA science. What more, UEA told the Society that papers have been the most controversial. The climat skeptics say the list did not include any of the work they consider controversial.



Contre-interrogatoire du GIEC…

mercredi, 7 juillet 2010

Je viens de terminer la lecture de l’excellent rapport intitulé «Global Warming Advocacy Science: a Cross Examination», par James Johnston, professeur de droit à l’Université de Pennsylvania.

Ce document de 82 pages, tel que soulevé par Donna Laframboise, est un travail similaire à celui que les avocats pratiquent régulièrement, soit la contre-interrogation d’un témoin. Si un avocat n’est pas expert sur un sujet donné, il s’informe d’abord des éléments techniques, puis pose des questions pertinentes, comme l’a fait Johnston.

En d’autres mots, l’avocat a analysé le travail du GIEC et autres scientifiques défenseurs du RCA, qu’il qualifie d’«établissement» ( the establishment ), afin de valider la science mise en avant-plan par ceux-ci.

Tel qu’indiqué dans son document (p.8):

Avant d’adopter de telles politiques, il serait important de vérifier que la vision de l’établissement reflète réellement un travail objectif et non partisan… ces vérifications consistent à comparer ce que le GIEC a à dire de la science du climat avec ce qu’on trouve dans la littérature scientifique à comité de relecture, et ensuite se questionner sur les inconsistances apparentes.
[O]ne would suppose that before such policies are undertaken, it would be worthwhile to verify that the climate establishment’s view really does reflect an unbiased and objective assessment…such verification means comparing what the IPCC has to say about climate science with what one finds in the peer-reviewed climate science literature, and then questioning apparent inconsistencies…

L’auteur conclut que sur pratiquement toutes les issues majeures de la science du climat, le GIEC cache ou minimise systématiquement ce qui semble être des incertitudes fondamentales.

Cette phrase (en provenance du site de Donna Laframboise) résume bien le constat :

En d’autres mots, contrairement à un enquêteur qui assemble d’abord des évidences puis tire des conclusions, la direction du GIEC savait que le CO2 était la cause bien avant de commencer son enquête. Les seules preuves considérées sérieusement furent celles qui vont en ce sens.
In other words, unlike a good detective who first assembles the evidence and then draws conclusions, the IPCC leadership knew the culprit was carbon dioxide well before it began its investigation. The only evidence it then took seriously was evidence pointing toward this conclusion.

Jonhston indique clairement que son constat ne remet pas en cause les conclusions du GIEC (dont seul le temps pourra confirmer), mais souligne que si vous avez pour mandat de fournir un rapport objectif et que vous ignorez, minimisez ou cachez les preuves allant à l’encontre de vos opinions préconçues, vous trahissez la confiance du public.

Téléchargez le rapport ici (pdf) ou lisez-le en ligne ici. Un peu long, mais très bien écrit et révélateur de la partisanerie exercée par l’établissement.

Merci aux lecteurs qui m’ont signalé le rapport, soulevé également par plusieurs blogues dont NoConsensus (Donna Laframboise).