Voici un nouveau billet en provenance de Jean-Pierre Bardinet (France), qui nous avait fournit cette réplique à Yannick Villedieu en mars dernier.
Il s’agit de la retranscription d’un courriel envoyé au modérateur de l’émission « Carbone : l’ennemi public nº 1 », diffusée sur France 5 le 6 juillet 2010 (avec, bien entendu, l’autorisation de son auteur).
Notez que l’exposé s’appuie en grande partie sur les propos de Marcel Leroux, climatologue (voir référence à la fin):
- La température globale a effectivement augmenté de 0,7°C sur la période 1906 à nos jours, après une période plus froide dans la seconde moitié du 19ème siècle.
- Cette augmentation est-elle globale? Les données d’observation montrent que des régions se réchauffent alors que d’autres se refroidissent.
- En conséquence, il est absolument inexact de dire que la planète se réchauffe : le « changement climatique » n’est pas synonyme de « réchauffement global ». Pas plus qu’il n’existe de « climat atlantique moyen », il n’existe de « climat hémisphérique moyen » et encore moins de « climat global »
- D’où la question que l’on est amené à se poser: une moyenne de comportements thermiques aussi divers, et même carrément opposés, a-t-elle une valeur climatique globale?
- Donc, si le CO2 explique le réchauffement, il doit aussi expliquer le refroidissement, ou bien une autre explication doit être trouvée, signifiant alors que des secteurs voisins, chauds et froids, peuvent simultanément obéir à des causes différentes.
- Est-ce qu’une relation directe est établie entre l’effet de serre (CO2) et l’évolution des températures? Or, l’effet de serre est principalement, et de très loin, (environ 95%) associé à la vapeur d’eau. Comment et dans quelle proportion le CO2 peut-il opérer par rapport à la vapeur d’eau?
- Si le CO2 explique le réchauffement supposé récent, il explique aussi le refroidissement supposé précédent, lorsque que, dans les années 60-70, on évoquait (notamment J. Hansen, qui a viré à 180° pour devenir l’un des plus ardents défenseurs du RCA), on évoquait unanimement la perspective d’un nouveau petit âge glaciaire. Il doit aussi expliquer l’arrêt de la hausse de la température depuis 1998, révélé par le satellite au cours de la période 1978-2009.
- Il faut donc apporter des réponses aux questions suivantes :
- Qu’est ce qui provoque l’existence de secteurs de refroidissement?
- Qu’est ce qui a provoqué, malgré la hausse du taux de CO2, la stagnation des températures depuis 1998 et le refroidissement des années 1950-1980?
- Le taux de CO2 mesuré est-il représentatif de la concentration réelle? Le niveau de base de la concentration en CO2 est mesuré depuis 1958 par la méthode spectroscopique à partir d’un gaz de référence, les gaz de référence étant fournis par les laboratoires Keeling, qui ont le monopole de la calibration (S. Beck, 2006) Les mesures précédentes faisaient appel à des méthodes chimiques, pour l’essentiel ignorées par Keeling. S. Beck a établi la variation de la concentration effective locale en CO2 de 1812 à 1961, par détermination chimique, reconstruction à partir des carottages glaciaires et mesures au Mauna Loa (méthode Keeling). Cette courbe montre une moyenne de 321 ppm au 19ème siècle et 338 ppm au 20ème siècle, avec de fortes variations de concentration. En particulier, au 20ème siècle, le niveau le plus élevé atteint 420 ppm (soit 30 ppm de plus que de nos jours) vers 1942.
- Les études paléoclimatologiques ont-elles révélé une relation sur le long terme entre taux de CO2 et température? Non, car l’OCH (Optimum Climatique Holocène) a connu de 2°C à 3°C de plus que de nos jours pour une valeur d’environ 300 ppm inférieure à la valeur actuelle. Non, parce qu’il n’y a pas de concordance exacte et qu’une hausse des températures précède une hausse du taux de CO2 avec un décalage de l’ordre de 800 ans et souvent davantage. Pourquoi diantre une relation qui n’a fonctionné dans le passé fonctionnerait-elle dans le présent?
- Qu’est ce qui provoque l’existence de secteurs de refroidissement?
- Les prédictions du GIEC ne tiennent aucun compte de l’observation du passé lointain comme du passé récent. Or, c’est l’observation des faits réels qui doit favoriser la compréhension des phénomènes climatiques et météorologiques, et l’on doit se poser les questions suivantes :
- quelle est la cause de la juxtaposition des secteurs de réchauffement et de refroidissement?
- quelle est la cause des variations saisonnières d’intensités, qui affectent le chaud et le froid?
Il est logiquement impossible d’aller directement du passé récent (observation) au futur (prédiction) sans avoir répondu à ces questions fondamentales.
Or, c’est la ligne rouge qui a été franchie sans scrupule par le GIEC!….Cette ligne rouge étant la frontière entre la connaissance et le scénario gratuit…. - quelle est la cause de la juxtaposition des secteurs de réchauffement et de refroidissement?
Je résume et ne vous fais pas un topo détaillé sur les AMP (Anticylones Mobiles Polaires) ni sur les AA (Agglutination Anticyclonique) – qui sont les ennemis no 1 du GIEC…
Les changements de température ne sont pas résumés par une simple courbe dite « globale » de la température. Ces changements ne sont pas « expliqués » par l’effet de serre.
Voici quels sont les traits majeurs de l’évolution climatique observée:
- L’Arctique ne se réchauffe pas, pas plus d’ailleurs que l’Antarctique, ou que le globe dans son ensemble: des régions se refroidissent, d’autres se réchauffent.
- Les évolutions climatiques ont pour origine principale les AMP (anticyclones mobiles polaire) qui ont vu leurs pressions et leurs trajectoires évoluer depuis 1970.
- Le temps est plus violent et plus irrégulier, avec tempêtes et vents forts, temps provoqué par des AMP renforcés qui dévient vers les pôles davantage de chaleur sensible et latente tropicale, selon des trajectoires imposées par les reliefs.
- Les changements climatiques sont physiquement orchestrés par la dynamique des échanges méridiens d’air et d’énergie, plus intenses depuis les années 70
- La simplification outrancière du GIEC, postulant une relation causale taux de CO2 —> température sous prétexte qu’il y a actuellement covariation entre ces deux grandeurs, évite de poser la question de savoir s’il existe d’autres causes.
- L’observation des faits réels n’est pas la préoccupation majeure des théoriciens et des modélisateurs, qui ne cherchent pas à connaître l’évolution climatique réelle, ni ses mécanismes, et qui n’en tiennent aucun compte dans leurs prévisions alors que l’évolution réelle n’est pas celle qu’ils prédisent.
- Cette focalisation, par défaut, sur l’effet de serre de provenant du CO2 anthropique, est révélatrice de l’état de la discipline climatologique, en dépit des progrès considérables dans l’observation (satellites notamment) et dans le traitement (informatique) Cette discipline est dans une impasse conceptuelle depuis une cinquantaine d’années.
- Les modèles, en particulier, ne rendent pas compte des mécanismes véritables de la circulation générale, pourtant responsable de la transmission des changements climatiques.
Le drame avec ce dogme du RCA est que nous allons dépenser inutilement des sommes folles pour lutter contre une chimère. Et ces sommes ne pourront donc plus être utilisées pour traiter nos problèmes actuels, qui, eux, sont bien réels.
Source: Les échanges méridiens commandent les changements climatiques – Académie des sciences, Paris, Séminaire de Travail : Evolution du climat – 5 mars 2007 – Marcel Leroux, Prof. Em., Université Jean Moulin, Lyon
Il apparaît de plus en plus évident que le GIEC est “une imposture consistant à présenter comme scientifique un projet essentiellement politique” (cf Le GIEC est mort, vive la science par Drieu Godefridi).
Dans les années 70, j’étais prof. de biologie et j’ai mentionné à mes élèves cette théorie du CO2, gaz à effet de serre mais en précisant qu’alors, quasiment personne n’y faisait attention, soudain vers la fin des années 80, suite à la création du GIEC par l’ONU, cette théorie est DEVENUE la croyance obligatoire. Etonnant, non ?
bonjour, moi je dirais que ce que vous invoquez est le climat réel.. toute la philosophie du giec tient en deux points….
ma foi….globalement si on ajoute du CO2 ça va se rechauffer ..globalement.. et ce réchauffement va s’additionner aux variations climatiques…
Parès tout ça c’est pas extraordianire…ce qui est curieux est que pour promouvoir cette hypothèse, il a fallu prétendre etre capable d’attribuer l’augmentation moyenne des températures sur un nombre fini de stations mal réparties sur la planète et sans doute faussées par l’urbanisme et les modifications du milieu au CO2 émis par l’homme……
c’est fort…pour moi ce point ci est erroné ou plus que discutable…
le second point, l’amplification de l’effet du CO2, est encore une hypothèse… qui est à vérifier…quoiqu’on en dise….
Je me permettrais une question qui est quelle est la définition de la température moyenne par le giec?
Car il est clair que le machin montré est juste .. ce qu’il est…
une remarque , un modèle peut produire aisément une temperature moyenne.. sans sens physique certes mais bien definie…mais quand on sait que les modèles du giec sont peu performant sur l’aspect local du climat….comment est il possible de tirer des information quantitatives de tout cela????en comparant en outre ces valeurs calculées à des observations elles aussi alambiquées…..
Si le CO2 serrait la cause du rechauffement comme on nous le dit souvent comment ce fait t’il que :
- de 1910 a 1940 que les temperatures se soient rechauffées de 0.50°C alors que bien moins de CO2 était émis dans l’atmosphère ;
- depuis 1998/2001 donc depuis 10 a 12 ans que le climat ne se rechauffe plus mais est stable alors que de plus en plus de CO2 est emis surtout avec l’evolution industrielle de la Chine… ;
- etc…
Ces 2 preuves parmis bien d’autre montrent que le CO2 n’est pas la cause principale du rechauffement comme on nous le dit. Les causesprincipales sur une echellle a moyen therme sont les oscillations oceniaques decennales (AMO et PDO) et a plus long therme l’activite solaire et voir lors de certaine periode l’activite volcanique. L’homme n’a fait qu’amplifier le rechauffement depuis 1976.
- 1840 à 1860 refroidissement des températures globales et AMO et PDO en phase descendante ;
- 1860 à 1880 réchauffement des températures globales et AMO et PDO en phase ascendante ;
- 1880 à 1910 refroidissement des températures globales et AMO et PDO en phase descendante ;
- 1910 à 1940 réchauffement des températures globales et AMO et PDO en phase ascendante ;
- 1940 à 1976 refroidissement des températures globales et AMO et PDO en phase descendante ;
- 1976 à 1998 réchauffement des températures globales et AMO et PDO en phase ascendante ;
- 1998/2001 jusqu’à pour l’instant cette année stabilité des températures globales et AMO et PDO en phase descendante ;
Tout ça sur 179 ans ! !
Pour plus d’infos sur tout ce qui influence le climat : http://la.climatologie.free.fr/
Williams