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Mois: novembre 2010



Climategate : un an déjà!

mercredi, 24 novembre 2010

Il y a un an (le 19 novembre 2009) éclatait le Climategate, véritable bombe au sein de l’establishment climatique. De nombreux courriels entre scientifiques associés au CRU (Climate Research Unit de l’Université d’East Anglia – UK) étaient diffusés sur le web, exposant des tentatives de (1) suppression de données brutes, (2) manipulation de données, (3) collusion pour bloquer les publications scientifiques, et (4) bien plus.

La plupart des médias, complaisants, ont opté pour l’omerta. Les autres ont tenté d’étouffer le scandale tant bien que mal. Même Wikipedia s’est mis de la partie, en bloquant l’édition des pages sur le sujet, après l’avoir épurée.

En gros, le message était le suivant:

Circulez, il n’y a rien à voir, il ne s’agit que de propos hors contexte…

Hors contexte? J’aimerais bien que l’on me fournisse un contexte acceptable pour remplacer subtilement des données dérangeantes sur un graphique (pour cacher le déclin)? Que dire de demander à des collègues de boycotter une revue scientifique parce que son éditeur en chef a «osé» publier un article qui ne va pas dans le sens du clan? Ou encore d’indiquer qu’on préfère supprimer des données plutôt que de les fournir à quiconque voudrait répéter l’expérience pour valider les résultats?

L’information a néanmoins fait son chemin sur le web (surtout via la blogosphère, mais aussi dans certains journaux anglophones), jetant au passage un discrédit sur les médias hypocrites qui ont du coup exposé leur partisanerie, du moins aux yeux de ceux et celles qui ont eu vent du scandale. C’est notamment le cas de Radio-Canada, LaPresse, Le Devoir, The Gazette… Bref, les médias d’ici.
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Citation : Richard Lindzen devant le Congrès

dimanche, 21 novembre 2010
Mise à jour 1 (5 décembre 2010) :
Tel qu’indiqué par André (merci!), le lien vers la vidéo des audiences du sous-comité de la Chambre sur l’énergie et l’environnement n’est plus fonctionnel. Fort heureusement, la vidéo n’a pas été supprimée, simplement archivée ailleurs. Vous pouvez voir Richard Lindzen vers 26 min 30 sec de la première partie des audiences. Pour les intéressés, vous pouvez également visionner la seconde et la troisième partie. J’ai mis à jour le lien de mon billet pour pointer vers la première partie.

Dr. Richard Lindzen est l’un des plus éminents climatologues mondiaux. Auteur principal du 3e rapport du GIEC (chapitre 7), il a toutefois démissionné avec fracas du groupe en 2001, parce qu’il estimait que le résumé pour les décideurs (et les médias) ne reflétait pas les propos des scientifiques et exagérait la précision et la certitude scientifique. Il ajoutait que le résumé ne reflétait pas le rapport complet et que la version finale avait été modifiée du premier jet dans le but d’amplifier le rôle de l’homme. Il est aujourd’hui l’un des sceptiques du RCA les plus connus.

Voici un extrait (source) du témoignage de Richard Lindzen devant le sous-comité de la Chambre sur l’énergie et l’environnement, le 17 novembre dernier (vidéo et présentation en PDF):

Peut-être devrions-nous cesser d’accepter le terme «sceptique». Le scepticisme implique un doute à propos d’une proposition plausible. L’alarmisme actuel en lien au réchauffement climatique représente à peine une proposition plausible. Vingt années de répétition et l’escalade des revendications ne la rendent pas plus plausible. Au contraire, l’incapacité à améliorer l’affaire après 20 ans rend celle-ci encore moins plausible, comme le démontrent le Climategate et d’autres cas de tricherie.
Perhaps we should stop accepting the term, ‘skeptic.’ Skepticism implies doubts about a plausible proposition. Current global warming alarm hardly represents a plausible proposition. Twenty years of repetition and escalation of claims does not make it more plausible. Quite the contrary, the failure to improve the case over 20 years makes the case even less plausible as does the evidence from climategate and other instances of overt cheating.

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Nouvelle section : Introduction

samedi, 20 novembre 2010

Tel qu’annoncé il y a quelques semaines, je travaille petit à petit à améliorer mon blogue pour en faciliter la lecture et la navigation. Cela se traduit par de récentes modifications du «look» visuel, et par l’ajout progressif de sections permanentes.

La section introduction (en haut à droite) se veut une page pour les nouveaux arrivés, ceux qui ne sont pas nécessairement familiers avec les thèmes et les termes discutés ici. Cette page propose des liens vers des articles qui couvrent certaines notions de base, le pourquoi du site, qui sont les défenseurs du réchauffement climatique anthropique (GIEC, médias, écologistes, gouvernements et scientifiques), et le Climategate.

J’ai aussi modifié la page contact, afin de l’abréger. J’ai plutôt fait une page indépendante pour parler de moi et une seconde pour parler du site (blogue).

Enfin, j’ai ajouté plusieurs termes au glossaire, que je tenterai de tenir plus à jour.

D’autres sections suivront dans les prochains jours, dont une sur le GIEC, le Climategate et une autre sur les observations.



Le choix des mots

dimanche, 14 novembre 2010

Le réchauffement climatique est un sujet qui suscite la polémique. D’un côté, nous avons les défenseurs du réchauffement climatique par l’homme, et de l’autre les sceptiques, ceux qui doutent du rôle prépondérant de celui-ci. Comme rien n’est noir et blanc, il y a bien sûr toute la gamme de gris entre les deux.

La terminologie utilisée pour décrire le positionnement face au climat est déterminante, d’autant plus que nous entendons toutes sortes d’appellations, la plupart du temps erronées. Voici donc une petite leçon/discussion de nomenclature, question de bien nommer les joueurs et les règles du jeu.

La théorie d’effet de serre : RCA

La vision populaire du climat, c’est-à-dire celle où l’homme (via ses émissions de GES) contribue largement au réchauffement, porte le nom de «réchauffement climatique anthropique», ou RCA.

En anglais, on parle des acronymes AGW (Anthropogenic Global Warming) et CAGW (Catastrophic Anthropogenic Global Warming). La seconde version (CAGW) n’a à ma connaissance aucun équivalent francophone. Alors pourquoi pas RCAC (Réchauffement Climatique Anthropique Catastrophique)?

Ce qui distingue les deux (RCA et RCAC), vous l’aurez deviné, c’est l’emphase sur l’aspect catastrophique des conséquences du réchauffement (montée des eaux, ouragans, sécheresses, inondations, maladies…).

Le RCAC caractérise beaucoup mieux la vision véhiculée par les médias de masse, et celle du GIEC. En fait, si l’on indiquait que le réchauffement n’avait pas de quoi inquiéter (c’est-à-dire comme les réchauffements précédents, bénéfiques), il n’y aurait aucune mobilisation pour contrôler nos émissions. Ce blogue n’existerait pas, et l’affaire serait classée depuis longtemps.

Néanmoins, le terme RCA, largement utilisé, sous-entend généralement l’aspect catastrophique. Qu’il en soit ainsi. RCA et RCAC sont donc traités en tant que synonymes. Mon nouvel acronyme n’aura pas fait long feu :-)

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L’Académie des Sciences et le réchauffement

lundi, 8 novembre 2010

Le 26 octobre dernier, l’Académie des Sciences (France) publiait un rapport sur la question climatique, un rapport qui fait jaser.

En effet, les médias ont rapidement utilisé celui-ci pour faire valoir que les théories du GIEC sont confirmées, et que les climatosceptiques sont confondus.

Au Québec, notre porte-parole officiel en environnement Steven Guilbault (anciennement Greenpeace, aujourd’hui chez Équiterre), ne se gêne pas pour conclure que le climatologue français Claude Allègre (célèbre climatosceptique et auteur du livre «L’imposture climatique») a fait un revirement à 180 degrés sur ses positions, en adoptant le texte de l’Académie. Faux. Nous y reviendrons plus loin.

C’est que Jacques Brassard, ancien ministre péquiste (également climatosceptique), a fait une présentation récente au réseau Liberté-Québec, dans laquelle il traite du climat, sous un angle qui ne plait pas à M. Guilbault (d’où son article du Journal Métro: «Réseau Liberté-Québec se tire dans le pied»).

L’allocution de M. Brassard est retranscrite sur son blogue, que je vous invite d’ailleurs à lire. Il y publie souvent des textes forts intéressants en lien au climat et la religion verte.

Note: j’ai tellement pris de temps à rédiger cet article (désolé, nouveau bébé oblige!), que Jacques Brassard a eu le temps de faire la réplique à M. Guilbault. Ca se passe ici: Les menteries du chaman Guilbeault.

Steven Guilbault, comme c’est souvent le cas au sein de l’establishment climatique (sauf peut-être pour Judith Curry), ne tolère simplement pas les opinions divergentes du dogme. On stigmatise ceux qui osent parler de facteurs naturels et de cycles.

Théologien et activiste écologiste, Guilbault fait partie de ceux et celles qui traitent les climatosceptiques (dont Claude Allègre) de «négationniste des changements climatiques». Notez que le mot «négationniste» réfère à la doctrine voulant que le génocide des Juifs par les nazis (et l’existence des chambres à gaz) relève de la fiction. Son équivalent anglophone, Deniers, est largement utilisé pour discréditer ceux qui n’adhèrent pas systématiquement à l’hypothèse du réchauffement par l’homme, et fut popularisé par Al Gore, avec le terme flat earthers (ceux qui croient que la Terre est plate).

Bien entendu, M. Allègre, comme pratiquement tous les climatosceptiques (moi inclus), reconnait la variabilité climatique (je dirais même davantage que le font les carbocentristes comme M. Guilbault, car nous affirmons que le climat n’a jamais été stable). C’est la CAUSE du réchauffement entre 1975 et 2000 (naturelle ou anthropique?) qui fait l’objet de la discorde, sans oublier la politique qui s’y rattache, aspect aussi dénoncé par M. Allègre.
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Judith Curry et l’intégrité scientifique

lundi, 1 novembre 2010

Judith Curry est une climatologue officiellement dans le camp de l’establishment climatique, c’est-à-dire celui des «carbocentristes», selon lequel l’homme est en grande partie responsable des changements climatiques via ses émissions de CO2. Elle se distingue toutefois des autres par son ouverture envers les climatosceptiques et sa critique (de plus en plus acerbe) envers le GIEC et l’argument de consensus.

Cette ouverture d’esprit et cette considération pour les hypothèses divergentes, qui font normalement l’étoffe d’un scientifique professionnel, lui valent ironiquement des critiques de plus en plus vives, en provenance des carbocentristes. Elle a trahi le club, elle a osé parler d’incertitudes, et surtout, elle a laissé entendre que tous les scientifiques n’adhéraient pas au dogme!

Je salut pour ma part l’approche de Judith, beaucoup plus constructive dans le débat climatique que ce que nous offre habituellement ceux de l’establishment, même si je reste critique face à certains de ses propos. Je pense en particulier à sa réaction au Climategate et aux déboires du GIEC, l’hiver dernier, lorsqu’elle affirmait que le problème est avant tout lié à la communication. Je suis d’avis qu’il vaudrait mieux régler la science avant de simplement mieux communiquer (la pseudoscience), tel que le soulignait Willis Eschenbach (traduction disponible dans mon billet).

Notez que la véritable arrière pensée de Judith était peut-être effectivement de mieux discuter des incertitudes (et non simplement mieux convaincre du message habituel), et la mise sur pied récente de son blogue en témoigne. On y trouve de bons articles et des commentaires très intéressants (en provenance des 2 camps), favorisant le dialogue scientifique pour mieux comprendre le climat. Si seulement on avait eu ce genre d’approche dès le début… au lieu de sites partisans comme RealClimate, simplement destinés à museler toute critique!
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