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Mois: août 2010



Environnement Canada: des données de mauvaises qualité

lundi, 23 août 2010

Je ne peux m’empêcher de couvrir (brièvement) cette nouvelle de dernière heure, trouvée sur WattsUpWithThat. Selon un rapport interne du gouvernement canadien publié en 2008 (obtenu via une requête d’accès à l’information), la qualité des données de stations météo serait en bien mauvais état, ne rencontrant plus les exigences internationales.

Selon le rapport (Degradation in Environment Canada’s Climate Network, Quality Control and Data Storage Practices: A Call to Repair the Damage):

La croyance populaire est que les données sont observées avec précision, validées pour éviter les erreurs, et sauvegardées adéquatement. Toutefois, il est profondément inquiétant de découvrir l’état réel de notre réseau de données et des données qui nous sont fournies et au reste du monde.
“The common assumption among users is that the data has been observed accurately, checked for mistakes and stored properly,” said the report, printed in June 2008. “It is profoundly disturbing to discover the true state of our climate data network and the data we offer to ourselves and the real world.

Le manque d’argent serait une cause principale des problèmes. On y trouve aussi (liste non exhaustive):

  • Les senseurs de précipitation sont sujets à d’importantes erreurs connues, qui compromettent grandement l’intégrité des données de pluviométrie

  • La couverture nationale de certains éléments (tel que nombre d’heures d’ensoleillement) a été interrompue

  • Il n’y a plus aucun contrôle de qualité par un humain depuis le 1er avril 2008. Il n’y a pratiquement aucun contrôle de qualité automatisé. Il n’y a aucun programme en place pour prévenir les erreurs de données qui entrent dans les archives

  • Certaines données, qui nécessitent une interprétation et un traitement pour être utilisées sont ignorées, faute d’argent

  • Une partie importante des données sera vraissemblablement innaccessibles au bénévoles, suite à l’arrêt des données écrites, pour la version électronique (NDT: pensons aux bénévoles de surfacestations qui font le travail de contrôle qualité qui n’a pas lieu autrement)

  • Données innaccessibles aux clients internes et externes

Bref, on savait que la qualité des stations aux États-Unis était en très piteux état (90% ne rencontrent pas les exigences de la NOAA), mais il semble que le Canada n’y échappe pas non plus.

Avec un nombre de stations grandement diminué depuis les années 90 (de 600 à 50, et dont plus qu’une seule au nord du 65e parallèle), on a des interpolations énormes, basées sur des stations au mesures incertaines.

Rappelez-vous aussi cette histoire de M




James Cameron et les négationnistes

lundi, 23 août 2010

James Cameron, directeur du film Avatar, est un fervent défenseur de la cause réchauffiste, et ne se gêne pas pour dire des méchancetés envers ceux qui ne pensent pas comme lui.

Récemment, il demandait aux climatosceptiques, qu’il appelle «deniers» (en lien à ceux qui nient l’holocauste), de débattre publiquement du réchauffement:

Je demande aux négationnistes de sortir dans la rue pour une confrontation devant les caméras, ces idiots! Tous ceux qui nient le réchauffement climatique à ce point ont leur tête enfoncée si profondément dans leur «cul» que je suis certain qu’ils ne m’entendent pas.
I want to call those deniers out into the street at high noon and shoot it out with those boneheads. Anybody that is a global warming denier at this point in time has got their head so deeply up their ass I’m not sure they could hear me.

Outre le point Godwin bien mérité pour cette citation, M. Cameron (comme Al Gore), n’a toutefois pas le courage de débattre de la question lorsque le moment se présente.

Cette semaine, lors de la conférence environnementale AREDAY (Aspen, Colorado), à laquelle il participait, son voeu fut exhaussé (opportunité de confronter des climatosceptiques en public)…

Marc Morano (auteur de Climate Depot, climatosceptique célèbre) et Ann McElhinney (directrice de Not Evil Just Wrong) furent invités à la conférence, pour débattre du réchauffement. James Cameron, serait pour sa part accompagné de deux scientifiques.

Le débat devait être diffusé en direct sur internet et avoir une grande couverture médiatique (à sa demande)…

Mais au fur et à mesure que la date fatidique approchait, le parti de James Cameron a commencé à changer les règles une à une :

  1. nouveaux membres de son équipe
  2. changer la formule «débat» pour une «table ronde»
  3. pas de caméra pour la parti des climatosceptiques, Cameron fournira les vidéos
  4. plus de caméra de leur côté non plus, seulement du son
  5. aucun média ne serait admis dans la salle
  6. aucun public ne sera admis dans la salle, sauf ceux qui ont assistés à la conférence avant (c’est-à-dire des partisans de Cameron)
  7. pas de diffusion sur internet, aucun enregistrement de quelconque façon

Malgré le fait que toutes ces demandes aient été acceptées par les opposants de Cameron, celui-ci, à la veille du débat, a avisé par courriel qu’il ne fera pas partie du débat, que celui-ci serait annulé.



Source: http://noteviljustwrong.com/blog/general/481




Parlant d’Al Gore, ce dernier est réputé pour refuser de débattre publiquement avec tout climatosceptique (incluant Lord Christopher Monckton, qui le demande depuis longtemps). Voyez comment un journaliste qui pose une question embarrassante se fait répondre (anglais):



L’expansion de l’Antarctique démontre le réchauffement…

mardi, 17 août 2010

Parmi les nombreuses observations scientifiques qui contredisent les modèles climatiques, l’expansion de l’Antarctique est l’une des plus embarrassantes pour les défendeurs du RCA (Réchauffement climatique anthropique). En effet, alors que les modèles prédisent un réchauffement plus prononcé aux pôles, incluant une fonte importante en Antarctique, le pôle Sud refuse de coopérer, montrant même un gain de superficie ces dernières années (avec présentement environ 1.75 million de km2 de plus que la moyenne 1979-2000).

Des chercheurs ont tenté de fournir une explication et donner malgré tout raison aux modèles, c’est-à-dire montrer que ce phénomène troublant (pour eux) est quand même dû au réchauffement climatique (par l’homme, doit-on lire entre les lignes), et que la situation basculera plus tard vers une fonte, toujours en lien au RCA.

C’est Judith Curry (dont il est question dans mon billet sur les leçons du Climategate) et Jiping Liu qui tentent de fournir une réponse, pour le moins boiteuse, dans cette publication.

En gros, ils prétendent que l’Antarctique grandit parce que les changements climatiques signifient plus de précipitations, majoritairement sous forme de neige dans cette région. Cette accumulation réfléchit une partie du réchauffement radiatif, empêchant la neige de fondre.

Par contre, selon les auteurs (et c’est là que ça se gâte), si les émissions de GES (gaz à effet de serre) continuent d’augmenter au cours des prochaines décennies, la glace fondra par dessous, et les précipitations tomberont sous forme de pluie au lieu de neige, ce qui fera accélérer la fonte. La glace fondra alors rapidement, spécialement à partir de la fin des années 1960, à raison de 40,000 à 300,000 km2 par année (n’oublions pas que nous sommes à près de 1,750,000 km2 AU-DELÀ de la normale, de quoi faire pâlir ces chiffres alarmistes – ou encore les 260 km2 qui se sont détachés du Groenland!).

Évidemment, tout ceci est basé sur la modélisation. Des prédictions qui ont encore un bon bout de chemin à faire avant d’être considéré comme une hypothèse sérieuse au niveau scientifique. Je parie néanmoins que la presse s’en emparera, si contré à parler de l’Antarctique, question de maintenir le spectre de la menace climatique.

D’abord, ce n’est pas l’air qui réchauffe l’eau, mais l’inverse (en proportion). Vous voulez une expérience rapide? Remplissez votre bain d’eau à température pièce et tentez de l’élever à l’aide d’un sèche-cheveux. Long n’est-ce pas? Maintenant, remplissez le bain d’eau chaude et voyez l’impact sur température de la pièce…

Ensuite, n’oublions pas que la température moyenne de l’Antarctique est d’environ -55 degrés. Il faudra un sacré grand réchauffement avant de voir les précipitations passer de la neige à la pluie!

Enfin, le point de bascule (tipping point) est prévu, toujours selon les auteurs, dans un peu plus d’une cinquantaine d’années.. De quoi leur laisser amplement de temps et autres études en ce sens avant d’être contredits par les faits et pointés du doigt.

Source: NoTricksZone



Au fait, ce billet est mon 200e!




Citation : Gandhi

dimanche, 15 août 2010

J’ai trouvé cette citation de Mahatma Gandhi sur un billet de WattsUpWithThat qui porte sur Lord Christopher Monckton, climatosceptique célèbre et dans la mire de plusieurs carbocentristes extrémistes.

D’abord ils vous ignorent, ensuite ils vous ridiculisent, puis ils vous attaquent, et ensuite vous gagnez.
First they ignore you, then they ridicule you, then they fight you, then you win
- Mahatma Gandhi

Une pensée qui colle bien à la cause du climat et des «sceptiques».

Au début, on les laissait faire, car ils étaient peu nombreux à parler et n’avaient aucune tribune.

Ensuite, lorsque certains experts ont commencé à démontrer publiquement les lacunes du RCA (réchauffement climatique anthropique), ils ont été ridiculisés (ou associés à des lobbies) pour les discréditer. Notamment, Al Gore les compare à ceux qui nient l’holocauste («deniers»), ceux qui croient que la Terre est plate, ou encore que l’homme n’a jamais marché sur la Lune.

Puis, surtout depuis quelques mois (avec le Climategate et les nombreuses erreurs relevés dans le rapport du GIEC), on assiste à une montée de violence verbale et de menace (liste noire, proposition de loi pour emprisonner ces «hérétiques», menaces…).

Donc ceux qui s’opposent au dogme du RCA seraient peut-être sur le point d’avoir gain de cause?

En tout cas, je n’ai jamais entendu de gens passer du camp «sceptique» au camp «réchauffiste», mais l’inverse est monnaie courante, probablement parce que l’alarmisme n’est pas une raison suffisante pour adopter n’importe quoi…

Enfin, les méthodes d’intimidation utilisées ne montrent qu’une chose : ceux qui les utilisent n’ont pas d’arguments scientifiques pour soutenir leurs propos, alors ils font tout pour détourner le sujet et faire taire les dissidents.



Un iceberg se détache du Groenland

jeudi, 12 août 2010

Un gros iceberg de 245 km2 s’est détaché il y a quelques jours du glacier Petermann au Groenland. La nouvelle a rapidement fait le tour du monde, comme preuve du réchauffement climatique, dont cet article du Devoir.

Quelques précisions…

D’abord, le Groenland perd chaque année entre 12,000 et 15,000 icebergs, via un phénomène physique appelé «vêlage» (calving), soit la cassure de glace qui s’est avancée dans l’eau.

Généralement, les icebergs ainsi produits sont beaucoup plus petits (sauf en 1962, où un morceau d’environ 600 km2 s’était détaché – le Ward Hunt Ice Shelf).

Ce phénomène est fréquent en Antarctique, où les icebergs produits sont généralement plus gros. J’avais d’ailleurs fait un billet à cet effet, sur une collision d’icebergs l’hiver dernier, rappelant au passage la récupération médiatique de la plaque Wilkins.

Il faut savoir que les glaciers, en prenant du volume, poussent la glace vers l’eau (du moins ceux dont la géographie le permet), créant des «langues» de glace qui avancent sur l’eau (environ 70 km dans le cas du glacier Petermann, qui a perdu le dernier 14 km). Éventuellement, avec les courants, les collisions avec d’autres morceaux à la dérive, l’eau qui s’infiltre dans des fissures… des morceaux finissent par s’en détacher. Ce phénomène, bien qu’on laisse entendre autrement dans la presse populaire, n’a rien à voir avec le CO2. Cela fait partie du cycle normal des glaciers, signe de croissance. Une fissure avait été observée depuis près de deux ans, et ce n’était qu’une question de temps.

La région littorale du Groenland connait depuis plusieurs années une fonte (courants marins), alors que la région continentale connait un gain de glace. Le satellite GRACE, qui mesure en outre la glace du Groenland, indique qu’au rythme actuel, le Groenland pourrait entraîner une augmentation de 5 cm du niveau des océans d’ici 2100 (soit 0.5mm par an). À ce rythme, il faudrait 15,000 ans pour que toute la glace fonde.

La région du glacier (latitude: 81 degrés Nord, longitude: 61 degrés Ouest) fait partie de la zone Arctique du 80 au 90e parallèle, qui comporte très peu de thermomètres. L’évaluation de la température et de la tendance est donc assez complexe. Le GISS, qui fait un «smooting» (moyenne) de 1200 km en utilisant les quelques thermomètres en périphérie, nous indique un réchauffement de 0.3 à 0.7 degré entre 1991 et 2009. Le DMI, qui combine des données satellites, d’avions et autres pour une meilleure évaluation du climat de cette région, arrive en revanche à une diminution des températures depuis 1958!

La nouvelle a donné lieu à des propos gratuits par certains promoteurs du RCA (réchauffement climatique anthropique), dont le député Ed Markey, qui propose de mettre les climatosceptiques sur l’iceberg pour s’en débarrasser. À lire les commentaires des lecteurs des médias d’ici (Radio-Canada, le Devoir…), plusieurs personnes seraient du même avis…



Ajout du 16 août 2010

Après avoir traité la nouvelle la semaine dernière dans la colonne «en bref», le journal Métro récidive aujourd’hui avec la nouvelle, cette fois lui accordant un article avec photo (le journal inclus une section environnement le lundi), pour plus d’impact.

On y lit :

Peu d’images symbolisent aussi bien les craintes liées au réchauffement climatique qu’un morceau de glace de 260 km2 se détachant de la nappe glaciaire du Groenland. Le nouvel iceberg est déjà utilisé comme symbole dans le débat sur le réchauffement climatique.

Ironiquement, cet iceberg ne montre en rien le réchauffement climatique, tel que décrit plus haut. Il est plutôt une démonstration du manque de recherche des journalistes en environnement, qui confondent fonte et vêlage, et n’entendent que réchauffement climatique pour cause. Des blocs, il s’en détache des milliers, parfois des gros, au gré des courants et des collisions avec d’autres blocs. C’est l’été en Arctique (il reste encore 2 à 4 semaines de fonte – qui au passage semble donner des signes de retour hâtif au gel), ce qui permet à l’eau libre de circuler plus haut en latitude, dont les courants facilitent le vêlage des glaciers (morceaux qui se détachent).

Symbole dans le débat du réchauffement climatique? Soyons sérieux, il n’y a pas de débat. À quand remonte un article populaire qui laisse place aux scientifiques qui pensent «autrement»?

Il existe de nombreux travaux qui remettent en doute le RCA (réchauffement climatique anthropique), mais les médias et le GIEC les ignorent. Ce symbole est tout aussi ridicule que le déclin des ours polaires, qui ont quintuplé en 50 ans…

Et le froid qui sévit dans l’hémisphère Sud, c’est aussi le réchauffement climatique?



Our Climate: Une application iPhone sur le climat

mardi, 10 août 2010

Il y a quelques jours, une application iPhone/iPod Touch a été lancée sur le App Store d’Apple, intitulée «Our Climate».

Celle-ci a pour but de fournir diverses informations en lien au climat de notre planète, afin de permettre à l’utilisateur de mieux s’y retrouver à travers toutes les nouvelles contradictoires (ce qu’on entend par les médias de masse et ce que les blogues scientifiques dit «sceptiques» affirment).

Quoi de mieux que de fournir des données, des explications de base sur certains phénomènes, décrire la position des deux camps sur ces derniers (car contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, la science du climat est encore remplie d’incertitudes majeures), puis laisser l’utilisateur se faire une idée, une fois outillé?

C’est exactement ce que fait «Our Climate».

L’application offre un point de vue sceptique sur la science du climat, basé sur des faits et des données à la fois reconnus par les carbocentristes et les climatosceptiques. Elle offre un survol des différents sujets en lien au climat, accompagnés de graphiques. Bref, un outil de référence rapide, pour avoir sous la main l’info nécessaire pour démystifier certains propos.




À quoi ça sert?

C’est vrai, il y a internet, avec de nombreux blogues scientifiques tels que WattsUpWithThat, ClimateAudit, Jo Nova, NoConsensus, NoTricksZone ou Climate Depot, qui fournissent quotidiennement de précieuses informations pour remettre en perspective certaines infos véhiculées sur le climat (en français, ils sont beaucoup moins nombreux, mais notons Pensée-Unique et Skyfall). Or, nous ne sommes pas toujours devant l’ordinateur, ni enclin à faire des recherches sur une question pointue, qui surgit parfois soudainement. C’est là qu’intervient «Our Climate»…

Imaginez, vous lisez un article de journal dans le métro, dans lequel on vous informe que l’année 2010 sera riche en ouragans, et que cela est lié au réchauffement par l’homme (comme c’est souvent le cas dans la presse populaire). Ouvrez votre appareil iPhone/iPod et voyez immédiatement si les données historiques confirment cette hypothèse largement médiatisée jusqu’ici… Oups, pas de chance pour l’auteur, l’activité cyclonique est en chute libre depuis quelques années! Cela ne veut pas dire que la prédiction est erronée, mais qu’elle ne repose pas sur les données accumulées, seulement sur des modèles. On peut donc se demander si les modèles sont fiables en ce qui a trait à l’effet du réchauffement sur les ouragans…

Imaginez cette fois que vous êtes dans un bar, et que la discussion avec un(e) ami(e) tourne autour de l’élévation du niveau des océans. Le niveau monte de façon accélérée depuis quelques décennies, vous répète l’autre personne? Validons cette affirmation. Une minute plus tard, on constate que l’élévation du niveau des océans, depuis plus d’un siècle, est une ligne droite (aucune accélération)… Au passage, les graphiques utilisés sont ceux de la NASA, du NOAA et autres organismes officiels.



Un succès instantané!

L’application est rapidement devenue un succès, figurant sur la première page parmi le top 40 des nouvelles applications à signaler (une bonne nouvelle, considérant qu’il existe plus de 230 000 applications). Elle est même au second rang au Canada dans la catégorie «Weather App» (application météo).

Une partie du succès serait ironiquement dû à une réplique par John Cook (auteur de skepticalscience, un site dédié à détruire les arguments des climatosceptiques), qui a fait paraitre un article dans le journal The Gardian, pour dénoncer l’application… ce qui a fait mousser systématiquement les ventes!



J’en pense quoi?

J’ai téléchargé l’application hier soir sur mon iPod et j’ai exploré le contenu dans l’autobus aujourd’hui. Une vraie mine d’or d’infos, compte tenu du format. Et surtout, l’info est sauvegardée sur l’appareil, ce qui permet la navigation sans connexion internet (la mise à jour se fait lorsqu’un réseau WI-FI est détecté, un «must» pour ceux qui n’ont pas de iPhone).

L’application remplit bien son mandat. Malgré le fait qu’elle sert la cause des climatosceptiques, elle le fait avec une approche objective et peu partisane, c’est-à-dire qu’elle expose des faits et indique ce que chaque camp en tire comme conclusion. Critique, elle ne tombe pas dans les attaques envers les carbocentristes, exposant ce que nous savons et ce que nous ignorons, ce que les données montrent versus ce qui vient de la modélisation, avec une ouverture d’esprit et un ton neutre.

Il manque encore certaines informations (graphiques), mais je crois que c’est un excellent début. Un produit qui, espérons-le, s’enrichira au fur et à mesure. Bref, un dollar bien investi, qui me servira sans doute lors de discussions houleuses prochaines :-)





Lien vers l’application: http://itunes.apple.com/app/our-climate/id371849150?mt=8
Critique de Jo Nova : Skeptics iPhone App Endorsed de facto by Critic



Citation: député Ed Markey

dimanche, 8 août 2010

Un point Godwin bien mérité pour le député américain Ed Markey (Massachusetts), qui, en réaction à la nouvelle d’un bloc de glace qui vient de se détacher du Groenland, a lancé la remarque suivante :

Un iceberg quatre fois la taille de Manhattan s’est détaché du Groenland, créant suffisamment d’espace pour que les négationnistes du réchauffement climatique y créé leur propre pays
An iceberg four times the size of Manhattan has broken off Greenland, creating plenty of room for global warming deniers to start their own country
- Ed Markey, 7 aout 2010

Il ajoute que l’année 2010 est la plus chaude enregistrée jusqu’ici, et que les scientifiques s’entendent pour dire que la glace de l’Arctique est le canari des mines et qu’elle montre des signes clairs du climat…

Signes clairs? Peut-être devrait-il consulter les données de l’Arctique en terme de superficie de glace, qui aujourd’hui est au niveau de 2006 (on a un gain depuis 3 ans), ou encore les relevés de température de l’Arctique depuis 1958, tel que publié par le DMI (qui ne montrent pas de tendance au réchauffement, au contraire), ou encore les nombreuses preuves de température chaude des années 30, qui ont de quoi embarrasser les défenseurs du RCA… (sans oublier cette perle: record de latitude sans glace dans l’eau… en 1922).

Et que dire du froid intense qui sévit dans une grande partie de l’hémisphère Sud, faisant de nombreuses victimes? (bien sur, silence radio, on se concentre sur la Russie qui a chaud en ce moment (du moins une partie, car l’autre gèle), même si elle avait battu, incognito, des records de froid l’hiver dernier en Sibérie, avant l’arrivée d’El Nino).

Et l’Antarctique? Il continue son expansion