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Date: mardi, 20 juillet 2010



Enquête d’Oxburgh… indépendante?

mardi, 20 juillet 2010

Je n’ai pas encore terminé ma série sur les leçons du ClimateGate, mais voici tout de même une courte nouvelle d’intérêt en lien à la partie sur les enquêtes

J’indiquais, au sujet de l’enquête de Lord Oxburgh, que la Société Royale avait fourni au comité une sélection de 11 travaux en provenance du CRU (Climate Research Unit de l’Université d’East Anglia), qui représentaient un «bon échantillonnage», et sur lesquels l’enquête s’était appuyée pour blanchir l’Université. Bien entendu, cette sélection n’incluait AUCUN des travaux contestés par les climato-sceptiques…

Dans un autre billet (2 jours plus tard), j’ai aussi ajouté un complément d’information, suite à une entrevue de Lord Oxburgh à la BBC, indiquant que les fameux travaux avaient été sélectionnés par l’Université elle-même ( how convenient? ).


Mais ça ne s’arrête pas là…

Sur le site de Bishop Hill, on apprend maintenant que :

Celui qui a été consulté pour valider que les travaux soumis à l’enquête via la Société Royale étaient représentatifs de la science du CRU n’est nul autre que… Phil Jones!



Oui, Phil Jones le directeur du CRU, celui au coeur du scandale du ClimateGate. Celui qui :

  • a affirmé vouloir supprimer les données pour éviter de répondre aux FOI (aucune des enquêtes n’a d’ailleurs jugé bon de lui demandé explicitement s’il l’avait fait ou non)
  • a écrit le courriel pour aviser qu’il avait appliqué l’astuce pour cacher le déclin
  • a mentionné qu’il ferait tout pour bloquer la publication de travaux dérangeants de McIntyre et McKitrick (allant jusqu’à redéfinir le peer-review au besoin)
  • a demandé à supprimer les échanges de courriels en lien au rapport du GIEC
  • connait le mieux les travaux du CRU et est le plus apte à choisir les moins dérangeants.

Il est aussi celui qui par la suite a fait un virage à 180 degrés, pour dire que le réchauffement récent n’avait rien de statistiquement significatif.

Pour reprendre la formule magique que l’on retrouve dans la plupart des articles réchauffistes destinés à faire peur : «C’est pire qu’on ne le croyait!»