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Le traité de Cancún

Beaucoup s’entendent depuis longtemps pour dire que le sommet de Cancún sera un échec, c’est-à-dire qu’aucun traité ne sera signé, en vue de la suite du protocole de Kyoto. Selon les médias et les partisans du RCA, la rencontre ne devrait, au mieux, que déboucher vers de petits accords, notamment des engagements formels par rapport aux promesses de Copenhague en 2009. Et puis le Japon, le Canada, la Russie, les États-Unis et la Chine ont déjà laissé entendre qu’ils ne signeraient pas. Les dirigeants n’ont même pas prévu s’y rendre.

Mais ne vous y méprenez pas! Derrière cet apparent échec, qui n’intéresse absolument pas les médias, de grandes (graves) ententes pourraient être signées. En tout cas, ceux qui ont échoué à Copenhague ont appris leur leçon, et se font plus discrets pour faire passer leur plan.

Ironiquement l’absence de couverture médiatique et le désintéressement général des gens servent peut-être bien la cause des militants là-bas, hors de toute méfiance externe. Même la vague de froid qui fait rage à Cancún en ce moment n’alerte pas les médias frileux (on brise, là aussi, des records de froid, bien qu’on est encore loin de la neige!).

C’est dire que l’«effet Gore» se manifeste une fois de plus, comme plusieurs le prédisaient (ou le souhaitaient secrètement), question de préserver la tradition. Pour ceux qui ne connaissent par le phénomène, il s’agit d’une vague de froid qui accompagne ironiquement chaque rencontre importante sur le réchauffement, auxquelles participe normalement Al Gore.

Quel traité?

Nous y avons échappé belle une fois de plus à Copenhague, mais cette fois pourrait être la mauvaise…

Je ne parle pas ici de l’idée du chantage écologique que remettait sur la table l’Équateur plutôt cette semaine, c’est-à-dire de se faire payer 3.5 milliards de dollars pour ne rien faire, sous prétexte que des pétrolières pourraient exploiter l’énergie fossile de la région, et que c’est le prix à payer (spéculation?) par la communauté internationale pour ne pas céder à ces compagnies et préserver les forêts équatoriales…

On tourne subtilement le débat des GES vers celui des forêts, ou de la pollution en général (pdf). Au diable le CO2, il n’a plus la cote, mais tant qu’à être réunis…

Notez que je ne m’oppose pas à la protection des forêts ou la lutte à la pollution, mais pas selon le modèle utilisé pour le CO2, avec la façon de faire de l’ONU.

Pas surprenant, quand on sait que la forêt peut être très payante pour les crédits carbone, dont la WWF espère empocher 60 milliards avec l’achat d’importantes zones de la forêt, si l’on peut faire gonfler la valeur avec la peur.

On comprend aussi qu’avec l’intérêt vers la protection des forêts (et l’influence de la WWF sur le GIEC), on a mis à l’avant-plan la perte possible de 40% de la forêt amazonienne, constituant le AmazoneGate.

Puisque le ridicule ne tue pas, sachez que la chef adjointe du programme IIASA pour l’étude des forêts en lien au réchauffement est Shonali Pachauri, fille de Rajenda Pauchauri – président du GIEC. Bof, on est plus à un conflit d’intérêt près :-)




Je ne parle pas non plus de bannir l’eau (voir vidéo suivant), comme l’ont fait involontairement plusieurs participants en signant une fausse pétition servant à démontrer (1) l’ignorance de ceux-ci et (2) leur désir de signer n’importe quoi qui parle de «régulation», «sauver la planète» ou «efforts globaux».

La lettre demandait d’interdire le monoxyde d’hydrogène (H2O), requête farfelue que plusieurs se sont empressés de signer sans savoir de quoi il s’agissait. Et sans même demander!




Je ne parle pas plus d’un accord pour déstabilisation l’économie américaine (voir vidéo qui suit), un rêve partagé par de nombreux écologistes et participants au sommet, dont plusieurs ont signé une autre fausse pétition à cet effet, qui illustre bien leur motivation intérieure de s’en prendre à l’économie de la super puissance. Il s’agit de conviction bien plus que de science.




Enfin, je ne parle pas de proposer le retour aux rations des années 1930-40, pour rendre la lutte au réchauffement plus efficace. Un article récent, repris en grande pompe par certains extrémistes à Cancún, suggère le retour à la grande misère, pour éviter la pseudocatastrophe.

The Second World War and the concept of rationing is something we need to seriously consider if we are to address the scale of the problem we face

Pendant ce temps, les disciples verts se gavent dans les somptueux buffets…




Je parle de l’idée du gouvernement mondial, onusien, qui refait encore surface (ayant échoué à Copenhague).

Un texte de 33 pages, dans un langage juridique à y perdre son latin, propose ni plus ni moins de former un nouveau gouvernement, non élu, permanent (financé à raison de 1.5% du produit intérieur brut des pays occidentaux), qui prendra le contrôle des nations du monde en lien aux changements climatiques. On propose ni plus ni moins le totalitarisme. Un rêve de longue date pour plusieurs promoteurs du réchauffement, dont Al Gore et Maurice Strong.



C’est Lord Christopher Monkton qui rapporte la nouvelle importante, publiée sur le site de JoNova pour plus de visibilité : BREAKING NEWS! The abdication of the West — the sting at Cancun




Les décideurs politiques doivent être informés des dessous des textes incompréhensibles qu’ils s’apprêtent à signer. En fait, ne comprenant pas trop de quoi il s’agit, les dignitaires pourraient très bien entériner la proposition, anodine au premier égard. Les sceptiques seront confondus!

Évidemment, le tout n’a que peu à voir avec le réchauffement climatique, encore moins la science derrière celui-ci. Pouvoir, argent. Côté science, tout repose sur le 4e rapport du GIEC (seule référence acceptée), qui pourtant est truffé d’erreurs, de références douteuses et qui n’a rien d’objectif.

En terminant, je vous recommande la lecture d’un excellent billet de Jean-Michel Bélouve, «Changement climatique : des politiques fondées sur de la pseudoscience», écrit en septembre 2009, qui montrait déjà tout ceci…

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4 Réponses à “Le traité de Cancún”



  1. excellent,
    je recommande aussi ce tres bon billet de J.M Belouve

    http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&view=article&id=1966:les-vrais-enjeux-de-la-conference-climatique-de-cancun&catid=82:environnement&Itemid=63

    Claude

  2. Claude P j’ai posté dans les commentaires du Figaro ce lien sous mon pseudo Jacky Maret Le 11/12/2010 à 10:31 http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/12/11/97001-20101211FILWWW00428-fonds-vert-vers-un-accord-a-cancun.php

  3. Censure au Devoir.

    Au moment d’écrire ces lignes mon très modéré commentaire est censuré. Malheureusement je n’ai pas fait de copie avant de le soumettre, confiant du soin que j’ai mis pour l’écrire.
    Je vais essayer de le réécrire.

    Titre: Danger!

    J’invite les lecteurs du Devoir à écrire les quatre ou cinq preuves les plus significatives concernant le rôle de l’homme sur le climat sur un papier et inscrivez la date.
    Vérifier par vous même ces quatre ou cinq points, ou si vous êtes trop paresseux, gardez ce papier.

    Scientifiquement le réchauffement climatique anthropique ne tient pas la route.

    Politiquement la fraude continue.

    j’ai essayé de soumettre ce commentaire sous l’article (je ne met pas de lien) Changements climatiques – Entente de principe…

    A part dévier de la ligne de parti , pourquoi ce commentaire ne passe pas? Le Devoir libre de penser : quelle tragique farce.
    Très frustrant.

  4. A ce stade, la seule question qui vaille est de savoir jusqu’à quand les peuples vont accepter de se faire tondre puisqu’il s’agit de nouveau de trouver des millards (gérés par qui) pour “lutter contre les changements climatiques”. Il y en a qui doivent déjà se frotter les mains et dire que des types comme Al Gore et ceux du Giec ont reçu le prix Nobel de la paix. De quoi discréditer ce prix soit dit en passant.

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