Parmi les nombreuses observations scientifiques qui contredisent les modèles climatiques, l’expansion de l’Antarctique est l’une des plus embarrassantes pour les défendeurs du RCA (Réchauffement climatique anthropique). En effet, alors que les modèles prédisent un réchauffement plus prononcé aux pôles, incluant une fonte importante en Antarctique, le pôle Sud refuse de coopérer, montrant même un gain de superficie ces dernières années (avec présentement environ 1.75 million de km2 de plus que la moyenne 1979-2000).
Des chercheurs ont tenté de fournir une explication et donner malgré tout raison aux modèles, c’est-à-dire montrer que ce phénomène troublant (pour eux) est quand même dû au réchauffement climatique (par l’homme, doit-on lire entre les lignes), et que la situation basculera plus tard vers une fonte, toujours en lien au RCA.
C’est Judith Curry (dont il est question dans mon billet sur les leçons du Climategate) et Jiping Liu qui tentent de fournir une réponse, pour le moins boiteuse, dans cette publication.
En gros, ils prétendent que l’Antarctique grandit parce que les changements climatiques signifient plus de précipitations, majoritairement sous forme de neige dans cette région. Cette accumulation réfléchit une partie du réchauffement radiatif, empêchant la neige de fondre.
Par contre, selon les auteurs (et c’est là que ça se gâte), si les émissions de GES (gaz à effet de serre) continuent d’augmenter au cours des prochaines décennies, la glace fondra par dessous, et les précipitations tomberont sous forme de pluie au lieu de neige, ce qui fera accélérer la fonte. La glace fondra alors rapidement, spécialement à partir de la fin des années 1960, à raison de 40,000 à 300,000 km2 par année (n’oublions pas que nous sommes à près de 1,750,000 km2 AU-DELÀ de la normale, de quoi faire pâlir ces chiffres alarmistes – ou encore les 260 km2 qui se sont détachés du Groenland!).
Évidemment, tout ceci est basé sur la modélisation. Des prédictions qui ont encore un bon bout de chemin à faire avant d’être considéré comme une hypothèse sérieuse au niveau scientifique. Je parie néanmoins que la presse s’en emparera, si contré à parler de l’Antarctique, question de maintenir le spectre de la menace climatique.
D’abord, ce n’est pas l’air qui réchauffe l’eau, mais l’inverse (en proportion). Vous voulez une expérience rapide? Remplissez votre bain d’eau à température pièce et tentez de l’élever à l’aide d’un sèche-cheveux. Long n’est-ce pas? Maintenant, remplissez le bain d’eau chaude et voyez l’impact sur température de la pièce…
Ensuite, n’oublions pas que la température moyenne de l’Antarctique est d’environ -55 degrés. Il faudra un sacré grand réchauffement avant de voir les précipitations passer de la neige à la pluie!
Enfin, le point de bascule (tipping point) est prévu, toujours selon les auteurs, dans un peu plus d’une cinquantaine d’années.. De quoi leur laisser amplement de temps et autres études en ce sens avant d’être contredits par les faits et pointés du doigt.
Source: NoTricksZone
Au fait, ce billet est mon 200e!

Ça m’étonnerais que la moyenne soit de -55 degré Celsius en antarctique pour une année complète.
Après une brève recherche il semble que la valeur de -55 degré est bonne.
La température moyenne en hiver : -68°C
La température moyenne en été …: -33°C
http://la.climatologie.free.fr/banquise/banquise.htm
Et en plus les auteurs de ces inepsies seront probablement morts ou près de l’être comme leurs lecteurs d’ailleurs. Nostradamus maintenant est informatisé !!!
Félicitations pour votre 200ème post ! Vous allez avoir du travail en vue de Cancun !
@Martin,
Merci pour la référence, j’y allais de mémoire, mais n’avais pas de référence sous la main.
@ZenDog
En effet, c’est facile de dire n’importe quoi si on sait qu’on ne sera plus là au moment où la prédiction doit se réaliser. Surtout si d’ici là, la tendance actuelle est dans le sens de cette prédiction (ici on prédit que l’observation actuelle va durer encore quelques décennies). Plusieurs défenseurs du RCA, comme Steven Guilbault (http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/02/05/lord-christopher-monckton-a-melbourne/), vont jusqu’à dire que s’il fait chaud, froid, sec ou humide, c’est la preuve des changements climatiques. Peu importe ce qui se passe, ils auront raison!
Merci pour le mot d’encouragement. Toutefois, on attend un autre bébé dans cette période, alors ce sera difficile… Je ferai de mon mieux :-)
Finalement, il n’aura pas fallu longtemps à Radio-Canada pour traiter la nouvelle. Ils en ajoutent même une couche en titrant l’article «Le paradoxe de l’Antarctique résolu» : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/science/2010/08/17/001-antarctique-glace-paradoxe.shtml
Il y a une grande différence entre une hypothèse quasi-loufoque (mais bon, toute hypothèse est légitime, reste à la démontrer) et une théorie ou un fait, comme le laisse croire l’article.
Décidémment, notre chaine publique contribue largement à la désinformation en ce qui a trait au réchauffement climatique, par une couverture aussi peu sérieuse et objective…
Et sur WUWT (http://wattsupwiththat.com/2010/08/17/dr-curry-warms-the-southern-ocean/), on critique la nouvelle en indiquant que les données pour supporter cette hypothèse (température et précipitations) sont tout simplement manquantes…
Un bon article sur global globalresearch.ca :
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=20686
Il va peut-être être traduit en français sous peu.
Le seul bémol est le pic pétrolier, la seul chose que je peux dire avec certitude sur le pic pétrolier c’est qu’ils proposent les mêmes solutions que pour le réchauffement climatique et ces promoteurs utilise souvent le mensonge climatique pour promouvoir le pic pétrolier.A mon avis nous n’avons pas assez de données fiable pour se faire une opinion valable dans un sens ou dans l’autre sur le pic pétrolier.
Une trouvaille : http://www.youtube.com/watch?v=c5jlBLFsUCk&feature=player_profilepage
C’est le genre de reportage qu’on devrait avoir si nos médias seraient légèrement objectifs.
Haha, le clip ci dessus provient d’une chaine chrétienne, mais c’est un bon clip quand même et il n’y a pas de référence religieuses. Je ne connaissait pas cette chaine.
Félicitations pour le 200ème billet!
Quant à la mer de glace de l’Arctique, attendons la fin de l’été pour voir si la fonte aura été plus forte ou plus faible que les années précédentes (2007 avait été une année de fonte particulièrement importante, à cause de vents du sud persistants, 2008 a eu un fonte un peu moins forte et 2009 fut à peu près dans la normale). Quant à la banquise, les mesures, en 2009, de l’Institut allemand Wegener ont montré un renforcement de l’épaisseur de glace, entre 3 et 4 mètres.
Donc, comme le disent nos amis suisses, il n’y a pas le feu au lac….ni au nord, ni au sud.
J’ajouterai que l’effet albedo aux pôles est très faible :
- pendant la nuit polaire, il est nul,
- pendant l’été polaire, compte tenu de la position très basse du soleil sur l’horizon, et donc de l’angle d’incidence des rayons solaires, il est faible.
Elémentaire, mon cher Watson. Donc, les carbocentristes fanatiques des modèles ont oublié leur géographie de base….et les médias, ignares et/ou moutonniers, suivent sans se poser de question….
Je n’ai pas écrit vers 4 heures du matin,heure canadienne, mais à 10 heure en Bretagne, heure française. Donc, pas de panique : je dors normalement la nuit ….
@Jean-Pierre
Et moi qui croyais que vous ne dormiez plus parce que vous étiez terrorisé par la menace climatique :-)
@Martin
Bon clip, en effet. On dira bien entendu que c’est la droite qui parle… mais il ne faut pas s’arrêter à la chaîne, plutôt au contenu. Et puis la religion, elle va dans le sens du RCA, alors c’est rafraichissant!
Très occupé par la rédaction de mon dernier article sur LePost, j’arrive en retard pour le “200ème billet”. Compliments !
Compliments aussi pour la précision et la concision de ce 200ème, ainsi que pour les 199 qui l’ont précédé.
L’article termine par : “De quoi leur laisser amplement de temps et autres études en ce sens avant d’être contredits par les faits et pointés du doigt”
Les “bons” prophètes de malheur sont effectivement ceux qui font des prédictions qu’on ne pourra contredire de leur vivant.
Les autres, tels Mark Serreze – qui prévoit chaque année la catastrophe pour l’an prochain – se ridiculisent régulièrement.
Mais le ridicule semble être une vertu cardinale pour progresser dans la carrière au sein du NSIDC, dont Mark Serreze a précisément été promu Directeur depuis qu’il dit n’importe quoi !
@ PapyJako
Vraiment excellent ce billet, tu devrais le mettre accessible en tout temps avec un onglet ou quelque chose, afin que ceux qui commence à vérifier ce que leur raconte les médias puissent y avoir accès. L’analogie du cochon est… approprié :)
@Martin,
Pour le bénéfice des autres, je crois que l’article de PapyJako dont tu parles est celui-ci: http://www.lepost.fr/article/2010/08/19/2188450_la-trop-longue-agonie-de-la-crosse-de-hockey.html
Effectivement une très belle synthèse de la courbe en crosse de hockey.
pourriez vous m’expliquer simplement pourquoi des glaciers énormes dans le monde entier sont “en disparition”
a vitesse effrayante, alors qu’ils y étaient pendant des milliers d’années plus ou moins imposants ?
@jean-luc
D’abord il ne disparaissent pas à une vitesse effrayante, sauf aux yeux de la presse populaire. Les glaciers sont en retrait pour la plupart depuis qu’on est sorti de la miniglaciation du 16e au 18e siècle, donc depuis environ 150 ans. Ils l’étaient aussi avant cette période, mais la tendance s’est renversée pendant la miniglaciation.
Pendant la période chaude médiévale (10e au 15e siècle), les glaciers étaient pour bon nombre plus petits qu’aujourd’hui (on commence à trouver des artéfacts emprisonnés sous la glace, signe de passages des hommes avant l’avancée des glaciers vers le 16e siècle qui ont tout emprisonné dans la glace).
Au delà des cycles à longue (centaines ou milliers d’années) et très longue échelle (dizanes de milliers d’années et +), les glaciers suivent des plus petits cycles de progression régression, sur des décennies. On a récemment fait un lien avec l’oscillation Atlantique décennale – AMO (cycle de 60 ans de l’Atlantique).
Ça se passe ici: A MUST READ: European climate, Alpine glaciers and Arctic ice in relation to North Atlantic SST record
Pendant qu’on crie à tout vent que ça fond depuis une trentaine d’années, on oublie qu’on est dans la phase de réchauffement de la PDO (Pacifique) – dont on sort à peine, et de l’AMO (Atlantique). De plus, on se remet d’une miniglaciation qui avait causé une progression importante pendant 300 ans.
@jean-luc
Une nouvelle étude vient de paraître dans «Geophysical Research Letters», qui confirme que les glaciers en Suisse ont fondu à un rythme plus rapide dans les années 40 qu’aujourd’hui, qui s’expliquerait en partie par les radiations de courte longueur d’onde (niveau de 8% supérieur à la moyenne).
http://wattsupwiththat.com/2010/10/24/the-stupefying-pace-of-glacier-melt-in-the-1940s/
On note aussi un ralentissement du rythme entre les années 50 et 80, qui correspond à la période de refroidissement du dernier siècle.
Bref, nous avons des cycles océaniques et des variations de radiations en provenance du Soleil qui affectent la fonte des glaciers. Le CO2 fait peut-être partie de l’équation, mais son rôle y serait alors mineur, puisqu’il ne montre aucune corrélation avec les fluctuations du dernier siècle et qu’il n’explique pas les variations qui ont précédé.