Comment aigiser votre sens critique et en matière de climat? Dans cette deuxième partie, nous verrons trois expressions additionnelles qui devraient normalement faire sonner votre détecteur de foutaises (bullshit detector), c’est-à-dire des signes de traitement partisan et peu rigoureux.
Une classique! En anglais, on utilise l’expression «It’s worst than we thought». Le caractère inquiétant que dégage cette expression, généralement en lien à une observation comme la fonte d’un glacier, n’a aucune valeur scientifique, et n’est qu’une manipulation pure du langage pour soutenir des prédictions alarmistes, alors qu’il n’en est souvent rien.
Cette phrase passe-partout peut s’appliquer à la fois à tout et à rien. Peu importe le sujet, on trouvera toujours quelqu’un qui trouve la situation présente plus «grave» que ce qu’il croyait.
Quand vous voyez dans un texte l’expression «c’est pire que ce que l’on croyait», demandez-vous : QU’EST-CE qu’on croyait? QUI le croyait? QUAND le croyait-on? et POURQUOI le croyait-on?
C’est la stratégie classique pour faire adopter des mesures ridicules, qui ne passeraient pas autrement. Ne prenez pas le temps de considérer les risques, les coûts, de calculer les réels avantages, ou encore de voir les autres options : vite, signez ici! La peur est un bon leurre, et les messagers le savent très bien.
Avec l’absence de réchauffement depuis plus d’une décennie, le ralentissement dans la hausse du niveau des océans, les indices d’activités cycloniques à leurs plus bas niveaux, l’absence de fonte supplémentaire de glace en Arctique depuis 2007, le fait que la superficie de glace est stable depuis plusieurs décennies en Antarctique, la proportion de sceptiques du RCA qui approche maintenant celle des adeptes au sein de la population générale dans plusieurs pays, les nombreux scandales de corruption (notamment en lien aux crédits carbones ou aux subventions vertes), la dégringolade des bourses du Carbone, la collection d’erreurs dans les rapports du GIEC, les liens du GIEC avec Greenpeace et WWF mis à jour, les manipulations de certains scientifiques révélés par le Climategate… il est effectivement urgent d’agir si on veut faire avaler la pilule, car plus le temps passe, moins les chances sont bonnes!
Quand vous rencontrez une incitation à agir rapidement, soyez vigilant. En acceptant les scénarios les plus pessimistes du GIEC, on parle d’une augmentation annuelle de 0.05 degré, de quoi se permettre un peu de réflexion et discussion scientifique honnête pour s’assurer de bien faire.
En scrutant à la loupe, on remarque que la plupart des scénarios alarmistes qui circulent reposent entièrement sur la modélisation.
Mais un modèle n’est pas une preuve de quoi que ce soit. C’est une représentation mathématique de ce que des spécialistes ont bien voulu accorder (arbitrairement souvent) comme importance à quelques paramètres choisis.
Pour qu’un modèle soit utile et fiable, il faut à la fois lui fournir des données empiriques de qualité et très bien comprendre les mécanismes impliqués pour être en mesure de les reproduire. C’est là que tout ce gâte.
Nos connaissances sont si embryonnaires sur les facteurs en lien au climat et le système est si complexe que les modèles n’ont pratiquement aucune valeur. Malheureusement, les journalistes confondent souvent les données en provenance de modèles et les observations empiriques.
Quand vous rencontrez le terme «modèles» dans un texte, faites l’exercice mental de le remplacer par «boules de cristal» ou «prédictions non vérifiables», et vous verrez que l’article fait autant de sens. Par exemple, au lieu de «La hausse du niveau des océans, selon les modèles, pourrait entraîner…», vous pourriez dire «La hausse du niveau des océans, selon les boules de cristal, pourrait entraîner…», ou encore «La hausse du niveau des océans, selon des prédictions non vérifiables, pourrait entraîner…».
Peut-être mais est-ce que ton document est ” peer reviewed ”
surtout depuis le climategate tout doit être peer reviewed je crois même que c’est Pachauri qui l’affirme ……
@PierreL
“est-ce que ton document est ” peer reviewed ””
Non, et j’en suis fier, car en climatologie, le peer review est une vraie honte :-)
En fait, on parle plutôt de “pal review” dans le domaine, puis que c’est pratiquement une clique de scientifiques qui a a main mise sur la plupart des publications scientifiques. Voilà pourquoi ils insistent tant sur la chose : ils veulent force à passer par leurs filtres.
Yves,je suis très heureux de retrouver ton blog actif à nouveau! Un régal pour mes neurones, non pollués par le dogme du RCA…
Remarque concernant les modèles:
On peut tout imaginer si l’on considère que les modèles numériques intègrent tous les processus climatiques. Mais ne sait pas modéliser les divers types de nuages en 3D, ni les turbulences non linéaires associées, ni la vapeur d’eau et le cycle de l’eau, ni les grands courants océaniques, ni les échanges dynamiques d’air et d’énergie, ni les divers types d’aérosols (certains ont une action refroidissante, d’autres une action réchauffante), ni la pluviométrie, ni le relief, ni la cryosphère, ….
Alors, toutes les perspectives climatiques que l’on nous assène régulièrement, catastrophiques bien sûr, ont une crédibilité nulle….