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Contre-interrogatoire du GIEC…

Je viens de terminer la lecture de l’excellent rapport intitulé «Global Warming Advocacy Science: a Cross Examination», par James Johnston, professeur de droit à l’Université de Pennsylvania.

Ce document de 82 pages, tel que soulevé par Donna Laframboise, est un travail similaire à celui que les avocats pratiquent régulièrement, soit la contre-interrogation d’un témoin. Si un avocat n’est pas expert sur un sujet donné, il s’informe d’abord des éléments techniques, puis pose des questions pertinentes, comme l’a fait Johnston.

En d’autres mots, l’avocat a analysé le travail du GIEC et autres scientifiques défenseurs du RCA, qu’il qualifie d’«établissement» ( the establishment ), afin de valider la science mise en avant-plan par ceux-ci.

Tel qu’indiqué dans son document (p.8):

Avant d’adopter de telles politiques, il serait important de vérifier que la vision de l’établissement reflète réellement un travail objectif et non partisan… ces vérifications consistent à comparer ce que le GIEC a à dire de la science du climat avec ce qu’on trouve dans la littérature scientifique à comité de relecture, et ensuite se questionner sur les inconsistances apparentes.
[O]ne would suppose that before such policies are undertaken, it would be worthwhile to verify that the climate establishment’s view really does reflect an unbiased and objective assessment…such verification means comparing what the IPCC has to say about climate science with what one finds in the peer-reviewed climate science literature, and then questioning apparent inconsistencies…

L’auteur conclut que sur pratiquement toutes les issues majeures de la science du climat, le GIEC cache ou minimise systématiquement ce qui semble être des incertitudes fondamentales.

Cette phrase (en provenance du site de Donna Laframboise) résume bien le constat :

En d’autres mots, contrairement à un enquêteur qui assemble d’abord des évidences puis tire des conclusions, la direction du GIEC savait que le CO2 était la cause bien avant de commencer son enquête. Les seules preuves considérées sérieusement furent celles qui vont en ce sens.
In other words, unlike a good detective who first assembles the evidence and then draws conclusions, the IPCC leadership knew the culprit was carbon dioxide well before it began its investigation. The only evidence it then took seriously was evidence pointing toward this conclusion.

Jonhston indique clairement que son constat ne remet pas en cause les conclusions du GIEC (dont seul le temps pourra confirmer), mais souligne que si vous avez pour mandat de fournir un rapport objectif et que vous ignorez, minimisez ou cachez les preuves allant à l’encontre de vos opinions préconçues, vous trahissez la confiance du public.

Téléchargez le rapport ici (pdf) ou lisez-le en ligne ici. Un peu long, mais très bien écrit et révélateur de la partisanerie exercée par l’établissement.

Merci aux lecteurs qui m’ont signalé le rapport, soulevé également par plusieurs blogues dont NoConsensus (Donna Laframboise).

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4 Réponses à “Contre-interrogatoire du GIEC…”



  1. Attention à “evidence” qui est un faux ami, il se traduit par “preuve” ou “témoignage”.

    Bien cordialement,

  2. Bien noté, merci!
    J’ai donc modifié le passage «minimisez ou cachez les évidences allant à l’encontre de vos opinions préconçues» par «minimisez ou cachez les preuves allant à l’encontre de vos opinions préconçues»

  3. Bonjour Yves,

    Et un rapport intéressant que je n’aurai pas à traduire. Merci ;-)

    Il reste encore un “évidences” à remplaçer par “preuves” dans l’avant dernier paragraphe en vert ci-dessus (qui commence par “En d’autres mots …”.

    Sinon, dans le segment de phrase “si vous avez pour mandat de fournir un mandat objectif …” le mot clef est le premier (“si”). En effet le GIEC n’a PAS reçu pour mandat d’être objectif … s’il l’était, il faillirait à sa mission.

  4. @PapyJako,

    Merci pour la coquille oubliée, c’est corrigé.

    Évidemment, tout le monde croit que le mandat est bel et bien d’être objectif, et c’est aussi ce qu’écrit le GIEC sur la page d’accueil de son site:

    «Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation.»

    La phrase a un double sens, d’une part on dit ne pas avoir de parti pris, mais de l’autre on poursuit en ne se concentrant que sur les changements d’origine humaine (ce qui constitut un parti pris, puisqu’on rejette le reste, ayant pour prémisse que l’homme est la cause un point c’est tout).

    Donc on peut interpréter en disant que la mission a un parti pris et que le GIEC a respecté sa mission, ou que la mission est objective et que le GIEC a échoué. Dans les deux cas, c’est problématique.

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