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Citation: député Ed Markey

Un point Godwin bien mérité pour le député américain Ed Markey (Massachusetts), qui, en réaction à la nouvelle d’un bloc de glace qui vient de se détacher du Groenland, a lancé la remarque suivante :

Un iceberg quatre fois la taille de Manhattan s’est détaché du Groenland, créant suffisamment d’espace pour que les négationnistes du réchauffement climatique y créé leur propre pays
An iceberg four times the size of Manhattan has broken off Greenland, creating plenty of room for global warming deniers to start their own country
- Ed Markey, 7 aout 2010

Il ajoute que l’année 2010 est la plus chaude enregistrée jusqu’ici, et que les scientifiques s’entendent pour dire que la glace de l’Arctique est le canari des mines et qu’elle montre des signes clairs du climat…

Signes clairs? Peut-être devrait-il consulter les données de l’Arctique en terme de superficie de glace, qui aujourd’hui est au niveau de 2006 (on a un gain depuis 3 ans), ou encore les relevés de température de l’Arctique depuis 1958, tel que publié par le DMI (qui ne montrent pas de tendance au réchauffement, au contraire), ou encore les nombreuses preuves de température chaude des années 30, qui ont de quoi embarrasser les défenseurs du RCA… (sans oublier cette perle: record de latitude sans glace dans l’eau… en 1922).

Et que dire du froid intense qui sévit dans une grande partie de l’hémisphère Sud, faisant de nombreuses victimes? (bien sur, silence radio, on se concentre sur la Russie qui a chaud en ce moment (du moins une partie, car l’autre gèle), même si elle avait battu, incognito, des records de froid l’hiver dernier en Sibérie, avant l’arrivée d’El Nino).

Et l’Antarctique? Il continue son expansion

2 Réponses à “Citation: député Ed Markey”



  1. Voilà ce que j’ai écris comme commentaire au journal Le Devoir, au sujet de leur article à la une aujourd’hui (11 août) de la masse de glace qui c’est détachée du groenland.
    ————-
    Je l’attendais celle-là. Ça circule dans la gauche américaine depuis quelques temps. Toujours “selon certains spécialistes” la plus grosse plaque de glace jamais vu – ben oui ça fait peut-être 20 ans qu’on photographie l’arctique avec des satellites, pas plus… Mettons la plus grosse depuis qu’on photographie avec un satellite.

    Et naturellement c’est directement lier au “Réchauffement global” même si les spécialiste disent que “non” ce n’est pas causé par le réchauffement global, pas de problèmes la journaliste, est allée en trouvé un qui lui, va lui dire que “oui” c’est directement causé par le réchauffement global… ben voyons y en toujours un “spécialiste” depuis quelques années, qui va te dire que n’importe quoi est causé par le réchauffement global…

    La réalité c’est que la glace à augmenté ces dernière année dans l’arctique et que même les moyennes de températures, globalement ont baissé. Et puis c’est l’été là bas aussi, la glace fond et ce détache c’est normal…
    ——————

    Vous devriez ajouter votre commentaire m. Pelletier, si c’est possible. Pas besoin d’être abonné, il suffit de s’inscrire pour faire un commentaire (email et mot de passe je crois)

  2. @Voilà ce que j
    Je n’ai pas eu le temps d’aller lire l’article encore, mais j’ai remarqué que le journal Métro rapporte la nouvelle aussi ce matin.

    Malheureusement, on récupère l’événement comme une démonstration du réchauffement climatique, alors que le phénomène physique à l’origine du bloc, appelé «calving» («vêlage» en français, mais je n’aime pas le nom), est un phénomène normal, récurent, qui n’a rien à voir avec le réchauffement.

    Il s’agit de l’extension de la langue d’un glacier au-dessus de l’eau (des dizaines de km dans ce cas), qui cède. C’est une démonstration que le glacier prend de l’expansion (la glace accumulée dans sa partie continentale est pousée progressivment vers l’eau et finie nécessairement sa course en se brisant et partant à la dérive.

    Le Groenland perd plus de 10,000 icebergs par année via le «calving». Le même phénomène s’observe un peu partout où les glaciers terminent leur course dans l’eau (Groenland, Alaska, Antarctique…), à chaque année depuis des lustres.

    D’ailleurs, un iceberg similaire a causé la perte du Titanic en 1912, nous rappelle l’article du Métro, comme quoi cela n’a rien de nouveau (même si ce n’est pas la conclusion de l’auteur).

    Ce qui est nouveau, comme vous le mentionner, c’est qu’on les observent avec des satelittes, donc on est au courant de ce qui se passe, alors qu’on ne les répertoriaient pas aussi facilement avant.

    Pendant ce temps, on ignore superbement le froid qui sévit au Sud ou en Sibérie (on est concentré sur la vague de chaleur à l’Ouest – en Russie).

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