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Arctique: un trou sans précédent dans la couche d’ozone

La nouvelle a fait boule de neige aujourd’hui dans les médias de masse en manque d’alarmisme : selon une nouvelle étude parue hier dans le journal Nature, l’hiver 2010-2011 aurait été marqué d’un trou SANS PRÉCÉDENT dans la couche d’ozone de l’Arctique.

Par exemple:

Quelques commentaires/précisions…

Qu’est-ce que le trou de la couche d’ozone?

Dans la stratosphère, à environ 20 km d’altitude, se forment des molécules d’ozone en réaction aux rayons UV en provenance du Soleil (à partir d’oxygène). Plus l’air est froid, plus il faut de rayons UV pour former de l’ozone (les atomes d’oxygène (O2) étant plus difficiles à «exciter» pour devenir de l’ozone (O3)). C’est pour cette raison que l’Antarctique est généralement le seul endroit où l’on observe le phénomène, avec des températures en deçà des -50 C pendant plusieurs mois, quand le Soleil n’y est pas.

Quant au «trou» dans la couche d’ozone, il s’agit en fait une concentration réduite d’ozone dans la stratosphère.

Qu’est-ce qui cause la diminution d’ozone?

Quand on parle de diminution d’ozone, on parle de la non-transformation d’oxygène en ozone, ou du retour d’ozone existant en oxygène, la molécule étant instable. Tel que mentionné au point précédent, le froid rend la transformation d’oxygène en ozone plus difficile. Les vents jouent aussi un rôle important, en facilitant ou non, l’apport d’air en provenance de zones plus riches en ozone, typiquement plus chaudes. La quantité de rayons UV qui se rend à la Terre joue bien entendu un rôle crucial (par exemple, il n’y a pas de formation d’ozone lorsque le pôle n’est pas exposé au Soleil). Certains chercheurs, dont Q.-B. Lu, ont noté une corrélation entre les rayons cosmiques et la fluctuations de l’ozone (surtout en Antarctique), après 2 cycles d’observation (la durée d’un cycle solaire étant d’environ 11 ans).

Enfin, le chlore (dont celui en provenance des CFC – chlorofluorocarbures) est également un agent destructeur d’ozone. C’est (nous dit-on) pour cela qu’en 1987 on a signé le protocole de Montréal, pour bannir les CFCs, utilisés en grande partie en réfrégiration. Le hic, c’est qu’il n’a jamais été démontré que les CFS étaient capablent de se rendre jusqu’à la stratosphère. Aussi, la contribution humaine est bien mince en comparaison des sources naturelles (centaines de milliers de fois plus petite), comme les océans et les volcans. Nous y reviendrons plus loin.

Retour à la nouvelle…

Alarmisme oblige, les journaux titrent la nouvelle comme une catastrophe. Il s’agit plutôt, à mon avis, de l’exposition flagrante de l’arnaque du réchauffement et du trou de la couche d’ozone, tous deux supposément en lien à l’homme.

D’abord, comme le confirment les différents articles, la diminution importante de l’ozone l’hiver dernier au dessus de l’Arctique est attribuable au froid intense. Oui, oui, vous avez bien lu. Le froid, comme dans «RÉCHAUFFEMENT climatique».

Est-ce dire que le réchauffement marqué des pôles n’a pas lieu? Pas si vite, on parle du froid en altitude : selon les modèles, le CO2 retient la chaleur en bas (troposphère), et l’air plus haut (stratosphère) se refroidit (ce que souligne d’ailleurs l’article de La Presse). L’hypothèse veut que la température de la stratosphère diminue en réponse au réchauffement. Malheureusement pour eux, la relation n’est pas très bonne, et même si on note une baisse globale depuis 1979, en regardant de plus près on remarque que celle-ci s’est effectuée en 2 paliers brutaux (suite à des éruptions volcaniques majeures, soit El Chichón en 1982 et Pinabuto en 1991). Hormis les changements brusques (sur 2-3 ans), la tendance est pratiquement nulle (d’ailleurs aucun changement significatif depuis 1994).

Notons que l’hiver dernier, nous avons eu une forte phase négative de l’oscillation arctique, qui avait d’ailleurs entrainé une vague de froid généralisée dans l’hémisphère Nord, à l’exception du sud du Groenland, du Nord du Québec et des Maritimes (ayant contribué aux grandes marées en Gaspésie). Le rôle de l’homme et son CO2 n’a pas réussi à renverser cette variation naturelle. Dommage, car le réchauffement aurait permis de réduire les vagues de froid un peu partout dans l’hémisphère Nord, et le trou de la couche d’ozone se serait mieux porté.

Aussi, rappelez-vous que l’hiver dernier, il y a eu des éruptions volcaniques en Islande, soit dans une région assez polaire. On sait que les volcans rejettent beaucoup de chlore, ce qui détruit momentanément (de quelques mois à quelques années) la couche d’ozone, comme ce fut le cas lors des éruptions majeures récentes (ex: Pinatubo).

Remarquez que les articles mentionnent le terme «SANS-PRÉCÉDENT» (voir développer son sens critique – 3e partie). Les données ne remontent qu’à 1979 (bien que le trou de la couche d’ozone aurait remarqué à la fin des années 50), soit très peu pour tirer des conclusions. Trop peu pour savoir si c’est normal ou non, c’est-à-dire dans la variabilité naturelle. Peut-être que par le passé le trou était plus grand?

Lutte aux CFCs

Avant de terminer ce billet, j’aimerais faire un rappel que le protocole de Montréal (pour la protection de l’ozone), signé en 1987 et souvent cité comme exemple par nos écolos en quête de contrôle du CO2, est une belle démonstration de ce qu’il ne faut pas faire.

Sans avoir les résultats des études, ni la démonstration du rôle des CFC, on s’est empressé de légiférer. Résultat? On a fait gonfler le prix des produits réfrigérant, les rendant plus difficilement accessibles aux plus démunis (qui ont plus de difficulté à avoir un frigo pour garder la nourriture comestible), et ce pour absolument rien.

On parle aussi d’une première ébauche vers Kyoto, qui est défini par Jacques Chirac comme la première composante d’un gouvernement mondial authentique.

Comme pour les scandales en lien aux crédits-carbones, la lutte aux CFC pour protéger l’ozone a profité à de nombreux futés… Pensons au scandale des HFC-23, ou des industriels se font payer doublement pour satisfaire la lutte aux chlorofluorocarbures (CFC) afin de protéger l’ozone. D’abord, ils sont payés pour se débarrasser des CFC via un autre produit, le HCFC-22 (un gaz 5 fois plus réchauffant que le CO2). Comme la production de HCFC-22 créé un sous-produit indésirable, le HFC-23 (un gaz 11,000 fois plus réchauffant que le CO2), ils se font payer à nouveau pour détruire ce sous-produit (100,000 $/tonne de HCFC-23), afin de protéger du réchauffement. Donc, plus ils remplacent de CFC, plus ils produisent du HCFC-23, et plus ils empochent.



En conclusion
Le trou de la couche d’ozone observé l’hiver dernier est donc une réponse au froid (un dur coup pour les carbocentristes!), et un pied de nez à tous ceux qui vantent le protocole de Montréal comme une réussite.

Et pour ceux qui craignent le cancer de la peau à cause de la réduction d’ozone en Arctique, rappelez-vous qu’il a lieu en période de froid exceptionnel, à des latitudes bien au-delà du 70e parallèle, dans une période où il n’y a pas de Soleil pendant des mois. Peu de chance qu’il y ait des humains, encore moins avec la peau exposée :-)

34 Réponses à “Arctique: un trou sans précédent dans la couche d’ozone”



  1. N’y a-t-il pas aussi une relation avec l’hémisphère sud aussi? Quand “le trou” s’agrandit au nord il se referme au sud (antartique)? Peut-être que je me trompe ou que j’ai mal compris,mais il semblerait y avoir un équilibre entre le nord et le sud ??

  2. @Pierre
    J’aurais tendance à croire que comme le phénomème est dû à l’action do soleil, quand il y a 6 mois de noirceur a un pôle, il y a 6 mois de soleil a l’autre. Cet équilibre n’est pas relié autrement que par l’action du soleil.

  3. C’est quoi la couche d’ozone ?
    2 ou 3 ppm ?

    Ca fait une “couche” ou simplement des “traces” ?

  4. @Murps
    L’ozone représente 0.000004% de l’atmosphère (à 25 km d’altitude, là ou il se trouve majoritairement), soit 0.04 ppm.

    @Pierre L, @Christian Rioux
    Bien que la température et l’extension de glace est généralement opposé entre les deux pôles, le trou de la couche d’ozone est un phénomène plutôt réservé à l’hémisphère Sud et il n’y a pas vraiment de séries pour l’hémisphère Nord. Le trou dans la couchce d’ozone en Antarctique est actuellement au-dessus de la moyenne, bien qu’aucun record n’a été battu récemment (le pic ayant lieu en septembre).

  5. Très bon article.

    Mais, il y avait aussi un scientifique français qui expliquait la cause du trou dans la couche d’ozone.

    Auriez-vous son nom? Il expliquait la même chose que monsieur Q-B Lu.

    Merci pour vos billets, ça fait changement de Radio-Canada.

  6. Heu , Où est le trou? Les articles parlent de l’Artique et toi de l’Antartique ? Est-ce que le trou se forme pendant la nuit de l’Antartique et de l’Artique ?

  7. Yves, je ne sais plus à quel saint me vouer.

    Votre lien sérieux(Dr. Michael Pidwirny & Scott Jones University of British Columbia Okanagan) donne effectivement des concentrations de 0.04 ppm.

    Wiki..dia donne 10 ppm.
    Ca fait tout de même une différence !
    Qui croire ???

    Et si on retire cet ozone, c’est la cata, on va tous mourir ?????
    Comment en être certain ?
    Je l’interroge, car cette “théorie” de l’ozone me fait irrésistiblement penser à celle du CO2…

  8. @PierreL,

    Il n’y a normalement pas de trou en Arctique (enfin rarement), alors qu’il y a en a pratiquement toujours un en Antarctique (beaucoup plus froid et isolé du reste de la planète).

    À l’hiver 2010-2011, on a observé un trou en Arctique (rien de comparable en terme de concentration à ceux de l’Antarctique, mais une nette diminution quand même, d’où la panique!

    Les trous se forment quand les pôles sont dans l’obscurité (max en septembre pour l’Antarctique et max en février-mars pour l’Arctique – quand il y en a un). C’est parce que pendant plusieurs mois il n’y a pas d’UV en provenance du Soleil qui se rend au pôle en question que la concentration d’ozone diminue. Donc, oui, pendant leur nuit respective, qui dure plusieurs mois.

    C’est plus clair?

  9. Un “trou”, c’est quoi ?
    0.00000001 ppm ?
    Ou 75% de diminution, c’est à dire 0.001 ppm ?

  10. Oui, merci Yves, ça fait à peu près une trentaine d’années que l’on entend parler du trou de la couche d’ozone par le
    les environnementalistes pour nous faire toutes les peurs possibles du genre du CO2.

  11. @PierreL.
    Oui, et pendant ces années, le trou en Antarctique a grandit et rapetissé à multiples reprises, au gré des UV du Soleil, des vagues de froid et des éruptions volcaniques majeures. Il a pratiquement été absent en Arctique. On nous dira que grâce au protocole de Montréal, on a évité que le trou ne s’agrandisse davantage, or nous n’avons aucun moyen de le savoir, c’est de la pure spéculation.

    Notre contribution en chlore est infime par rapport aux sources naturelles, et nous n’avons pratiquement pas de données historiques pour savoir si le phénomène existe depuis longtemps, de façon cyclique, ou même si le trou était typiquement plus grand ou moins grand par le passé. Les mesures sont difficiles, et la crainte est exagérée dans le but de faire adopter des politiques de contrôle.

    On reconnait étrangement le moule avec le CO2

  12. @Murps
    Les données varient beaucoup d’une source à l’autre, possiblement selon l’endroit où on le mesure, l’altitude ou de l’instrumentation choisie (elle varie aussi dans le temps).

    La concentration moyenne de l’ozone se mesure typiquement en unités Dobson (DU), et non en ppm. La concentration moyenne est d’environ 300 DU. On qualifie de trou une concentration inférieure à 220 DU, soit une diminution d’environ 25%, mais on atteint parfois plus de 50% de perte pendant la saison froide.

    Le trou de l’Arctique en 2011 aurait enregistré une perte de 40% à 80% selon la source choisie (pas très précis!). Au-delà du pourcentage, il faut considérer la superficie du trou, qui est généralement la mesure utilisée à des fins de comparaison (en 2011, le trou de l’Arctique aurait atteint environ 2 millions de km2, alors qu’il est généralement de 20 à 30 millions de km2 pour l’Antarctique – on est loin de la parité, même si plusieurs articles laissaient entendre l’inverse).

    Question de rendre la chose plus complexe (intéressante?), notons que la cause n’est pas encore entendue… Une étude publiée en 2007 dans Nature remet en doute les connaissances que nous avons de la formation de l’ozone, et par conséquent de sa destruction :Chemists poke holes in ozone theory

    Extrait de l’article:

    at least 60% of ozone destruction at the poles seems to be due to an unknown mechanism
  13. Merci…
    J’avoue que j’aurais pu trouver moi-même ces données en m’en donnant la peine.

    Il n’empêche que ces concentrations d’ozone ramenées au m3 son réellement très, très faibles, même dans les conditions “habituelles”.
    Ce que je n’aime pas dans cette “unité Dobson” (elle n’y est pour rien), c’est que les valeurs usuelles, que sont 300 DU, ressemblent aux 350 ppm de CO2, et que ces variations peuvent paraitre brutales aux yeux d’un profane.
    En vérité, on parle de gaz sous forme de traces, difficilement détectables et dont la formation et la disparition est loin d’être comprises, et je ne parle pas des réactions avec les UV qui sont sans doute surestimées.

    Encore une “science” ou tout est dans la spéculation, les modèles et la médiatisation.
    Pas d’expériences reproductibles, pas de théorie vérifiable, que des modèles informatique et de la com !

  14. Alors l’histoire des cancers de la peau? S’il manque d’ozone
    dans les pôles les rayons du soleil passeraient par le trou et ensuite quoi? Ils tournerait à 90 degrés ??

  15. @PierreL.
    Il faut savoir qu’une certaine portion des UV passe à travers la couche d’ozone, trou ou non (bien sûr il en passe davantage si la concentration d’ozone est moindre). Les cancers de la peau associés à la couche d’ozone s’expliqueraient par l’augmentation des UV qui se rendent à nous, via la diminution de la concentration d’ozone à l’échelle globale (par exemple, on aurait perdu 3-4% depuis 1980). Rien à voir avec le 30-80% de perte locale pendant quelques semaines au pôle (vis-à-vis le trou de la couche d’ozone), en saison de noirceur.

    L’augmentation prévue des UV, si ma mémoire est bonne, équivaut à la différence entre Montréal et Miami (La Floride reçoit plus d’UV parce que les rayons sont plus directs à cette latitude). Y a-t-il proportionnellement plus de cancers de peau en Floride qu’au Québec? Il semble que non. Et pourtant, ils exposent plus de peau que nous!

  16. voilà un texte assez comique à lire de Valérie Borde

    http://www2.lactualite.com/valerie-borde/2011-10-05/ozone-au-dessus-de-larctique-un-trou-inquietant/

  17. @Yves Pelletier,
    Pour compliquer encore plus les choses :) David Archer (océanographe) admet que la forcage radiatif solaire pourrait être accru par la génération d’ozone, qui est un GES, par les rayons UV ce qui augmenterait les températures globales. Ainsi le soleil aurait un effet radiatif plus important du aux rayons UV.

  18. Plus précisement voici le titre du livre de David Archer qu’il a écrit avec Stefan Rhamstorf: The Climate Crisis: An Introductory Guide to Climate Change (pages 35 et 36). Ils ajoutent que lorsque l’intensité du soleil augmente elle augmente plus dans la bande courte du spectre (rayons UV). Ils affirment que l’ozone absorbe tellement de rayons UV que la température dans la haute atmosphère change ce qui change la circulation atmosphérique à grande échelle et par conséquent peut avoir plus d’impact que le forcage radiatif solaire uniquement.

  19. Pardonnez moi mais j’aimerais savoir d’où viens le graphique que vous utilisez pour décrire la baisse de la température dans la stratosphère. D’abord parce qu’il n’y a aucune analyse qui l’accompagne, ce qui est un peu déstabilisant et deuxièmement parce que votre façon de l’utiliser («on remarque que celle-ci s’est effectuée en 2 paliers brutaux (suite à des éruptions volcaniques majeures, soit El Chichón en 1982 et Pinabuto en 1991).») me semble douteuse puisque la tendance que j’observe personnellement est cohérente avec une tendance lourde et progressive à la baisse. Merci de m’éclairer.

  20. Une rapide petite question. Ce fameux graphique semble indiquer (mais encore une fois je peux me tromper parce que l’analyse des gens qui l’on construit est malheureusement absente de ce billet et des ses liens) des données recueillies entre les latitudes 82.5 sud et 82.5 N. Est-ce que cela n’élimine pas les deux pôles de son sujet d’étude ? Merci de me renseigner.

  21. @XD
    Le graphique, comme son adresse l’indique (mais il est vrai que ce n’est pas très clair, désolé), vient du site Remote Sensing Systems (RSS). Il s’agit de l’un des deux groupes officiels qui «mesurent » (via la radiance) les températures de l’atmosphère grâce aux satellites de la NASA (l’autre groupe étant l’UAH). Il s’agit des températures excluant les pôles, puisque ceux-ci ne sont pas couverts par tous les satellites (d’où la limite à 82.5 N et 82.5 S, ce qui est déjà une très bonne couverture). Le graphique correspond à la température de la basse stratosphère (TLS).

    Bien entendu, si l’on trace une ligne entre le point de départ (1979) et la fin (2011), on obtient une baisse. On remarque toutefois que cette baisse n’est pas continue, par exemple un plateau entre 1984 et 1991, puis un autre entre 1994 et 2011. Avant chacun des plateaux, on a un pic important, suivi d’un retour à une valeur plus basse qui persiste ensuite. Ces pics correspondent à des éruptions volcaniques importantes (hasard?). Notons que les volcans sont bien connus pour affecter le climat temporairement, d’ailleurs on veut s’en inspirer pour faire de la géoingénérie afin de limiter le réchauffement.

    Vous avez raison, l’analyse des groupes qui produisent des données n’est pas publiée (pas plus que celles des reconstructions à partir des stations terrestres), du moins pas accessible au commun des mortels. Néanmoins, le fait d’avoir deux groupes indépendants (voire même en compétition) permet de vérifier que le traitement est similaire, arrivant à des résultats semblables. Peut-être que les deux sont dans l’erreur, mais il est fort à parier que le fait que les données obtenues soient assez proches (sachant que ces instruments couvrent une bien plus grande surface que les thermomètres, sont plus précis et sont indépendants des réchauffements locaux comme les ilots de chaleur urbains), est plutôt un bon signe.

    Vous trouverez divers liens vers les températures de l’atmopshère ici: http://wattsupwiththat.com/reference-pages/atmosphere/

  22. @Yves Pelletier

    Bonjour,
    d’abord, merci de vos réponses sur mes quelques commentaires. D’abord, je dois vous dire que je m’excuse du “trollisme”. Je n’ai toujours aucune idée de ce que représente le “trollisme” et donc, je dois plaider l’ignorance même si ce principe est légallement nul. LOL. Ceci étant dit, ma question sur votre phrase était légitime, je crois, puisque je n’avais vraiment pas compris le sens de votre réponse.

    Donc, ce que je peux comprendre maintenant est qu’à partir de données partielles recueillies entre les lattitudes qui ne couvrent pas, ou peu, le phénomène du trou dans la couche d’ozone arctique et antarctique, vous concluez que le réchauffement de la troposphère par l’effet de serre aux pôles n’a aucun lien avec le refroidissement de la stratosphère aux mêmes latitudes? Votre utilisation du graphique me semble donc discutable puisque ces données ne permettent pas de conclure catégoriquement qu’il n’y a pas de lien.

    Si je ne me trompe pas(je me trompe souvent alors c’est plausible), une des premières conclusions des chercheurs du GIEC a été de parler d’un réchauffement accéléré en arctique par rapport aux latitudes tropicales et tempérées(de la les campagnes de green washing merde de Coca-cola).
    “Les températures au sommet de la couche de pergélisol
    ont, dans l’ensemble, augmenté depuis les années 1980
    en Arctique (jusqu’à 3ºC).” IPCC, 4ème rapport. Cette augmentation est supérieure à la moyenne d’augmentation mondiale de 0,75ºC. Pensez-vous qu’il y a un lien entre ces deux phénomènes ?

    Pour ce qui est du graphique NASA/UAH, pouvez-vous m’expliquer pourquoi, une fois les événements ponctuels passées (éruptions), les données redescendent plus bas qu’avant l’événement? Aussi, pourquoi ne remontent elles pas suivant votre logique?

  23. @XD
    Vous trouverez quelques informations sur les trolls ici, à l’époque où j’étais bombardé de commentaires de ceux-ci:
    http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2011/01/25/bienvenue-aux-carbocentristes/
    http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2011/02/15/nouveau-chapitre/

    La ligne est parfois difficile à tirer entre une demande légitime d’information et un piège tendu par un troll. Celui-ci commence généralement par poser des questions anodines, demander des explications, demander à l’auteur de se prononcer sur autre chose (à la recherche de matériel pour faire du chantage plus tard)…

    De plus en plus insistant, le troll passe ensuite à l’étape de diriger les lecteurs vers des liens bien ciblés qui sont de très longues études qui démentiraient les propos avancés par l’auteur du blogue, ou encore vers des graphiques avec des points de références bien choisis pour supporter sa vision (SkepticalScience regorge de matériel pour nourrir les trolls).

    Personne n’a le gout de lire ces longs articles, et plusieurs assument que le texte doit être une preuve sérieuse, même si dans les faits elle ne réfute en rien ce dont il est question. Le troll aura marqué un point! Il insiste sur les erreurs (même insignifiantes) pour les mettre au grand jour et crier victoire. Il ignore les contre-arguments, revient à la charge. Il ne veut que polluer le blogue, monopoliser l’auteur pour nuire à la cadence du blogue. Dans certains cas il devient vulgaire.

    Vous comprendrez qu’il est parfois difficile au début de distinguer une requête sincère d’information d’une ruse pour infiltrer un blogue. J’espère ne pas vous avoir offensé, je reste sur mes gardes ayant été échaudé.

  24. @XD, Commentaires intéressant. Comment expliquez vous la stabilité remarquable de la moyenne des températures TLS depuis 1995 ?

  25. @RaymondT De ce que j’en comprend, les tendances de la NASA sont encore à la hausse si on exclus les deux années d’El Nino record de 1998 et 2005 qui faussent par leur exceptionnelle hausse de température ponctuelle les données dites «normales». La raison de cette entourloupette si vous voulez, est que les climatosceptiques utilisent les données CRU qui incluent les années records basses et hautes sans isoler des autres variables (El Nino, Volcans, etc.)

  26. @RaymondT J’ai retrouvé le site original du diagramme. D’ailleurs, il serait bien de ne pas isoler ce diagramme dans l’avenir puisque l’ensemble des quatre est beaucoup plus intéressant (TLT, TMT, TTS et TLS), Voici l’analyse que les scientifiques en font, je vous laisse l’info. Leur conclusion sont différentes de celles de M. Pelletier.:

    «Figure 7. Global, monthly time series of brightness temperature anomaly for channels TLT, TMT, TTS, and TLS. For Channel TLT (Lower Troposphere) and Channel TMT (Middle Troposphere), the anomaly time series is dominated by ENSO events and slow tropospheric warming. The three primary El Niños during the past 20 years are clearly evident as peaks in the time series occurring during 1982-83, 1987-88, and 1997-98, with the most recent one being the largest. Channel TLS (Lower Stratosphere) is dominated by stratospheric cooling, punctuated by dramatic warming events caused by the eruptions of El Chichon (1982) and Mt Pinatubo (1991). Channel TTS (Troposhere / Stratosphere) appears to be a mixture of both effects.»

  27. @XD
    Je parle ici de la température de la basse stratosphère, là où se situe l’ozone, là où la température influence sa dégradation. Cette altitude correspond au TLS, dont votre extrait (source?) indique d’ailleurs un refroidissement ponctué d’événements de réchauffement dramatiques causé par les éruptions d’El Chichon (1982) et Pinatubo (1991).

    Tel que je l’ai indiqué, il y a bel et bien refroidissement dans l’ensemble, ce que confirme votre texte (de même que la remarque par rapport aux éruptions volcaniques), simplement ce refroidissement n’est pas continue, mais par paliers.

    Les conditions météo de l’hiver dernier (notamment le froid et les vents) ont bloqué partiellement l’apport d’air plus chaud et riche en ozone qui compense normalement pour la dégradation de l’ozone en plus haute altitude (basse stratosphère). Bien sûr, la dégradation est moindre qu’en Antarctique, étant donné que la température est plus élevée au pôle Nord, et que celui-ci est moins «isolé» du reste, donc reçoit un plus grand apport d’air des régions moins nordiques.

    Quant aux couches plus basses dont vous faites allusion, où le CO2 joue un rôle parmi les autres facteurs naturels (dont le relâchement de chaleur des océans lors des épisodes El Nino), c’est-à-dire TLT et TMT, on note un réchauffement progressif depuis 30 ans (bien que pratiquement nul depuis une décennie), ponctués par les événements ENSO (El Niño et La Nina). Ces événements ne semblent pas affecter grandement la basse stratosphère.

    RaymondT vous a demandé pourquoi la stabilité depuis 1995 pour la basse stratosphère (TLS), et vous répondez par les tendances de la basse troposphère (TLT)…?

    Les tendances (TLT) sont à la hausse lorsqu’on trace une ligne entre le point de départ et de fin. Force est de constater que la température globale n’est pas toutefois pas linéaire, et qu’après un réchauffement jusqu’en 1995 (ou 1998 si on inclus le El Nino), on a un ralentissement tel que même Phil Jones (CRU) a affirmé à la BBC que le réchauffemnt depuis 1995 était non significatif, ce qui est peu dire de sa part. C’est le plateau observé depuis plus d’une décennie dont effectivement les sceptiques du RCA font remarquer, pontué d’événements El Nino et La Nina.

    La raison de cette entourloupette si vous voulez, est que les climatosceptiques utilisent les données CRU qui incluent les années records basses et hautes sans isoler des autres variables (El Nino, Volcans, etc.)

    Toutes les observations incluent à la fois El Nino, La Nina et tous les autres facteurs qui influencent la température (CO2, Soleil, cycles océaniques, volcans, modifications du milieu…). On ne peut en extraire une portion attribuable à un facteur, car cela reviendrait à dire que l’on peut quantifier l’apport de chaque facteur, ce qui est loin d’être le cas. On sait néanmois que lors d’un épisode El Nino, on observe un pic, idem à l’inverse lors de La Nina. La variation est telle que le rôle du CO2 n’arrive pas à se démarquer.

    L’entourloupette, pour reprendre vos mots, est de prendre le crédit pour chaque réchauffement (sauf 1998, qu’on concède généralement), alors que tout refroidissement est atttribué aux fluctuations naturelles.

  28. @Yves Pelletier, En effet, ma question à XD était simplement: Comment expliquez vous la stabilité remarquable de la moyenne des températures TLS depuis 1995 ? J’attend toujours une réponse.

  29. @Yves Pelletier

    Voici le lien: http://www.ssmi.com/msu/msu_data_description.html

    C’est surprenant que vous me le demandiez puisque vous utilisez vous même un des graphiques qui s’y retrouve. Ce n’est pas mon blog mais c’est vous le troll… lol! Dites moi donc où vous avez trouvé le graphique dont j’ai collé l’analyse et, voilà!!

    La réponse à votre question est, selon moi ici: «Channel TLS (Lower Stratosphere) is dominated by stratospheric cooling, punctuated by dramatic warming events caused by the eruptions of El Chichon (1982) and Mt Pinatubo (1991).»
    Donc, pour ce qui est des température TLS, malgré les événements qui causent cette descente en plateaux, bien que la température soit stable depuis 1995, les baisses enregistrées après les éruptions n’ont pas été suivies de retour à la température «normale», ce qui doit être explicable ? Plutôt, deux fois en 30 ans plutôt qu’une, la baisse de la température est suivie d’une période stable, en deça des valeurs pré-éruptions. Je crois qu’on s’entend là-dessus. Je n’ai pas de réponse pour la stabilité de la TLS après cette chute. Pourquoi la TLS ne revient elle pas où elle devrait être graduellement si l’effet de serre n’y est pour rien? Votre réponse est aussi bonne que la mienne.

    «L’entourloupette, pour reprendre vos mots, est de prendre le crédit pour chaque réchauffement (sauf 1998, qu’on concède généralement), alors que tout refroidissement est atttribué aux fluctuations naturelles.» Ceci est faux puisque les années anormalement froides sont aussi enlevées des données cru. On parle de tendance pas d’années d’exception d’un côté comme de l’autre. Je crois que l’analyse des données est faite de très bonne fois pour ces tendances et donc que le degré de certitude élevé des scientifiques est justifié.

    Pour ce qui est des valeurs de la tendance à la hausse des température, vous y allez d’une certaine mauvaise fois lorsque vous dite qu’on ne peut pas associer les émissions de CO2 à l’augmentation de la TLT. Le CO2 n’est pas un GES marginal. C’est le second en importance après la vapeur d’eau et, surtout, c’est le plus résilient dans l’atmosphère. Alors que H20 a un cycle de quelques jours, le CO2 peut prendre des milliers d’années à compléter son cycle. Cela fait 200ans que l’homme pompe du CO2 dans l’atmosphère et plus ou moins 60 ans qu’il exagère ce faisant. Le CO2 qui vient des usines de textile de l’Angleterre ouvertes en 1790 est encore dans l’atmosphère. Cela suit la courbe d’augmentation de la TLT de ce réchauffement. Êtes vous en accord avec cette dernière affirmation ?

    Ceci étant dit. Je répète que la conversation ici est de nier que le réchauffement de la TLT joue un rôle dans le «nouveau» trou dans la couche d’ozone arctique. Comme les données que vous avez fournies sur la TLS ne couvrent pas l’arctique, le niveau de certitude de cette affirmation est faible au plus.

  30. @XD. Vous avez écrit:”Pourquoi la TLS ne revient elle pas où elle devrait être graduellement si l’effet de serre n’y est pour rien? Votre réponse est aussi bonne que la mienne”.

    Si vous be comprenez pas la raison pour la température TLS stable de 1995 à aujourd’hui comment espérez vous expliquer la température TLS de 1979 à 1995 ?

  31. @XD
    Merci pour le lien. Les graphiques du RSS sont disponibles via WUWT, sauf qu’on arrive sur les graphiques directement, et non sur cette page qui les groupe et offre la légende :-)

    Pourquoi la TLS ne revient-elle pas où elle devrait être graduellement si l’effet de serre n’y est pour rien?

    Pourquoi faudrait-il que tout phénomène climatique qui ne s’explique pas soit la démonstration du réchauffement climatique anthropique (RCA)?

    Il y a sûrement plusieurs facteurs naturels qui pourraient expliquer cette stabilisation, or on ne les a pas vraiment étudiés. Par exemple, le changement brusque des conditions aurait pu forcer le système à s’ajuster pour créer une nouvelle situation d’équilibre, laquelle s’avère s’opérer à une température un peu plus froide qu’avant la perturbation.

    Trop souvent, on confirme le CO2 d’origine anthropique comme la cause, simplement parce qu’on estime que les facteurs naturels connus ne sont pas suffisants, ce qui est fallacieux, surtout qu’on n’a pas une bonne compréhension de ce qui règle le climat. Il est possible que le CO2 soit responsable, mais on ne peut le démontrer non plus, alors que l’on cesse de dire que c’est la démonstration du rôle du CO2, ce n’est pas le cas.

  32. @XD

    Ceci est faux puisque les années anormalement froides sont aussi enlevées des données cru. On parle de tendance pas d’années d’exception d’un côté comme de l’autre. Je crois que l’analyse des données est faite de très bonne fois pour ces tendances et donc que le degré de certitude élevé des scientifiques est justifié.

    Le CRU (tout comme les autres), n’enlève ni les années chaudes, ni les années froides. Ce dont vous faites probablement allusion est le lissage (smoothing) sur 5-20 ans, qui est une sorte de moyenne pour observer une tendance à travers des fluctuations interannuelles importantes, tendance qui s’observe par un plateau depuis une décennie.

    Ma remarque, vous l’aurez compris, est par rapport au fait qu’on utilise notamment le El Nino de 2010 pour faire la manchette avec une année de record de chaleur, en omettant de parler du phénomène en question. Idem pour des événements comme la vague de chaleur en Russie, où on oublie de mentionner que c’est en lien à un blocage par les courants-jets.

    Ainsi, les gens sont volontairement laissés à s’imaginer que c’est atttribuables aux émissions de CO2, et qu’il s’agit d’une confirmation de la tendance au réchauffement, alors que les données montrent un plateau. Si l’on montre du doigt un refroidissement, on nous répond que c’est la météo, la variabilité naturelle. Or, cette variabilité fonctionne dans les deux sens.

    Quant à la tendance de fond, elle suit à la fois les cycles océaniques et solaires, alors pourquoi faudrait-il que ce soit la démonstration du CO2 (surtout que ce dernier n’est corrélé que pendant environ 20-25 ans)? Je ne dis pas que le CO2 n’y est pour rien, mais que de nombreux facteurs naturels ont une forte prédominance.

    Pour ce qui est de l’analyse «de bonne foi», permettez-moi d’en douter un peu dans certains cas. Je pense en outre à James Hansen (GISS), ou aux quelques tentatives mises en lumière dans le Climategate par l’élite de climatologues associés au CRU et au GIEC (Jones, Mann…), pour masquer le réchauffement des années 30-40 et le refroidissement qui a suivi jusqu’à la fin des années 70. Et que dire du fait de se débarrasser des proxies dans les dernières décennies (Hide de decline), puisqu’ils ne sont pas en accord avec les thermomètres? On devrait plutôt les remettre en question pour la période qui précède, s’ils ne sont pas fiables après 1960… Dans la seconde édition du Climategate, on remarque aussi les efforts des acteurs principaux pour promouvoir «la cause».

    Mais assumons qu’ils ont fait un travail rigoureux, car cela ne change rien à mon argumentation : on ne peut pas plus mettre en évidence le rôle du CO2.

  33. @XD

    Le CO2 n’est pas un GES marginal. C’est le second en importance après la vapeur d’eau et, surtout, c’est le plus résilient dans l’atmosphère. Alors que H20 a un cycle de quelques jours, le CO2 peut prendre des milliers d’années à compléter son cycle. Cela fait 200ans que l’homme pompe du CO2 dans l’atmosphère et plus ou moins 60 ans qu’il exagère ce faisant. Le CO2 qui vient des usines de textile de l’Angleterre ouvertes en 1790 est encore dans l’atmosphère.

    Faux, je vous invite à lire ce billet : http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2009/10/04/duree-de-vie-du-co2-dans-latmosphere/

    Cela suit la courbe d’augmentation de la TLT de ce réchauffement. Êtes vous en accord avec cette dernière affirmation ?

    Non. Voyez par vous même ici: http://c3headlines.typepad.com/.a/6a010536b58035970c015435799785970c-pi

  34. @XD

    Ceci étant dit. Je répète que la conversation ici est de nier que le réchauffement de la TLT joue un rôle dans le «nouveau» trou dans la couche d’ozone arctique. Comme les données que vous avez fournies sur la TLS ne couvrent pas l’arctique, le niveau de certitude de cette affirmation est faible au plus

    En effet, il y a eu un nouveau trou, alors que nous avions un hiver anormalement froid, donc à l’inverse de la tendance d’un réchauffement. Je trouve étonnant que l’on puisse se servir de cette contradiction comme une démonstration du rôle de l’homme.

    Rappelons aussi que la discussion est orientée sur ma réaction à Yves Dutil, qui disait (et vous semblez aller dans le même sens):

    Pour ce qui est du trou d’ozone dans l’Arctique, cela doit faire une décennie que l’on s’attendait à ce qu’il apparaisse la température de la stratosphère diminuant sans cesse

    C’est face à cette affirmation que j’ai insisté sur l’absence de tendance depuis 1995 : comment oser dire que c’était prévisible?

    Les données de la TLS ne couvrent pas les pôles (au-delà du 82.5e parallèle), mais les TLT non plus (ni les stations au sol)! Elles couvrent néanmoins la majorité du territoire affecté par le trou de l’Arctique, lequel s’étendait jusqu’au 70e parallèle… Et notons qu’à plus de 15-20km d’altitude (TLS) on est bien au-delà de la portion où se trouvent les gaz à effet de serre.

    D’après ma compréhension, le froid en basse altitude au pôle Nord aurait privé l’apport en haute altitude d’air chargé d’ozone (l’air plus chaud en contient typiquement davantage). Les vents auraient aussi «isolé» le pôle, le privant aussi d’un apport d’air en provenance de régions plus au sud (donc moins d’ozone à transporter), tout en permettant de maintenir le froid. Ces facteurs n’ont probablement rien à voir avec l’homme, du moins pas avec les connaissances actuelles. C’est la variabilité naturelle.

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