Mise à jour 1 (8 décembre 2010) :
Quelques révélations en lien au climat via WikiLeaks… Voir fin de l’article.
Depuis quelques jours, les médias du monde ne cessent de nous marteler avec la publication de documents confidentiels via WikiLeaks. Si les politiciens font tout en leur pouvoir pour limiter les dégâts, faire taire les journalistes et empêcher leur diffusion, on ne peut pas dire que la fuite des messages «compromettants» est passée inaperçue. Même sans en publier le contenu, le simple fait de traiter la nouvelle (à répétition) fait le travail…
Le mot WikiLeaks figure dans les titres à la Une de la plupart des médias, et peut être entendu aux bulletins de nouvelles télé et radio. Difficile de passer à côté.
Sans nécessairement en connaître les détails, la plupart des gens ont au moins une idée générale de ce dont il s’agit. Les intéressés n’auront qu’à faire une recherche sur le web pour en connaître davantage, lire les documents, se faire une opinion. Nombreux sont ceux qui estiment que la publication est souhaitable, car il en va de l’intérêt public de connaître certains jeux de coulisses.
Plusieurs journaux, dont le New York Times, indiquent même clairement leur position favorable à la divulgation des documents:
Le Times estime que les documents servent un intérêt public important, éclairant les objectifs, les succès, les compromis et les frustrations de la diplomatie américaine d’une manière que d’autres comptes rendus ne peuvent rivaliser.
The Times believes that the documents serve an important public interest, illuminating the goals, successes, compromises and frustrations of American diplomacy in a way that other accounts cannot match.
Lorsque le Climategate a éclaté, il y a un an, les médias ont adopté une tout autre approche. Ce fut l’omerta médiatique. Zip. Pas un mot. Le mot Climategate fut dès le départ tabou dans la presse populaire, la couverture du scandale pratiquement inexistante, si ce n’est que pour étouffer l’affaire.
Bon nombre de gens ne savent même pas ce qu’est le Climategate!
Le même journal (New York Times), annonçait à l’époque, à propos des courriels compromettants du Climategate :
Les documents semblent avoir été acquis illégalement et contiennent toutes sortes d’informations privées et des déclarations qui n’ont jamais été destinées à l’attention du public, de sorte qu’ils ne seront pas affichés ici.
The documents appear to have been acquired illegally and contain all manner of private information and statements that were never intended for the public eye, so they won’t be posted here.
Pourquoi cacher le scandale du Climategate, mais mettre en avant-plan la fuite par WikiLeaks?
Les allégations de corruption de scientifiques du climat à l’origine de l’hystérie planétaire, pour lequel des trillions de dollars seront dépensés, ne seraient-elles pas d’intérêt public?
Vous pouvez suivre une discussion à cet effet sur WattsUpWithThat : Hypocrisy meter pegged at the New York Times
Mise à jour 1 :
Plusieurs sites ont rapportés des informations en lien au climat, diffusées via WikiLeaks. Sans grande surprise, les médias (sauf rares exceptions) les ignorent superbement, comme ils ont fait avec le Climategate. On insiste plutôt sur l’arrestation de son fondateur (Julian Assange), et on se concentre sur des documents anodins.
Pour les intéressés, voici quelques infos additionnelles (anglais):
Catégorie(s): ClimateGate par Yves Pelletier
Tags: ClimateGate
Vous dites exactement ce que j’ai pensé hier en entendant tous nos media français exposer ce scandale qui apparemment n’en est pas un pour eux. L’an passé, les mêmes media nous disaient que les documents du Climate gate avaient été acquis illégalement, qu’ils étaient sortis de leur contexte, etc.
Espérons que nous serons nombreux à remarquer cette “petite” différence.
Et pendant que nos gouvernants, écolos, se bronzent à Cancun, nous avons en Europe, comme au Canada, une vague de froid telle que nous ne l’avons pas vue depuis plus de 50 ans.
Merci pour votre travail toujours intéressant.
Très bon point. Il me semble qu’il y ait en effet des similitudes.
Il est en effet intéressant de voir comment on traite le patron de Wikileaks de héros et l’on sort toutes les histoires de libertés d’expression alors qu’avec le climategate c’est exactement le contraire.
Les médias semblent d’avis qu’en traitant de WikiLeaks, ils font leur devoir journalistique, soit de présenter les choses même si elles ne font pas l’affaire des dirigeants, car il en va de l’intérêt public. Voyez comment ils ne se gênent pas pour traiter de la nouvelle… c’est pour eux une démonstration d’objectivité. Pourtant, les documents n’ont pas été remis par les diplomates, ils ont été obtenus illégalement. Loin de moi l’idée d’insinuer que les documents devrait rester secrets, simplement je trouve cela troublant de voir que pour le Climategate, on a eu droit à une tout autre attitude.
Les courriels du Climategate ne seraient vraisemblablement pas l’oeuvre d’un pirate informatique (j’en parle dans la section climategate en haut à droite), mais plutôt d’une fuite interne. Aucun média ne s’est intéressé à savoir s’il y a bel et bien eu piratage… mais ont utilisé l’argument pour se défendre de ne pas en parler dans certains cas.
La différence entre les deux (Climategate et WikiLeaks), c’est que le RCA est vendu par les médias depuis longtemps. Ils savent très bien qu’ils jouent un rôle partisan dans la science du climat, qu’ils sont aux premières loges de l’hystérie pour avoir façonné (caché) le débat pendant près de 20 ans. La peur vend. Ils DOIVENT étouffer l’affaire pour ne pas être pris au piège, perdre leur crédibilité, perdre leur «vache à lait». En revanche, ils peuvent difficilement être pointés du doigt dans l’histoire de WikiLeaks… Alors, ils foncent!
Une petite fraction seulement des documents ont été jusqu’ici diffusés par WikiLeaks. Beaucoup sont à venir ces jours-ci. Ne serait-il pas ironique que la suite des courriels du Climategate (rappelez-vous, au moment de leur sortie, un message indiquait que ce n’était qu’une partie) soit diffusée par WikiLeaks. Les médias seraient pris à leur propre piège!
J’ai, moi-aussi, remarqué le deux poids, deux mesures, de la couverture médiatque de nos bons médias sur les fuites de Wikileaks versus celle sur le Climategate, l’année passée!!!
Un média québécois, en parlant des fuites de Wikileaks, peut en profiter pour faire passer son agenda pacifisss, isolationnisss et anti-américain, alors qu’un média québécois qui aurait parlé du Climategate aurait été obligé de remettre en question son agenda écolo et ses liens avec les Monseigneur Guilbeault de ce monde et la secte de Maurice Strong!!!
Bonjours,
au sujet de wikikeaks, j’hésite a accorder une grande crédibilité aux fuites, et ce pour plusieurs raisons.
Wikileaks est accro à la publicité et l’obtiens gratuitement à travers les médias de masse. Étrangement il a fournis les fuites sur l’Afghanistan au Gardians, New york time et der spigel quelques semaines avant de les publier sur le site de wikileaks, ce qui est une étrange façon de faire si vous prétendez combattre l’establishment.
http://www.cjr.org/campaign_desk/the_story_behind_the_publicati.php?page=all
Les médias dessinent Julian Assange comme une espèce de héros de la liberté d’expression, un idéal journalistique.
De plus, Julian Assange essaye de s’approprier le climat gate, ce qui a ennuyé Steve McIntyre et démontre encore leur appétit pour la publicité gratuite.
http://climateaudit.org/2010/11/30/assange-on-climategate/
Plusieurs collaborateurs de la première heure ont quitté le navire wikileaks dont John Young de cryptome.org.
Dans cette informative interview de James Corbett, John Young jette un peu de lumière sur l’ombrageux univers de la fuite. Ne vous méprenez pas, un peu à l’image de Lindzen, Young n’est pas un communicateur des plus divertissant, mais il en dit beaucoup. (en anglais)
http://www.corbettreport.com/mp3/2010-04-13%20John%20Young.mp3
Les récentes fuites éclaboussent bien plusieurs acteurs majeur dans le monde diplomatique, sauf Israël. (en français)
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22235
Le gouvernement américain, a récemment saisis 82 nom de domaine, un précédant contre la liberté d’expression (le PREMIER amendement de la constitution Américaine)
http://www.freedompolitics.com/news/websites-2234-freepolitics-government-domain.html
Hum, wikileaks est toujours en opération…
Pour toutes ces raison et bien d’autres j’ai l’impression (pas la preuve) que wikileaks est une opération d’un ou plusieurs service de renseignent en train d’établir la crédibilité à wikileaks soit pour pouvoir plus facilement identifier les sources ou bien de la classique désinformation (si ce n’est pas déja le cas). Ça ne veux pas dire qu’il n’y a aucune information valable, mais plutôt invite a une saine prudence.
Encore plus fort. Concernant wikileaks, ils écrivent un article où ils disent que les USA auraient trafiqués les données climatique. Mais, Radio-Canada ne parle que Julian Assaange…
http://www.guardian.co.uk/environment/2010/dec/03/wikileaks-us-manipulated-climate-accord
Quand j’ai exposer ce fait sur un forum, voici le lien que j’ai reçu:
In a study released this spring, the University of Massachusetts at Amherst’s Political Economy Research Institute named Koch Industries one of the top ten air polluters in the United States. And Greenpeace issued a report identifying the company as a “kingpin of climate science denial.” The report showed that, from 2005 to 2008, the Kochs vastly outdid ExxonMobil in giving money to organizations fighting legislation related to climate change, underwriting a huge network of foundations, think tanks, and political front groups.
According to Doherty’s book, the Kochs came to regard elected politicians as merely “actors playing out a script.” A longtime confidant of the Kochs told Doherty that the brothers wanted to “supply the themes and words for the scripts.” In order to alter the direction of America, they had to “influence the areas where policy ideas percolate from: academia and think tanks.”
In 1977, the Kochs provided the funds to launch the nation’s first libertarian think tank, the Cato Institute.Cato scholars have been particularly energetic in promoting the Climategate scandal. Last year, private e-mails of climate scientists at the University of East Anglia, in England, were mysteriously leaked, and their exchanges appeared to suggest a willingness to falsify data in order to buttress the idea that global warming is real. In the two weeks after the e-mails went public, one Cato scholar gave more than twenty media interviews trumpeting the alleged scandal. But five independent inquiries have since exonerated the researchers, and nothing was found in their e-mails or data to discredit the scientific consensus on global warming.
Read more http://www.newyorker.com/reporting/2010/08/30/100830fa_fact_mayer#ixzz17dtz6AsM
Une chose à dire, je suis sceptique face à ce lien. Celui qui m,a posté ce message déteste le capitalisme et pirate allègrement des jeux et des chansons. Donc, je me moque de ce qu’il me dit, mais je l’ai posté pour votre plus grand plaisir :-)
@ Patrice
Tu pourrais lui demander qui est derrière le Club Of Rome :)
C’est vrai que les Kochs finance le Cato institute.
Mais je me demande quelle influence le Cato Institute a vraiment sur la question climatique.
Jonova a produits quelques billets intéressant concernant le financement.
Même si les Kochs ont financé le Cato institute plus que le proverbiale Enron, ce n’est pas grand chose comparé aux gouvernements.
http://joannenova.com.au/2009/07/massive-climate-funding-exposed/
Oooups, on devrait lire Exxon et non Enron.
Sérieusement le Cato Institute c’est de la petite bière en terme d’influence climatique.
Si ton gars veux des think tank il devrait commencer par le Club of Rome.
The RAND Corporation.
Round Table Groups de Cecil Rhodes.
conseil of foreign relation ou CFR.
Trilateral Commission.
Comme ça il va vraiment avoir quelque chose a se mettre sur la dent.
@Martin
Merci pour cet excellent lien. Je le garde pour moi et pour les autres.
Pour le gars, j’ai quitté le forum où j’allais. Ça tourne en rond et ça frise l’insulte quand je dis que je ne crois pas aux changement climatiques causés par l’homme. Je continue de parler avec mes collègues et mes élèves sur les autres aspects des changements (soleil, nuages, rayonnements cosmique, changement d’axe de la terre suite au tsunami etc.)
J’ai autre choses à faire que de perdre mon temps.
@Patrice
Le lien avec les Kochs est une ruse supplémentaire utilisée par Greenpeace. Personnellment, tout ce qui sort de Greenpeace n’inspire rien de moins que de la propagande.
S’il est vrai qu’ils ont financés certains think thanks, n’oublions pas une chose, ce qui compte c’est les travaux et leur valeur scientifique. On a habilement détourner l’attention sur ce point, et beaucoup ont tombé dans le piège. Ce qu’on veux nous faire croire c’est que l’argent a servie à manipuler volontairement les résultats… alors qu’elle a simplement permis de faire d’autres recherches et offrir une tribune publique.
Les travaux des scientifiques qui ont (peut-être) reçu une fraction de cet argent ont été publiés dans des revues à comité de relecture, et validés. On ne parle pas de brochures de propagande.
Je crois que ces think thanks sont nécessaires, pour faire contre-poids au gros think thank qui s’appelle le gouvernement. Au final, dans les deux cas, ce sont sur les travaux qu’il faut se pencher. Trop peu de scientifiques ont des subventions pour exécuter des travaux qui portent sur autre chose que le CO2 (le financement étant majoritairement du fédéral, et partisan).
Ceci dit, si les infos des climatosceptiques n’avaient comme origine que les travaux qui émergent de ces derniers, on pourrait se poser des questions. Ce n’est bien sûr pas le cas.
Des instituts comme Cato offrent une tribune publique, permettent la rencontre de spécialistes (ex: conférences internationales) pour offrir aux scientifiques une chance d’échanger sur la science. Autrement, on assiste à des rencontres où les dissidents se voient refuser l’accès, pour éviter toute confrontation. N’oublions pas que les carbocentristes sont invités aux conférences aussi. S’il contestent les travaux des scentifiques présents, qu’ils y aillent et discutent du contenu.
Greenpeace se vante sur exxonsecrets.org qu’Exxon a fourni quelques millions de dollars pour des recherches qui ne vont pas dans le sens du mainstream, mais on ne parle pas des versemenents par les pétrolières vers les travaux dans le sens du RCA, qui surpassent largement la contribution d’Exxon dont il est question.
@Yves Pelletier
Merci, merci beaucoup. Comme je le dis, je trouve ça pénible et fatiguant de ramer à contre courant. En voyant les grandes-marées à Radio-Canada, je me suis dis que ce n’était qu’une question de temps avant qu’un de leur journaliste ne parle ds changements climatiques pour expliquer ces phénomènes.
J’étais chez mes parents quand un journaliste de Radio-Canada a évoqué la cause comme étant les changements… Plus ça change et plus c’est pareils.
Il est normal que les compagnies de pétrole qui seront touchées par des mesures de controle des GES demandent des preuves des climatologues au sujet du RCA. En tant que chercheur en modélisation de la récupération du pétrole je rencontre des employés de plusieurs compagnies de pétrole. Bien que certains doutent du RCA en privé, le discours officiel est très différent. Très peu d’employés sont ouvertement climato-sceptiques. Ils supportent plutot l’enfouissement des GES et l’économie de l’énergie. Ce sont les industries manufacturières des pays dévelopés qui sont plus vulnérables à une règlementation excessive des GES puisqu’elles doivent compétitioner avec les industries des pays en voie de dévelopement en Chine et en Inde alors que les compagnies de pétroles sont internationales et qu’elles produisent un produit essentiel au dévelopement industriel (le pétrole).
Si certaines compagnies pétrolières ont dès le début poser un certain scepticisme (avec raison: ils veulent avoir l’heure juste, car ils doivent penser long terme), la majorité versent aujourd’hui dans le camp des carbocentristes. Ils ont compris que la réglementation pouvait être payante, et qu’il était plus profitable de ramer dans le sens du courant et profiter au max (biocarburants, captage de CO2, crédits carbone…) avant que l’on passe à autre chose. Le cas de BP est assez révélateur.