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Date: jeudi, 29 juillet 2010



LaPresse : Les leçons du ClimateGate
(7e partie – conclusion)

jeudi, 29 juillet 2010

Ce billet est la suite de «LaPresse : Les leçons du ClimateGate (6e partie)», dernier d’une série en réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier: «Climategate: les leçons sont ailleurs».

L’article de LaPresse était pour moi un exemple éloquent du manque de compréhension et d’objectivité des journalistes en environnement d’ici (il est en fait une copie d’un article par l’Agence Science Presse, ce qui montre également le psittacisme en place).

J’aurais pu écrire un simple billet (celui-ci) en réponse à l’article, mais j’ai jugé bon d’informer d’abord le lecteur sur ce qu’est le ClimateGate et de quelles enquêtes il s’agit. Un (très) long détour justifié par le manque d’information diffusé par les médias de masse (incluant LaPresse), préoccupé davantage à maintenir le cap sur le RCA (réchauffement climatique anthropique) que de s’interroger sur le contenu de l’information.

Le journaliste qui a écrit l’article original a-t-il non seulement lu les courriels? Comprend-il les liens étroits (donc les implications) entre les scientifiques du CRU et le GIEC? S’est-il informé des enquêtes (nominations, objectifs, procédures, témoins interrogés…)? Sait-il en quoi consiste l’astuce pour cacher le déclin (ou s’est-il contenté de savoir que le mot astuce est synonyme de «méthode statistique»)?… Je doute fort qu’il puisse répondre oui à la moindre de ces questions. Et si c’est le cas, alors il cache volontairement des informations pour entretenir son discours, car on ne peut conclure de la sorte objectivement.

Ce n’est pas aux journalistes de trancher la question climatique. Ils doivent rapporter l’information, et laisser les gens décider. Malheureusement, et c’est probablement le nerf de la guerre, les médias ont décidé depuis longtemps de ne couvrir qu’une version des faits. Cela me rappelle une citation de Ross Gelbspan, ex-éditeur du Boston Globe:

Non seulement les journalistes ne sont pas tenus de rapporter ce que les scientifiques sceptiques ont à dire sur le réchauffement climatique, ils ont la responsabilité de NE PAS rapporter leurs propos.
Not only do journalists not have a responsibility to report what skeptical scientists have to say about global warming, they have a responsibility not to report what these scientists say.
Deux nouveaux rapports

Entre la parution de l’article original de LaPresse et ce billet, deux autres enquêtes ont rendu leur rapport. La première fut celle du Penn State, qui nous avait déjà donné une première partie en mars dernier (et dont j’ai traité dans la 6e partie), livrant cette fois la partie scientifique. La seconde est celle de Sir Muir Russel, une enquête soi-disant indépendante mise sur pied par le CRU, aussi partisane que les précédentes. Je traiterai de celles-ci dans des billets séparés (elles sont comparables à celles couvertes précédemment, et ne changent en rien les conclusions).

Parties précédentes

Avant de pousuivre, voici la liste des parties précédentes de la série:

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