Parmi mes lectures d’été, j’ai mis la main sur «Green Hell : How Environmentalists Plan To Control Your Life And What You Can Do To Stop Them», par Steve Milloy.
Rien de scientifique dans ce livre, simplement une incursion dans le monde des écolos extrémistes, question de satisfaire ma curiosité.
Notons que mon premier contact au coeur du mouvement vert, via Confessions of a Greenpeace Dropout de Patrick Moore, n’avait été qu’un préambule à cet ouvrage percutant, destiné à dévoiler le côté diabolique des verts.
Voici ce que j’en pense…
Au fil des ans, ma vision du mouvement vert a peu à peu basculé vers le désenchantement, surtout par rapport au traitement noir et blanc de l’information, l’intolérance des idées non conformes aux leurs, et la distanciation grandissante de la science. Par conséquent, je n’adhère plus au discours alarmiste et propagandiste habituel, et m’approche davantage de l’écologisme sensé de Patrick Moore.
J’ai d’ailleurs dénoncé à plusieurs reprises sur ce blogue des comportements ou des propos en lien aux écolos extrémistes, qui à travers leur couverture des changements climatiques, ont fait preuve de manipulation volontaire, d’hypocrisie, et j’en passe. Ce n’est pas pour rien qu’on parle souvent de religion verte…
Bien qu’à travers mes recherches sur le climat (blogues, livres) j’ai rencontré ici et là des passages qui dévoilaient en partie la vision du mouvement, je suis toujours demeuré un peu distant, me limitant à considérer que les verts agissaient dans leur propre intérêt et qu’ils ne lésinaient pas sur les moyens pour imposer certaines mesures. Je garde encore cette distance, car le combat que je mène ne doit pas se faire sur le plan d’idéologies, mais sur celui de la science.
J’estime qu’il est tout de même intéressant d’en apprendre sur les motivations profondes (du moins en apparence) de certains groupes, ne serait-ce que pour être doublement critique devant leurs propositions, dont la plupart des médias acceptent et diffusent abondamment. Si j’ai toujours hésité à parler du mouvement vert sur ce blogue, c’est pour ne pas sombrer dans la politique. Je crois qu’il est quand même utile de souligner le sujet, puisqu’il a un lien direct avec le discours du réchauffement climatique, largement façonné par les écologistes.
Le livre de Milloy nous plonge beaucoup plus loin en exposant certaines manigances (par exemple, forcer les banques à bloquer le financement de projets qu’ils n’approuvent pas, via les Princpes «Equator»), certains objectifs cachés (par exemple la dépopulation, la suppression de l’automobile), ou encore certaines formes de contrôle (par exemple la mise en place d’un gouvernement mondial et l’invasion à la vie privée) qui se cachent derrière l’étiquette verte. George Orwell aurait de quoi être fier!
Je ne suis pas d’accord avec tout le portrait qui s’en dégage, car il faut quand même savoir que Milloy est tout le contraire des verts. Il faut donc filtrer un peu. Par exemple, lorsque l’auteur traite des dangers du vélo, souvent mis en avant-plan au détriment de l’automobile, il faut relativiser. S’il y a plus de cyclistes, il y aura plus d’accidents, c’est normal. Ce n’est pas une raison pour sous-entendre que les écolos se foutent de notre sécurité…
Néanmoins, sur la plupart des aspects, force est de constater qu’il marque de très bons points, et porte à réfléchir sur l’influence négative du mouvement vert par rapport à notre économie, notre liberté, notre santé, notre approvisionnement en énergie, notre alimentation…
À mon grand plaisir, le livre traite largement du réchauffement climatique, véritable tremplin pour les verts (source de tous les maux). Ironiquement, le RCA pourrait également causer leur déchéance, en dévoilant leur vrai visage…
Dans la dernière section, l’auteur propose des actions (comme l’indique le titre du livre). Je rassure les lecteurs tout de suite, il ne s’agit pas de manifester, de désobéir (comme le recommande Al Gore et Greenpeace), ni de salir les verts (via des attaques ad hominem), mais d’être bien informé puis de poser des questions embarrassantes pour exposer l’illogisme (par exemple lors d’événements publics visant à sensibiliser les gens au RCA, ou encore lors de rencontres d’actionnaires – en demandant au président de justifier l’impact de certaines mesures).
En résumé, un très bon livre, qui ternira à jamais votre perception des verts, même si on en prend et on en laisse :-)
En ce sens, je recommande la lecture du livre “L’écologie en bas de chez moi” par Iegor GRAN, qui mêle humour et documentation précise !
Et pour rire un bon coup, faisant suite à la recommandation d’André, je signale la page 73 dans laquelle l’auteur cite toutes les recommandations de l’Institut national de santé publique du Québec à propos du ramassage des débris des nouvelles ampoules à basse consommation. La conclusion de l’auteur:” A côté d’une ampoule fluocompacte qui se brise, l’accident de Three Mile Island est une promenade.”
@Zendog
Je seconde, j’ai même un article à cet effet à paraître prochainement…
sur le vélo deux remarques :
- rouler en vélo sur les rues et les routes à côté des voitures (et de cars et camions qu’on ne voit pas comment supprimer …) est fortement accidentogène (les cyclistes ne sont pas protégés comme les automobilistes) notamment quand les conditions météo sont défavorables ( pluie, en cas de neige le vélo est à déconseiller formellement…).
Donc le basculement de l’automobile vers le vélo créera plus d’accidents tant qu’une circulation automobile significative demeurera
- on ne peut mettre tout le monde sur un vélo : ni les jeunes enfants ni les personnes âgées, conclusion on ne peut réduire la circulation des voitures en deçà d’un niveua significatif
Enfin pratiquant régulièrement le vélo je déplore que les cyclistes soient particulièrement portés à enfreindre le code de la route : ils ont une excuse il faut faire des efforts pour s’arrêter et surtout repartir, donc on grille allègrement les feux rouges et les priorités.
Aussi j’évite de prendre mon vélo pour circuler en dehors des pistes cyclables et mon activité cycliste est essentiellement à objet sportif ou détente mais pas utilitaire.
@yvesdemars,
Tout à fait, et c’est le point de Milloy. En «forçant»les gens moins fortunés à prendre leur vélo (via, par exemple, des mesures de découragement comme les péages ou prix exorbitants des stationnements), on les exposent à plus de risques.
Là où j’apporte un bémol, c’est de croire que c’est voulu d’augmenter le risque pour ces gens. Je pense qu’on a simplement pas pensé à cet aspect. Mais je me trompe peut-être?
À terme, il n’y aura pas d’auto dans un monde vert, donc moins dangereux pour les cyclistes, bien qu’un accrochage à vélo sera toujours à risque dû à la faible protection qu’offre ce moyen de transport.
Non, on ne peut pas mettre tout le monde sur un vélo. Ceux qui peuvent le font probablement déjà. C’est ridicule de penser qu’on va inciter les autres par des mesures de découragement envers l’auto (idem pour le transport en commun, qui ne dessert pas tout le territoire).
Par exemple, il me faudrait plus de 1h30 à vélo pour me rendre au travail. Du coup, ce n’est pas une option pour moi (je prends l’autobus). Je sais, je pourrais déménager en ville, comm le veulent les verts, mais je n’aurais pas les moyens, car c’est beaucoup plus cher. Les citadins peuvent se départir de leur voiture pour sauver des sous, et du coup deviennent cloisonnées à la ville, un autre plan que les verts extrémistes veulent imposer (touchez pas à la nature!).
L’automobile c’est la liberté, et c’est la première chose à éliminer en partie pour cela, selon certains.
Petite anecdote : j’ai fait du vélo sur les petites routes de l’île de Ré réservées exclusivement aux cyclistes. Je suis entré en choc frontal avec un jeune anglais qui roulait à gauche!… Crazy British!. (j’ai eu juste quelques contusions sanguinolantes et un choc sur le casque).Sans compter les cyclistes qui faisaient n’importe quoi : rouler de front à trois ou quatre, doubler à gauche, zigzaguer pour rigoler, pas de casque….
Bref, ce fut un avant-goût de l’Enfer Vert….
@Jean-Pierre Bardinet,
Ça aurait pu être pire, vous auriez pu avoir une collision avec un cycliste qui transporte un frigo!
Nouvelle mode à Montréal, pour les écolos dans l’âme:
http://www.demenagementmyette.ca